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Chronique Ecolo-Buissonière : veille Ecolo-Européenne – octobre 2017

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 octobre 2017

Avant même la mise en ligne de l’émission, voici le texte de ma dernière chronique (à écouter ICI)

 

Marie, je vais me mettre en accord avec la ligne éditoriale de notre radio et m’exercer pour la première fois à une veille européenne de la question écologique et environnementale.

J’espère ainsi m’attirer les bonnes grâces de la Direction et multiplier par deux ou trois mon cachet virtuel.

Alors… en ce chaud automne 2017, je vous propose un tour d’Europe – sans émettre un gramme de CO2 – avec au programme une déclinaison VENTEUSE de l’actualité environnementale. C’est parti.

 

VENTS VIOLENTS

Pour commencer, revenons sur ce qui s’avère être LA BREAKING NEW de ces dernières semaines et qui n’a pourtant pas intéressé grand monde, occupés que nous étions à regarder les braguettes d’Hollywood, écouter les dernières trumpitudes américaines et boire des bières en terrasse des cafés sous 25°, il est vrai.

Cette info qui pourrait pourtant annoncer des changements majeurs pour l’Europe de l’Ouest avait un prénom : Ophélia.

Ophélia  est « le premier ouragan d’une telle puissance à évoluer aussi près des côtes européennes » selon météofrance (source : Le monde). Formé en dehors des zones tropicales, un cyclone sur l’Irlande, c’est du jamais vu.

Parmi les explications : une température de l’eau supérieure à 2°c par rapport à la normal dans la zone de formation. Avec le réchauffement climatique, nous pourrions dans les années à venir ne plus être que téléspectateurs des conséquences des phénomènes tropicaux.

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VENT D’ÉTAT (jeu de mot)

Partons en Espagne. On a beaucoup parler de la Catalogne où une partie des habitants souhaite quitter le statut d’autonomie pour une indépendance aux formes incertaines.

Parlons de l’autonomie de la Catalogne … l’autonomie en eau.  Et sur ce point REPORTERRE (lien) nous apprend qu’il n’est point besoin de référendum pour se rendre compte de la dépendance de cette région en matière d’eau. En 2008, à Barcelone, les autorités avaient fini par faire venir des bateaux remplis d’eau douce» » y compris de Marseille qui y avait acheminé l’équivalent de 44 piscines olympiques.

La construction à Barcelone de la plus grande usine de dessalement d’Europe ne résout rien car l’eau produite est très couteuse en euros et en énergie.

Cerise sur le gâteau, moule sur la paella : L’Ebre, fleuve espagnole qui passe en Catalogne, dessert avant, d’autres régions très agricoles qui pourraient très bien ne pas respecter les besoins avals.

Bref, l’eau est partout dans le monde, un sujet tension politique majeur sous-estimé et la Catalogne ferait bien de ne pas oublier qu’elle dépend elle aussi des autres.

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VENTS CONTRAIRES

Nous quittons maintenant L’Espagne pour partir faire un tour en Allemagne.

En février de cette année avec nos invités allemands du territoire ligérien, je vous avais dressé un tableau plutôt optimiste de l’ENERGIEWENDE.

MEA CULPA.

Selon LE MONDE (lien) il semble le pays pourrait ne pas atteindre la réduction de 40 % de ses gaz à effets de serre d’ici à 2020. En cause : le fonctionnement à plein régime des centrales à charbon et la pollution liée au transport. La baisse de puissance des écologistes allemands dans les rapports de force politique ne vont pas aider à passer ce cap difficile.

Mais rappelons-nous qu’Angella pas froid aux yeux.

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VENTS STÉRILES

Restons en Allemagne.

Une étude scientifique menée sur 27 ans observe de fortes chutes de population d’insectes. LIEN

« Nos résultats documentent un déclin dramatique des insectes volants, de 76 % en moyenne et jusqu’à 82 % au milieu de l’été, dans les aires protégées allemandes en seulement vingt-sept ans ».

Nous sommes à la radio mais je vais partager avec vous un dessin qui vaut cent mots :

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VENT TRI « loque » … le RONALD (jeu de mot capilarotracté)

1 kg d’emballage par seconde. 115 Tonnes par jour.

Voici ce qui est produit en France dans la chaine de Fast-Food américaine MacDonald selon une enquête de ZERO WASTE France reprise sur le site EURACTIV. Deuxième mauvaise nouvelle 96% de ces déchets ne sont pas triés, ce qui fait de Mac do LE contre-exemple national de l’effort de limitation de production déchet.

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VENTS D’OUESTCapture

Partons à l’Ouest, mais franchement ! dans ces terres d’Europe tellement éloignées de nos yeux, que ce qui s’y passe nous y parait étranger. Et pourtant.

En Guyane ; un projet de Mine d’or fait clignoter les yeux, façon picsou, d’un consortium russo-canadien en passe d’avoir l’autorisation de détruire une surface de forêt tropicale pour extraire de l’or (lien). La Commission nationale consultative des droits de l’homme vient d’alerter le gouvernement sur les risques environnementaux.

