Une histoire belge « énergétique »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 janvier 2013

Les histoires belges nous font souvent rires (même moi qui suis attaché familialement à la wallonie et donc un peu susceptible sur le sujet…). Celle-ci me plait bien. J’espère même que ce n’est pas une blague.

Connaissez-vous d’abord le principe des STEP ? Voyons ce que nous dit le site actu-environnement :

Les Stations de transfert d’énergie par pompage sont des installations hydroélectriques qui puisent aux heures creuses de l’eau dans un bassin inférieur afin de remplir une retenue en amont (lac d’altitude). L’eau est ensuite turbinée aux heures pleines. L’électricité de ces stations est appelée essentiellement en période de pointe. Les STEP interviennent en dernier recours notamment en raison du cout de l’eau à remonter (alimentation électrique).

Partant de ce principe, un ministre belge a évoqué un projet un peu fou consistant à construire une île de toute pièce dont l’intérêt serait de reproduire le concept des STEP. Le centre de l’île stocke de l’eau en hauteur et on ouvre le robinet pour faire de l’électricité à partir de turbine quand on a besoin. [Pour lire l’article des Echos sur le sujet : lien]

EUREKA ! On sait donc stocker l’énergie autrement que sous forme d’énergie fossile.

Un peu fou mais bigrement attirant.

Vive les belges et hommage à l’humour belge !

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Esther Duflo, la Française qui va conseiller Obama

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 13 janvier 2013

Le site youphil a mis en ligne une explication bien utile pour les profanes dont je fais parti pour comprendre qui est Esther Duflo et en quoi son expertise sera utile au président américain fraichement réélu. L’auteur de l’article s’appuie notamment sur un ouvrage auquel à participé Esther Duflo : « Repenser la pauvreté » et qui semble remettre en cause un certain nombre d’idées reçues.

 

Esther Duflo au PopTech 2009. Crédit photo: Kris Krüg, Flickr Poptech

Parmi les conclusions de l’ouvrage cité ci-dessus :

• Le manque d’information est à la base des mauvaises décisions des pauvres. Il faut donc des campagnes d’informations attrayantes, crédibles et qui révèlent des choses nouvelles.

• Les pauvres ont plus de choix à faire. Ils sont responsables à 100% des décisions qu’ils prennent et ont beaucoup plus de pression qui vient du fait qu’ils essaient au maximum de limiter leurs risques. Il faudrait leur faciliter la tâche en rendant la prise de décision facile. Par exemple: le fait de diminuer le prix du sel enrichi en iode, qui améliore de manière décisive la santé, incitera les plus pauvres à en faire leur choix par défaut.

• Les pauvres n’ont pas accès à certains marchés tels que l’épargne ou l’assurance maladie. Des innovations sociales et économiques (comme l’a été le microcrédit) ou encore l’intervention des pouvoirs publics est décisive pour contrer cela, même si cela implique une certaine gratuité des services.

• Ce ne sont pas les structures des pays pauvres qu’il faut changer mais les problèmes de conception des politiques publiques. Trois grands coupables: l’ignorance, l’inertie et l’idéologie.

• Préjugés et croyances peuvent avoir un impact dévastateur sur ce que les gens se croient capables de faire. Rompre les cercles vicieux est une nécessité.

 

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Catastrophes à tous les étages

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 9 janvier 2013

Rien n’indique vraiment l’implication du dérèglement climatique dans l’augmentation du nombre de catastrophes naturelles. D’ailleurs, il semble que le nombre d’évènements ne soit pas vraiment en augmentation. Par contre, leur intensité semble augmenter et surtout les conséquences visibles pour nos organisations humaines explosent, notamment du fait d’une évidence : nous disposons de plus d’installations sujette à dégâts ! Idem, le nombre d’humains potentiellement victimes ne cesse d’augmenter (surtout sur les littoraux, à priori les plus soumis aux contraintes).

Le coût des catastrophes naturelles de 2012 a été estimé à environ 160 milliards de dollars et les pertes provoquées s’élèvent à 65 milliards de dollars selon l’assureur allemand Munich Re. En 2011 ce montant s’élevait à 119 milliards de dollars, cette année là étant marquée par le tsunami au Japon ainsi que de nombreux tremblement de terre.Pour 2012, l’année a surtout été marquée par l’ouragan Sandy qui couvre environ 25 milliards de dollars de pertes.

