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Vocabulaire des nouveaux modèles économiques

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 6 juillet 2014

Lors de la dernière AG de l’Association Carbon’at (lien vers le CR et les documents joints) qui s’est déroulée le 2 juillet dernier dans les locaux de l’entreprise REMY COINTREAU, il est apparu que la multitude de nouveaux concepts gravitant autour des nouveaux modèles économiques nécessitait une petite mise à niveau. C’est l’objet de ce post. Sachants, passez votre chemin !

  • Économie Circulaire [source : Fiche technique ADEME, Alain Geldron] : selon l’Ademe, elle peut se définir comme un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (bien ou services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement. L’économie circulaire doit viser globalement à diminuer drastiquement le gaspillage des ressources afin de découpler la consommation des ressources de la croissance du PIB tout en assurant la réduction des impacts environnementaux et l’augmentation du bien être. Il s’agit de faire plus et mieux avec moins.

Pour avoir participé le 17 juin dernier aux premières Assises de l’Économie Circulaire (lien) , je constate que cette dernière est encore beaucoup orientée « gestion des déchets » – d’ailleurs quand dans le projet de Loi Transition Énergétique on parle « économie circulaire », les objectifs ne sont relatifs qu’aux déchets. Paradoxalement, l’économie circulaire a aussi été présentée de manière très ambitieuse en y intégrant l’économie de fonctionnalité notamment…

  • Économie de fonctionnalité [source : site du Club de l’économie de la fonctionnalité] L’économie de fonctionnalité consiste à produire une solution intégrée de biens et de services, basée sur la vente d’une performance d’usage, permettant de prendre en charge des externalités environnementales et sociales. Elle s’appuie sur deux leviers : la mobilisation de ressources immatérielles (confiance, compétence, pertinence d’organisation) et les dynamiques de coopération (en interne, avec les clients et les partenaires). La solution proposée s’inscrit dans une sphère fonctionnelle (mobilité, santé, habiter, etc.) regroupant des acteurs issus de différents secteurs d’activité, et contribue à progresser dans une logique de développement durable.
  • Économie collaborative [source : page Wikipedia modifiée par mes soins – entre parenthèses Wikipédia est un excellent exemple d’économie collaborative !] : l’économie collaborative vise à produire de la valeur en commun en reposant sur de nouvelles formes d’organisation du travail. Elle s’appuie sur une organisation plus horizontale que verticale, la mutualisation des biens, des espaces et des outils (l’usage plutôt que la possession), l’organisation des citoyens en « réseau » ou en communautés et généralement l’intermédiation par des plateformes internet. L’économie collaborative est entendue dans un sens large, qui inclut la consommation collaborative (AMAP, couchsurfing, covoiturage etc.) mais également les modes de vie collaboratifs (coworking, colocation, habitat collectif), la finance collaborative (crowdfunding, prêt d’argent de pair à pair, monnaies alternatives), la production contributive (fabrication numérique, DIY, Fablabs, imprimantes 3D, maker spaces) et la culture libre.

 

Autres tendances du moment :

  • Biomimétisme [source : un bel article de Novethic sur le sujet avec pleins d’exemples : lien]: Cette approche, basée sur une innovation qui s’inspire de la nature et des êtres vivants, propose une nouvelle voie en matière d’innovation. De grands groupes industriels, comme les pouvoirs publics, se sont déjà emparés du concept.
  • Capital immatériel : C’est la richesse de l’entreprise que l’on ne voit pas au bilan. Généralement, elle représente les 2/3 de la valeur globale de l’entreprise. Sans hommes, brevets, marques, système de management (…), pas de valeur créée. Et pourtant ce capital n’est que rarement mesuré. A l’échelle macro, rappelons nous ce que disait Robert Kennedy sur le PIB (lien).

« En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue »

  • Écologie industrielle [source : ministère du DD et particulièrement une note « Le Point sur » du Commissariat Général au Développement Durable sur le sujet]: L’écologie industrielle et territoriale (EIT) recouvre les démarches collectives volontaires menées sur un territoire en vue d’économiser les ressources ou d’en améliorer la productivité. En visant à la fois le développement économique et un meilleur usage des matières ou de l’énergie, l’EIT répond aux enjeux de la transition écologique. Dans un contexte de pression croissante sur les ressources et de hausse de leur coût, l’EIT constitue ainsi un levier important de compétitivité et de réindustrialisation en privilégiant l’ancrage des activités et de l’emploi dans les territoires.

 

Libre à chacun de compléter ce modeste panorama dans les commentaires.