Perspective d’emplois contre risques de pollution au cyanure dans un environnement protégé. Voici un nouveau projet contesté (et contestable de mon point de vue).

Je me demande quelles seraient les unes de la presse si ce projet se trouvait au cœur du Parc des volcans d’Auvergne.

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VENT DE COLERE chez les VENT-R-A-CHOUX (dernier jeu de mot foireux)

Je termine en faisant le lien avec une actualité vécue et digérée par ma pomme (lien), elle aussi en lien avec une opposition locale à un projet. // Je me suis rendu, il y a deux semaines dans une petite ville vendéenne essayant de promotionner, à l’occasion d’une journée de l’énergie, des projets de transition énergétique, dont un parc éolien.

Et là, pour la première fois me voilà au contact de militants « anti-éoliens » de l’association « Vent de colère ». Je passe sur les arguments techniques, pour partager sur ce qui me semble être LA vraie raison de ce « vent de colère » de la poignée de riverains présents.

La crainte de perturbation la qualité de vie perçue et la crainte de perte de valeur foncière sont vécues comme une profonde injustice. Dépassons le simplisme du raisonnement « NIMBY » (Not In My Backyard) qui laisse penser à un égoïsme-individualisme pur jus, et posons-nous la question, de mon point de vue, majeure du partage de la valeur produite.

Contrairement à une approche capitaliste « pure », ce type de projet aurait intérêt à proposer des modèles de partage de la valeur entre investisseurs (souvent groupe privé exogène au territoire) ET les riverains. Des pistes existent avec le financement participatif en amont, le financement de travaux de transition énergétique en aval… Bref, jouer le gagnant-gagnant sans pudibonderie sur le sujet économique.

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Voilà c’est tout pour aujourd’hui.

Toutes les sources de cette chronique seront mises en lien sur mon blog accessible via le site d’Euradionantes.

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Palmarès « LA VIE » de l’écologie 2016 en France : pourquoi donc la Vendée est elle 23ème ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 8 novembre 2016

Une fois par an, LA VIE propose un classement des départements français sur des critères écologiques (lien). En s’appuyant sur 8 critères mesurables, le magazine donne ainsi les bons et les mauvais points aux territoires pour flatter ou pointer du doigt la mauvaise performance environnementale selon les cas.

Le vendéen d’adoption que je suis a fait un peu la moue en voyant le classement médiocre de mon territoire : 23ème ! (alors que la Loire Atlantique voisine est première ! Grrr…). J’ai donc essayé de comprendre ce qui pêchait et au travers cet exemple d’évaluer l’outil d’évaluation. Un modeste crash-test.

 

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Transparence. Le site internet dédié au classement présente bien les sous-critères ayant permis la construction de ce classement d’initiative privé. L’effort de transparence sur les sous-critères permet de mieux comprendre l’agglomération des indicateurs ayant permis de construire le classement. La vraie limite est l’absence de mise en ligne des indicateurs de premier niveau permettant de composer les notes par sous-critères; ainsi que des résultats détaillés. Les sources sont citées mais non accessibles.

Les critères. Sont pris en compte : le nombre d’AGENDA 21 territoriaux, les engagements pour la TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, la santé de l’AGRICULTURE BIOLOGIQUE (surface, évolution), la protection de la BIODIVERSITÉ (sur des critères mesurables que je n’ai pas retrouvé), CONSOMMATION DURABLE (en intégrant que les circuits courts type AMAP et non les écolabels), la GESTION DES DECHETS (ratio par habitants mais aussi semble-t-il des éléments de pollution industriel ?), la QUALITE DE L’AIR (polluants de proximité), la QUALITE DE L’EAU (phyto, nitrates, eaux de baignade).

Ci-dessous sont repris 6 des 8 sous-critères retenus par LA VIE. Voyons les sujets qui handicapent ou favorisent les deux territoires que je connais le mieux :

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Un coup des indicateurs de moyens, un coup des indicateurs de résultats. Je ne trouve pas que les indicateurs de moyens soient les plus pertinents pour mesurer une performance. ça se discute.

Facteurs de pondération. La méthode de cotation (une moyenne des résultats obtenus sur les 8 critères détaillés plus loin avec un traitement particulier pour l’Ile de France) ne prévoit pas de pondération liée aux spécificités territoriales (territoire rural, urbain, riche, touristique…). C’est une première limite à la bonne compréhension de construction du classement. Un élément de réponse montre la prise en compte de cette limite dans « le question – réponse » du site :

Ainsi, nous avons déjà commencé à compenser nos chiffres par le nombre d’habitants de chaque département. Par exemple, lorsque nous rapportons le nombre d’Amap à la population de chaque département ou encore en rapportant les émissions industrielles polluantes et les surfaces cultivées en bio à la superficie de chaque département.

Autre postulat méthodologique : les 8 critères se valent. L’existence d’AGENDAS 21 au niveau des collectivités du territoire vaut autant que la qualité de l’air. La gestion des déchets autant que la Transition énergétique… Ce postulat est aussi selon moi discutable au regard des enjeux prioritaires auxquels nous sommes confrontés.

