Retour sur la soirée du 15/4/15 avec Blanche Segrestin sur les « nouveaux contrats d’entreprise »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 16 avril 2015

Certains jours, c’est compliqué pour un vendéen de se mobiliser pour aller assister à une conférence au nord de Nantes. C’est vrai que je suis rarement déçu par les soirées proposées par le Collège des Transitions Sociétales, mais hier, je n’étais pas sur d’avoir envie d’entendre un chercheur me parler de « contrat d’entreprises ».VIDEO EN LIGNE.

Bref, j’ai finalement procrastiné pas mal de dossiers et j’ai brulé mes 5 litres de pétrole pour aller m’ouvrir à de nouvelles notions et franchement, je ne l’ai pas regretté ! Ce que j’ai entendu hier soir est une analyse historique et sociale éclairante enrichie d’une proposition tellement évidente…

Reprenons dans l’ordre :

Blanche Ségrestin est professeur à Mines ParisTech, elle travaille sur la théorie de l’entreprise, les capacités d’innovation collectives et les modes de gouvernance. Elle a notamment publié « refonder l’entreprise » (lien) en 2012. segrestin1-150x150

Le premier constat de Mme Ségrestin est, que parmi la multitude de crises que nous traversons, il en est une qui n’a pas été comprise : celle de l’entreprise. L’ »entreprise » se caractérise depuis assez peu de temps (années 80) par plus de court-termisme, plus d’inégalités sociales, des transferts de risques et de dommages (loin des yeux, ex : Rana Plaza), une pratique excessive de « l’innovation impatiente » (rachat de start-up au prix fort)… Tout ceci est loin d’être une prolongation logique des pratiques antérieures. Il y a eu un changement de doctrine qu’elle s’attache à analyser.

Voici ce que déclarait Blanche Ségrestin au journal La Croix le 2 juin 2012 (lien):

« Née à la fin du XIXe siècle, celle-ci [l'entreprise] incarnait l’inventivité technique, un collectif de travail, un espace de négociations sociales. Cette logique de progrès s’est brisée dans les années 1980 : le profit des actionnaires est alors devenu la raison d’être de l’entreprise. Cette doctrine a déstabilisé la mission des dirigeants, atrophié les règles de gestion, sacrifié l’intérêt des salariés en cédant le contrôle aux actionnaires. »

J’ai ainsi découvert hier soir que la notion d’Entreprise n’a pas toujours été celle que nous vivons aujourd’hui (et qui n’est d’ailleurs pas définie juridiquement). « Entreprise » c’est au départ « entreprendre », « prendre un risque », « faire une création collective ». Les grands patrons d’entreprises en 1850 dominaient leurs actionnaires; leurs objectifs étaient la création de valeur, y compris sociétale au sens d’aujourd’hui : donner du travail et un salaire, améliorer le confort de vie du consommateur… On ne peut pas reprocher que le 19ème siècle ne s’intéresse pas aux enjeux environnementaux, mal connus.

Dans le même article, cité plus haut, on peut lire :

« Les experts ont cherché les causes de la crise financière du côté de la financiarisation, de la dérégulation des marchés et de la mondialisation. Mais on peut aussi s’interroger à un autre niveau, celui de l’entreprise. Et surgit alors cette question : comment se fait-il que ceux qui dirigent soient parfois amenés à prendre des décisions allant à l’encontre même de la pérennité de l’entreprise ? Il y a eu là une lacune dans les champs de recherche qui, si on la comble, devrait expliquer sous un autre angle la crise dans laquelle nous sommes. Aussi, l’enjeu est d’essayer de reconstruire les conditions d’une régulation de l’entreprise. Ce n’est pas l’État qui le fera, mais il peut y aider.« 

Écouter Blanche Ségrestin, c’est entendre (après interprétation personnelle), que le management (au sens équipe dirigeante) est finalement la première victime de l’exacerbation contemporaine de la logique financière actionnariale. Blanche S. propose d’ailleurs de réfléchir à la piste de « l’habilitation » du dirigeant (en opposition au « mandat »). Un dirigeant peut-il être efficace (donc innovant, animateur du travail collectif, à l’écoute de ses multiples parties prenantes…) s’il représente une seule catégorie de parties prenantes (actionnaires). La piste est intéressante.

