• Accueil
  • > Recherche : electricité

Résultats de votre recherche

Publication du CREDOC : Comment lutter contre l’effet rebond ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 février 2013

En septembre 2011, j’expliquais ce qu’étais l’effet rebond (lien). A l’heure de la chasse au gaspi dans l’usage des bâtiments neufs ou anciens, ce n’est pas un mal de s’intéresser à cet effet pervers qui nous pousse à « consommer plus d’énergie quand nos équipements deviennent moins gourmands » ! Ce biais comportemental peut coûter 5 à 50% de l’économie initialement réalisée nous apprend le CREDOC dans sa dernière publication « Comment limiter l’effet rebond des politiques d’efficacité énergétique dans le logement ? L’importance des incitations comportementales« 

 On y apprend notamment que la technologie ne nous permet plus de passer des caps significatifs :

La progression des performances énergétiques n’a ainsi pas suffi à diminuer la consommation d’électricité spécifique des particuliers, qui a doublé depuis les années 1970 [...]. Avec le développement de nouveaux types d’appareils (télécommunications, audiovisuel, informatique, etc.) et l’évolution des habitudes de consommation (mise en veille, rechargement d’appareils portables, etc.), la consommation moyenne d’électricité spécifique par superficie est passée de 13 kWh/m2 en 1973 à 30 kWh/m2 en 2010(7).

Publication du CREDOC : Comment lutter contre l'effet rebond ? dans ENERGIE capture8 

Cette publication est très intéressant et a le mérite de repositionner les enjeux et constats de dysfonctionnement dans la politique publique d’incitation aux économies d’énergie. Le document en question va plus loin puisqu’il préconise des pistes d’actions, reprises ci-dessous, pour enrayer « l’effet rebond ». Pour les auteurs, « les incitations comportementales doivent compléter les dispositifs fiscaux, les aides et les réglementations traditionnellement mobilisés pour développer l’efficacité .énergétique des bâtiments et des équipements. »

capture9 dans ENERGIE

Publié dans ENERGIE | Pas de Commentaires »

Idée reçue n°3 (suite) : la voiture électrique est forcemment écologique

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 février 2013

Le 10 septembre 2011, j’écrivais un post sur la voiture électrique pour rappeler que d’un point de vue carbone, la voiture électrique est aussi verte que l’énergie que l’on a utilisé pour produire l’électricité en question (lien).

Je prolonge l’article en faisant référence à un post de l’Expansion, bien mieux écrit et argumenté (lien), faisant lui même référence au site « Shades of Greens » (lien) d’où est extrait le graphique ci-dessous. Pour info, les émissions moyennes des véhicules vendus ces dernières années en France tournent autour de 130 g de CO2 par km…

Idée reçue n°3 (suite) : la voiture électrique est forcemment écologique dans GES 20130218203344_Electric-Car-Emissions_

 

« L’étude a pris en compte toutes les causes d’émissions, à la fois dans la fabrication du véhicule et de sa batterie, dans sa consommation, dans la production de l’électricité, dans les pertes en ligne sur les réseaux. Et elle fait le bilan dans vingt pays sur tous les continents.« 

« Les chiffres sont de 3 à 5 fois plus petits pour les pays qui ont un « bon » mix, qu’il s’agisse de la Norvège ou de la Suède avec l’hydroélectricité, de l’Islande avec la géothermie ou de la France avec le nucléaire. »

 

Rien n’est simple… mais ce n’est pas une raison pour mentir !

 

Publié dans GES, IDEES RECUES | Pas de Commentaires »

Une histoire belge « énergétique »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 janvier 2013

Les histoires belges nous font souvent rires (même moi qui suis attaché familialement à la wallonie et donc un peu susceptible sur le sujet…). Celle-ci me plait bien. J’espère même que ce n’est pas une blague.

Connaissez-vous d’abord le principe des STEP ? Voyons ce que nous dit le site actu-environnement :

Les Stations de transfert d’énergie par pompage sont des installations hydroélectriques qui puisent aux heures creuses de l’eau dans un bassin inférieur afin de remplir une retenue en amont (lac d’altitude). L’eau est ensuite turbinée aux heures pleines. L’électricité de ces stations est appelée essentiellement en période de pointe. Les STEP interviennent en dernier recours notamment en raison du cout de l’eau à remonter (alimentation électrique).