Plus globalement, je n’ai pas trouvé trace de description des modes de Gouvernance dans l’évolution de la méthode permettant de solliciter des tiers dans les choix méthodologiques. Pour permettre une plus grande crédibilité, un comité d’arbitrage pourrait être mis en place (ou existe déjà peut-être).

Les critères absents (selon moi). A mon humble avis les grands absents sont : PRODUCTION DURABLE (sur la base du nombre de pollutions accidentels, de procédures de mise en demeure ICPE, de certification ISO 14001, ISO 50001…), l’INNOVATION (projets type SMART GRID, partenariats de recherche collectivité / université / privé, habitats partagés, projets innovants…), DEPLACEMENTS DOUX (nombre de passagers TER, bus, place du vélo en villes…), au delà de la BIO la dépendance aux INTRANTS CHIMIQUES serait une donnée intéressante car concernant la masse des agriculteurs (donnée connue), la dépendance en EAU (au regard de la fragilité de la ressource locale), AUTONOMIE du territoire (énergétique notamment…).

Crash-Test. Regardons maintenant de plus près le cas vendéen comparé au voisin lauréat de l’année.

A défaut de connaitre les données chiffrées de pondération, j’ai fait la moyenne des 8 classements des deux départements Vendée et Loire-Atlantique. Pour voir… Surprise : à ce jeux, les deux départements sont presque à égalité !

Je ne trouve pas de cotation totalement déconnectée de « ma réalité perçue », même si je ne connais pas l’intimité des données prises en comptes. Je ne comprends cependant pas ce qui a été réellement différenciant entre les deux départements regardés pour l’exercice. Le choix des indicateurs et des critères de cotation est plus discutable selon moi (voir plus haut).

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Alors oui bien sur l’hebdomadaire LA VIE pourrait faire mieux en termes de choix de critères, de pondération, de gouvernance projet et de transparence… mais je suis conscient qu’aucune méthode d’évaluation compilant des données différentes peut aboutir à un résultat satisfaisant et irréprochable. Les travaux réalisés sur les nouveaux indicateurs de richesses en Pays de la Loire (lien) ou par la commission Stiglitz sont là pour en témoigner. Ce qui compte vraiment, c’est d’arriver à vulgariser des indicateurs autres que économiques pour aider à la prise de décisions. Encourager. Valoriser. En ça, le travail de LA VIE est salutaire.

J’ai relu le discours de Robert Kennedy (lien) suite à ce post. Discours qui se concluait par :

« En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue« 

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L’environnement en Pays de La Loire : BASEMIS et DROPEC

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 novembre 2016

Alors qu’à peine sortie d’une COP historique (la 21ème), nous rentrons dans la suivante; il semble malheureusement que les budgets environnementaux régionaux n’aient pas pris la mesure de l’enjeu des transitions que nos territoires doivent assurer : -4% en Pays de la Loire (-11% en Rhone-Alpes-Auvergne, -31% en Normandie, -33% en Ile-de-France…). Consolons nous en constatant qu’un budget important n’est pas représentatif d’une démarche de qualité :il y a qu’à voir le gâchis des 2,3 milliards de dollars « investis » dans les campagnes des deux candidats aux présidentielles US !

Les efforts hollywoodiens de Léonardo Di Caprio n’y font rien (lien)… nous avons eu du mal à passer des paroles aux engagements et avons encore du chemin pour passer des engagements aux actes.

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Ne soyons pas trop dur cependant. Il se passe quand même des choses dans notre belle région ligérienne. Ce jour même est signé entre l’ADEME et le Président du Conseil Régional un premier Contrat d’Objectifs pour une dynamique Régionale Déchets et Économie Circulaire.

En septembre de cette année la feuille de route énergétique était elle aussi présentée. On y parle toujours plus de technologie que de sobriété ou de comportement, mais on ne peut pas dire que le sujet soit ignoré. Le climato-scepticisme, de retour sur la scène nationale n’a pas contaminée les politiques locales.

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Si le sujet vous intéresse, je vous recommande vivement deux sites riches en informations.

1- Tout d’abord le DROPEC qui est une mine d’information sur l’énergie et le climat en Pays de la Loire

2- Le second site, BASEMIS, présente les évolutions de consommation et de production d’énergie, émissions de polluants et de gaz à effet de serre en Pays de la Loire (réalisé par Air Pays de la Loire).

Ci-dessous quelques infos à retenir :

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Le SAVOIR est en place. Reste pour l’essentiel le FAIRE maintenant…

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Lu : les Rendez-vous du futur par Joël de Rosnay (1991)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 août 2016

Je me suis livré à un exercice amusant cet été en fouillant la bibliothèque de mon père. J’y ai découvert un livre écrit par Joël de Rosnay en 1991, qui est une compilation de chroniques radio que réalisait l’auteur sur Europe 1 sur le thème : sur la base des récentes découvertes et travaux scientifiques, qu’est-ce qui nous attend dans le futur ? 9782863914496-fr-300

Le regard de l’homme de 2016 sur les prospectives des années 1990 est rempli d’une jouissive curiosité. Les jeux de prospective ne sont pas toujours faciles (lien) mais j’ai tellement d’admiration pour ceux qui ont su partiellement voir l’avenir (lien) : Jules Verne, Hergé, Franck Herbert…

La critique est sur certains points aisée à la lumière du réel et je m’excuse par avance de mon ton respectueusement moqueur. C’est si amusant d’observer le différentiel prospective / réalisation.