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La marche : une école des principes écologiques

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 juin 2014

6 jours de randonnées dans les Pyrénées ont fini de me convaincre de la pédagogie permanente (et gratuite) de la pratique de ce sport au regard des enjeux environnementaux et sociétaux, objets de mes préoccupations. Tout en étant l’acte le plus simple que notre condition humaine nous offre (à la plupart d’entre nous en tout cas), la marche intensive m’apparait enthousiasmante et illustrative de quelques notions applicables dans d’autres contextes.

  • Tout d’abord, dans les randonnées en autonomie, le premier enjeu est de gérer le poids de son sac. C’est un détail, mis quand on porte ses petits objets, on fait le tri de l’essentiel ! Sobriété (on n’emmène pas le superflus) et innovation au service de la performance (les duvets sont par exemple aujourd’hui d’une légèreté étonnante !)Capture2
  • Randonner, c’est aussi penser en permanence « efficacité énergétique ». Chaque geste doit être économisé pour préserver le capital énergétique qui doit permettre de passer le prochain col. Pas de dépenses inutiles d’énergie, l’enjeu et de trouver son rythme.
  • Idem avec l’eau. Elle est indispensable. Mal évaluer son besoin en eau est très vite stressant et pénalisant physiquement.
  • Autre point très instructif : dans les refuges, le randonneur repart avec ses déchets dans son sac. C’est un moyen très incitatif de limiter leur production. On voit, on porte ses déchets (on ne les cache pas un grand récipient loin des yeux, ce qui tend à nier leur existence).
  • Dans les refuges encore, il n’y a pas de télé. On parle à nos voisins. On mange à la même table (on dort même dans la même pièce!). Du coup, on a plus d’activité sociale dans cet endroit reculé de la vie urbaine qu’ailleurs. De toute façon l’envie de dormir est souvent plus forte que de regarder un épisode des Experts !
  • Les moments de randonnées sont aussi des grands instants d’ouverture au monde qui nous entoure. Pas de téléphone portable, pas de sollicitation commerciale. Que du temps à marcher et regarder où poser le pied et chercher du regard les isards, marmottes, les points de vue… Accepter le silence comme un bienfait, pas un comme un vide à combler. En dehors de ces moments, nous prenons rarement le temps d’observer la beauté et la fragilité de notre biosphère.
  •  Enfin, notre relation au temps change. 6 heures à marcher. Pas de rendez-vous. Une dégustation des bons moments comme on déguste un bon vin. Être efficace en prenant son temps. Comme le dit Pierre Rabhi : ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous. C’est peut-être finalement ça la sobriété heureuse. Peu de choses qui donnent un maximum de plaisir (il faisait beau, c’est vrai que sous la pluie j’aurai peut-être écrit un post sur les bienfaits du gore-tex !).

 Bon allez, je reviens dans le monde des connectés…

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Retour sur le World Forum Lille 2013

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 novembre 2013

Je reviens un peu tard sur ma visite au World Forum Lille 2013. Du coup, tout ou presque, a déjà été écrit sur le sujet. Voici donc un retour très partiel et personnel de ces 3 jours. Trois journées revigorantes pour une personne convaincue comme je le suis que notre système économique doit évoluer en intégrant les externalités de nos activités. Le WFL13 veut nous montrer que le monde économique peut évoluer par lui-même.

Retour sur le World Forum Lille 2013 dans RSE capture1

Avant toute chose, il faut féliciter les organisateurs de ce World Forum. Accueillir en plein centre de Lille 6500 participants, 200 speakers… Chapeau bas !

Acte 1 : l’ouverture

L’histoire commence pour moi le 23 octobre, à 9h30, au moment de la réunion plénière ouvrant le WFL13. Le plateau  des invités est prestigieux. Je retiens personnellement trois moments forts :

  • L’ouverture, pleine de puissance et de leadership, de Philippe Vasseur qui a clairement donné le tempo du Forum : ambition et déploiement de masse. « rien n’est permanent sauf le changement »
  • Ellen Mac Arthur (lien vers un post sur le travail de sa Fondation) assenant un message : l’expérimentation de l’économie circulaire démontre la rentabilité du modèle. Pour changer d’échelle, on sent bien qu’il faut toucher l’entrepreneur au portefeuille… et tant mieux si ça marche !
  • Enfin l’intervention juste du ministre de l’économie du Bhoutan (lien vers la démarche particulière de ce pays en matière d’indicateurs de richesse) : « si tout le monde n’y est pas heureux, le Bhoutan est en quête du bonheur ». Dommage que nous n’arrivions pas à transformer cette finalité dans notre réalité économique.

J’oublie les interventions des trois représentants du monde économique que je n’ai trouvé ni particulièrement mobilisatrices, ni particulièrement exemplaires.