Partant de ce principe, un ministre belge a évoqué un projet un peu fou consistant à construire une île de toute pièce dont l’intérêt serait de reproduire le concept des STEP. Le centre de l’île stocke de l’eau en hauteur et on ouvre le robinet pour faire de l’électricité à partir de turbine quand on a besoin. [Pour lire l’article des Echos sur le sujet : lien]

EUREKA ! On sait donc stocker l’énergie autrement que sous forme d’énergie fossile.

Un peu fou mais bigrement attirant.

Vive les belges et hommage à l’humour belge !

chat

Publié dans ENERGIE, HUMOUR, INNOVATION, MONDE, POURQUOI-PAS? | Pas de Commentaires »

238 000 Mw éolien installé dans le monde depuis le début de l’année…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 octobre 2012

… c’est le chiffre avancé par le Earth Policy Institute (le site de Lester Brown, auteur du Plan B).

La nouveauté, c’est l’émergence de l’éolien offshore, dont la capacité a été multipliée par six depuis 2006. Hip Hip Hourra ! 90% des ces installations sont européennes, pour l’essentiel anglaises, la France n’existant malheureusement pas dans le palmarès.

Mise en perspective intéressante : « Le potentiel en énergie éolienne offshore de 9 des 10 premiers pays émetteurs de dioxyde de carbone en 2010 est supérieur à leurs besoins actuels en électricité – l’exception étant l’Iran -. Les ressources éoliennes offshore de la Russie et du Canada sont, par exemple, respectivement 23 et 36 plus élevés que leur demande actuelle d’électricité. » Gardons quand même à l’esprit que l’intermittence de la production et notre incompétence à stocker l’électricité ne permet d’envisager une translation totale vers ce « Graal ». Reste que c’est un bout de la solution, probablement.

238 000 Mw éolien installé dans le monde depuis le début de l'année... dans ENERGIE capture18

Publié dans ENERGIE, MONDE | Pas de Commentaires »

Energies renouvelables : la fin de l’ère du rachat et le début de l’ère de l’auto-production ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 octobre 2012

Les temps changent, les modèles économiques aussi, et ce n’est peut-être pas un mal.

En août 2011, je décrivais déjà l’exemple d’une entreprise écossaise qui consommait directement l’énergie électrique de ses trois éoliennes pour minimiser sa consommation de KWh réseau. Inimaginable en France dans l’ère « pré-moratoire » où tout autre système au rachat d’état n’était pas envisageable. Mais voilà, patatra, les règles ont changé et la filière photo-voltaïque s’est trouvée sinistrée.

Le principe de l’auto-consommation réapparait donc comme une solution possible et peut-être bien plus rentable à terme pour l’ensemble des parties intéressées. Cette semaine actu-environnement publiait un article sur l’expérience d’une zone d’activité de Perpignan qui a du revoir sa copie à l’issue du moratoire et qui a décidé d’utiliser son potentiel photo-voltaïque (90 000 m2 de toiture dans le projet initial) pour l’auto-consommation des entreprises de la zone. Après une analyse détaillée des conditions de consommation individuelle, le projet est redessiné et projette la production-consommation de 4 à 5 MW d’électricité PV.

Économiquement qu’en est il ? Selon l’article « Le watt crête installé devrait revenir à 1,5€, contre 6€ pour la couverture récente avec des tuiles solaires du marché Saint-Charles International. Soit quatre fois moins ! » La raison en est simple : plus de règle d’intégration couteuse, la possibilité de réaliser des installations « optimales » comme des ombrières, des parking… et bien sur à ce tarif, les panneaux sont probablement chinois, mais est-ce vraiment si grave ? Et avec l’augmentation planifiée du prix de l’électricité « qui sort du mur », le différentiel de prix est de plus en plus faible. En acceptant de calculer des retours sur investissement en dizaines d’années, la parité réseau est atteinte.

Le problème est la non valorisation des surplus de production, le flou législatif français sur le sujet et la toujours dépendance au réseau pour subvenir aux besoins supplémentaires à la production.

Paradoxalement, c’est peut-être en stoppant le système d’aide à l’achat d’électricité renouvelable que l’on va franchir un pas supplémentaire vers la décentralisation de la production d’électricité et la mise en place de l’internet de l’électricité dessiné par J Rifkin dans sa Troisième Révolution Industrielle… 

En complément, je vous recommande la lecture de TERRA ECO de ce mois sur une île espagnole – El Hierro – qui œuvre à son indépendance énergétique complète à partir de renouvelable (lien payant). Rafraichissant.

