Vidéo : on est foutu, on pense trop !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 juin 2016

J’ai beaucoup aimé cette intervention de Serge Marquis, médecin québécois, qui nous cause de la gestion du stress et de la prévention des risques psycho-sociaux. Il est drôle, pertinent et nous aide à remettre quelques priorités dans le bon ordre.

La mise en pratique de l’enseignement est immédiat !

La vidéo (ICI) est issue d’une Conférence organisée par l’Université de Nantes et Les Artisans du Changement.

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Ma contribution au débat sur l’Aéroport NDDL ou « Notre Dame du PIB »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 mai 2016

Je devais intervenir en chroniqueur radio sur le sujet « Notre Dame des Landes ». Comme la chronique est annulée et que ma bafouille est rédigée, plutôt que de la jeter, je l’ai recyclé en post. Vous remarquerez les notables efforts dans le vocabulaire pour coller au sujet.

Le thème de l’aéroport contesté est turbulent à traiter quand on n’est ni un « ANTI » ni un « PRO » déclaré. J’ai essayé de  prendre un peu de hauteur, sortir de l’émotion et poser la question suivante : Pourquoi les Grands Projets d’infrastructures ne nous font-ils plus rêver ? Cette question est applicable à NDDL mais c’est aussi le cas des éoliennes (anti-éoliens qui bloquent régulièrement des projets), des lignes LGV…

Je me rappelle, il y a 15 ans, un vieux monsieur en soutane nous a dit – à moi et à la jeune femme habillée en blanc qui se tenait à côté de moi – que dans la vie, pour avancer et ambitionner le bonheur, il nous faudrait avoir de nombreux projets. « projet », « entreprendre », « construire » sont autant de mots qui sont plutôt connotés positivement dans mon esprit. Alors qu’est-ce qui bloque ?

  • Une première piste à explorer m’a été inspirée par la Fabrique Spinoza (Think Tank du Bonheur citoyen) qui a produit pour la première fois il y a peu un indicateur semestriel du bonheur des français (lien). Un constat m’a marqué : nous (français) ne semblons pas être malheureux sur le champ temporel du passé et du présent mais exprimons une forme de désespoir sur le futur. Nous aurions une certaine difficulté à nous projeter dans un futur positif. Nous avons surement de très bonnes raisons pour cela, mais pas plus que les autres pays comparables. Alors, c’est pour ça que les grands projets nous inquiètent ? car ils contribuent à notre vision sombre de l’avenir ? Nous sommes ronchons et il ne faut pas chercher plus loin ?  Je ne le crois pas, mais suis quand même inquiet que les mobilisations « contre » soient légion et que les mobilisations « pour » soient bien rares…Capture
  • C’est la seconde piste qui me titille le plus la chose molle qui évolue derrière mes yeux. Le CERA a organisé hier soir un débat (que j’ai suivi par tweets à distance) entre PRO et ANTI NDDL. Je n’ai pas eu longtemps à attendre pour identifier très vite l’argument PRO qui me questionne. Celui ci est repris ci-contre. Il concerne la création de richesse pendant la phase travaux. C’est vrai, des emplois directs et indirects vont être créés et l’économie locale va être « irriguée » en argent publique. Imparable mais contestable. Lorsqu’un effet induit devient le principal objectif de l’investissement, il est légitime de se poser la question de la bonne compréhension des enjeux sociétaux qui nous font face. Notamment à cause de notre gourmandise et de l’entropie, les matières premières et l’énergie se font plus rares (c’est aussi le cas avec l’argent publique). Bref, nous avons de moins en moins de capacité d’agir etCapture chaque « macro-investissement » doit donc vraiment correspondre à un intérêt collectif répondant à nos enjeux prioritaires … sauf à considérer que l’on joue au Shadock pour créer du « mauvais PIB »: on fait creuser des trous par les uns et on les fait reboucher par d’autres !
  • Le débat devrait avant tout être conduit sur la pertinence de l’investissement dans un monde contraint, et non pas dans la recherche d’une activité économique temporaire. Honnêtement, je ne sais pas quelle est la pertinence de NDDL : les questions de sécurité de survol de l’agglomération nantaise sont audibles, les limites de gestion des flux sont peut-être aussi de bons arguments (??). Je me rends par contre bien compte que nos élus sont plus réceptifs à un projet d’infrastructure tout neuf qui se voit dans le paysage (avec une plaque, une date et tout et tout) qu’à des investissements d’avenir essentiels mais invisibles (ex : rénovation des bâtiments, réseaux intelligents, entretien des transports publiques…).