Me voilà motivé comme pas deux pour partir en quête de savoirs lors des nombreux ateliers proposés (plus de 100 conférences et ateliers programmés sur les 3 jours !).

Acte 2 : les ateliers

L’apport des différents ateliers s’est avérée inégale, ce qui ne me parait pas illogique au regard des thèmes et de la quantité impressionnante des intervenants. Au final, il me reste en mémoire des expériences et des personnalités fortes qui transmettent des messages « qui vous changent ».

Ci-dessous, ce que je retiens des éléments forts du TOP5 des ateliers auxquels j’ai assisté (pour le reste, je mets mes CR graphiques en ligne avec la conscience totale qu’ils sont inexploitables par un autre que moi !) :

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  • L’atelier sur l’Économie de la Fonctionnalité (suite de l’expérience menée avec le CJD en Nord pas de Calais : lien) s’est avérée des plus passionnants. Je rêve maintenant de participer à une opération équivalente en Pays de la Loire. Christophe Sempls (lien vers mon commentaire sur son dernier ouvrage) m’a assuré qu’un déploiement national verrait le jour en 2014. A suivre de près. Rappelez-vous que l’innovation peut-être autre que technologique et que « une innovation profite aux esprits préparés »

 

  • L’atelier sur La RSE et la conduite du changement a surtout brillé par la qualité de ses témoins (Mr Khelieff de SOLVAY –lien vers un article récent- et Mr Miranda de PRECON, brillants de justesse et de transparence). Pas de greenwashing ici et de vrais retours d’expérience. Un point commun aux intervenants : la revendication du droit à l’expérimentation, voir à l’échec : « plus vite on échoue, plus vite on passe à autre chose » (pas très français comme mode de pensée, mais c’est un des thèmes récurrents d’Edgar Morin par exemple).

 

  • L’atelier sur le GRI m’a permis d’actualiser mes connaissances du sujet. Tous les intervenants ont insisté sur le principe de Matérialité (lien) et donc sur la place centrale des Parties Intéressées dans le choix des enjeux RSE et dans la Gouvernance des organisations. Très ISO26000-compatible

 

  • Les entrepreneurs peuvent ils changer le monde ? Voici une accroche parfaite pour ouvrir sur le changement. Je retiens notamment qu’un sujet clef est celui du financement des initiatives entrepreneuriales « du nouveau monde » qui doit évoluer en même temps que les nouveaux modèles qu’ils accompagnent. Si les banques ne sont plus au niveau, l’émergence actuelle du Crowfunding notamment recouvre beaucoup d’espoirs (lien vers un post récent sur le sujet).  Je suis aussi très fier que les CIGALES aient été nommés comme un mode de financement alternatif efficace (fier car je fais parti d’une équipe de cigaliers qui vient de se lancer sur la région nantaise).

 

  • Enfin, l’atelier Écologie Industrielle a offert aux participants une belle vision des possibles sur ce sujet théoriquement séduisant et pratiquement complexe à mettre en œuvre. Des exemples chinois, danois et français, je retiens que toutes les hypothèses de collaborations inter-entreprises sont pertinentes. Même si les échanges de flux de matière et d’énergie ne trouvent pas de traduction immédiate, il ne faut pas hésiter à mutualiser ce qui est mutualisable rapidement, à savoir le partage de la gestion des déchets, le partage de la formation, de la veille, des connaissances… Le partage de l’expérimentation dunkerquoise était à ce titre très intéressant.


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Acte 3 : La clôture et le voile levé sur le Master Plan du Nord pas de Calais. 

La clôture devait être le moment « paillettes » de ces 3 jours. Le moment où le « gourou » Jeremy Rifkin (lien post sur la Troisième Révolution Industrielle) allait dévoiler ces conclusions après une année de travail avec les acteurs locaux.

J’étais donc au premier rang pour être bluffé par… les interventions du président de région Daniel Percheron et président CRCI Philippe Vasseur. De l’humour, de la compréhension des enjeux, de l’engagement politique, un leadership fort et une vision partagée. J’ai adoré.

Rifkin a enrobé le bonbon mais l’essentiel a été dit par les élus. 1 milliard d’euros par an pour servir l’objectif de la Troisième Révolution Industrielle. Qui aurait pu imaginer cela, il y a quelques années ?

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Histoire d’innover jusqu’au bout, le dispositif devrait s’appuyer sur une épargne locale ouverte à tous et dédiée à la Troisième Révolution Industrielle. Approche globale.

Vous voulez en savoir plus sur le Master Plan ? Lisez-le, il est en ligne : lien.