Contextualisons tout d’abord le moment de l’écriture de ces chroniques. En 1991, Internet comme nous le connaissons n’est pas encore en place, les « GSM » sont réservés à une élite, les ordinateurs (non connectés donc) sont énormes, le Minitel est une fierté française, le Compact Disc est juste né. Un autre temps. J’avais 15 ans et je découvrais Dire Straits.

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Quelques morceaux choisis :

Communication

Il convient de souligner en introduction l’absolue pertinence de l’auteur :

« Devant la pléthore informationnelle, la Babel des télécommunications et les risques d’ »infopollution », il est temps d’inventer une diététique de l’information ! »

  • Loupé ! L’auteur voit en Kodak un géant qui sait s’adapter aux évolutions en proposant le transfert de photos sur CD. Kodak fera faillite en refusant de voir le caractère incontournable du numérique.
  • Intéressant d’apprendre que les 12 de la CEE ont initié la mise en place d’un « système nerveux électronique » supranational (ENS) qui aurait du avoir les fonctions d’internet !
  • La domotique existait déjà (y compris le mot)  !

« on pourra ainsi téléphoner chez soi et taper un code pour déclencher la climatisation, le four ou le magnétoscope. »

  • L’arrivée du téléphone personnel mobile est perçu comme une révolution prochaine. Associer un numéro à un individu et non à un lieu, voici une vraie nouveauté pour 1990. Et là, c’est ce qui s’est passé ! Page 431, un petit bijou d’anticipation sur la possibilité de l’ordinateur-téléphone :

« Avec ce micro portable-ordinateur, il leur suffit de déplier l’antenne, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, et de composer le numéro de téléphone mettant leur portable en contact avec le gros ordinateur de bureau. Cette merveille d’intégration est commercialisée par la compagnie ICT de Dallas au prix de 7600 dollars. Il s’agit d’un vrai ordinateur portable équipé d’un écran électroluminescent et d’un disque dur de 40 Mo. L’inconvénient est son poids : près de 10 kg.« 

  • Le top de l’époque est l’ALPHAPAGE qui envoie des messages textes. Avec nos yeux de 2016, la phrase ci-dessous est quelque peu désuète :

« si vous recevez un télex urgent (ou que vous soyez), votre Alphapage émet un bip, dans votre poche, et annonce sur l’écran « Message urgent, consultez votre Minitel »« 

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Transport

  • Bingo : arrivée imminente des Air-bag, du GPS, de l’avion solaire (que depuis cette année il est vrai !), la voiture hybride…
  • On attend toujours : la voiture solaire Kyocera n’a, à ma connaissance, pas vu le jour. Celle à hydrogène se fait attendre.

Environnement / technique

L’engagement et la conscience environnementale sont déjà présents. Tellement bien vu et tellement décevant 25 ans après :

« Dans ce contexte, la planète n’apparait plus comme un « vaisseau spatial » habité par des terriens qui en exploitent les ressources pour survivre croitre et se développer, mais comme un gigantesque organisme vivant dont les organes, les réseaux de communication, les mémoires, les systèmes de traitement et de recyclage sont en étroite harmonie les uns avec les autres. [...] Cette exigence conduit à passer du statut d’EGO-CITOYEN à celui d’ECO-CITOYEN [...]« 

  • Bien vu : conscience de la nécessité d’agir sur la protection des ressources halieutiques, des abeilles, sur le recyclage des déchets, la pollution visuelle due à l’éclairage. Les dégraissants sans solvant qui ont bien vu le jour.
  • En 1990, 30000 T d’huile de vidange automobile, n’étaient pas collectées et partaient dans les eaux pluviales ! On a progressé.
  • Les effets du réchauffement climatique sont connus et abordés (niveaux des eaux…). Les solutions proposées concernent plutôt l’adaptation que le travail sur les causes… voir la géo-ingénierie avec la libération de SO2 pour faciliter la libération de nuages !
  • Perdu : jamais entendu parlé de la ruche automatique, de l’oxydation humide des déchets, du robot nettoyeur de station de métro, remplisseur de réservoir de voiture…
  • Bof : les biocarburants sont présentés comme un « diesel vert ». On sait aujourd’hui que le bilan environnemental n’est pas si glorieux.

Je n’ai pas lu les pages SANTÉ et MATÉRIAUX mais je le ferai surement pour le plaisir de retourner dans la perception du futur des années 1990.

Ce que je retiens de cette lecture est notamment la conscience des enjeux environnementaux et la croyance en la technologie pour nous faire progresser. L’innovation sociétale, organisationnelle, économique ou l’évolution des modèles économiques n’ont pas été identifiés comme des points de « rendez-vous du futur ». Si je devais écrire ce livre en 2016, c’est pourtant bien sur ces axes que je m’exprimerais le plus.

