Que penser du compteur Linky ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 mars 2016

Il se passe un truc actuellement concernant le déploiement du compteur « intelligent » Linky : les communes reçoivent des injonctions à s’opposer à leur déploiement (certaines refusent leur mise en place : lien), celles qui s’y opposent disent recevoir des pressions, des associations « anti » font un important travail de présence sur le net et les réseaux sociaux…

Bref, la tendance du moment étant, reconnaissons le, à l’opposition systématique aux décisions de l’État centralisateur, j’ai eu envie de me faire une opinion par moi même, que j’ai décidé de partager ici. Il ne s’agit pas d’une vérité absolue, mais seulement d’un point personnel et pragmatique sur un sujet un peu technique. Je cite certaines de mes sources dans le texte, d’autres points viennent d’échanges avec des acteurs en qui j’ai confiance. Faites vous même vos recherches pour vous faire un avis le cas échéant.

Contexte : d’où vient ce truc ?

Une directive européenne de 2009 impose la mise en place de ce type nouveau de compteur. En France, c’est la loi de transition énergétique pour la croissance verte votée en août 2015 qui précise les conditions du déploiement en France. Le déploiement sera réalisé de 2015 à 2021 à hauteur de 4 à 8 millions de compteurs par an. 35 millions au total ! Il s’agit d’un projet industriel de grande ampleur.

Il est donc impropre de dire que ERDF « souhaite » mettre en place ces compteurs (lu dans la presse). Il s’agit du déploiement d’une disposition réglementaire dont ERDF a la charge.

Contexte : c’est quoi l’intérêt recherché ?

Je comprends qu’il se situe, d’un point de vue théorique, sur plusieurs plans :

  1. Organisationnel / serviciel pour ERDF qui aura plus facilement accès aux informations concernant notre point de connexion. Les délais d’intervention seraient divisés par 5.
  2. Services supplémentaires pour l’usager qui aura accès à des informations personnalisées sur sa consommation. L’idée étant de générer de l’économie par la connaissance (effet « suivi des consommations de carburant » dans les indicateurs du tableau de bord, on vous félicite quand vous anticipez les freinages…). Il est vrai que la première chose que l’on fait en entreprise pour générer une amélioration, c’est de mettre en place des outils de mesure. On parie ici sur le fait que l’usager sera intéressé au sujet.Capture
  3. A l’échelle du territoire, c’est un maillon des outils permettant d’envisager une gestion intelligente des consommations / productions d’électricité (notamment dispositifs diffus de production d’énergie renouvelable). C’est un maillon nécessaire à la généralisation de projets pilotes comme le SMART GRID VENDEE (lien) dont nous sommes si fiers sur notre territoire. La petite vidéo ci-contre de l’excellente émission Futuremag est éclairante sur le sujet.

Quel coût pour le particulier… pour la collectivité ?

La pose est entièrement gratuite, aucun paiement ne sera demandé aux particuliers lors de l’installation. Les anciens compteurs récupérés seront recyclés par des entreprises locales.

Un autre débat fait rage sur les coûts de mise en place et les gains attendus pour la collectivité. Allemagne et Belgique auraient choisi de ne pas déployer ce type de dispositif faute de pertinence en terme de rentabilité. Je n’ai pas vraiment d’avis sur le sujet. S’agit-il d’une dépense publique excessive ? Peut-être… mais je n’ai toujours pas digéré personnellement l’abandon des portiques Eco-taxes et je n’ai pas vu beaucoup d’associations se soulever pour exiger leur mise en place au titre des fonds publics déjà engagés…

De plus, le coup est parti avec plusieurs milliers de foyers déjà desservis. Ce n’est pas un point de blocage pour moi.

Quel risque sur la confidentialité des données collectées ?

Donc une « bébête connectée » va connaitre une partie de ce qui nous caractérise (nos usages électriques). Les données seront cryptées mais est-ce suffisant ? Quelle est la confidentialité de ces données ? Ne rentre-t-on pas dans le scénario 1984 d’Orwel avec un Big Brother qui prend pied insidieusement chez nous ?