Publié dans CAS D'ENTREPRISES, ENERGIE, TRANSITION | Pas de Commentaires »

Illustration d’un projet de production d’énergie par méthanisation : « Fontenay Biogaz »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 septembre 2012

Le biogaz est une source d’énergie peu utilisée qui provient de la dégradation de la matière organique en l’absence d’oxygène. Constitué principalement de méthane et de gaz carbonique, c’est un puissant gaz à effet de serre. Technologiquement, il est possible d’intensifier le phénomène en faisant de la méthanisation en « digesteurs » où cette dégradation est contrôlée.  L’ADEME estime que le biogaz en résultant pourrait couvrir 10% de la consommation nationale de gaz (la France est actuellement importatrice de gaz à plus de 90%).


Ci-dessous un petit dessin pompé sur une publication du Club Biogaz de l’ATEE à parcourir pour mieux comprendre : « Vers l’Autonomie Énergétique des Territoires/ Méthanisation et Biogaz : une filière d’avenir« .

 

Illustration d'un projet de production d'énergie par méthanisation :

Le problème est notamment le coût des projets et la difficulté de délais de mise en œuvre (beaucoup d’acteurs, des structures juridiques à concevoir, un statut « Installation Classée » à présenter à l’administration…) . Bref, on ne peut pas dire que les projets soient très nombreux et lorsque j’ai eu connaissance du projet de Fontenay le Comte (85), je me suis dit qu’il serait bon de le valoriser :

Fontenay Biogaz est un projet porté historiquement par 3 exploitants agricoles avec le soutien de la communauté de commune de Fontenay le comte, la chambre d’agriculture et le SyDEV. Ils ont été rejoints en 2011 par l’entreprise locale Bodin Assainissement. Le projet de méthanisation de 230 kWh est dimensionné pour alimenter en chaleur la piscine intercommunale. Une chaufferie bois complémentaire de 1 MW permet d’étendre la desserte aux 400 logements sociaux collectifs à proximité ainsi qu’au collège public et une salle de sport communale, grâce à un réseau de 1 250 m de long. Le bilan énergétique est de 1,7 GWh d’électricité injectée au réseau et 3,7 GWh de chaleur. La chaleur distribuée est à 92 % d’origine renouvelable dont 32% provenant de la méthanisation et 60 % provenant de la chaudière bois. Le projet est dimensionné à 3,3 millions d’euros.

Et cerise sur le gâteau, une partie du financement (20 000€) est assurée par le citoyen dans le cadre du projet Énergie partagée donc je vous ai déjà parlé. Si, c’est pas ça le Développement Durable ! Vous pouvez encore contribuer à son financement me semble-t-il.

source : http://www.energie-partagee.org/fontenay-biogaz

Publié dans A L'OUEST, CAS D'ENTREPRISES, DEFINITION, ENERGIE, GES, RESPONSABILITE GLOBALE, SE NOURRIR..., TRANSITION | 1 Commentaire »

Adoption de la Directive sur l’Efficacité énergétique

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 septembre 2012

Début 2014, une nouvelle directive européenne devra être transposée dans le droit des Etats membres. Elle  impose plusieurs mesures d’économie d’énergie :

- Une rénovation annuelle de 3% des bâtiments publics dans un souci d’efficacité énergétique

- Des audits énergétiques impératifs pour le secteur privé (hors PME) actualisable tous les 4 ans

- Un plan d’action triennal d’ici à 2020 afin d’atteindre l’objectif de réduire de 20% la consommation d’énergie de l’UE d’ici 2020. Chaque Etat membre doit fixer des objectifs d’efficacité énergétique triennaux (2014, 2017 et 2020). La Commission européenne fera une première évaluation des progrès accomplis d’ici juin 2014. Si ces plans ne sont pas assez ambitieux, l’exécutif européen pourra imposer des mesures contraignantes dès 2014.

- Une implication forte des fournisseurs d’énergie qui devront participer à l’effort énergétique à hauteur de 1,5% de baisse de consommation chaque année entre 2014 et 2020.

http://www.mfacilities.ch/wp/wp-content/uploads/2011/09/electricite1.jpg

sources : site REXEL sur l’efficacité énergétique et Le Moniteur

Publié dans ACTUALITE, ENERGIE, GES | Pas de Commentaires »

Relation compliquée entre empreinte carbone et revenus

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 septembre 2012

Une étude anglaise en ligne sur le blog Carbon Commentary, repris sur le dernier Courrier International (d’où je tire scan de mauvaise qualité ci-dessous) mérite une certaine attention. A la question « Qui sont le plus écolos entre les hauts revenus et les bas revenus ?« , la réponse est : les deux, selon que l’on regarde la valeur relative ou la valeur absolue.