Mais la proposition phare, exposée récemment au G8 et reprise notamment dans le recueil « Pour une Économie Positive » de Jacques Attali (lien), c’est la création d’un Objet Social Étendu de l’Entreprise. Inclure dans le droit la possibilité d’intégrer dans l’objet social des finalités sociétales qui ne pourront plus être modifiées au gré des marchés ou des changements d’actionnaires. Il s’agit d’une déclinaison de ce que proposent déjà quelques états américains comme la Californie et dont l’illustration la mieux connue est Patagonia (lien). Yvon Chouinard n’a pas voulu que ses valeurs disparaissent avec lui, il a pu profiter du dispositif Profit with Purpose Companies pour inscrire dans le dur que Patagonia aura toujours une vocation environnementale et sociale. De la RSE puissance 1000 !

La question maintenant est de savoir comment proposer l’intégration de cette possibilité au législateur pour offrir la possibilité aux entreprises de pérenniser leurs engagements sociétaux dans le temps. Je veux en parler à mon député !

En attendant, il est toujours possible de tester le dispositif sans l’encadrement juridique, pour voir, en mettant par exemple en place un comité d’évaluation du respect de l’engagement. On peut aussi lire le dernier ouvrage de Blanche Ségrestin :

Capture

 

 

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Lu : Un business responsable; les leçons tirées des 40 ans d’expérience de Patagonia

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 14 décembre 2013

C’est sur un conseil de lecteur de mon blog que je me suis fais le cadeau du livre objet de ce post (Merci de m’avoir offert cette opportunité de lecture).

Bien-sur, la « légende » du binôme Chouinard / Patagonia ne m’était pas inconnue puisque dans le cadre d’une conférence organisée par Carbon’at en 2012 (lien), nous avions eu le bonheur de faire intervenir une représentante française de la marque qui nous avait fait découvrir le projet central FootPrint Chronicles (lien post précédent sur le sujet). Cette entreprise est évidemment une référence et ce livre nous offre quelques clefs de compréhension, vu de « l’arrière boutique ».

CaptureDes quelques messages que je retiens, il est notamment celui que Patagonia n’a pas toujours été l’entreprise exemplaire citée aujourd’hui en référence pour sa responsabilité sociale et environnementale. Comprendre le cheminement qui l’a conduit à remettre en cause à plusieurs reprises sont business model est vraiment intéressant. La bonne nouvelle est qu’une entreprise de nait pas « responsable » mais le devient. La moins bonne, c’est que dans le cas de Patagonia, le leadership des dirigeants a été majeur et essentiel pour passer ce cap. La « folie du bon sens » de la prise en compte de la finitude de notre monde appliquée à l’économie d’une entreprise doit être portée, incarnée. Mais combien de chefs d’entreprise peuvent se permettre de crier sur les toits que nous rentrons dans une société post-consumériste et que toute entreprise doit aujourd’hui assumer ses responsabilités sur l’ensemble de sa chaine de valeur ? A ce titre les messages du livre peuvent paraitre très engagés.

Autre élément significatif; la méthode PATAGONIA : « connaissez vos impacts, encouragez l’amélioration et partagez ce que vous avez appris« . La transparence est un leitmotiv pour cette entreprise qui accepte de ne pas être parfaite et qui le dit sans fierté (« la honte nous a fait progresser« ). Les défauts sont affichés et communiqués. On est loin du greenwahing ici, au contraire, les faiblesses sont mis sur le devant de la scène.

Pour « connaitre » ses impacts PATAGONIA est devenu compétent en matière d’Analyse de Cycle de Vie, a travaillé avec ses fournisseurs, ses concurrents, a testé de nouveaux procédés, a innové dans la conception de ses produits (« 90% des impacts environnementaux des produits est engagé au moment de la conception« ) et a pris conscience que son premier devoir (avant même de s’organiser pour réparer ses produits ou de les recycler)  était de faire en sorte que les clients n’achètent les produits que si ils en avaient vraiment besoin !

Ce livre nous donne les « trucs » qui ont conduit PATAGONIA à devenir l’entreprise militante qu’elle est aujourd’hui. Sans basculer dans la culpabilisation ou le cours magistral, les auteurs nous offrent un retour d’expérience que chacun peut choisir de s’interpréter dans son contexte. Une sorte de check-list d’actions à conduire est même proposée en fin d’ouvrage. Intéressant même si ceci n’est pas applicable sans un minimum d’analyse de ses enjeux propres au préalable.