Acte 4 : En conclusion

En conclusion, ce World Forum m’apparait comme un excellent cru. Au delà du fait que j’y ai passé d’excellents moments, il me parait salutaire d’oser proposer le changement de modèle économique au moment où beaucoup brillent par leur volonté d’immobilisme. L’essentiel est là : les mentalités changent de l’intérieur et c’est très bien.

Si je pouvais me permettre de partager un point de vigilance (habitude d’auditeur), il convient d’être rigoureux dans le choix des expériences mises en vitrine lors de ce type de Forum. La tentation marketing est toujours présente et il ne faut pas risquer de dévaloriser les initiatives les plus innovantes par des participations d’opportunité; mais au final, en ce qui concerne cette édition, c’est plus un risque qu’un constat. Bravo pour le boulot et vivement 2014.


Et pour finir, je me permets de reprendre une citation de l’introduction de Mr Vasseur :
« Commencez par changez en vous ce que vous voulez changer autour de vous » (Gandhi) ; ce qui me permettra bientôt de proposer à mes voisins de participer au Défi des Familles à Énergie positive. A suivre.


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Visite de l’Unité de Méthanisation de Maché (85)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 octobre 2013

L’inauguration de l’Unité de méthanisation du Gaec La Vallée de la Vie à Maché en Vendée a été l’occasion pour ma petite famille de voir « en vrai » à quoi ressemble une unité de méthanisation de taille modeste (mais déjà impressionnante et semi-industrielle). Merci aux techniciens du BE qui a mis en œuvre l’installation (EVALOR) pour leur accueil et leur pédagogie.

Visite de l'Unité de Méthanisation de Maché (85) dans A L'OUEST 2013-10-19-15.33.00L’unité, ouverte depuis la fin de semaine dernière est destinée à digérer 10 000 m3 annuel de lisier de porcs, 3 500 Tonnes d’intrants extérieurs (notamment des graisses alimentaires essentielles au process), 2000 Tonnes de produits végétaux.

La production attendue est de 3200 MWh d’électricité et 3400 MWh d’énergie thermique (+ 14000 m3 de digestats épandables). Le process est rappelé ci-dessous.

L’énergie doit être utilisée dans des serres horticoles voisines appartenant au GAEC. L’ »économie » annoncée est de 280 000 L de fuel par an (aujourd’hui consommée pour chauffer des serres pour la culture de fleurs).

Je me suis laissé convaincre par la pertinence de l’installation (2,8 millions d’investissements subventionnée à hauteur de 33%). La maitrise des nuisances olfactives est bonne, l’intégration paysagère aussi.

Ce nouveau métier pour les exploitants agricoles permet d’articuler les différentes productions entre elles. De l’ »écologie agricole » en quelques sortes (versus écologie industrielle).

J’ai aussi identifié quelques limites au système. 

  • Tout d’abord j’ai appris que l’intrant essentiel pour la production de méthane n’est pas le lisier mais les graisses issues des industries alimentaires plus ou moins proches du site (ce qui trouble un peu la logique de traitement de proximité). Le lisier a surtout pour intérêt d’apporter les bactéries nécessaires à la fermentation anaérobie.

 Ce constat en implique deux autres :

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  • le nombre de sites de ce genre sur un territoire donné est forcement limité par la disponibilité en graisse animale notamment.
  • Le second constat est que l’industrie agro-alimentaire ne manquera pas dans les années à venir à négocier ce nouveau « co-produit » en faisant marcher la concurrence entre unités. J’ai cru comprendre que la demande allemande se faisait déjà sentir sur le « marché » français de la production de déchets graisses.

En conclusion, il est vraiment intéressant de constater que nous avons passer un cap dans la maitrise de cette technologie, malgré tout, récente et faisant appel une technologie poussée. Le simple fait que ce projet puisse voir le jour est une nouvelle démonstration de l’importance de l’enjeu énergétique des années à venir. Certains voient donc bien qu’une transition est nécessaire et ce type d’outil y contribue bien de mon point de vue. Bravo donc aux « essuyeurs de plâtres » (les « faiseux »).

Peut-être que dans les années à venir cependant on utilisera l’énergie « chaleur » ainsi produite pour autre chose que pour produire des fleurs… mais c’est déjà une autre histoire !

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Trop de court-termisme peut ruiner la vie sur Terre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 août 2013

En réponse au point de vue d’Henri Martre publié dans les Échos du 16/08 et titré « Trop d’Écologie peut ruiner la compétitivité » (lien), je me paye la prétention d’un billet exprimant moi aussi mon « point de vue » car la lecture de ce court billet m’a de nouveau fâché avec les économistes. Ces derniers sont-ils capables d’autres choses que de court-termisme ? Feront-ils preuve un jour de suffisamment de curiosité pour aller voir au delà de leur discipline ? Je me pose la question.

