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Une semaine sans électricité

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 janvier 2012

France 2 diffusait hier soir un programme que j’ai trouvé instructif, mettant en scène des familles sans électricité pendant quelques jours. Il est vrai que la représentativité sociale n’était pas exemplaire, mais c’est toujours intéressant de voir à quel point notre niveau de dépendance est élevé. Je suis tenté par l’expérience à la maison…

Au delà du « fun » de l’expérience volontaire, l’évolution à venir des prix de l’électricité va peut-être bien nous pousser à éteindre quelques appareils.

Cette semaine, l’ASN a rendu public son rapport concernant le « check-up » des centrales nucléaires françaises. Au delà des polémiques, je retiens que l’ASN préconise plusieurs dizaines de milliards d’investissements pour « verrouiller » la sécurité et les dispositions de réaction en cas d’urgence. Aucun gouvernement ne pourra se permettre d’ignorer ces préconisations.

La première conséquence de cette actualité est l’augmentation inéluctable des prix de l’électricité. On parle de 20 à 30 % d’augmentation à terme pour rejoindre à minima le prix du KWh de nos voisins européens. Et hop, l’argument de l’électricité nucléaire pas chère prend un coup dans l’aile.

Une semaine sans électricité dans ACTUALITE electricite

Les mauvaises langues diront que ce n’est pas grave : on va pragmatiquement se rabattre sur le charbon (oublions ces histoires de réchauffement climatique, tous les candidats républicains aux primaires contestent son existence !). Et patatra, voilà que l’AIE dans un récent communiqué prédit que, du fait de l’augmentation prévisible de la consommation chinoise en charbon, son prix va exploser. Citation : « L’appétit énorme de la Chine pour le charbon pourrait avoir un effet démesuré sur les prix du charbon – et donc les prix de l’électricité – à travers le monde au cours des cinq prochaines années ».

On se tient au courant…

 

 

 

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Les pistes pour améliorer l’efficacité énergétique (Suite)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 décembre 2011

En octobre dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, ouvrait un chantier pour améliorer l’efficacité énergétique (lien post d’octobre.). 200 contributions et 120 propositions plus tard, NKM a présenté la feuille de route du gouvernement (tiens, que devient Mr Besson ?). 27 mesures concrètes ont été présentées, ce qui tendrait à démontrer que le sujet est perçu comme prioritaire malgré la crise. Pas vraiment surprenant après les annonces de risque d’insuffisance de production d’électricité en cas d’hivers rigoureux (suite à la sortie allemande du nucléaire).

 

UMP meeting Paris regional elections 2010-03-17 n03.jpg

Que retenir de ces annonces d’actions…

Aux entreprises

- mise en place d’un prêt à 2% (via OSEO) pour les entreprises de moins de 50 salariés pour des travaux d’économie d’énergie

- opération sur les gaspillages d’éclairage (y compris extinction obligatoire des enseignes lumineuses de 1h à 6h dès juillet 2012). Le volet « éclairage » permet de réduire la pollution lumineuse (et donc d’agir positivement sur la Biodiversité) et surtout de mettre en oeuvre une action exemplaire « visible » de tous.

- lancement au 1er trimestre 2012 d’un appel à projets pour encourager la formation des entrepreneurs aux économies d’énergie ou aux diagnostics d’entreprises

- renforcement du rôle des fournisseurs d’énergie comme promoteurs de l’efficacité énergétique auprès de leurs clients. Une concertation sera engagée pour définir les modalités d’une nouvelle période 2014-2016 du dispositif des certificats d’économies d’énergie (voir post récent sur le sujet).

Aux ménages et collectivités

Des actions fiscales pour financer les travaux de rénovation sont actualisées et une attention particulière pour lutter contre la précarité énergétique afin d’intégrer la triste réalité des années à venir : l’énergie va coûter de plus en plus cher et ça va surtout se ressentir pour les plus fragiles.

Sont aussi prévus, des accompagnements aux collectivités pour des actions innovantes, travail sur l’éclairage…

Bref, des actions concrètes intéressantes, probablement trop modestes au regard des enjeux (lien sur le post sur rapport « trajectoire vers une économie sobre en carbone – 2050). On va dire qu’il s’agit d’actions de court terme nécessaires mais insuffisantes pour nous préparer à notre futur énergétique.

 

 

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Un projet de dessalement d’eau de mer en Vendée

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 9 décembre 2011

Il est maintenant public (lien article Figaro de cette semaine), qu’un projet d’usine de dessalement d’eau de mer est en cours d’étude. Il verrait le jour à proximité des Sables d’Olonne et serait le premier dans le genre en France Métropolitaine.