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« LoVElo » ou l’innovation à portée de pédales

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 1 juillet 2016

Invité à chroniquer pour la première fois dans l’EXcellente émission « l’Ecolo-Buissonière » sur Euradio Nantes, je me suis pris au jeu et j’ai surtout découvert le monde nantais des « boites à vélos » (LIEN pour écouter l’émission, ma chronique en seconde partie d’émission).

Avant de parler des belles expériences nantaises que j’ai pu découvrir lors de l’émission, quelques petits points « d’actualité » pour contextualiser :

1817 – 2017 : N’oubliez pas de noter dans votre agenda, le bicentenaire de la naissance du vélo (« M.A.C. » en fait, mais drais_laufmaschineécoutez la chronique pour en savoir plus… #teasing). Merci donc au Baron Karl Von Sauerbronn, inventeur visionnaire, tellement bien mis en valeur sur l’image ci-contre.

Le vélo dans le monde, c’est 1.5 à 2 milliards d’unités en service !

le vélo, c’est bon pour la santé (et donc pour les finances publiques). Selon une étude du Commissariat général au développement durable (LIEN), les politiques publiques ont dopé l’usage du vélo en ville, en hausse de 21% entre 2000 et 2010. Et c’est bon pour la santé ! La dimension sanitaire de la politique publique de développement du vélo est valorisée à plus d’un milliard d’euros selon le CGDD. (source : le Courrier des Maires).

le vélo en Pays-de-la-Loire, c’est à Nantes ! (70% des voyages régionaux). Source : DREAL mars 2016 : LIEN.

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Introduction faite, il se trouve donc que le vélo est aussi un formidable support d’innovation, notamment sur le dynamique territoire nantais. Voici les initiatives découvertes à l’occasion de cette émission :

  • LES BOITES A VÉLO : « Le collectif d’entrepreneurs nantais qui pédalent« . Ce regroupement des entrepreneurs nantais « à vélo » serait unique en Europe. C’est un espace de partage, d’entre-aide, de cohésion.

 

  • LA TRICYCLERIE : « collecteur des déchets organiques » des restaurateurs et professionnels du centre-ville en vélo-remorque ! Beau projet en recherche de financement actuellement. Une bonne raison pour Crowdfunder ! LIEN

 

  • ZE PLOMBIER : comme son nom l’indique… mais à vélo !

 

  • VELOCAMPUS : l’association qui propose aux étudiants nantais des prêts longue durée de vélos, de la réparation, de l’entraide.

Ces entrepreneurs innovent, prennent des risques, et proposent des services de proximité présentant les externalités environnementales et sociales les plus optimisées. Ils méritent qu’on les suivent !

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La consommation change… peut-être ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 juillet 2015

Les jours où je suis de bonne humeur (genre à la veille des congés), je me dis que le monde change dans le bon sens. Un petit post optimiste donc.

En introduction de ma bafouille : Lino Ventura dans ce cours extrait vidéo nous explique que « la société de consommation, c’est foutu!« (lien). Ceci tendrait à prouver que si changement il y a, il se met en place sur un temps long, quelques décennies s’étant déjà écoulées entre ce film et 2015. Capture

Nous posséderions aujourd’hui 15 fois plus d’objets que nos grand-parents ! Les impasses environnementales et sociales qui en découlent sont de plus en plus partagées et pour y répondre de nouveaux modes de consommation apparaissent. L’enjeu des différentes économies émergentes (fonctionnalité, partage, circulaire) est notamment de penser USAGE plutôt que PROPRIÉTÉ, comme expliqué simplement dans cette vidéo de l’ADEME (lien).

Plus concrètement, fleurissent sur internet des offres de services inimaginables il y a encore quelques mois : Les Échos.fr présentaient il y a peu l’apparition d’une entreprise proposant un système de location de Smartphone (lien), la société BOULANGER a développé une plateforme de location de matériel Hi-fi vidéo image (Lokeo – lien). Il est maintenant possible de consommer l’usage de sa télévision sans en être propriétaire.

Au delà de la location, des modèles proposant de véritables économies de la fonctionnalité trouvent progressivement leur place (incluant bien d’autres services que l’usage locatif – cf lien). L’exemple de Clarlight est à ce titre intéressant (lien).

La question est maintenant de savoir si tout cela est vraiment bon pour notre système Terre qui a bien besoin d’une perspective positive pour répondre à tous ses maux.

On peut considérer qu’il ne s’agit là que d’une modalité supplémentaire d’attirer le chaland et de faire consommer encore plus des personnes qui n’auraient pas eu les moyens d’acheter ! Ce qui au final ne résout rien aux enjeux quantitatifs (épuisement des matières, augmentation des déchets…), voir, dans le pire des cas, les amplifie.

On peut aussi voir les choses de la manière suivante :

1- en changeant les mentalités des consommateurs que nous sommes et en orientant nos habitudes vers l’ »usage » plutôt que « l’avoir », notre appétence à la possession va diminuer. Notre relation aux choses iraient diminuant et notre « plaisir » se trouverait à terme ailleurs que dans l’acte d’achat. Qu’est ce qu’une bonne affaire au bout du compte ?