Les anglais les plus riches (10% des plus hauts revenus) explosent donc leurs émissions carbone par tête de pipe quasiment exclusivement du fait de leur irrépréhensible besoin de se déplacer en avion. Par contre, les émissions par unité monétaire sont beaucoup plus faibles que les émissions des bas salaires. Plus de moyens pour consommer mieux, y compris sur le volet environnemental.

A l’inverse, les plus bas revenus (10% des plus bas revenus) sont beaucoup moins émetteurs en valeur absolue du fait d’une moindre utilisation des services de transports énergivores mais, rapportées à chaque livre dépensée, les émissions explosent (3 fois plus que les plus riches). Un point à remarquer (qui introduit bien la notion de précarité énergétique) : les 10% des plus bas revenus rejettent autant de carbone en valeur absolue que les plus haut revenus pour leur habitation (électricité et gaz).

 

Relation compliquée entre empreinte carbone et revenus dans HOMMES Capture10

 

 PS : je me rappelle d’une étude de l’ADEME arrivant à des conclusions équivalentes. Pas moyen de remettre la main dessus. Si quelqu’un peut m’aider.

Publié dans HOMMES, RESPONSABILITE GLOBALE | Pas de Commentaires »

Commentaires suite à la publication du Bilan énergétique de la France 2011

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 août 2012

Annuellement l’observatoire statistique du Commissariat Général au Développement Durable produit un recueil chiffré exhaustif sur les résultats énergétiques de notre beau pays. Très intéressant, bien que pas toujours facile à pénétrer. Ce rapport est important, car il sera pris en compte dans la conférence nationale sur l’environnement (transition énergétique et biodiversité) qui se déroulera les 14 et 15 septembre (lien sur l’image pour consulter le document dans son intégralité).

Commentaires suite à la publication du Bilan énergétique de la France 2011 dans ENERGIE Capture9-211x300

Extraits choisis :

Des conditions exceptionnelles

Les conditions météo de 2011 ont lourdement impacté notre bilan énergétique. Rappelons que 2011 est l’année la plus chaude connue de mémoire de statisticiens et donc que logiquement les ménages ont moins chauffé leurs habitations. De plus, la pluviométrie a été largement déficitaire au printemps et à l’automne ce qui a lourdement pénalisé la production d’hydro-électricité. A lire le site DRIAS, cette année 2011 préfigure bien de notre météo des prochaines années.

Une performance énergétique discutable

« Corrigée des variations climatiques, la consommation totale d’énergie primaire poursuit sa remontée en 2011 (+ 0,8 %), après le creux enregistré en 2009 en raison de la crise économique. Elle dépasse ainsi 266 Mtep. »

« L’intensité énergétique finale diminue de 1,6 % en 2011, après – 1,7 % en 2010. Sa baisse annuelle moyenne depuis 2005 s’établit désormais à – 1,3 %. »

« Par habitant, la consommation d’énergie finale est en baisse de 0,5 % en 2011. »

« La consommation finale énergétique corrigée des variations climatiques est stable pour la deuxième année consécutive : + 0,1 % en 2011, après – 0,1 %. Malgré une hausse continue des prix de l’énergie depuis 2009, la consommation de certains secteurs reste dynamique. C’est le cas des transports, dont la consommation augmente de 1,5 %, revenant à son niveau de 2008, ainsi que du tertiaire et du résidentiel. En revanche, la consommation d’énergie diminue de 1,1 % dans l’agriculture et même de 3,4 % dans l’industrie, malgré une hausse de la production du secteur. Dans l’industrie, le recours aux énergies fossiles a diminué en 2011, en part relative, tandis que les énergies renouvelables augmentent et que l’électricité reste stable. »

Comme le montre le tableau ci-dessous, malgré tous nos engagements, on consomme toujours « plus » :

Capture11 dans LECTURES

La seule bonne nouvelle : émissions de CO2 en chute en valeur absolue (merci la météo)