Bref, le vendéen que je suis n’ayant de toute façon pas le droit de vote (ce qui est aussi contestable), ces mots s’ajoutent à d’autres et n’empêcheront pas les humains que nous sommes de nous invectiver avec des noms d’oiseaux. Et tant pis si ça ne vole pas bien haut !

La température au sol va être très chaude

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L’agro-écologie « en vrai » au Gaec URSULE, Chantonnay (85)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 mai 2016

J’habite à la campagne.

Je vois ces jours-ci, dans le champ derrière la maison, les rampes de pulvérisateurs qui déversent régulièrement leurs traitements phytosanitaires. Parfois, je râle : « il y a beaucoup de vent là, il abuse !« . J’oublie… Je visionne ça (LIEN) et me dis qu’il y a un soucis que notre génération doit accepter de prendre en compte… Je passe à autre chose… Une partie de mon cerveau doit se dire « la technique n’est pas encore disponible pour faire autrement, les évolutions sont en route… C’est ainsi pour le moment« …

Et puis, aujourd’hui, dans le cadre du programme « Révolution Alimentaire » du Comité 21, j’ai eu la chance de voir, ailleurs que sur des plaquettes du ministère de l’Agriculture (lien), ce qu’est l’Agro-écologie « en vrai », sur le terrain. C’était à 10 km de chez moi, au Gaec URSULE et ça m’a redonné confiance dans notre capacité à faire « autrement ».

CaptureCe post n’est pas un compte-rendu, mais plutôt une sélection d’idées maitresses que je retiens de cette matinée, regroupées autour de quelques mots entendus de la bouche de notre hôte.

« Durable avant d’être Bio »

C’est une des premières phrases de Jacques Morineau qui nous accueillait sur sa ferme. Elle me semble bien traduire ce que j’ai ressenti : comme un engagement partagé des associés, dès la première heure : dernier insecticide de sol en 1988, traitements sélectifs (« à vue ») dès 1990, 0 intrant chimique dès 1996 !

Ici comme ailleurs chez d’autres précurseurs, il y a une forme de leadership assumé pour s’engager sur un chemin différent de la voie de production « conventionnelle ». Un jour, la finalité affichée de l’entreprise est devenue « l’autonomie productive ». Comme ça…

[Il faudra faire une thèse un jour sur ce moment où tout bascule et ou certains changent l’ordre établi des choses. Elle vient d’où cette énergie ?]

Loi de la « Biodiversité maximale »

110 vaches, des poulets élevés en plein air, 33 espèces végétales cultivées sur 170 ha, 110 ha en herbe (la prairie a ici autant, voir plus, d’attention que les cultures).

La ferme est un concentré de diversité. Un pied de nez à la spécialisation agricole. Il ne s’agit pas d’un choix arbitraire mais pour notre hôte, une condition de réussite dans la voie de l’indépendance en intrants chimiques. Varier les variétés ne suffit cependant pas. Pour réussir à mettre en œuvre ce système intelligent, il faut la jouer subtile. Comprendre les atouts de chaque culture pour « lutter » stratégiquement contre les ennemis naturels, anticiper les périodes de rotation en pluriannuel, avoir une approche globale, holistique, être à l’écoute au quotidien de la météo, de l’état des cultures… J’ai eu l’impression d’observer un joueur d’échec, trop fier du dernier coup qu’il a produit la veille.