Pour PATAGONIA, la responsabilité d’une entreprise est multiple (ISO 26000 n’aurait pas dit mieux) :

1- Responsabilité vis à vis de la Santé de l’entreprise : pas d’innovation sans justification économique. La conviction, en arrière plan de la réflexion, est que la performance économique de l’entreprise est aujourd’hui partiellement mesurée puisqu’elle n’intègre pas ses externalités. PATAGONIA a créé « 1% pour la planète » (1% du CA versé annuellement à une association environnementale. Une sorte de compensation…) pour combler très partiellement cet état de fait.

2- Responsabilité vis à vis des salariés : la motivation des salariés dépend de leur bonheur au quotidien. L’entreprise doit être à l’écoute, reconnaitre les efforts, offrir un contexte à l’épanouissement. Deux conseils : ne pas dépasser la taille critique de 150 salariés par site pour garder une relation humaine et tansversaliser les la prise en compte des enjeux environnementaux (ne pas les confier qu’à des spécialistes).

3- Responsabilité vis à vis des clients : le courtiser oui, lui mentir sur son histoire ou ses produits, non. « L’atout majeur d’une entreprise est de faire quelque chose qu’elle est la seule à pouvoir faire, ou à pouvoir faire bien« . La conviction de PATAGONIA est que les clients sont (et seront de plus en plus) chers, rares et difficiles à trouver. On ne peut pas se permettre de les perdre suite à une déception sur la qualité de produit / service. A ce niveau, la transparence est une responsabilité forte : « une entreprise a le devoir d’informer son client des choix environnementaux et sociaux qui s’exprime dans ses produits de leur date d’achat« .

4- Responsabilité vis à vis de la collectivité :intégration de l’impact économique, des enjeux mobilités et fret.

5- Responsabilité vis à vis de la Nature. En fait, fallait bien l’écrire ce point 5, mais l’enjeu est bien de le décliner dans les 4 précédents ! Toute les valeurs de cette entreprise tournent autour de la protection des espaces naturels et de la minimisation de la dette environnementale laissée aux générations futures (avec des patrons surfeur et alpiniste !).

Ce livre ne contient pas vraiment de solutions miracles ou même de business models très innovants, mais si je croyais encore au Père Noël, je demanderai bien que tous les chefs d’entreprise trouvent ce petit livre sous le sapin le 25 décembre prochain…

 

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Retour sur le World Forum Lille 2013

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 novembre 2013

Je reviens un peu tard sur ma visite au World Forum Lille 2013. Du coup, tout ou presque, a déjà été écrit sur le sujet. Voici donc un retour très partiel et personnel de ces 3 jours. Trois journées revigorantes pour une personne convaincue comme je le suis que notre système économique doit évoluer en intégrant les externalités de nos activités. Le WFL13 veut nous montrer que le monde économique peut évoluer par lui-même.

Retour sur le World Forum Lille 2013 dans RSE capture1

Avant toute chose, il faut féliciter les organisateurs de ce World Forum. Accueillir en plein centre de Lille 6500 participants, 200 speakers… Chapeau bas !

Acte 1 : l’ouverture

L’histoire commence pour moi le 23 octobre, à 9h30, au moment de la réunion plénière ouvrant le WFL13. Le plateau  des invités est prestigieux. Je retiens personnellement trois moments forts :

  • L’ouverture, pleine de puissance et de leadership, de Philippe Vasseur qui a clairement donné le tempo du Forum : ambition et déploiement de masse. « rien n’est permanent sauf le changement »
  • Ellen Mac Arthur (lien vers un post sur le travail de sa Fondation) assenant un message : l’expérimentation de l’économie circulaire démontre la rentabilité du modèle. Pour changer d’échelle, on sent bien qu’il faut toucher l’entrepreneur au portefeuille… et tant mieux si ça marche !
  • Enfin l’intervention juste du ministre de l’économie du Bhoutan (lien vers la démarche particulière de ce pays en matière d’indicateurs de richesse) : « si tout le monde n’y est pas heureux, le Bhoutan est en quête du bonheur ». Dommage que nous n’arrivions pas à transformer cette finalité dans notre réalité économique.

J’oublie les interventions des trois représentants du monde économique que je n’ai trouvé ni particulièrement mobilisatrices, ni particulièrement exemplaires.