Pour finir, je vous propose, une « belle » image de l’Australie en feu, proposée par la NASA : lien.

subset of Suomi NPP 'Black Marble' showing Australia

d’ailleurs, il fait tellement chaud en Australie ces jours ci, qu’une nouvelle « couleur de chaleur » a du être mise en place :

art-weather-620x349

source : Time / lien et  Médiaterre / lien

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Climat : et si on mettait le « Doha » sur ce qui cloche vraiment ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 3 décembre 2012

Je ne sais pas dans quelle mesure on peut me reprocher de reprendre ci-dessous quasi-intégralement l’article de ce soir publié par le Journal de l’Environnement, mais je me retrouve tellement dans ce qu’il y est écrit que je souhaite le partager. A quoi bon paraphraser. Bravo à l’auteur pour la clarté de son propos.

En ce qui concerne le Climat, la tendance est dramatiquement mauvaise et pourtant aucun décideur de rang international ne s’approprie le sujet, aucun grand média de s’empare de la disproportion entre les constats et les actes… Je ne dis pas qu’il ne se passe rien au niveau des territoires ou des États (agissant dans un cadre volontaire faute de mieux), mais tout tend à montrer que la dynamique est vraiment négative. Les sachants savent, les décideurs décident. Dommage qu’ils ne se comprennent pas.

Réveillons nous que diable !


DOHA ouvre la porte vers un réchauffement majeur

Le 03 décembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

Ce matin 3 décembre, la presse française était unanime. L’heure était grave, car le ministre du redressement productif avait failli démissionner, le week-end dernier. Terrible, en effet. Au Royaume-Uni, les quotidiens sont revenus sur le scandale des écoutes téléphoniques illégales de 2011. Big issue, aussi.

Aux Etats-Unis, les médias s’effraient de la proximité du Fiscal Cliff, qui pourrait mettre à mal l’activité économique mondiale. Peu de journalistes ont repéré les résultats d’une étude annuelle, publiée le 2 décembre, par Nature Climate Change. Dans leur article, 9 climatologues de renom (et membres du Global Carbon Project) font quelques rappels saisissants. A commencer par l’évolution des émissions anthropiques de gaz carbonique.

Dans les années 1980, les rejets du principal gaz à effet de serre émis par les activités humaines ont augmenté de 1,9% par an en moyenne, contre 1% par an durant la décennie suivante. Depuis l’an 2000, les émissions progressent au rythme effrayant de 3,1% par an (+2,6% entre 2011 et 2012). Au total, soulignent les auteurs, les émissions mondiales ont bondi de 58% entre 1990 (année de référence du protocole de Kyoto) et 2011. Pas de quoi se réjouir.

Car, si rien n’est fait pour infléchir massivement ces tendances, les conséquences seront extrêmement douloureuses. Les tendances observées, ajoutent les scientifiques, sont en ligne avec les plus pessimistes scénarios du Giec , A1FI et A2. Pour mémoire, le second nous promet un réchauffement, à 2100, de 3,5°C contre 4,2 à 5°C pour le premier.

Ces estimations vont dans le même sens que les conclusions d’une étude publiée le 19 novembre par la Banque mondiale. Dans son rapport, l’institution de Bretton Woods estime que les politiques mises en œuvre, ou annoncées, nous mènent droit à un réchauffement de 4°C d’ici la fin du siècle [JDLE].

L’avenir sombre est-il déjà tracé ? Pas forcément, répondent les climatologues. Mais il faut agir vite, fort et longtemps. Stabiliser les températures moyennes globales à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle suppose, écrivent-ils, d’abattre, dès à présent, les émissions anthropiques de 3% par an. Ce qu’ont réussi à faire la France, la Belgique ou la Suède, durant une dizaine d’années, lors du développement de leur programmes électronucléaire et d’économies d’énergies dans les années 1970-80.

Sommes-nous si loin de ces années glorieuses ? Comme chaque année, Germanwatch publie une comparaison de l’efficacité des 60 pays émettant le plus de GES (90% des émissions mondiales). Publiée ce matin, la dernière mouture du Climate Change Performance Index n’est pas rassurante.