Concrètement, à part savoir (en cas de piratage ou de mauvaise usage) si et quand nous sommes chez nous, le type d’information rendues accessibles me semble carrément sans intérêt et sans commune mesure avec ce que nombre de personnes choisissent volontairement de mettre en ligne sur FaceBook ou moins volontairement via les application de leurs smartphones.

Je n’ai surement pas compris le risque …

Quel risque sanitaire ?

C’est le sujet le plus fréquemment mis en avant. Le compteur génèrerait des ondes électromagnétiques dangereuses. En effet, la communication des données étant réalisées par « ondes », on retrouve les débats sur la nocivité des ondes électromagnétiques des téléphones portables, des bornes wifi… La question qu’il faut se poser, est celle des ordres de grandeurs.

Il ne faut pas ignorer qu’il existe des personnes ultra-sensibles aux ondes électromagnétiques, mais j’ai quand même envie de savoir, dans le cas non pathologique, dans quelle proportion Linky impacte l’environnement dans lequel nous vivons, c’est à dire en intégrant toutes les émissions d’ondes existantes.

Tout ce que j’ai trouvé m’est apparu rassurant pour l’usager connecté que je suis (et que sont la plupart d’entre nous). Le Linky a tellement peu d’information à transmettre qu’une seconde de dialogue par jour avec le concentrateur suffit. Ceci avec de la basse fréquence et des signaux à peine supérieur au bruit de fond.

Reste que les personnes ultra-sensibles devraient pouvoir bénéficier d’un traitement particulier.

lien vers l’article de Que Choisir – janvier 2016

Risque incendie et responsabilité ?

Franchement, c’est le sujet que je n’avais pas vu venir. Sur les milliers de compteurs Linky posés, très peu de problèmes d’incendie ont été notifiés (moins d’une dizaine) dont les causes ne semblent pas être l’usage mais un défaut dans la pose. Le soucis n’est pas l’augmentation du risque incendie mais plutôt la répartitions de responsabilités engagées en cas de dommage.

En effet, la formulation des conditions générales de ventes de Linky (EDF => ERDF) sont alambiquées et laissent penser que c’est la collectivité qui serait responsable des dommages en tant que propriétaire du dispositif. Les assurances ne couvriraient pas ce point.

De ce que j’ai lu, le concessionnaire (ERDF) reste responsable des problèmes éventuels en phase d’exploitation, et les syndicats territoriaux de gestion de l’électricité (AODE) des problèmes survenant à l’installation. Les collectivités doivent engager un échange avec leur AODE pour se rassurer sur ce point.

Conclusions

Risque sanitaire minime, risque incendie invariable par rapport aux dispositions en place, risque de vol de données personnelles peu préjudiciables VERSUS un potentiel de contribution (couteux il est vrai) à la transition énergétique; je ne vois pas pourquoi faire un combat de la non installation des compteurs Linky.

Indignons nous pour des trucs qui le méritent. Ils ne manquent pas en ce moment…

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Faire de l’exercice physique pour mieux vivre son quotidien professionnel

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 mars 2016

Le hasard des rencontres m’a mis en relation avec Didier Romain (Lien), un coach sportif, intervenant en entreprises pour croiser les expériences des mondes sportifs et professionnels. Nos échanges ont essentiellement tourné autour de l’activité physique en entreprise qui serait un outil efficace de bien-être au travail.

L’entreprise peut-elle s’appuyer sur l’activité physique pour améliorer les conditions de travail de ses salariés ?

qvt

Les perspectives sont attractives : contribution à la bonne santé individuelle, amélioration du bien-être au travail, baisse de l’absentéisme et du présentéisme. Présentéisme qui couterait plus cher aux entreprises que l’absentéisme (lien)!

Au delà de ces séduisants arguments, cette approche répond à un besoin actuel très fort, celui de remettre l’Homme au cœur des préoccupations de l’entreprise.

Développer la pratique d’activités physiques, faire du sport un choix, placé sous le signe de l’adhésion, peut constituer un projet d’entreprise fédérateur. Parce que le sport apprend l’esprit d’équipe, l’échange, le partage, la réussite, l’objectif en commun mais aussi l’accomplissement individuel, il peut contribuer à donner du sens au travail et responsabiliser les salariés.