Me voilà motivé comme pas deux pour partir en quête de savoirs lors des nombreux ateliers proposés (plus de 100 conférences et ateliers programmés sur les 3 jours !).

Acte 2 : les ateliers

L’apport des différents ateliers s’est avérée inégale, ce qui ne me parait pas illogique au regard des thèmes et de la quantité impressionnante des intervenants. Au final, il me reste en mémoire des expériences et des personnalités fortes qui transmettent des messages « qui vous changent ».

Ci-dessous, ce que je retiens des éléments forts du TOP5 des ateliers auxquels j’ai assisté (pour le reste, je mets mes CR graphiques en ligne avec la conscience totale qu’ils sont inexploitables par un autre que moi !) :

fichier pdf CR Wfl13

  • L’atelier sur l’Économie de la Fonctionnalité (suite de l’expérience menée avec le CJD en Nord pas de Calais : lien) s’est avérée des plus passionnants. Je rêve maintenant de participer à une opération équivalente en Pays de la Loire. Christophe Sempls (lien vers mon commentaire sur son dernier ouvrage) m’a assuré qu’un déploiement national verrait le jour en 2014. A suivre de près. Rappelez-vous que l’innovation peut-être autre que technologique et que « une innovation profite aux esprits préparés »

 

  • L’atelier sur La RSE et la conduite du changement a surtout brillé par la qualité de ses témoins (Mr Khelieff de SOLVAY –lien vers un article récent- et Mr Miranda de PRECON, brillants de justesse et de transparence). Pas de greenwashing ici et de vrais retours d’expérience. Un point commun aux intervenants : la revendication du droit à l’expérimentation, voir à l’échec : « plus vite on échoue, plus vite on passe à autre chose » (pas très français comme mode de pensée, mais c’est un des thèmes récurrents d’Edgar Morin par exemple).

 

  • L’atelier sur le GRI m’a permis d’actualiser mes connaissances du sujet. Tous les intervenants ont insisté sur le principe de Matérialité (lien) et donc sur la place centrale des Parties Intéressées dans le choix des enjeux RSE et dans la Gouvernance des organisations. Très ISO26000-compatible

 

  • Les entrepreneurs peuvent ils changer le monde ? Voici une accroche parfaite pour ouvrir sur le changement. Je retiens notamment qu’un sujet clef est celui du financement des initiatives entrepreneuriales « du nouveau monde » qui doit évoluer en même temps que les nouveaux modèles qu’ils accompagnent. Si les banques ne sont plus au niveau, l’émergence actuelle du Crowfunding notamment recouvre beaucoup d’espoirs (lien vers un post récent sur le sujet).  Je suis aussi très fier que les CIGALES aient été nommés comme un mode de financement alternatif efficace (fier car je fais parti d’une équipe de cigaliers qui vient de se lancer sur la région nantaise).

 

  • Enfin, l’atelier Écologie Industrielle a offert aux participants une belle vision des possibles sur ce sujet théoriquement séduisant et pratiquement complexe à mettre en œuvre. Des exemples chinois, danois et français, je retiens que toutes les hypothèses de collaborations inter-entreprises sont pertinentes. Même si les échanges de flux de matière et d’énergie ne trouvent pas de traduction immédiate, il ne faut pas hésiter à mutualiser ce qui est mutualisable rapidement, à savoir le partage de la gestion des déchets, le partage de la formation, de la veille, des connaissances… Le partage de l’expérimentation dunkerquoise était à ce titre très intéressant.


img-20131025-01426-2 dans TRANSITION

Acte 3 : La clôture et le voile levé sur le Master Plan du Nord pas de Calais. 

La clôture devait être le moment « paillettes » de ces 3 jours. Le moment où le « gourou » Jeremy Rifkin (lien post sur la Troisième Révolution Industrielle) allait dévoiler ces conclusions après une année de travail avec les acteurs locaux.

J’étais donc au premier rang pour être bluffé par… les interventions du président de région Daniel Percheron et président CRCI Philippe Vasseur. De l’humour, de la compréhension des enjeux, de l’engagement politique, un leadership fort et une vision partagée. J’ai adoré.

Rifkin a enrobé le bonbon mais l’essentiel a été dit par les élus. 1 milliard d’euros par an pour servir l’objectif de la Troisième Révolution Industrielle. Qui aurait pu imaginer cela, il y a quelques années ?

capture

Histoire d’innover jusqu’au bout, le dispositif devrait s’appuyer sur une épargne locale ouverte à tous et dédiée à la Troisième Révolution Industrielle. Approche globale.