« Un parcours gastronomique pour coccinelles »

La « Biodiversité maximale » concerne aussi les petites bêtes alliées de notre éleveur-cultivateur. Tout est pensé pour que le cycle de vie et de développement des auxiliaires de cultures soient en phase avec la « protection » des cultures. Notamment; des haies bocagères entourent les parcelles de la ferme, ainsi les coccinelles peuvent loger confortablement tous l’hiver. Surtout, là où en culture conventionnelle, le traitement chimique va tuer pucerons et coccinelles et laisser un vide de vie temporaire, que se chargeront bien vite de combler de nouveaux pucerons avec une force décuplée (car sans prédateurs ! cqfd), au Gaec URSULE, les coccinelles sont toujours là.

La philosophie est intéressante : ici on travaille pour nourrir le sol (et la vie du sol) qui nourrit la plante plutôt que pour nourrir la plante avec des intrants chimiques au fil de sa croissance. C’est un gage de résistance durable des cultures.

Un système de production efficace

Je n’ai pas vu ce matin un modèle de production théorique et utopique. Le système est efficace. Les rendements sont parfois meilleurs que les systèmes traditionnels mais surtout, ils sont envisagés de manière globale et non culture par culture. Exemple : en cultivant des associations de culture, par exemple Pois/Orge, le rendement en pois est équivalent au conventionnel. La production d’orge, c’est bonus !

De plus, en diversifiant les cultures, les risques climatiques et parasitaires (et de crise de filières) sont limités.

Enfin, l’exploitation est autonome (pas d’intrants chimiques, qui ont tendance à peser de plus en plus lourd dans les bilans comptables des exploitations conventionnels) et peut même se permettre de vendre des protéines végétales en plus de ses bêtes !

Une remise en question permanente, une posture de « Paysan-Chercheur », un investissement énorme dans les ressources immatérielles

C’est pour moi le principal enseignement de cette matinée. Si le modèle du GAEC URSULE fonctionne, ce n’est pas grâce à l’application d’une liste de recettes permettant d’obtenir le diplôme de la parfaite petite exploitation « agro-écologiquement-conforme ». C’est bien plus compliqué : les réajustements techniques sont permanents, les anticipations sont pluriannuelles et intègrent même les effets probables du réchauffement climatique (quelle entreprise peut en dire autant ?).

Les connaissances sont mouvantes. La présence permanente d’apprentis (plutôt non issus familialement du milieu agricole) et les participations académiques de Mr  Morineau sont autant d’investissements immatériels qui permettent à ce système apprenant de fonctionner. Captivant et frustrant car ce savoir n’est pas facilement transférable.

Enfin, la posture des membres du GAEC en termes d’ouverture au changement et à l’innovation est probablement la force la plus remarquable qui laisse entrevoir de beaux jours pour URSULE. En tout cas, je leur souhaite de poursuivre sur ce chemin.

Belle journée.

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L’économie de la connaissance par Idriss Aberkane

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 avril 2016

Je vous recommande vivement de visionner cette vidéo sur l’économie de la connaissance (lien). Idriss Aberkane nous offre ici l’occasion de voir les choses autrement.

Pour résumer succinctement la température de cette intervention : la connaissance comme richesse, l’innovation comme perspective, l’humour et la culture comme arme de conviction, la Nature comme inspiration.

Si vous avez un peu de temps, regardez et écoutez, vous serez moins bête après.

 

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Demain le train ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 22 avril 2016

Le train n’a pas la cote. Concurrence des Bus « Macron », prix en hausse, financement difficile des lignes régionales, surinvestissement dans les infrastructures routières qu’il faut maintenant amortir… Bref, on pourrait penser que les frais de structures ferroviaires deviennent trop importants dans un monde budgétairement contraint. Alors quoi ? le train est une technologie du passé ?  C’est fini ?