 

Un projet de dessalement d'eau de mer en Vendée dans A L'OUEST 5292412-l-39-usine-de-dessalement

 

Ce projet répond à un déficit chronique en eau du département vendéen. En effet, les activités touristiques et agricoles consomment au plus mauvais moment lorsque les stocks en eau disponible sont les plus faibles. De plus, les capacités de stockage sont limitées sur le territoire. L’eau est l’élément « vital » par excellence et la comparaison des enjeux (eau contre climat) n’apportera rien de bon. Cependant…

Le coût énergétique du fonctionnement d’une telle installation est important (je collecte des informations factuelles sur le sujet pour « voir »). N’est-il pas risqué d’assoir la réponse à un déficit structurel (eau en Vendée) sur un autre déficit structurel (Energie électrique sur le Grand Ouest et Energies Fossiles en général)?

Une partie de l’Energie qui sera utilisée sera renouvelable (dans quelle proportion ?). A priori celà ne change pas grand chose au fait que l’essentiel devra être assuré par de l’électricité de réseau ou du gaz. A la marge de tout ça, il est bon aussi de rappeler que pour respecter les engagements nationaux en terme de production d’Energie renouvelable (20% dans la production globale d’Energie) nous devons remplacer la production d’Energie existante par des Energies renouvelables et non les utiliser pour de nouveaux besoins !

Enfin, le coût de production de cette eau ne sera pas indolore  : les KWh « cachés » dans l’eau se retrouveront inévitablement sur la facture du consommateur; ce qui peut avoir l’effet vertueux de faire baisser la demande. Pourquoi dans ce contexte ne pas jouer dès maintenant sur le prix pour faire infléchir la consommation d’eau des ménages et professionnels ? Pourquoi ne pas mettre fin à l’incohérence de la facturation de l’eau du tourisme « forfaitaire » (si les clients des camping payaient « au ratio » de la consommation réel, il y a peut-être des gains accessibles) ? Pourquoi ne pas tenter le pari des cultures faiblement consommatrices et remplacer le maïs par du sorgho (lien sur un post précédent) ?

Des pistes d’actions pour diminuer la consommation me semblent encore exploitables avant d’être convaincu par ce projet…

A suivre…

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CoolProducts for a cool planet…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 8 décembre 2011

Voici un site internet (http://www.coolproducts.fr/) qui a pour objectif d’informer sur la performance énergétique des produits électroniques de grande consommation.

CoolProducts for a cool planet... dans PRODUITS Logo

 

Ce site fait échos à la promotion de deux textes européens (directive éco-conception et la directive sur l’étiquetage des produits utilisant de l’énergie) qui visent à définir des normes à minima d’efficacité énergétique pour les produits marqués CE et à informer le consommateur.

 

Le site propose des liens intéressants (notamment vers le site http://www.guide-topten.com/ qui classe les appareils les plus performants) et des informations exploitables sur l’évolution de technologie et des pratiques.

 

Exemple de retour affligeant : « La télévision contribue de manière importante à la consommation d’électricité des ménages européens (au moins 10%). Les consommateurs achètent des produits de taille et de définition de plus en plus élevées ( et qui consomment donc plus d’électricité).  Les fabricants ont besoin d’être poussés à réellement augmenter l’efficacité énergétique de leurs produits.  Si nous ne faisons rien, la consommation d’électricité européenne due aux téléviseurs va plus que doubler et augmenter de 77 TWh / an en 2020 (autant que la consommation d’électricité résidentielle de l’Espagne). »

La tendance naturelle ne nous est pas favorable…

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Idée reçue n°3 : la voiture électrique est forcemment écologique

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 septembre 2011

Au moment de la promotion d’un « Plan véhicule décarboné » (en fait un plan « véhicules électriques » me semble-t-il), il ne me parait pas dénué de sens de remettre cette « bonne nouvelle » en perspective.