Vous voulez en savoir plus sur le Master Plan ? Lisez-le, il est en ligne : lien.

Acte 4 : En conclusion

En conclusion, ce World Forum m’apparait comme un excellent cru. Au delà du fait que j’y ai passé d’excellents moments, il me parait salutaire d’oser proposer le changement de modèle économique au moment où beaucoup brillent par leur volonté d’immobilisme. L’essentiel est là : les mentalités changent de l’intérieur et c’est très bien.

Si je pouvais me permettre de partager un point de vigilance (habitude d’auditeur), il convient d’être rigoureux dans le choix des expériences mises en vitrine lors de ce type de Forum. La tentation marketing est toujours présente et il ne faut pas risquer de dévaloriser les initiatives les plus innovantes par des participations d’opportunité; mais au final, en ce qui concerne cette édition, c’est plus un risque qu’un constat. Bravo pour le boulot et vivement 2014.


Et pour finir, je me permets de reprendre une citation de l’introduction de Mr Vasseur :
« Commencez par changez en vous ce que vous voulez changer autour de vous » (Gandhi) ; ce qui me permettra bientôt de proposer à mes voisins de participer au Défi des Familles à Énergie positive. A suivre.


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Bilan et Perspectives du reporting extra-financier (Orée et MEDDE)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 15 octobre 2013

ORÉE – en partenariat avec le Ministère de l’Écologie, du DD et de l’Énergie – vient de publier en ligne un document d’analyse et de synthèse : « Reporting Extra-financier : Première année de l’application de l’article 225 de la Loi Grenelle 2″ : Lien.

Un document pour initiés très intéressant.

Bilan et Perspectives du reporting extra-financier (Orée et MEDDE) dans RSE capture6

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Naissance de la plateforme RSE-nantesmétropole.fr

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 22 juin 2013

Un nouveau site vient de naître (lien). L’accroche est intéressante :

Le pôle ressources RSE Nantes Métropole, créé avec les entreprises, fédère les initiatives et les moyens d’agir sur la RSE à destination des PME/TPE. Inspirez-vous des retours d’expériences des PME nantaises qui ont su transformer leurs actions RSE en de véritables opportunités économiques ou sociales.

L’objectif : créer et faire vivre un site portail pour les entreprises, lien vers des ressources utiles, un pont vers les sites RSE du territoire. Et comme en matière de politique RSE, les initiatives peuvent venir des dirigeants mais aussi des salariés, le portail Ressource RSE a l’ambition de s’adresser à ces deux publics.

Naissance de la plateforme RSE-nantesmétropole.fr dans A L'OUEST capture9Que trouve-t-on sur cette plateforme toute neuve ?

Tout d’abord, on y trouve une explication de ce qu’est la RSE, adaptée au monde de l’entreprise. La partie descriptive a le mérite de donner les bases et le contexte aux « débutants » sur le sujet.

Un grand nombre de références et de liens vers des sites spécialisés sont mis à disposition du visiteur curieux.

A terme, le site se veut être un lieu d’échanges entre entreprises et les autres acteurs du territoire sur le sujet RSE. A suivre donc lorsque le site deviendra « vivant » et longue vie à cette belle initiative !


PS : merci d’avoir penser à Carbon’at en annonçant l’Assemblée Générale prévue lundi (lien). C’est sympa !

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Reporting RSE : vers une obligation européenne pour les grandes sociétés

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 avril 2013

Une brève d’actualité qui peut intéresser quelques lecteurs : la Commission Européenne est sur le point d’exiger un reporting RSE pour les entreprises de plus de 500 salariés. Le dispositif franco-français issu du Grenelle retenant le même seuil s’en trouve donc renforcé.

Par souci de simplicité, la proposition prévoit que les informations pourront être fournies au niveau du groupe, et non pas par chaque société membre d’un groupe. De même, elle ne fournit pas de modèle précis, « laissant aux sociétés une grande marge d’appréciation pour fournir les informations voulues de la manière qu’elles jugent la plus utile. Elles pourront appliquer les principes directeurs internationaux ou nationaux qu’elles jugent appropriés (par exemple, le Pacte mondial de l’ONU, la norme ISO 26000 ou le code de durabilité allemand) ».