La partie politique politicienne du billet ne m’intéressant pas des masses, je passe de suite à mon unique point d’accord avec Mr Martre. Il fait le constat que notre principale faiblesse, sur le sujet énergétique hexagonale, est notre dépendance aux énergies fossiles. Je suis d’accord. Je décroche cependant rapidement quand la préconisation de l’expert, s’appuyant sur ce constat, est de justifier l’urgence à faire de notre pays un producteur d’hydrocarbures de schistes. Aucune place à la perspective de la sobriété et de l’efficacité : il faut produire plus, brûler plus pour être compétitif… quelques années encore.

Où est l’enjeu « réchauffement climatique » dans cette  logique ?

Nous avons mondialement, en 2012, émis un niveau record de gaz à effet de serre (lien); les rapports scientifiques s’empilent et nous devrions pourtant considérer que l’important reste de prioriser la production d’énergie fossile « quasi-gratuite » pour faire vivre encore quelques années l’économie du vingtième siècle ? La logique de certains économistes est visiblement de considérer que ce type d’externalité (le climat) n’a pas sa place dans un débat « noble » d’économie où la concurrence avec les autres pays primes. Étonnant que concurrence rime alors avec mimétisme, quitte à s’enfoncer collectivement dans les sables (bitumineux) mouvants sans possibilité de retour.

Les économistes doivent, comme l’a écrit Russel L. Ackoff (citation ci-dessous), déborder de leur expertise pour comprendre que tout est lié et que les calculs sur tableurs ont des influences sur d’autres aspects conditionnant, excusez du peu, la vie sur Terre (variabilité dans les précipitations / température => variabilité dans la production alimentaire => famines => révolutions ? comme le soutient Bruno Parmentier lien).

Nous devons cesser d’agir comme si la nature était organisée en disciplines de la même manière que les Universités 


Quand à l’argument nous expliquant que l’énergie électrique nucléaire (que je ne rejette personnellement pas en bloc, dans certaines conditions et en tout cas pas sans débat sur les aspects bénéfices / risques qui doivent être partagés) n’est pas chère et l’électricité d’origine renouvelable bien trop chère; c’est quand même bien rapidement mettre sous le tapis les subventions indirectes de l’état pour la fabrication des centrales, leur démantèlement, la gestion des déchets… et sans prendre en compte les coûts curatifs associés à un éventuel accident, jamais exclu.


Mr Martre, le très modeste ingénieur que je suis (cf conclusion du billet), ne se reconnait pas du tout dans vos préconisations. La transition énergétique n’est pas un mal pour la compétitivité; c’est une transition voilà tout. Il y aura des gagnants et des perdants, c’est une évidence. Mon combat n’est cependant certainement pas de maintenir le plus longtemps possible une situation intenable.



 

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Petit plaisir écolabélisé à l’Hôtel des Orangeries

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 15 juin 2013

Il y a peu, j’ai eu la chance de dormir à l’Hôtel Les Orangeries à Lussac-les-Châteaux. Mon post n’est pas écrit pour craner d’avoir été hébergé dans un si bel établissement. Je profite seulement de l’occasion pour faire un zoom sur l’Eco-label Européen car il se trouve que cet hôtel a décroché en 2006, le premier Eco-label européen pour l’hébergement touristique en France.

La consultation du site internet dédié au sujet (www.ecolabel.eu) affiche un total de 246 établissements français certifiés à ce jour selon ce référentiel; et en effet, Les Orangeries dispose du certificat numéro 1 ! Quand on sait l’énergie que doivent libérer les précurseurs sur ce type de sujet, il convient  de tirer un coup de chapeau aux gérants de l’Hôtel Les Orangeries. Ça vaut bien un petit coup de pub, même si mon blog n’a pas pour vocation à généraliser cette pratique.Notre hôtelPetit plaisir écolabélisé à l'Hôtel des Orangeries dans CAS D'ENTREPRISES capture4

En arrivant à 22h, je n’ai guère eu le temps de tailler la bavette avec l’aubergiste pour creuser les raisons de cet engagement et les implications concrètes sur le mode de fonctionnement de cette petite entreprise, mais j’ai quand même ressenti que les clients sont bien peu nombreux à être sensibilisés à cet effort (la partie visible pour le plus grand nombre étant la nourriture servie au restaurant : bio, local…). Je trouve ça dommage. Faisons donc œuvre de pédagogie et donnons la parole à notre brillant hôtel témoin, via son blog (lien) :

Avec son jardin sans pesticides, ses bâtiments Haute Qualité Environnementale, l’hôtel fait figure de pionnier dans le domaine du tourisme responsable. « Le déclic, rappelle Olivia Gautier, la propriétaire, ça a été la canicule de 2003. Nous avons subi des restrictions d’eau qui nous ont poussé à identifier les bons gestes à pratiquer ».