En se basant sur l’analyse faite par plus de 200 experts internationaux, l’ONG allemande estime qu’aucune des politiques examinées ne «permettra d’atteindre l’objectif des 2°C». La patronne de l’agence internationale de l’énergie s’en inquiète d’ailleurs. S’adressant aux négociateurs de Doha, Maria van der Hoeven rappelle qu’il «est plus urgent que jamais de mettre en œuvre un système énergétique plus sûr et plus durable. Car plus la communauté internationale tardera à agir pour limiter le réchauffement à 2°C, plus l’atteinte de cet objectif sera difficile et coûteuse».

Les climatologues seront-ils entendus à Doha ? Rien n’est moins sûr. Pour le moment, le Japon et la Chine refusent d’envisager toute taxation des émissions des secteurs aérien et maritime. La Pologne s’accroche, comme jamais, à ses surplus de quotas, au risque de saborder définitivement la finance carbone. Aucun des pays les plus industrialisés n’acceptent de s’engager sur des montants d’aides financières pour les pays les plus vulnérables. Ces derniers conditionnant la conclusion de tout accord au renforcement de cette aide, précisément. Et les États-Unis n’envisagent pas de signer le moindre accord sans y avoir vu le paraphe de dirigeants indiens, chinois, philippins, mexicains ou brésiliens.

A trop vouloir additionner les égoïsmes nationaux, la communauté internationale joue un jeu à somme nulle. A tous les sens du terme. »

Et pour tous ceux qui me soutiennent que c’est la faute aux Chinois si on est en si mauvaise posture, je me permets de faire référence à l’excellent topo proposé par le site Climobs sur notre situation climatique récemment, regardons ensemble quelle est notre contribution en « cumulée » depuis 1900. On a une petite dette vis à vis du reste du monde non ?

Climat : et si on mettait le

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Céréales killer

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 novembre 2012

Au moment où la renégociation de la PAC attise toutes les attentions médiatiques, deux articles ont retenu mon attention cette semaine. Les deux abordent un même problème mais sous deux angles différents :

- Le Financial Times tout d’abord (traduit dans courrier international n°1151) affiche une inquiétude globale et planétaire sur la capacité des pays producteurs de blé à répondre à la demande mondiale. Après la très mauvaise récolte sibérienne de cet été due à un climat sec et chaud (le réchauffement climatique n’est jamais bien loin du problème alimentaire), aucune des autres grandes puissances productrices n’a pu compensée cette défaillance. Ukraine, Australie, Argentine et États-Unis ont elles aussi souffert des conditions climatiques. Selon l’ONU, la production de blé est en deçà de la demande (661 millions de tonnes / 688 millions de tonnes). La « bonne nouvelle » pour nos céréaliers est qu’ils peuvent valoriser leur production bien au delà  du raisonnable. « A Paris, le cours du blé meunier n’a jamais été aussi élevé depuis 4 ans : il a atteint 289.25 € / Tonne le 7 novembre soit une hausse de 40% par rapport à janvier. » Et les perspectives ne sont pas bonnes. On projette déjà que les engraisseurs en tout genre vont utiliser le blé pour l’alimentation animale du fait de l’augmentation du mais et du soja ! Tous les stocks de blé chutent partout et tous les cours augmentent dans le monde…

Rappelons une vérité : il faut 4 calories végétales pour produire une calorie de viande de poulet et 11 pour produire une calorie de viande de bœuf. Ce n’est pas le prix de la baguette qui va augmenter mais celui de nos steaks et filets mignons ! Il est bien peu probable que nous puissions assumer l’envie naturelle des consommateurs chinois de se rapprocher de notre mode consommation hyper carné.


- Les Échos du 22 novembre publie un article sur la relation de l’Arabie saoudite au marché de céréales. J’ai appris qu’en 2008 ce pays était auto suffisant grâce un système de production intensif s’appuyant sur un prélèvement des ressources en eau en grande profondeur… aujourd’hui épuisées. « L’eau est devenue bien plus rare que le pétrole » dans ce pays pas comme les autres. En 2016, le pays ne produira plus de blé faute de ressources en eau. Que faire ? Augmenter ses capacités de stockage pour ne pas trop souffrir des fluctuations du marché du blé et acheter des terres en Afrique et aux Philippines. Acteur de l’accaparement des terres avec la Chine, l’Arabie Saoudite a l’argent pour s’offrir la mise en exploitation de terres de pays pas forcement auto-suffisants mais en mal de devises étrangères. « La loi du marché » diront les plus convaincus de la bonne marche de notre système.

ci-dessous une belle image vue du ciel des champs « artificiels » d’Arabie saoudite :

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238 000 Mw éolien installé dans le monde depuis le début de l’année…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 octobre 2012

… c’est le chiffre avancé par le Earth Policy Institute (le site de Lester Brown, auteur du Plan B).