Le projet n’est pas forcement « sportif », animer de l’activité physique accessible à tous, est surement le plus simple à envisager.

Capture

Concrètement, l’entrée pour une entreprise peut être celle de l’échauffement du matin (lien), pratique évidente dans beaucoup d’entreprises japonaises, mais aussi des approches plus « fun » comme la mise en place d’une opération « bicyclette solidaire » : des vélos de fitness sont installés à tous les étages, 1km effectué = 1€ reversé à une association. Chacun se bouge un peu autour d’un challenge interne, pour une bonne cause, pour soi et pour les collaborateurs et pour l’entreprise.

La force du groupe, le jeu, redonnent le sourire et crée une dynamique. On y gagne donc en motivation.

Bref, voici un nouveau champs des possibles à explorer pour ne plus isoler la santé du corps et celle de l’esprit.

Pour ceux qui le peuvent, un évènement « sport et entreprises » est planifié à Paris les 14 et 15 septembre : lien site PEP’SPORT. Didier, qui m’a aidé à rédiger ce post, y animera une table ronde.

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Mon commentaire sur le Projet de décret relatif à la publicité extérieure

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 janvier 2016

Voici le court texte envoyé à l’adresse suivante : qv2.qv.dhup.dgaln@developpement-durable.gouv.fr pour contribuer au processus démocratique de consultation sur un texte que je trouve… « perfectible » :

Bonjour,

 

Ce court commentaire concerne le « Projet de décret relatif à la publicité extérieure, aux enseignes et pré-enseignes » mis en consultation jusqu’au 9 février 2016 (lien). Les mises en consultation contribuent à une forme de démocratie participative qu’il revient à tout personne intéressée d’utiliser. 

 

Avant de commenter, en quelques phrases les articles du projet de décret, je me permets une contextualisation du sujet.

 

Considérant (lien) le décret d’application de la loi Grenelle II publié le 31 janvier 2012, comprenant un ensemble de disposition de nature à :

  • supprimer le gaspillage énergétique et maîtriser la demande en électricité ;
  • réduire les nuisances lumineuses ;
  • améliorer la qualité du cadre de vie en diminuant l’impact paysager.
  • Les enjeux énergétiques associés aux extinctions sont significatifs. En effet, le parc d’enseignes lumineuses représente une puissance installée d’environ 750 MW soit plus de la moitié d’une tranche nucléaire récente à pleine charge. Les économies d’énergie attendues s’élèvent à environ 800 GWh annuels pour les enseignes et plus de 200 GWh pour les publicités, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle (hors chauffage et eau chaude) de plus de 370 000 ménages.
  • Combinées, ces deux dispositions permettront d’éviter le rejet chaque année de plus de 120 000 tonnes de CO2.
  • De plus, l’extinction génère des économies d’une part en réduisant la dépense d’électricité, d’autre part en augmentant la durée de vie des sources lumineuses et en réduisant les frais de maintenance.

 

Considérant que la consommation électrique moyenne d’un panneau publicitaire lumineux en fonctionnement permanent approche la consommation moyenne d’un ménage (hors chauffage) : autour de 3500 kWh / an

Considérant la Loi de transition énergétique (lien) en son article L102 « l’Etat […] veille en particulier à maitriser la demande d’énergie et favoriser l’efficacité et la sobriété énergétiques […]. »

Considérant que notre pays est au premier rang mondial pour la proportion des dépenses publicitaires liées à l’affichage (environ 12 %, soit 2,5 milliards d’euros) et que cette publicité est imposée à tous contrairement aux autres médias (télévision, internet…) – (lien)

Considérant que l’impact de la publicité a pour finalité : « Les consommateurs achètent les produits démarchés par la publicité alors qu’ils n’en ont pas forcément besoin. La publicité détient ainsi l’art d’acheter les consommateurs » (lien)

Considérant la baisse des financements publics des collectivités, qui inéluctablement encourage les élus à trouver d’autres sources de financement, yc par le biais de la publicité,

Considérant, plus subjectivement, l’impact visuel désastreux des publicités sur nos villes,

Considérant enfin les récents engagements internationaux et plus particulièrement français pris lors de la Cop21, visant à des objectifs de diminution des émissions de gaz à effet serre, étroitement associé à la sobriété de consommation énergétique.