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Eh bien non ! Il existe encore des projets fous destinés ouvrir de nouvelles opportunités pour le mode de déplacement le moins impactant en terme de gaz à effet de serre (après la marche et le vélo !). Par exemple, en Chine on pense à mettre un train sous les océans ! (lien). 13000 km, sous l’eau. J’adore ! Pourquoi donc Jules Vernes n’a-t-il pas pensé à ça ?

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Les japonais veulent eux rendre leurs trains invisibles dès 2018 ! (LIEN). Je ne vois pas trop l’intérêt, mais c’est rigolo…

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Encore plus fun, le révolutionnaire Elon Musk (qui casse pour le moment le modèle économique de la commercialisation de voitures avec la Tesla), nous propose un Hyperloop capable de relier San Francisco à Los Angeles (616 km) en 35 minutes. Le machin irait à 1300 km/h ! La Slovaquie est sur les rangs pour investir ! LIEN.

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Le train n’est pas mort, puisque des projets -fous- sont encore dans les tiroirs; et moi, ça me fait rêver ces projets (bien plus qu’une course de Formules 1 Électriques en centre ville de Paris). 

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Lu : Du bonheur, un voyage philosophique de Fréderic Lenoir

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 avril 2016

Voici une lecture qui m’a emporté loin et haut.

Frédéric Lenoir propose au lecteur, dans ce recueil, un voyage dans le temps pour nous Capturepermettre de « rencontrer » les philosophes qui nous ont précédé et ont pensé notre relation au bonheur. Quoi de plus essentiel que cette quête ? On parle sans scrupule de « bonheur au travail » mais on oublie un peu vite la complexité de la définition même du bonheur.

Il ne m’est bien sur pas possible de résumer les visions successives d’Epicure, d’Aristote, de Tchouang-tseu, de Montaigne, de  Spinoza ou de Shopenhauer. Toutes leurs approches sont enrichissantes et je ne comprends pas pourquoi je ne me suis pas plus intéressé à ce sujet au moment où l’on me proposait des cours de philosophie. L’adolescent que j’étais n’avait pas faim de ce savoir là à ce moment là. Aujourd’hui, ce livre comble (un tout petit peu) mon ignorance.

Rien que de se poser la question de la distinction du bonheur et du plaisir, qui marque si fortement notre monde occidental, permet de remettre quelques pendules à l’heure. Citation :

Tandis que l’individu issu de la première révolution (avènement de la modernité) était encore imprégné de grands idéaux collectifs et d’un vif intérêt pour la chose publique, l’individualisme contemporaine se réduit à un narcissisme. Chacun de nous est plus préoccupé par la quête de son bonheur immédiat, par sa réussite personnelle et par la défense de ses intérêts. L’égocentrisme, l’indifférence aux autres et au monde sont devenus, pour beaucoup la norme.

La quête de sens, la place de la relation à l’autre, celle du rire, la capacité à s’auto-satisfaire de son bonheur avant qu’il ne disparaisse, mais aussi la plus gênante relativité du bonheur [Sénèque : « tu ne seras jamais heureux tant que tu seras torturé par un plus heureux] sont autant de pistes qui peuvent nous permettre de mieux nous comprendre, voir de nous influencer vers une meilleur conscience de notre être. Pierre Rabhi tente-il de nous dire autre chose quand il nous parle de la Sobriété Heureuse ?

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Personnellement, je me suis retrouvé dans la modestie d’un Montaigne,  encourageant à accepter la nature de chacun : être le plus heureux possible avec nos « armes », dans notre contexte du moment. Sans dogme, sans jugement, sans apriori.

C’est grâce au point de vue de Montaigne que j’ose écrire un tel post dans le contexte d’un monde si durement inégal, violent, intolérant… terrorisant ! Quelque soit le malheur qui nous entoure, nous sommes légitimes à quérir « notre » bonheur. La nuance tient dans le fait que ce bonheur ne doit pas se faire « au dépend » de l’autre.

J’ai beaucoup aimé ce moment de lecture. Il m’a enrichi.

C’est un peu bête mais j’ai envie de de finir ce commentaire de lecture par un moment de plaisir : LIEN. Prend qui veut.