2- effet indirect au système, les entreprises doivent sortir du « prix le plus bas » pour augmenter la durée de vie de leurs produits car restant propriétaire de ces derniers, ce sera trop couteux de renouveler / réparer… Les produits doivent ici obligatoirement être qualitatifs. On fait alors de la croissance « positive » car, créer de la valeur n’est alors plus systématiquement associé à l’augmentation quantitative de biens vendus, la marge se fait sur les services. On optimise le ratio valeur économique / dommages environnementaux. C’est bon pour la planète et on rêve de réconcilier « croissants » et « décroissants ».

 

La phrase d’Épictète « Heureux celui qui ne pleure pas sur ce qu’il n’a pas, mais se rejouit de ce qu’il a » peut éventuellement être « updatée » en « Heureux celui qui ne pleure pas sur ce qu’il n’a pas, mais se réjouit de ce dont il a l’usage« 

PS : laissez moi rêver

 

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Lu : Le scénario Zéro Waste [Zéro Déchet, Zéro Gaspillage]

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 mars 2015

La semaine dernière, j’animais en tant que parent d’élève, un atelier « déchet » auprès d’enfants de classe maternelle dans mon village (organisé par TRIVALIS, le syndicat vendéen de gestion de déchets) et j’ai été positivement surpris de la culture des enfants et de leur réceptivité sur le sujet. Ce petit évènement de mon quotidien plus la naissance d’un mouvement nantais « Zéro déchets » que je suis par les réseaux sociaux (lien) m’ont donné envie de creuser un peu la mouvance « Zéro déchet » et j’ai acheté, un peu au hasard, ce petit livre.

Après avoir adoré le scénario Négawatt (lien) et en avoir lu bien d’autres proposant des voies nouvelles à explorer (Économistes attérés, Le Plan B de Lester Brown ou plus récemment Faim Zéro de Bruno Parmentier…), j’ai donc découvert dans le petit recueil « Zéro Waste »  (vendu 8 €, ce qui n’est pas du vol), la promesse d’un monde plus « circulaire » que « linéaire ».Capture

Commençons par les messages de ce livre que je partage sans réserve :

  • agir localement,
  • inciter à la réparation,
  • bannir le plus possible le jetable,
  • légiférer pour lutter contre l’obsolescence des produits manufacturés,
  • valoriser l’économie de la réparation,
  • développer la culture de l’usage plutôt que de la possession (sujet qui me tient à cœur : lien),
  • organiser le compostage partout,
  • inciter fiscalement au tri…

Les retours d’expérience de quelques collectivités italiennes ou américaines – proposés dans ce livre – devraient permettre à nos territoires de définir un « plan ». Reste à voir qui représentent vraiment ces territoires (élus ? citoyens s’auto-saisissant du sujet ? probablement un peu des deux).

Bon vous me voyez venir, j’ai aussi quelques réserves à émettre suite à cette lecture :

  • La somme des plus belles initiatives ne fait, selon moi, pourtant pas « un scénario »…J’attendais une vision globale, avec des priorités, avec une évaluation des effets induits (histoire de ne pas dépenser trop d’énergie sur ce qui rapporte peu de résultats…). Chiffrer quoi… Et ça, je ne l’ai pas vraiment trouvé.
  • Ma légère déception suite à cette lecture, vient aussi du fait que les auteurs ont parfois une vision très mono-critère « déchets » et ne s’attachent pas suffisamment à envisager les choses sous un angle global. Quel sens y a t-il à promouvoir des solutions diminuant les déchets mais augmentant significativement la consommation d’eau / production d’eaux usées ou les émissions de GES ?
  • J’ai enfin trouvé la description de ce que sont sensés être les unités industrielles de traitement de déchets (incinérateurs, centres d’enfouissement) peu objective. Bien sur, les notions de risques et de pollutions sont réelles; mais de là à postuler que ces unités sont dénuées de toute utilité, ça m’a fait penser à un commentaire de Gaëlle Giraud (conférence ATEE du début de l’année) qui expliquait que la « cause » climatique avait beaucoup souffert des raccourcis simplistes des années 70/80. En disant qu’il n’y aura plus de pétrole dans 50 ans et en faisant le constat qu’il en reste 50 ans après, les « conservateurs » de tout poils tiennent un argument de choc! Nous n’avons aucun intérêt à gommer la complexité des choses et, pour en revenir aux déchets, nous avons évidemment besoin de groupes industriels, ne serait-ce que pour investir dans des unités de valorisation de la matière (quelque soit les efforts fait pour ne pas gaspiller, ne plus produire de déchet en amont). Ne pas dire ça, c’est dessiner un scénario irréaliste. Tout ne se passera pas demain dans les recycleries de quartier.

Pas beaucoup de place à la complexité ici…

 

Pour terminer sur le sujet, sachez que Béa Johnson, une aventurière du « 0 déchet à la maison » (lien vers son blog), tiendra conférence à Nantes le 1er avril à 19h.