Il me semble que les articles 2 et 5 notamment du projet mis en consultation encouragent la généralisation de dispositifs publicitaires (notamment lorsqu’ils sont consommateurs d’électricité) incohérents avec les engagements gouvernementaux récents et surtout contradictoires avec l’intérêt général.

Les encouragements à la croissance ne doivent pas être envisagés distinctement des sujets de transition.

Si cette possibilité de « ressource » financière offerte aux collectivités apparait malgré tout essentiel au législateur, je propose que les Kwh consommés à ces fins « inutiles » soient lourdement sur-taxés pour alimenter un fond de financement de la lutte contre la précarité énergétique.

 

Je vous remercie par avance de la prise en compte de ce point de vu citoyen.

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Lu : OSONS, plaidoyer d’un homme libre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 6 janvier 2016

C’est avec beaucoup de retard que j’ai enfin lu le manifeste pré-COP21 de Nicolas Hulot OSONS.

thCommenter la lecture de ce très court et dense petit livre, c’est forcement parler de Nicolas Hulot, personnage public hybride acteur du monde politique, diplomatique, associatif, médiatique…

Je commencerai par le livre. 12 propositions d’évolutions sociétales sont abordées dans le cœur de ce livre (voir ci-dessous). Honnêtement, il n’y a rien à jeter. J’ai ici-même abordé à plusieurs reprises nombreuses de ces thématiques et je partage leur bon sens. Je suis moi aussi désappointé par l’aberrant conservatisme de nos politiques sur ces sujets

th Pour faire simple, la lecture de ce recueil ne vous apprendra rien si vous êtes déjà un « curieux » et je ne suis pas sur qu’il puisse convaincre les plus conservateurs d’entre nous, l’argumentation étant contrainte par l’effort d’extrême synthèse.

Basculons donc sur l’homme, auteur de ce livre, au moment où il met fin à sa mission d’envoyé spécial pour la protection de la planète. Je n’ai pas pu m’empêcher de voir dans ce livre une proposition de vision collective…. un programme… politique, au sens le plus noble du terme. Bien-sur, les 12 axes dépassent l’autorité d’un gouvernement national, mais à un moment où le personnel politique est décrédibilisé, un tel personnage issu de la société civile, sincèrement engagé depuis plusieurs décennies, peut-il un jour utiliser un mandat d’élu pour essayer de mettre en pratique ses idées ?

Nicolas Hulot a fréquenté les « grands » (Chirac, Sarkozy, Hollande) et leur a même écris pas mal de discours ! Cette proximité rend « l’homme libre » non crédible pour certains; pour d’autres l’image d’homme de télé est indélébile et rédhibitoire; les plus conservateurs ne voient lui qu’un porte-parole de « bobos » et de nombreux écologistes ne voient en lui qu’un « impure ».

A défaut d’être providentiel, il m’apparait être l’écologiste le plus crédible du panorama français. Il sait parler et être entendu par les politiques et par les citoyens sans exclure les entreprises de ses réflexions. La COP21 vient aussi de lui donner une toute neuve légitimité de diplomate.

L’ »Homme libre » ira-t-il au delà de parler à l’oreille des dirigeants ?

A suivre en 2017…

 

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l’UVED met en ligne des vidéos présentant l’économie de la fonctionnalité

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 21 décembre 2015

Voici quelques vidéos à visionner si vous vous intéressez à l’Économie de la Fonctionnalité :

Cadrage de l’économie de fonctionnalité

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Les principes clefs

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 Acteurs et chaines de valeurs

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Rendre le produit intelligent 

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Valoriser les externalités positives de l’économie de la fonctionnalité

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Accompagnement du passage à l’économie de la fonctionnalité et gestion du changement 

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Voeux 2016 (update de la version 2015)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 décembre 2015

En bien des points, l’année 2015 a marqué notre Histoire et on ne peut pas dire que la pente que nous suivons soit globalement réjouissante.