 

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Que penser du compteur Linky ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 mars 2016

Il se passe un truc actuellement concernant le déploiement du compteur « intelligent » Linky : les communes reçoivent des injonctions à s’opposer à leur déploiement (certaines refusent leur mise en place : lien), celles qui s’y opposent disent recevoir des pressions, des associations « anti » font un important travail de présence sur le net et les réseaux sociaux…

Bref, la tendance du moment étant, reconnaissons le, à l’opposition systématique aux décisions de l’État centralisateur, j’ai eu envie de me faire une opinion par moi même, que j’ai décidé de partager ici. Il ne s’agit pas d’une vérité absolue, mais seulement d’un point personnel et pragmatique sur un sujet un peu technique. Je cite certaines de mes sources dans le texte, d’autres points viennent d’échanges avec des acteurs en qui j’ai confiance. Faites vous même vos recherches pour vous faire un avis le cas échéant.

Contexte : d’où vient ce truc ?

Une directive européenne de 2009 impose la mise en place de ce type nouveau de compteur. En France, c’est la loi de transition énergétique pour la croissance verte votée en août 2015 qui précise les conditions du déploiement en France. Le déploiement sera réalisé de 2015 à 2021 à hauteur de 4 à 8 millions de compteurs par an. 35 millions au total ! Il s’agit d’un projet industriel de grande ampleur.

Il est donc impropre de dire que ERDF « souhaite » mettre en place ces compteurs (lu dans la presse). Il s’agit du déploiement d’une disposition réglementaire dont ERDF a la charge.

Contexte : c’est quoi l’intérêt recherché ?

Je comprends qu’il se situe, d’un point de vue théorique, sur plusieurs plans :

  1. Organisationnel / serviciel pour ERDF qui aura plus facilement accès aux informations concernant notre point de connexion. Les délais d’intervention seraient divisés par 5.
  2. Services supplémentaires pour l’usager qui aura accès à des informations personnalisées sur sa consommation. L’idée étant de générer de l’économie par la connaissance (effet « suivi des consommations de carburant » dans les indicateurs du tableau de bord, on vous félicite quand vous anticipez les freinages…). Il est vrai que la première chose que l’on fait en entreprise pour générer une amélioration, c’est de mettre en place des outils de mesure. On parie ici sur le fait que l’usager sera intéressé au sujet.Capture
  3. A l’échelle du territoire, c’est un maillon des outils permettant d’envisager une gestion intelligente des consommations / productions d’électricité (notamment dispositifs diffus de production d’énergie renouvelable). C’est un maillon nécessaire à la généralisation de projets pilotes comme le SMART GRID VENDEE (lien) dont nous sommes si fiers sur notre territoire. La petite vidéo ci-contre de l’excellente émission Futuremag est éclairante sur le sujet.

Quel coût pour le particulier… pour la collectivité ?

La pose est entièrement gratuite, aucun paiement ne sera demandé aux particuliers lors de l’installation. Les anciens compteurs récupérés seront recyclés par des entreprises locales.

Un autre débat fait rage sur les coûts de mise en place et les gains attendus pour la collectivité. Allemagne et Belgique auraient choisi de ne pas déployer ce type de dispositif faute de pertinence en terme de rentabilité. Je n’ai pas vraiment d’avis sur le sujet. S’agit-il d’une dépense publique excessive ? Peut-être… mais je n’ai toujours pas digéré personnellement l’abandon des portiques Eco-taxes et je n’ai pas vu beaucoup d’associations se soulever pour exiger leur mise en place au titre des fonds publics déjà engagés…

De plus, le coup est parti avec plusieurs milliers de foyers déjà desservis. Ce n’est pas un point de blocage pour moi.

Quel risque sur la confidentialité des données collectées ?