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Référence : Guide sur l’Ecologie Industrielle et Territoriale

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 15 février 2015

Voici un nouveau document de « RéférenceS » et de qualité produit par le Commissariat Général au Développement Durable (lien). Il cause d’Écologie Industrielle et il est très complet… (trop complet ?).Capture

C’est un investissement temps de parcourir les 212 pages de ce document à une époque où nous sommes assaillis de publications de toute part (je sors juste de la lecture du rapport du député Potier sur l’état de notre agriculture qui est tout aussi long et tout aussi intéressant même si le constat n’est pas glorieux – lien). 

Je pense que ce travail aurait mérité une certaine épuration de contenus. Ceci dit, on ne peut pas se plaindre de la compilation de définitions, de méthodes, de retours d’expériences, d’argumentaires (…), surtout lorsque l’on est confronté à une volonté d’expérimentation sur son territoire.

Attention, ici, pas de dangereuse confusion : EI désigne « Écologie Industrielle » et non « État Islamique ». On est bien d’accord que cette phrase n’aurait alors aucun sens : « L’EI peut pEIT1orter sur une filière, une entreprise, un établissement industriel, une zone industrielle, un territoire, une région, une matière… etc. ”

Blague à part, pour définir le sujet, il est bon de compléter a notion « d’Écologie Industrielle » avec celle de « Territoire » car le fond d’une telle démarche est bien celui-ci :

« Quantification des flux de ressources (matière, eau, énergie) et optimisation de leur utilisation dans le cadre d’actions coopératives territorialisées et innovantes ».

L’intérêt d’une écologie territoriale repose sur le fait que le territoire apparaît aujourd’hui clairement comme la bonne échelle de réflexion écosystémique entre milieux et sociétés humaines. L’objectif d’une telle démarche créer des « synergies et des mutualisations » entre les différentes activités humaines pour augmenter notre efficacité dans la consommation de matières non renouvelables.

Pour ce faire les auteurs recommandent vivement de raccorder les Agendas 21 et les projets EIT pour donner du sens à ce type de projets. La première difficulté étant l’identification d’un animateur / coordinateur / initiateur, les Agendas 21 ou les Plans Climat ont donc l’intérêt de l’existence et de la transversalité.

Une telle démarche s’étale sur 5 à 10 années et débute le plus souvent par un « Diagnostic du métabolisme du Territoire ».

Parmi les écueils identifiés , il convient de ne pas limiter le champ de l’EIT à la question des DÉCHETS. Élargir les thèmes, penser ressources, transversalité.

Un gros intérêt de ce « guide » est de proposer des méthodes de travail, notamment sous la forme de « Fiches actions » opérationnelles. Les retours d’expériences et témoignages sont riches d’enseignements et on dispose même dans ce guide des coordonnées des acteurs pour éventuellement les solliciter (ce que je risque de faire pour Carbon’at…).

Bon doc.

Capture

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Vocabulaire des nouveaux modèles économiques

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 6 juillet 2014

Lors de la dernière AG de l’Association Carbon’at (lien vers le CR et les documents joints) qui s’est déroulée le 2 juillet dernier dans les locaux de l’entreprise REMY COINTREAU, il est apparu que la multitude de nouveaux concepts gravitant autour des nouveaux modèles économiques nécessitait une petite mise à niveau. C’est l’objet de ce post. Sachants, passez votre chemin !

  • Économie Circulaire [source : Fiche technique ADEME, Alain Geldron] : selon l’Ademe, elle peut se définir comme un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (bien ou services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement. L’économie circulaire doit viser globalement à diminuer drastiquement le gaspillage des ressources afin de découpler la consommation des ressources de la croissance du PIB tout en assurant la réduction des impacts environnementaux et l’augmentation du bien être. Il s’agit de faire plus et mieux avec moins.

Pour avoir participé le 17 juin dernier aux premières Assises de l’Économie Circulaire (lien) , je constate que cette dernière est encore beaucoup orientée « gestion des déchets » – d’ailleurs quand dans le projet de Loi Transition Énergétique on parle « économie circulaire », les objectifs ne sont relatifs qu’aux déchets. Paradoxalement, l’économie circulaire a aussi été présentée de manière très ambitieuse en y intégrant l’économie de fonctionnalité notamment…

  • Économie de fonctionnalité [source : site du Club de l’économie de la fonctionnalité] L’économie de fonctionnalité consiste à produire une solution intégrée de biens et de services, basée sur la vente d’une performance d’usage, permettant de prendre en charge des externalités environnementales et sociales. Elle s’appuie sur deux leviers : la mobilisation de ressources immatérielles (confiance, compétence, pertinence d’organisation) et les dynamiques de coopération (en interne, avec les clients et les partenaires). La solution proposée s’inscrit dans une sphère fonctionnelle (mobilité, santé, habiter, etc.) regroupant des acteurs issus de différents secteurs d’activité, et contribue à progresser dans une logique de développement durable.
  • Économie collaborative [source : page Wikipedia modifiée par mes soins – entre parenthèses Wikipédia est un excellent exemple d’économie collaborative !] : l’économie collaborative vise à produire de la valeur en commun en reposant sur de nouvelles formes d’organisation du travail. Elle s’appuie sur une organisation plus horizontale que verticale, la mutualisation des biens, des espaces et des outils (l’usage plutôt que la possession), l’organisation des citoyens en « réseau » ou en communautés et généralement l’intermédiation par des plateformes internet. L’économie collaborative est entendue dans un sens large, qui inclut la consommation collaborative (AMAP, couchsurfing, covoiturage etc.) mais également les modes de vie collaboratifs (coworking, colocation, habitat collectif), la finance collaborative (crowdfunding, prêt d’argent de pair à pair, monnaies alternatives), la production contributive (fabrication numérique, DIY, Fablabs, imprimantes 3D, maker spaces) et la culture libre.