Prononcer des vœux, c’est se souhaiter un « demain » sympa. Cette projection vers ce « demain » me semble paradoxalement plus inconfortable que jamais (politique, géopolitique, peur à tous les étages…) et pourtant vitale à notre situation de bipèdes terriens (cf COP21…). 

L’exercice, d’habitude agréable, de rédaction des vœux me pèse donc un peu cette année. De plus, en toute modestie, je trouve que mes vœux 2013, 2014, 2015 étaient particulièrement inspirés (je n’ai pas dis « bons » mais « inspirés »), alors que ces jours-ci rien, ou pas grand chose ne vient…

Ma paresse naturelle me pousse donc à reconduire les vœux 2015 avec une mise à jour, façon Windows. C’est vrai quoi, pourquoi m’user le neurone à produire de la projection positive si personne ne prend en compte mon travail ?

Donc, pour 2016, voici ma prose, façon « Je VŒUX 2.0«   :

  • AGIR. Notre société permet toute forme d’engagement : dans son entreprise, dans des associations, dans sa commune. C’est le moment pour chacun d’entre nous d’arrêter de subir (et de râler) et de se poser en contributeur des évolutions à construire. Sortons de notre zone de confort et agissons au mieux à notre niveau avec nos congénères (même et surtout si on n’est pas d’accord avec eux). La question n’est pas de savoir si nos contributions sont suffisantes. Essayons seulement d’être acteurs du changement et de valoriser ceux qui prennent le risque de sortir des modèles conservateurs en place. Et franchement, il se passe des choses dans l’Ouest (lien).
  • LIRE Continuer à lire et lire encore, ne serait-ce que pour sortir de la « connexion haut-débile » abrutissante et anxiogène que nous propose la télévision et tout particulièrement l’information en continue. Lire des romans, des essais, des bandes-dessinées, Courrier International, Le 1, Terra Eco… Lire des trucs qui font penser « à froid » et pas seulement en réaction à un évènement. Voici quelques propositions de lectures récentes en lien avec l’objet de ce blog : lien
  • faire CONFIANCE. Je suis heureux d’avoir personnellement vu naitre en 2015 une relation de confiance dans ma toute nouvelle association professionnelle (Merci à toi Cécile) et je reste convaincu que plus globalement la confiance est une clef incontournable pour réussir les transitions à venir. Le risque de la confiance vaut le risque de l’isolement et les bénéfices potentiels sont pourtant d’une toute autre ampleur.
  • RIRE. Je ne change rien au texte de l’année dernière : « La gravité de la situation ne doit pas nous empêcher d’en rire pour la supporter, la dépasser, libérer une énergie positive sur des sujets pas drôles. Autodérision, mise en évidence de notre absurdité… tout est bon à prendre pour ne pas se noyer dans le pessimisme ambiant alimenté façon « vis-sans-fin » par les mauvaises nouvelles des chaines d’info continue. Sortir du fait divers et se divertir par le rire. lien »

 

En 2016 (comme en 2015), je nous souhaite d’AGIR, de RIRE, de LIRE, d‘INNOVER et de démontrer que la CONFIANCE ça marche… Sans attendre.

 

Le grand sage a dit : « Devant une montagne à franchir, certains vont être paralysés par l’appréhension de l’effort à fournir et d’autres vont se réjouir de la balade à venir. »

Inspirons nous donc au quotidien des principes de la randonnée (lien); essayons de rendre les moments à venir et les sentiers à parcourir agréables et riches d’expériences partagées. Ce n’est pas grave si ça grimpe !