Aujourd’hui les priorités d’actions de l’établissement semblent être la consommation d’eau et d’énergie, la maitrise des déchets et le référencement des fournisseurs et des produits achetés.

Mais késako qu’un Eco-label ? (informations notamment issues du site Simplement Eco-labels)

Créé en 1992, l’Eco-label européen est une reconnaissance écologique officielle utilisable dans tous les pays membres de l’Union Européenne. C’est une marque volontaire de certification de produits et services. Le label écologique communautaire repose sur le principe d’une « approche globale » qui « prend en considération le cycle de vie du produit à partir de l’extraction des matières premières, la fabrication, la distribution, et l’utilisation jusqu’à son recyclage ou son l’élimination après usage ». La qualité et l’usage sont également pris en compte.

L’objectif des écolabels est d’identifier les produits et services les plus performants d’un point de vue environnemental. C’est pourquoi la part de marché maximale pour une catégorie de produit couverte par l’écolabel est de l’ordre de 20%. La révision des critères écologiques, tous les 3 à 5 ans, permet de prendre en compte les évolutions technologiques et de maintenir cette sélectivité. Cette démarche permet notamment de déplacer le marché vers des produits vertueux et de maintenir une incitation au progrès.

Il existe aujourd’hui une cinquantaine de catégories de produits / services susceptibles d’être écolabellisés, environ 500 entreprises certifiées en France.

Comme une certification de système de management type ISO 14001 (mon quotidien « industriel »), le label fait l’objet d’une surveillance régulière du respect des exigences du référentiel. Le label est attribué par rapport à  84 critères de performance environnementale dont 47 optionnels qui délivrent des points. Pour obtenir le label, il faut remplir les critères obligatoires et rassembler un minimum de 16.5 points sur les critères optionnels. Pour savoir quels sont les établissements certifiés près de chez vous, un inventaire est mis à disposition des voyageurs écolo-sensibles : lien.

Tout ceci est plutôt réjouissant. Reste une question de fond : ces établissements sont pour la plupart haut de gamme et on peut se demander si le principe même de sobriété véhiculé par les Écolabels sont compatibles avec les valeurs (et attentes ?) du public cible. Et quelle est l’offre « écologique » pour les revenus plus modestes ?

On peut aussi au contraire se dire qu’il faut bien que certains donnent l’exemple et essuient les plâtres pour faire que les bonnes pratiques d’un métier deviennent la norme pour la masse des acteurs économiques du secteur ultérieurement.

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Lu : « La fiscalité environnementale en France : un état des lieux »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 11 mai 2013

J’écoute ce matin « on n’arrête pas l’Eco » sur France Inter. On y cause de la première année de François Hollande, de fiscalité française, de la difficulté des entreprises devant les évolutions fiscales… On n’y cause pas de fiscalité environnementale.

Pourtant, je suis personnellement convaincu qu’une partie de la solution à nos problèmes est, à assiette fiscale constante,  de baisser la fiscalité du travail et d’augmenter la fiscalité environnementale, peu développée en France (preuve ci-dessous). Comme nous n’avons plus les moyens de financer les « transitions » indispensables des années à venir, utilisons la fiscalité comme levier d’action. C’est peut-être le dernier qu’il  nous reste.

Ma conviction se confronte à la réalité politique. La fiscalité environnementale est un sujet qui a été repoussé à la fin du quinquennat. Autant dire qu’en pleine campagne présidentielle (qui commence plus d’un an avant les élections), ce ne sera plus le moment de révolutionner la fiscalité française.

La dernière publication du « RéférenceS » du Commissariat Général au Développement Durable aborde le sujet de la fiscalité environnementale. Quelques commentaires de lecture ci-dessous sur un document très complet, ayant surtout pour intérêt de donner des ordres de grandeur actualisés (lien pour accéder au document sur l’image).

Lu : Il nous est tout d’abord rappelé que la Constitution autorise la fiscalité environnementale au titre du principe du « pollueur payeur ».

Au total, la fiscalité environnementale a rapporté à l’Etat  40 milliards d’euros en 2011, essentiellement sur la base de la fiscalité applicable à la consommation d’énergie (voir décomposition ci-dessous). On y apprend aussi que notre fiscalité environnementale ne traite quasiment pas de la fiscalité sur les pollutions (les taxes sur les pollutions représentent 20% de la fiscalité environnementale aux Pays-Bas).