Je me rappelle, il y a quelques années, un salon de l’auto où le problème de la voiture polluante devait être réglé par les biocarburants. Tous les ministres se félicitaient de ce constat sauf le ministre de l’environnement (Mme Olin) que l’on n’avait pas entendu. Etrange…

Plan véhicules décarbonés en ordre de marche

 J’ai le sentiment que l’histoire se répète. A force de dire que la voiture électrique est « verte », « propre », « décarbonée », on oublie complètement que l’électricité ne sort pas du mur ! La voiture électrique est aussi peu carbonée que le process utilisé pour « fabriquer » l’énergie électrique. En France, ça tient la route (si on accepte la pérennité de notre électricité nucléaire), mais dans les autres pays (à quelques chose près, tous les autres), comme la Chine où l’électricité est charbonnée, la voiture électrique sera bien plus « carbonée » que son équivalente essence / gasoil (l’essence devient écolo, à ce tarif là !).

Il me parait pertinent de ne pas oublier de travailler sur la voiture « à 2 L » (au 100) en diminuant le poids des véhicules notamment.  La voiture électrique a sa place, l’hybride aussi, mais c’est clairement insuffisant.

Je dis ça, je dis rien…

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Idée reçue n°2 : la part d’énergie renouvelable dans la production électrique française est en constante augmentation

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 19 août 2011

Pour beaucoup cela est une surprise : la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité française subit une baisse (légère mais baisse quand même) entre les deux années de référence 1997 et 2010. En effet, en 1997 la part était de 15% et elle n’est que de 14,6% en 2010 ! (voir article sur le site du CLER sur le sujet), alors même que le plan de marche prévoyait 21 % en 2010…

Pourquoi une telle bizarrerie à une époque où chacun peut observer de visu la présence de plus en plus marquée d’éoliennes et de toitures équipées de panneaux photovoltaïques ? Certains diront même que c’est déjà trop et que nos yeux ne peuvent en supporter plus…

Combien savent que l’énergie électrique renouvelable en France c’est essentiellement l’énergie hydro-électrique (plus de 70 %) ? … et il se trouve que les barrages ont moins « produit » ces derniers temps.

Autre problème de taille : la consommation électrique ne cesse d’augmenter, même en période de crise avec une électricité que beaucoup estime chère… On produit moins de biens, la consommation est en berne du fait de la crise mais cependant on consomme toujours plus d’électricité.

Le travail engagé autour de « l’efficacité énergétique » est urgent tant il semble que l’augmentation de la part relative des énergies renouvelables dans le mix électrique est tributaire d’une baisse de la valeur absolue de notre consommation. Apprenons à faire plus avec moins…

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Idée reçue n°1 : la dématérialisation est une alliée de la lutte contre les émissions de GES

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 juillet 2011

Il est de bon ton de s’appuyer sur l’argument écologique pour mettre en place des projets « 0 papier », et patatra, voilà que l’ADEME , en publiant les résultats de l’ACV (Analyse du Cycle de Vie) de l’usage de la messagerie électronique, de la recherche sur le net, démontre une nouvelle fois que rien n’est simple au pays des comportements responsables.

Retenons de l’étude qu’envoyer un mail de 1Mo à un destinataire, c’est 20 g Eq CO2 et que l’envoyer à 10 personnes multiplie par quatre la facture ! Mais pourquoi tant de gaz ? Les émissions associées font intervenir une chaine d’acteurs parmi lesquels les ordinateurs d’envoi et de réception, leur consommation associée, l’énergie « grise » de leur fabrication, mais aussi les multiples serveurs placés entre les PC qui consomment de l’électricité pour fonctionner et pour être refroidis en permanence.

Retenons aussi que la lecture systématique à l’écran n’est pas toujours recommandée. A partir de 30 min de lecture, il est plus « écologique » d’imprimer le document pour le lire dans les conditions optimales que sont le Noir et Blanc recto Verso !

Dernier enseignement « amusant » : une recherche sous Google (ou équivalent) vaut 10 g Eq CO2.

Conclusion : pour l’environnement et l’efficacité globale de nos organisations : ne nous sentons pas obligés d’envoyer à 4 personnes un mail qui en concerne 1; compressons nos documents et dans les supports créés en propre minimisons la taille des images (jpeg ou mieux…) ; préférons la mise à disposition des fichiers sur une plateforme de téléchargement sur internet par la communication de liens ; pour les « gros documents », n’ayons plus de scrupule à imprimer le document à lire (en NB et RV bien sur) ; organisons nos raccourcis et n’utilisons la fonction « recherche » que pour rechercher…

Reste que remplacer l’achat d’un bien par le service associé contribue à une gestion optimale des ressources. La dématérialisation peut être envisagée sous différents angles…

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Les décrets d’application du Grenelle 2 sont de sortie

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 13 juillet 2011

Nous ne les attendions plus et voilà qu’en cette veille de vacances estivales les décrets d’applications de la Loi Grenelle 2 tombent les uns après les autres. Inventaire rapide. 