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« Data Gueule : 2°avant la fin du monde »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 décembre 2015

A voir, très pédagogique…

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Invitation soirée « Ecologie Industrielle et coopération inter-entreprise » – 14/01/2016

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 décembre 2015

Inscrivez-vous ! LIEN

 

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Retour sur la rencontre « Entreprises et Biodiversité » organisée par Carbon’at

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 décembre 2015

Dans le cadre hors norme du Carré Cointreau à Angers, Carbon’at a tenu une après-midi passionnante entre acteurs économiques et acteurs non économiques sur le sujet de la Biodiversité sur le territoire. Comme le précise l’hôte du jour, Christian Lafage (Directeur Développement Durable du groupe Remy-Cointreau), le traitement du sujet biodiversité a clairement évolué ces dernières années : de l’approche militante à la l’intégration dans les réflexions sur la responsabilité sociétale des organisations. film

Parmi les nombreux contributeurs à ce moment, Patrice VALANTIN (DERVENN), a repositionné le sujet : la notion de biodiversité ne doit pas être entendue comme la « protection des espèces » mais comme la prise en compte des systèmes vivants dans leur globalité et complexité. Pas de biodiversité sans traitement des interrelations entre tous les acteurs du vivant.  Il nous a présenté une initiative intéressante : le FIPAN (fond d’intervention du patrimoine naturel) qui est introduit dans le petit film ci-contre.

Partant du constat que 92% du territoire est privé en France, l’idée est de générer des partenariats sur certains territoires (3 pour le moment) en s’associant avec un portage local (création d’une association locale) et s’appuyant sur le financement volontaire de grands comptes type EIFFAGE ou YVES ROCHER. La logique du FIPAN est de parler et travailler avec les acteurs de la santé des territoires et créer une rémunération pour ceux qui sont dans l’action. Actuellement, le FIPAN est en phase développement et le modèle éfilmconomique n’est pas encore totalement éprouvé.

Parmi les autres intervenants de cette rencontre, Laurence DEBORDE (Chambre d’agriculture 44) m’a appris tout ce que je connais aujourd’hui sur les haies bocagères ! Vraiment captivant.

Enfin, je voulais revenir sur la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) qui est aussi une compétence disponible sur notre territoire pour s’intéresser au sujet Biodiversité en entreprise. Je m’étais déjà penché sur le sujet en 2011 déjà (lien) au travers des Refuges LPO (lien). Les entreprises s’engagent à respecter une Charte (protection de l’environnement, pas d’usages chimiques…) et la LPO met à disposition une expertise pour réaliser l’état des lieux des enjeux et des actions possibles à conduire. Au-delà des entreprises, à ce jour 19.000 Refuges LPO ont été créés, regroupant 30.000 Ha !

Le plus remarquable à l’issue de ces échanges est de voir toutes les opportunités de collaboration possibles avec le monde de l’entreprise. Sortons de nos murs !

Les autres compte-rendus sont disponibles sur le blog de Carbon’at.

 

 

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Lu : OR NOIR, LA GRANDE HISTOIRE DU PETROLE

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 9 novembre 2015

S’engager dans la lecture de cet ouvrage monumental, c’est parcourir chronologiquement notre histoire contemporaine en suivant un fil directeur unique : « les HOMMES et le PÉTROLE« . Le pétrole, à la fois comme une « bénédiction » (car il a ouvert un champ des possibles gigantesque ayant permis une considérable amélioration des conditions de vie, pour certains en tout cas) et comme un « malheur » (car la dépendance acquise si vite a rendu nos sociétés vulnérables à sa raréfaction et surtout car il a été et reste la cause plus ou moins assumée des pires exactions que l’Homme est capable de réaliser sur son semblable).

CaptureOn se rend compte au fur et à mesure que l’on avance dans les pages, et donc dans les années, à quel point nos conditions de vie, la géopolitique, l’économie de marché et finalement tout ce qui caractérise notre existence d’humains de 2015, sont étroitement liés à ce liquide noire malodorant et tellement pratiques dans ces nombreux usages.

Tout commença vraiment en 1859, en Pennsylvanie, lorsqu’un certain « colonel Drake », donna le coup d’envoi de la première ruée sur l’or noir. En 1859, la ferme vendéenne dans laquelle je vis, était en train d’être construite, selon le cadastre. A ce moment, pour monter les murs pas d’engins de chantier utilisant du carburants, pas de transports de matériaux par la route, pas de sacs plastiques pour transporter son repas du midi, pas de chewing-gum pour passer le temps… 1859, ça parait loin, c’est hier au regard de notre courte présence humaine sur Terre. En si peu de temps, tout a changé.