 

Autres tendances du moment :

  • Biomimétisme [source : un bel article de Novethic sur le sujet avec pleins d’exemples : lien]: Cette approche, basée sur une innovation qui s’inspire de la nature et des êtres vivants, propose une nouvelle voie en matière d’innovation. De grands groupes industriels, comme les pouvoirs publics, se sont déjà emparés du concept.
  • Capital immatériel : C’est la richesse de l’entreprise que l’on ne voit pas au bilan. Généralement, elle représente les 2/3 de la valeur globale de l’entreprise. Sans hommes, brevets, marques, système de management (…), pas de valeur créée. Et pourtant ce capital n’est que rarement mesuré. A l’échelle macro, rappelons nous ce que disait Robert Kennedy sur le PIB (lien).

« En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue »

  • Écologie industrielle [source : ministère du DD et particulièrement une note « Le Point sur » du Commissariat Général au Développement Durable sur le sujet]: L’écologie industrielle et territoriale (EIT) recouvre les démarches collectives volontaires menées sur un territoire en vue d’économiser les ressources ou d’en améliorer la productivité. En visant à la fois le développement économique et un meilleur usage des matières ou de l’énergie, l’EIT répond aux enjeux de la transition écologique. Dans un contexte de pression croissante sur les ressources et de hausse de leur coût, l’EIT constitue ainsi un levier important de compétitivité et de réindustrialisation en privilégiant l’ancrage des activités et de l’emploi dans les territoires.

 

Libre à chacun de compléter ce modeste panorama dans les commentaires.

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La marche : une école des principes écologiques

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 juin 2014

6 jours de randonnées dans les Pyrénées ont fini de me convaincre de la pédagogie permanente (et gratuite) de la pratique de ce sport au regard des enjeux environnementaux et sociétaux, objets de mes préoccupations. Tout en étant l’acte le plus simple que notre condition humaine nous offre (à la plupart d’entre nous en tout cas), la marche intensive m’apparait enthousiasmante et illustrative de quelques notions applicables dans d’autres contextes.

  • Tout d’abord, dans les randonnées en autonomie, le premier enjeu est de gérer le poids de son sac. C’est un détail, mis quand on porte ses petits objets, on fait le tri de l’essentiel ! Sobriété (on n’emmène pas le superflus) et innovation au service de la performance (les duvets sont par exemple aujourd’hui d’une légèreté étonnante !)Capture2
  • Randonner, c’est aussi penser en permanence « efficacité énergétique ». Chaque geste doit être économisé pour préserver le capital énergétique qui doit permettre de passer le prochain col. Pas de dépenses inutiles d’énergie, l’enjeu et de trouver son rythme.
  • Idem avec l’eau. Elle est indispensable. Mal évaluer son besoin en eau est très vite stressant et pénalisant physiquement.
  • Autre point très instructif : dans les refuges, le randonneur repart avec ses déchets dans son sac. C’est un moyen très incitatif de limiter leur production. On voit, on porte ses déchets (on ne les cache pas un grand récipient loin des yeux, ce qui tend à nier leur existence).
  • Dans les refuges encore, il n’y a pas de télé. On parle à nos voisins. On mange à la même table (on dort même dans la même pièce!). Du coup, on a plus d’activité sociale dans cet endroit reculé de la vie urbaine qu’ailleurs. De toute façon l’envie de dormir est souvent plus forte que de regarder un épisode des Experts !
  • Les moments de randonnées sont aussi des grands instants d’ouverture au monde qui nous entoure. Pas de téléphone portable, pas de sollicitation commerciale. Que du temps à marcher et regarder où poser le pied et chercher du regard les isards, marmottes, les points de vue… Accepter le silence comme un bienfait, pas un comme un vide à combler. En dehors de ces moments, nous prenons rarement le temps d’observer la beauté et la fragilité de notre biosphère.
  •  Enfin, notre relation au temps change. 6 heures à marcher. Pas de rendez-vous. Une dégustation des bons moments comme on déguste un bon vin. Être efficace en prenant son temps. Comme le dit Pierre Rabhi : ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous. C’est peut-être finalement ça la sobriété heureuse. Peu de choses qui donnent un maximum de plaisir (il faisait beau, c’est vrai que sous la pluie j’aurai peut-être écrit un post sur les bienfaits du gore-tex !).

 Bon allez, je reviens dans le monde des connectés…

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