-      Le décret n°2011-829 du 11 juillet 2011 relatif au bilan des émissions de gaz à effet de serre ne présente pas de surprise : il est limité aux entreprises de plus de 500 salariés, n’intègre que les émissions directes (des sources fixes et mobiles) et indirectes (associées à la production d’électricité, de chaleur et de vapeur). Il prévoit la publication des résultats du « Bilan Carbone » et du plan de diminution sur internet (ou équivalent). Je suis clairement déçu du périmètre retenu qui exclu de facto des sources d’émissions fondamentales (matières premières notamment). Insignifiant. 

 -      Le décret no 2011-694 du 20 juin 2011 relatif à la certification environnementale des exploitations agricoles. 3 niveaux sont identifiés : Exigence environnementale, Certification environnementale et Haute Valeur Environnementale. Les démarches déjà existantes (ISO 14001, Agri-confiance, Agriculture raisonnée…) bénéficient d’équivalences. Sans valorisation économique, dans  le contexte du moment, il ne va pas être facile de motiver les exploitants (qui pourront aussi s’engager collectivement).

-      Le décret n°2011-828 du 11 juillet 2011 relatif à la prévention et la gestion des déchets complète l’arsenal juridique en place en focalisant notamment sur la valorisation de quelques déchets non dangereux (bio-déchets, déchets du bâtiment…). Rien de révolutionnaire mais une orientation claire vers la valorisation. 

Aussi disponibles : décret n°2011-830 Urbanisme, énergies renouvelables et performances énergétique, décret n° 2011-832 du 12 juillet 2011 relatif à la représentativité des associations environnementales…    Le Décret le plus attendu maintenant est celui du reporting RSE qui semble bloqué dans un tuyau.

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GIEC et AIE : deux alarmes simultanées

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 juillet 2011

Deux organismes internationaux de premier plan viennent de lancer des alertes aux décideurs de notre petit monde. Alertes mais aussi propositions et retours d’expériences sont au menu des références ci-dessous. « Y-a-qu’à«  …

Le premier, c’est le fameux GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat) par la voix de son Directeur, Rajendra Pachauri, qui demande dans le cadre d’une conférence donnée à l’ONU, aux pays de s’engager sans attendre vers la diminution des émissions de GES. Cette position se justifie notamment du fait de l’échéance de 2012 qui se rapproche si vite. A cette date  (en plus de la fin du monde !), s’éteindra la période d’application du protocole de Kyoto; et en l’absence d’accords entre les grands de ce monde, rien n’est prévu pour le prolonger. Le représentant du prix Nobel de la Paix (Giec) préconise donc que chacun travaille de son côté sans attendre. Tant pis pour l’accord international contraignant qui semble aujourd’hui hors d’atteinte. Il est à noter, que très récemment et en parallèle de ce discours, le GIEC a innové en faisant preuve de positivisme (ce qui est assez exceptionnel) au travers de la publication d’une étude démontrant que les sources d’énergies renouvelables telles que l’énergie éolienne, solaire, la biomasse et l’hydroélectricité, pourraient satisfaire près de 80% de la demande mondiale en énergie d’ici 2050 si on y met les moyens maintenant : cliquer ici pour télécharger le rapport en anglais. 

Le second  organisme de renommée internationale est l’AIE (Agence Internationale de l’Energie). Un rapport sorti ces jours-ci (cliquer ici pour le télécharger, en anglais aussi), nous recommande d’anticiper les prochaines crises  dans les approvisionnements électriques. Il ne semble pas que, d’une part, l’augmentation de la production d’électricité puisse suivre l’augmentation de la demande et que d’autre part nous soyons préparés aux modes dégradés qui ne manqueront pas de nous tomber sur le coin de la tête, dans les décennies à venir. Le salut ne viendra que par des démarches d’économie. Le document est intéressant car il s’appuye sur des situations « témoins » qui démontrent qu’à moindre effort (organisation, sensibilisation, régulation…), la consommation électrique d’un territoire peut être abaissée de 20 à 40% à fonctionnalité comparable. Les exemples les plus marquants : la gestion de la crise de ce début d’année au Japon et en réponse au manque de réacteurs en fonctionnement, l’Alaska suite à la destruction de la principale ligne d’approvisionnement… Plein de décisions d’urgence… Et ça marche ! Il suffit en fait d’avoir le dos au mur pour changer les choses. 

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