Il est impossible de résumer le contenu de ce livre, tant il est riche de détails et éclairant sur les évènements qui ont abouti au Monde que l’on connait aujourd’hui. Le sort de la seconde guerre mondiale s’est joué en partie sur l’accès à la qualité/quantité de pétrole (l’indice d’octane des carburants alliés permettaient notamment aux aviateurs de disposer d’appareils bien plus performants), toute la richesse des « dominants » a été construite dans l’après-guerre sur l’énergie bon marché qu’est le pétrole (les coûts d’extractions étaient marginaux).Et que dire du plan Marshall qui a permis de reconstruire l’Europe ? 1/5 des $ de ce plan étaient consacrés à l’achat de pétrole aux grosses compagnies américaines, pétrole venant à 100% du Moyen Orient. Qui sait que nous devons ce que nous sommes aujourd’hui à l’exploitation de ressources naturelles des pays qui nous causent tant de soucis aujourd’hui ? États-Unis et Europe n’auraient pas pu construire une quelconque prospérité économique sans ce produit miracle, dont une partie significative sera extraite de pays qui ne profiteront pas de cette aubaine (hormis quelques privilégiés).

Et que dire des multinationales du pétrole, qui se sont construites en si peu de temps et qui vont devenir ultra-puissantes grâce notamment à leur organisation en cartel (avant les années 70) et aux liens constants avec le pouvoir (impressionnants comme on retrouve les mêmes noms en récurrence au fil du déroulé de la Grande histoire: Rockfeller, Bush…).  Les « 7 sœurs » (noms des grandes compagnies anglo-saxones qui se sont partagées le gâteau) vont ainsi contribuer largement à définir le cadre géopolitique de l’après-guerre : leur influence peut contribuer à définir des frontières dans les pays sortants de la colonisation (la relation US à la famille Saoud est éloquente et éclairante dans ces conséquences contemporaines), mais aussi carrément à ouvrir des conflits armés (Au delà de l’Irak, j’ai découvert la guerre de Chaco, 1932/35, qui produira 100 000 morts en Bolivie – Paraguay).

On comprend aussi que l’habitude prise dans la courte période d’abondance qui a courue dans les décennies passées, empêche cérébralement tout acceptation de la finitude de la ressource. Les années d’abondances ont créées du rêve, de la perspective de nouveauté matérielle permanente. Le bonheur est l’avoir. Le progrès c’est le toujours plus. On est encore en plein dedans.

Il me reste une centaine de pages à dévorer, mais je n’ai pas réussi à me retenir pour écrire ce post. En cette veille de COP21, il faut lire ce livre pour comprendre la mécanique dans laquelle nous nous trouvons. J’ai trouvé dans ce livre des explications à des situations géopolitiques inextricables, aux logiques qui engendrent le climatoscepticisme et j’ai conforté ma conviction que nous avons besoin d’une société civile très informée pour ne pas subir des décisions politiques, parfois « sous influences ». Notre force est d’avoir accès au savoir. Il faut le partager.

Citation de G.W. BUSH, 2000 devant un parterre d’entreprises pétrolières :

« certains vous appellent l’Elite, je vous appelle ma base »

 Citation de l’Amiral américain Hyman Rickover, 14 mai 1957 :

« depuis plus de cents ans, nous avons nourri un nombre sans cesse croissant de machines avec du charbon; depuis cinquante ans, nous avons pompés du gaz et du pétrole jusque dans nos usines, voitures, camions, tracteurs, navires, avions et maisons sans une pensée pour l’avenir. [...]. Les carburants fossiles sont comme un capital à la banque. Un parent prudent et responsable usera de ce capital avec parcimonie, afin de transmettre à ses enfants autant d’héritage que possible. Un parent irresponsable et égoïste dilapidera ce capital par une existence tapageuse, sans se soucier un brin de comment sa descendance s’en tirera. Je suggère que ceci  est le bon moment pour réfléchir sobrement à nos responsabilités vis-à-vis de nos descendants, ceux qui sonneront la fin de l’âge du carburant fossile »

 


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