Donc une « bébête connectée » va connaitre une partie de ce qui nous caractérise (nos usages électriques). Les données seront cryptées mais est-ce suffisant ? Quelle est la confidentialité de ces données ? Ne rentre-t-on pas dans le scénario 1984 d’Orwel avec un Big Brother qui prend pied insidieusement chez nous ?

Concrètement, à part savoir (en cas de piratage ou de mauvaise usage) si et quand nous sommes chez nous, le type d’information rendues accessibles me semble carrément sans intérêt et sans commune mesure avec ce que nombre de personnes choisissent volontairement de mettre en ligne sur FaceBook ou moins volontairement via les application de leurs smartphones.

Je n’ai surement pas compris le risque …

Quel risque sanitaire ?

C’est le sujet le plus fréquemment mis en avant. Le compteur génèrerait des ondes électromagnétiques dangereuses. En effet, la communication des données étant réalisées par « ondes », on retrouve les débats sur la nocivité des ondes électromagnétiques des téléphones portables, des bornes wifi… La question qu’il faut se poser, est celle des ordres de grandeurs.

Il ne faut pas ignorer qu’il existe des personnes ultra-sensibles aux ondes électromagnétiques, mais j’ai quand même envie de savoir, dans le cas non pathologique, dans quelle proportion Linky impacte l’environnement dans lequel nous vivons, c’est à dire en intégrant toutes les émissions d’ondes existantes.

Tout ce que j’ai trouvé m’est apparu rassurant pour l’usager connecté que je suis (et que sont la plupart d’entre nous). Le Linky a tellement peu d’information à transmettre qu’une seconde de dialogue par jour avec le concentrateur suffit. Ceci avec de la basse fréquence et des signaux à peine supérieur au bruit de fond.

Reste que les personnes ultra-sensibles devraient pouvoir bénéficier d’un traitement particulier.

lien vers l’article de Que Choisir – janvier 2016

Risque incendie et responsabilité ?

Franchement, c’est le sujet que je n’avais pas vu venir. Sur les milliers de compteurs Linky posés, très peu de problèmes d’incendie ont été notifiés (moins d’une dizaine) dont les causes ne semblent pas être l’usage mais un défaut dans la pose. Le soucis n’est pas l’augmentation du risque incendie mais plutôt la répartitions de responsabilités engagées en cas de dommage.

En effet, la formulation des conditions générales de ventes de Linky (EDF => ERDF) sont alambiquées et laissent penser que c’est la collectivité qui serait responsable des dommages en tant que propriétaire du dispositif. Les assurances ne couvriraient pas ce point.

De ce que j’ai lu, le concessionnaire (ERDF) reste responsable des problèmes éventuels en phase d’exploitation, et les syndicats territoriaux de gestion de l’électricité (AODE) des problèmes survenant à l’installation. Les collectivités doivent engager un échange avec leur AODE pour se rassurer sur ce point.

Conclusions

Risque sanitaire minime, risque incendie invariable par rapport aux dispositions en place, risque de vol de données personnelles peu préjudiciables VERSUS un potentiel de contribution (couteux il est vrai) à la transition énergétique; je ne vois pas pourquoi faire un combat de la non installation des compteurs Linky.

Indignons nous pour des trucs qui le méritent. Ils ne manquent pas en ce moment…

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Faire de l’exercice physique pour mieux vivre son quotidien professionnel

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 mars 2016

Le hasard des rencontres m’a mis en relation avec Didier Romain (Lien), un coach sportif, intervenant en entreprises pour croiser les expériences des mondes sportifs et professionnels. Nos échanges ont essentiellement tourné autour de l’activité physique en entreprise qui serait un outil efficace de bien-être au travail.

L’entreprise peut-elle s’appuyer sur l’activité physique pour améliorer les conditions de travail de ses salariés ?

qvt

Les perspectives sont attractives : contribution à la bonne santé individuelle, amélioration du bien-être au travail, baisse de l’absentéisme et du présentéisme. Présentéisme qui couterait plus cher aux entreprises que l’absentéisme (lien)!