 

source ACTU-ENVIRONNEMENT.COM

 

 

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Avant goût du projet d’Arrêté sur la vérification du reporting RSE

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 2 janvier 2013

L’Institut RSE a mis en ligne quelques infos sur le contenu du projet d’arrêté cadrant la vérification du décret de l’article 225 (lien post précédent) qui rentrera en application en 2017 (pour les entreprises obligées non cotées).

Il faut tout d’abord s’attendre à un processus de vérification complet et donc couteux en terme d’externalisation. Le déroulement des vérifications concerna le processus de reporting et un échantillonnage des données quantitatives communiquées. Un avis sera aussi donné sur les données qualitatives communiquées par l’entreprise.

Ce nouveau processus tierce partie n’aura d’intérêt que s’il permet aux entreprises de progresser dans la prise en compte des enjeux « RSE ». Je crois aussi que la « saine pression » de la vérification contribuera à une meilleure transparence. Les entreprises devront apprendre à assumer d’éventuels mauvais résultats, les expliquer… C’est un exercice nouveau pour beaucoup.

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Actu : RSE, NDdL, Efficacité Enérgétique, sortie du statut de déchet, ISO…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 novembre 2012

Il se passe des choses en ce moment. Je suis un peu paresseux ce soir alors je fais un tir groupé :

1- La Commission européenne semble partir sur une hypothèse d’obligation pour les entreprises européennes de plus de 500 salariés, de la publication d’une information extra-financière et ce dès 2014. Cohérence totale avec l’obligation française en cours de mise en place.

source : http://www.institutrse.com/actualite-rse/actualites-de-la-rse/la-rse-fait-un-pas-dans-les-politiques-publiques.html

2- La directive européenne relative à l’efficacité énergétique du 25 octobre 2012 a été publiée ce mercredi 14 Novembre. « Les États membres établissent une stratégie à long terme pour mobiliser les investissements dans la rénovation comprenant notamment des politiques et mesures visant à stimuler des rénovations lourdes de bâtiments » // « Les États doivent éliminer les entraves  qui font obstacle à l’efficacité énergétique, en particulier en ce qui concerne: a) le partage des incitations entre le propriétaire et le locataire d’un bâtiment, pour éviter que ces parties ne renoncent à effectuer des investissements [...]

source : http://www.sydev-vendee.fr/renovationenergetique/?p=444

3- Notre Dame des Landes. A-t-on le droit d’évoluer dans le monde économique et industriel et de ne pas être convaincu par ce projet ? C’est mon cas. Je pense que ce projet est anachronique et que ce n’est pas un bon investissement. L’absence de transparence dans le processus de décision ferme la marche… Je vous recommande la lecture du post d’Alain Grandjean :

http://alaingrandjean.fr/2012/11/14/laeroport-notre-dame-des-landes-le-jeu-des-7-erreurs/

http://abonnement.actu-environnement.com/HS?a=ENX7CqkLoH4b8SA9MKJbC2HnGHxKLTu7NvcStGb5lw8W0bBhOG5mpqVsje_HhdB5YlLN

4- La sortie du statut de déchets est en vigueur depuis le 1er octobre 2012. Selon la directive 2008/98/CE relative aux déchets, certains déchets peuvent redevenir des produits lorsqu’ils ont subi une opération de valorisation ou de recyclage répondant à des critères spécifiques. Cette nouvelle mesure pourrait booster le marché des matières premières recyclées.

5- Évolutions de normes ISO 9001 et ISO 14001. Afnor a communiqué ces derniers jours sur les évolutions à venir (2014/2015) des deux normes de système de management phares. A retenir : une harmonisation de la structure des deux normes; pour ISO 14001 une attention accentuée sur le volet transparence et prise en compte des parties prenantes et pour ISO 9001 la piste d’une obligation (légitime) de documentation de l’analyse des risques « clients » (l’équivalent de l’approche « analyse environnementale » pour ISO 14001). A suivre.