Plus grave; au concours « Eurovision de la fiscalité environnementale », la France figurait en 2010 en avant dernière place ! Nos taxes environnementales ne représentent que 1.9% du PIB (moyenne UE : 2.4 %). C’est pas notre truc le principe constitutionnel « pollueur payeur »…

Voyons quelle est la répartition de nos revenus fiscaux environnementaux :

  • Taxes sur la consommation des ressources :  25.5 milliards en 2011 (carburants) + 3 milliards d’euros (CSPE – électricité) + 345 millions d’euros (granulats, prélèvement d’eau) + autres prélèvements sur les ressources (40 millions d’euros)  + cas particuliers des REP (1 milliard d’euro). Aucune taxe n’est en place à ce jour sur les prélèvements touchant à la biodiversité.
  • Changement climatique : 1.1 milliard d’euros / quotas dans le cadre du dispositif européen. Aucune taxe n’est à ce jour en place sur les autres Gaz à effet de serre  (fluides frigo, méthane, protoxyde d’azote). Notre pauvreté sur le sujet s’explique notamment par le fait que l’on peut considérer que les taxes sur les énergies peuvent contribuer à taxer les émissions de CO2 (pas vrai pour les autres GES que le CO2).
  • Pollutions : TGAP pour les industriels, TGAP « déchet »… Non significatif comme précisé plus haut.

 

J’ai un regret à la lecture de ce document. Si cette publication aborde rapidement les « subventions » telles que les crédits d’impôts, réduction de taxes (…); elle passe totalement à côté d’un vrai sujet : les subventions aux énergies fossiles, pourtant réelles dans notre pays (lien post précédent). Elles sont estimées à 2,6  milliards d’euros par an pour la France. Pas ridicule en ordre de grandeur pourtant…

Pour conclure, le résumé du document par ses auteurs :

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Deux actualités positives dans un Océan de désespoir…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 mai 2013

On ne peut pas dire que les nouvelles soient très enthousiasmantes ces temps-ci. A en croire la presse, nous vivons dans le pire coin du globe, nous n’avons pas d’avenir et sommes entourés de personnes malhonnêtes. Sans vouloir faire dans le positivisme à tout crin, je pense que l’on se complait dans notre « european blues » et qu’on cherche surtout à ne rien relativiser et accessoirement ne rien remettre en question sur les causes de nos soucis.

Bref, il me semble intéressant, pour bien reprendre la semaine, de nous inspirer de deux « faits divers » à haute valeur ajoutée :Deux actualités positives dans un Océan de désespoir... dans MONDE capture4-300x171

  • Tout d’abord, l’histoire de Dewi et Tonton (source Courrier International n°1174). Ce couple d’indonésien, qui comme beaucoup d’autres est en mode « survie » depuis toujours, a monté une coopérative de recyclage de déchets plastiques. « Tonton » bossant dans la collecte des déchets, son épouse voulait d‘abord alléger (au sens premier) la charge des déchets à transporter et a commencé à valoriser les déchets plastiques. Un revenu complémentaire a mis du beurre dans les épinards. Aujourd’hui, une coopérative s’est mise en place (My Darling) et le business model se reproduit ailleurs. L’initiative entrepreneuriale peut prendre de multiples formes.

 

  • Ouest France Dimanche nous présente de son côté l’histoire de Thomas Hircock, un jeune américain, qui suite à un voyage en Inde à l’âge de 12 ans, a décidé de faire quelques choses pour aider ses jeunes homologues indiens à mieux vivre. Il leur a demandé ce qu’il pouvait faire pour eux. Ils ont dit qu’avec un vélo, la vie serait plus facile. Depuis 2009, le jeune Thomas a fait expédier 400 vélos en Indes en mobilisant son réseau. Ce n’est pas toujours si compliqué d’agir. Ci-dessous, un petit reportage de la BBC sur le jeune Thomas.

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Il ne s’agit que de deux faits divers bien-sur; mais ne sont ils pas plus aidants que les multiples « zoom d’actualité négatifs » (accident de la route, délinquance…) que nous subissons en permanence ?

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Economie Circulaire : Etudes de cas issues de la Fondation Ellen MacArthur

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 3 février 2013

Merci à André Sobzack pour la mise en ligne sur Twitter du lien sur l’étude citée en titre.

En cette période d’arrivée de bateaux en Vendée, quoi de mieux qu’un point sur les actions de l’héroïne de l’épreuve Vendée Globe : Ellen MacArthur ! La Fondation EMcA propose donc un concentré d’information pour tous ceux qui veulent voir comment ça peut marcher; « l’économie circulaire ». Je vous recommande de visionner cette petite vidéo en introduction pour expliquer le concept (lien).