Au delà de ces séduisants arguments, cette approche répond à un besoin actuel très fort, celui de remettre l’Homme au cœur des préoccupations de l’entreprise.

Développer la pratique d’activités physiques, faire du sport un choix, placé sous le signe de l’adhésion, peut constituer un projet d’entreprise fédérateur. Parce que le sport apprend l’esprit d’équipe, l’échange, le partage, la réussite, l’objectif en commun mais aussi l’accomplissement individuel, il peut contribuer à donner du sens au travail et responsabiliser les salariés.

Le projet n’est pas forcement « sportif », animer de l’activité physique accessible à tous, est surement le plus simple à envisager.

Capture

Concrètement, l’entrée pour une entreprise peut être celle de l’échauffement du matin (lien), pratique évidente dans beaucoup d’entreprises japonaises, mais aussi des approches plus « fun » comme la mise en place d’une opération « bicyclette solidaire » : des vélos de fitness sont installés à tous les étages, 1km effectué = 1€ reversé à une association. Chacun se bouge un peu autour d’un challenge interne, pour une bonne cause, pour soi et pour les collaborateurs et pour l’entreprise.

La force du groupe, le jeu, redonnent le sourire et crée une dynamique. On y gagne donc en motivation.

Bref, voici un nouveau champs des possibles à explorer pour ne plus isoler la santé du corps et celle de l’esprit.

Pour ceux qui le peuvent, un évènement « sport et entreprises » est planifié à Paris les 14 et 15 septembre : lien site PEP’SPORT. Didier, qui m’a aidé à rédiger ce post, y animera une table ronde.

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Mon commentaire sur le Projet de décret relatif à la publicité extérieure

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 janvier 2016

Voici le court texte envoyé à l’adresse suivante : qv2.qv.dhup.dgaln@developpement-durable.gouv.fr pour contribuer au processus démocratique de consultation sur un texte que je trouve… « perfectible » :

Bonjour,

 

Ce court commentaire concerne le « Projet de décret relatif à la publicité extérieure, aux enseignes et pré-enseignes » mis en consultation jusqu’au 9 février 2016 (lien). Les mises en consultation contribuent à une forme de démocratie participative qu’il revient à tout personne intéressée d’utiliser. 

 

Avant de commenter, en quelques phrases les articles du projet de décret, je me permets une contextualisation du sujet.

 

Considérant (lien) le décret d’application de la loi Grenelle II publié le 31 janvier 2012, comprenant un ensemble de disposition de nature à :

  • supprimer le gaspillage énergétique et maîtriser la demande en électricité ;
  • réduire les nuisances lumineuses ;
  • améliorer la qualité du cadre de vie en diminuant l’impact paysager.
  • Les enjeux énergétiques associés aux extinctions sont significatifs. En effet, le parc d’enseignes lumineuses représente une puissance installée d’environ 750 MW soit plus de la moitié d’une tranche nucléaire récente à pleine charge. Les économies d’énergie attendues s’élèvent à environ 800 GWh annuels pour les enseignes et plus de 200 GWh pour les publicités, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle (hors chauffage et eau chaude) de plus de 370 000 ménages.
  • Combinées, ces deux dispositions permettront d’éviter le rejet chaque année de plus de 120 000 tonnes de CO2.
  • De plus, l’extinction génère des économies d’une part en réduisant la dépense d’électricité, d’autre part en augmentant la durée de vie des sources lumineuses et en réduisant les frais de maintenance.