6- Enfin, je ne résiste pas au dernier post d’Oilman qui fait écho à un mon inquiétude sur l’avenir énergétique des Etats-Unis . Mise en perspective intéressante.

http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/11/13/les-etats-unis-1er-producteur-mondial-de-petrole-en-2017/#xtor=RSS-32280322

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Réseau Alliances : la promotion de la RSE par la recherche et la diffusion de Bonnes pratiques

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 22 octobre 2012

J’ai découvert très récemment le Réseau ALLIANCES par son évènement « phare » qui approche à grand pas : le Word Forum Lille (dont Carbon’at rediffusera l’introduction de J. Rifkin). Ce réseau d’entreprises très dynamique a son cœur historique dans le Nord de la France et se donne pour finalité la promotion de la RSE par la recherche et la diffusion de Bonnes Pratiques. J’adhère à l’objectif pour avoir à peu près le même (avec des moyens plus modestes il est vrai).

Parmi les nombreuses productions du réseau, je vous recommande les fiches de Bonnes Pratiques (lien) mises en ligne gratuitement. Un concentré d’idées tout à fait exploitables pour les entreprises de l’Ouest.

Réseau Alliances : la promotion de la RSE par la recherche et la diffusion de Bonnes pratiques dans CAS D'ENTREPRISES capture9

Je ne connais pas encore tous les secrets de ce réseau mais je peux garantir un esprit impeccable dans le partage d’informations. Un site à consulter absolument : http://www.reseau-alliances.org

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Harmonisation des pratiques RSE au niveau européen – Réunion Audencia du 17 octobre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 octobre 2012

Simon Pickard, Directeur Général d’EABIS (European Academy of Buisness in Society) est intervenu mercredi soir dans le cadre d’un débat organisé par Audencia. Précisons tout d’abord qu’EABIS est un réseau de multinationales promouvant une « Mondialisation Durable » auprès des instances européennes notamment. Parmi les entreprises parties prenantes : Shell, Unilever, Microsoft…

Selon Mr Pickard, et en cohérence avec les déclarations d’intentions récentes de l’Union européenne, une meilleure intégration de la Gouvernance au sein des entreprises, est LA solution pour la prise en compte des crises écologiques et plus largement sociétales que nous vivons. A ce titre, la nouvelle définition de la RSE proposée par l’Europe reconnaissant la responsabilité des entreprises quant à leurs impacts sur la société, va dans le bon sens.

L’optique séduisante du Share Value consiste à convaincre les grosses entreprises de prendre conscience de leur propre intérêt à prendre en compte l’intérêt des parties prenantes. Les Business models doivent donc évoluer en intégrant la prise en compte des externalités que sont les pollutions, la gène auprès des populations locales… L’illustration choisie : Procter et Gamble qui a affiché il y a peu des objectifs très ambitieux : d’ici 2020 multiplier par deux son Chiffre d’Affaire tout en divisant par deux son impact environnemental. Belle ambition qui souffre selon moi lourdement de l’absence de feuille de route permettant d’espérer l’atteinte de ce « Graal ».

La stratégie RSE selon la Commission Européenne  dans ACTUALITE

Finalement, ce qui m’est apparu vraiment intéressant dans cette présentation, c’est la description, vu de l’intérieur des fonctionnements (dysfonctionnements ?) au sein de la CE des groupes de pression de tout bord qui « ne lâchent rien » de la défense de leur propre intérêt et bloquent systématiquement tout compromis. De loin, ça semble assez désespérant, car on reste sur les idées et les mots qui les décrivent, bien loin de l’accompagnement de changement de paradigme annoncé de tout côté. (A ce propos : les lobbyistes français semblent avoir des soucis à se faire : lien)

Mr Pickard nous a précisé les 8 grandes orientations du dernier livre blanc sur la RSE (lien post précédent) :

1-      Donner de la Visibilité à la RSE

2-      Mesurer la confiance des consommateurs

3-      Évaluer les démarches

4-      Générer l’intérêt des marchés à la RSE

5-      Augmenter la transparence

6-      Intégrer la RSE aux programmes de formation

7-      Développer la RSE au niveau des politiques nationales des états membres

8-      Assurer la cohérence avec les approches RSE au niveau international


Il me semble personnellement que l’Europe perd en ambition avec le temps. Jacques Delors avait missionné dans les années 90 un groupe d’experts pour dessiner l’avenir sociétal de l’Europe ! Parmi ces experts : Marc Luyckx que j’ai écouté la semaine dernière. Un cadre avait été dessiné clairement (dématérialisation, refonte de la fiscalité…) mais n’avait jamais passé le cap de la lecture. Aujourd’hui, plus de prospective sur notre avenir, le quotidien est trop prégnant.


Pour lire un compte-rendu plus complet, consulter le blog de Pascal Gaillard : lien

 

 

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