L’économie circulaire est une économie industrielle par essence régénérative qui s’appuie sur les énergies renouvelables, et qui tend à éliminer l’emploi de substances toxiques et la notion même de déchets par une conception adaptée des produits en amont. Le rapport « Vers une économie circulaire » rédigé sous la direction de la Fondation Ellen MacArthur a démontré que la transition vers ce nouveau modèle pourrait dégager 630 milliards de dollars par an d’économie en Europe. Afin de pouvoir bénéficier de cette opportunité, il est nécessaire de comprendre les différentes mises en œuvre du modèle à travers un grand nombre d’exemples concrets. Cette transition est déjà engagée et de nombreuses entreprises à travers le monde mettent les principes et concepts de l’économie circulaire en pratique. La Fondation Ellen MacArthur présente les exemples les plus significatifs dans le but d’informer et de susciter l’intérêt, mais également de stimuler la recherche et l’innovation.

Le site en question (lien) propose, sur une dizaine d’exemples, une analyse intéressantes des enjeux environnementaux de l’activité et des gains d’une approche « circulaire ». Pédagogique.


Economie Circulaire : Etudes de cas issues de la Fondation Ellen MacArthur dans CAS D'ENTREPRISES capture1

Je ne résiste pas de l’occasion pour vous encourager à lire les documents de ce site avec comme fond musical « MacArthur Parc » (lien). Vive le Disco sur les pistes de danse, « circulaires », bien sur !


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Conseil de lecture : Quel futur pour les Métaux ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 janvier 2013

Le 24 janvier prochain l’ATEE OUEST reçoit à l’Ecole de Mines de Nantes en soirée Philippe Bihouix pour nous parler du livre auquel il a contribué : « Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société ». En bon élève, je me suis préparé à assister à cette conférence en parcourant l’ouvrage en question. Je m’empresse donc de faire un retour sur cette première lecture de 2013.

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Premier point : le titre de l’ouvrage est bien représentatif de son contenu. Sur un teasing plus cinématographique, on aurait pu entendre : « vous avez aimé le pic oil ? vous adorerez le pic de production des métaux ! ».

L’ouvrage présente l’excellente bonne idée de se découper en deux blocs : les quarante premières pages sous forme de synthèse vulgarisée, le reste de l’ouvrage plus détaillé pour les plus curieux.

Dans le fond, je constate que nous sommes tous plus ou moins conscients qu’il y a un risque de pénurie sur les métaux « à terme », mais on a peut-être trop tendance à l’effacer devant l’urgence énergétique (réelle) et le cloisonner à quelques métaux très spécifiques. Pourquoi revoir notre point de vue en 4 points :

  1. Le lien avec notre problème de raréfaction énergétique est mathématique puisque 10% environ de l’énergie primaire mondiale est consacrée à extraire et raffiner les ressources métalliques. Sachant que nous avons tapé (comme les énergies fossiles) dans les réserves les plus facilement accessibles, les métaux restant disponibles sur notre bonne vieille croute terrestre sont plus loin, moins accessibles, plus énergétiques à extraire.
  2. Les plus optimistes d’entre vous m’expliqueront qu’il suffit que nous nous donnions enfin les moyens de recycler correctement et mettre en place une vraie économie circulaire. Tous les déchets deviendraient alors une matière première et on vivrait en cycle fermé… Dans la montagne de Candy peut-être… Dans la vraie vrai vie ; il s’avère tout d’abord que nous avons pris la sale habitude de faire des alliages de plus en plus complexes ne nous permettant plus d’isoler les composants primaires, ensuite le métal s’use et se désagrège – des atomes se cassent ! -, nous perdons de la matière lors de refonte (perte au feu) et les procédés de recyclage sont eux même énergivores ! Pas si simple…
  3. Vous apprendrez aussi en lisant ce livre que la rareté n’est pas le seul problème. Environnementalement les enjeux sont multiples. Sachez qu’une tonne de cuivre nécessite 100 kg d’explosifs, 100 tonnes de résidus stériles, 500 kg d’acide sulfurique… et je ne vous parle pas de Biodiversité quand nous devrons aller creuser sous une forêt primaire…
  4. Peu de solutions sauf à envisager, ici aussi, la Sobriété dans nos usages; la technologie étant en l’occurrence plus un problème qu’une solution puisque nos appareils électroniques en tout genre consomment des métaux et alliages de plus en plus rares, de moins en moins recyclables et toujours en plus grande quantité ! La dématérialisation est très impactante quand on regarde ce sujet.

Captivant et effrayant à la fois. Vivement le 24 janvier.

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