« Les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergie diminuent de 6,7 % en 2011 en données réelles. Leur baisse n’est toutefois que de 1,1 % après correction des variations climatiques, c’est-à-dire en tenant compte de la douceur des températures moyennes. La baisse est donc un peu moindre qu’en 2010 (- 1,8 %). Néanmoins, elles sont sur une tendance favorable : elles ont reculé de 8,4 % par rapport à 2007, et de 6,3 % par rapport à 1990. »

Une production d’énergie renouvelable décevante

Voici de quoi actualiser vos tablettes. En 2011, la production française d’électricité était assurée à 79 % par le nucléaire, à 10 % par le thermique classique, 9 % par l’hydraulique, 2,2 % par l’éolien, et 0,4 % par le photovoltaïque, qui reste encore très marginal.  La mauvaise nouvelle : la production d’électricité d’origine renouvelable régresse de 17 % à 64,8 TWh. « Les hausses pourtant  significatives des productions éolienne (+ 2,3 TWh), photovoltaïque (+ 1,4 TWh) et biomasse (+ 0,3 TWh) n’ont pu compenser la baisse sans précédent de la production hydraulique renouvelable (- 17,2 TWh). »

Voici une répartition géographique des implantations pour planifier vos voyages en TGV :

Capture8 dans REFERENCES

Je ne sais pas si la Troisième Révolution Industrielle est engagée, mais si c’est le cas, ça ne se voit pas sur ces résultats…

Publié dans ENERGIE, LECTURES, REFERENCES | Pas de Commentaires »

Le coût de l’énergie au coeur de l’actu

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 juillet 2012

Rarement le sujet de l’énergie aura été autant au centre de l’actualité. Dommage que cela tombe pendant les congés… Inventaire de quelques références utiles :

 Premier Focus :  lejournaldelenvironnement.net titrait le 19 juillet dernier : « Jamais la France n’avait autant consacré à ses achats d’énergie qu’en 2011. La faute à la conjoncture internationale (Fukushima, Libye). Entre autres. »

Nous avons réglé en 2011 notre plus lourde addition énergétique de l’histoire contemporaine.  Selon le commissariat général au développement durable, « la facture énergétique française a explosé : avec un montant global de 61,4 milliards d’euros, elle s’alourdit de 15 milliards en une année et dépasse le record établi en 2008, année où le baril de brut avait frisé les 150 dollars (122 €). Désormais, le poste énergie représente 3,1% du PIB, contre 2,4% en 2010, 2% en 2009 et 1% dans les années 1990. Dit autrement, «la facture énergétique représente 88% du déficit commercial», souligne Pierre-Franck Chevet, le directeur de l’énergie et du climat (DGEC). »

Autre extrait  : « les ménages, en revanche, n’ont pas été à la fête. Dans l’ensemble, les foyers tricolores ont consacré, en 2011, 85 Md€ à l’achat d’essence, d’électricité, de gaz et de gazole. Soit 12,2% de plus en un an. Chaque famille a dû décaisser plus de 3.000 € pour ses emplettes énergétiques. «En moyenne, les Français ont consacré 7,7% de leur budget à l’énergie. C’est du jamais vu. Et c’est inquiétant, si l’on se souvient que la précarité énergétique commence lorsque l’on consacre 10% de ses revenus à l’énergie», rappelle Pierre-Franck Chevet. »

Second Focus : je vous recommande la lecture du rapport sénatorial sur «Électricité : assumer les coûts et préparer la transition énergétique » remis le 12 juillet dernier qui a sonné comme un violent orage d’été. Le point de départ est constitué des éléments rassemblés par la Cour des comptes dans son rapport sur les coûts de la filière électronucléaire, s’appuie sur la masse considérable d’informations fournies par une centaine d’auditions dont la moitié en séance plénière, etc. Le rapport adopté par la commission dresse un état des lieux complet du système électrique français. Parmi les constats : « si rien ne change, le coût de l’électricité va exploser dans les années qui viennent. Pour éviter cette catastrophe socio-énergétique, les sénateurs préconisent d’économiser l’énergie »

Le coût de l'énergie au coeur de l'actu dans ENERGIE Capture6

Le rapport est disponible sur le site du Sénat à l’adresse suivante : http://www.senat.fr/notice-rapport/2011/r11-667-1-notice.html

Focus 1 et Focus 2 en arrivent à la même conclusion : il faut moins tirer sur le jus !

Publié dans ENERGIE | Pas de Commentaires »

123456
 

vagno |
Fin de séjour à Amnesia |
nkoloboudou |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | www.motamotadomicile.fr
| TOUJOURS MASI MANIMBA
| Du lien social