 

Considérant que la consommation électrique moyenne d’un panneau publicitaire lumineux en fonctionnement permanent approche la consommation moyenne d’un ménage (hors chauffage) : autour de 3500 kWh / an

Considérant la Loi de transition énergétique (lien) en son article L102 « l’Etat […] veille en particulier à maitriser la demande d’énergie et favoriser l’efficacité et la sobriété énergétiques […]. »

Considérant que notre pays est au premier rang mondial pour la proportion des dépenses publicitaires liées à l’affichage (environ 12 %, soit 2,5 milliards d’euros) et que cette publicité est imposée à tous contrairement aux autres médias (télévision, internet…) – (lien)

Considérant que l’impact de la publicité a pour finalité : « Les consommateurs achètent les produits démarchés par la publicité alors qu’ils n’en ont pas forcément besoin. La publicité détient ainsi l’art d’acheter les consommateurs » (lien)

Considérant la baisse des financements publics des collectivités, qui inéluctablement encourage les élus à trouver d’autres sources de financement, yc par le biais de la publicité,

Considérant, plus subjectivement, l’impact visuel désastreux des publicités sur nos villes,

Considérant enfin les récents engagements internationaux et plus particulièrement français pris lors de la Cop21, visant à des objectifs de diminution des émissions de gaz à effet serre, étroitement associé à la sobriété de consommation énergétique.

Il me semble que les articles 2 et 5 notamment du projet mis en consultation encouragent la généralisation de dispositifs publicitaires (notamment lorsqu’ils sont consommateurs d’électricité) incohérents avec les engagements gouvernementaux récents et surtout contradictoires avec l’intérêt général.

Les encouragements à la croissance ne doivent pas être envisagés distinctement des sujets de transition.

Si cette possibilité de « ressource » financière offerte aux collectivités apparait malgré tout essentiel au législateur, je propose que les Kwh consommés à ces fins « inutiles » soient lourdement sur-taxés pour alimenter un fond de financement de la lutte contre la précarité énergétique.

 

Je vous remercie par avance de la prise en compte de ce point de vu citoyen.

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Lu : OSONS, plaidoyer d’un homme libre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 6 janvier 2016

C’est avec beaucoup de retard que j’ai enfin lu le manifeste pré-COP21 de Nicolas Hulot OSONS.

thCommenter la lecture de ce très court et dense petit livre, c’est forcement parler de Nicolas Hulot, personnage public hybride acteur du monde politique, diplomatique, associatif, médiatique…

Je commencerai par le livre. 12 propositions d’évolutions sociétales sont abordées dans le cœur de ce livre (voir ci-dessous). Honnêtement, il n’y a rien à jeter. J’ai ici-même abordé à plusieurs reprises nombreuses de ces thématiques et je partage leur bon sens. Je suis moi aussi désappointé par l’aberrant conservatisme de nos politiques sur ces sujets

th Pour faire simple, la lecture de ce recueil ne vous apprendra rien si vous êtes déjà un « curieux » et je ne suis pas sur qu’il puisse convaincre les plus conservateurs d’entre nous, l’argumentation étant contrainte par l’effort d’extrême synthèse.

Basculons donc sur l’homme, auteur de ce livre, au moment où il met fin à sa mission d’envoyé spécial pour la protection de la planète. Je n’ai pas pu m’empêcher de voir dans ce livre une proposition de vision collective…. un programme… politique, au sens le plus noble du terme. Bien-sur, les 12 axes dépassent l’autorité d’un gouvernement national, mais à un moment où le personnel politique est décrédibilisé, un tel personnage issu de la société civile, sincèrement engagé depuis plusieurs décennies, peut-il un jour utiliser un mandat d’élu pour essayer de mettre en pratique ses idées ?

Nicolas Hulot a fréquenté les « grands » (Chirac, Sarkozy, Hollande) et leur a même écris pas mal de discours ! Cette proximité rend « l’homme libre » non crédible pour certains; pour d’autres l’image d’homme de télé est indélébile et rédhibitoire; les plus conservateurs ne voient lui qu’un porte-parole de « bobos » et de nombreux écologistes ne voient en lui qu’un « impure ».

A défaut d’être providentiel, il m’apparait être l’écologiste le plus crédible du panorama français. Il sait parler et être entendu par les politiques et par les citoyens sans exclure les entreprises de ses réflexions. La COP21 vient aussi de lui donner une toute neuve légitimité de diplomate.

L’ »Homme libre » ira-t-il au delà de parler à l’oreille des dirigeants ?

A suivre en 2017…

 

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