La nouveauté, c’est l’émergence de l’éolien offshore, dont la capacité a été multipliée par six depuis 2006. Hip Hip Hourra ! 90% des ces installations sont européennes, pour l’essentiel anglaises, la France n’existant malheureusement pas dans le palmarès.

Mise en perspective intéressante : « Le potentiel en énergie éolienne offshore de 9 des 10 premiers pays émetteurs de dioxyde de carbone en 2010 est supérieur à leurs besoins actuels en électricité – l’exception étant l’Iran -. Les ressources éoliennes offshore de la Russie et du Canada sont, par exemple, respectivement 23 et 36 plus élevés que leur demande actuelle d’électricité. » Gardons quand même à l’esprit que l’intermittence de la production et notre incompétence à stocker l’électricité ne permet d’envisager une translation totale vers ce « Graal ». Reste que c’est un bout de la solution, probablement.

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On a un problème… Les US sont en train de devenir le premier pays producteur de pétrole au monde !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 14 octobre 2012

On ne l’avait pas vu venir et pourtant la « Transition énergétique » semble prendre un tour bien différent aux USA de ce que nous envisageons en Europe. Plus question de parler de Sobriété, d’Efficacité ou de Renouvelable. L’actualité, c’est la mise en place d’une nouvelle Super Puissance Pétrolière !

En effet, l’émergence de la technologie de la fracturation hydraulique a permis de libérer l’esprit « pionnier américain »; ces derniers étant toujours prompts à exploiter ce que Mère Nature a mis à portée de pioches. Les chiffres donnent le tournis : 600 000 emplois créés dans le secteurs depuis 2008, un potentiel de production de 10 millions de barils par jour en 2020. Tout ceci provoque l’émerveillement de Walter Russell Mead (article publié The Américan Interest et traduit cette semaine par Courrier International) : cette révolution énergétique permettra selon lui le renouveau économique des USA dépassant de loin son indépendance énergétique maintenant accessible et son retour au premier plan international (je n’ose même pas imaginer à quoi il pense…). Je ne précise pas que les volets environnemental et climatique ne font pas parti de son analyse. L’objectif est bien de galvanisé le lecteur sur le monde idéal qui attend sa grande Nation, pas de faire dans la nuance.


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Au même moment l’AIE nous informe que le Pic Oil n’est plus à craindre ! Dans son rapport de prospective pour la période 2011-2017, le Medium-Term Oil Market Report 2012(MTOMR 2012) nous apprenons que « contrairement aux craintes distillées les années passées, le monde, malgré un appétit croissant, ne manquera pas de pétrole. Selon les projections de l’AIE, la demande de brut devrait dépasser, en 2015, les 95 millions de barils par jour, contre 90 en 2012. Dit autrement, la croissance économique mondiale devrait progresser de 3,9% par an en moyenne sur la période, quand la demande de pétrole progressera, elle, juste de 1,2% par an. Cet appétit sera essentiellement celui des pays émergents qui progressera de 2,9% par an. // Au total, la capacité de production pourrait atteindre les 102 millions de barils par jour (md/j) : +9,1% par rapport à 2011. Les experts de l’AIE estiment que l’Amérique du nord et l’Irak fourniront 60% de cette croissance. La capacité de production dépassant largement les besoins estimés (102 mb/j contre 95 mb/j en 2017), les prix devraient logiquement s’en ressentir. »

 

Tant que nous avions le double enjeu « Climat – Énergie », convaincre de l’action « indispensable » vers une Transition énergétique semblait accessible. La pression prix du pétrole a réellement un effet positif sur l’évolution des pratiques et des comportements. Si ces éléments ne sont pas contredis prochainement, convaincre de la nécessité de prendre en compte l’enjeu « climat » sera plus compliqué et pourtant, il est aujourd’hui devenu impossible de laisser passer une nouvelle génération avant d’agir (le prochain rapport du GIEC qui sortira en 2013 ne lasserait plus aucune place au doute). Sans compter les moyens qui vont être maintenant donnés aux lobbyistes climato-sceptiques qui vont être gigantesques, à l’échelle des milliards de dollars liquides extraits des sous-sol américain. Merci Mr Edgar Morin de m’avoir donner hier du courage, car ça va être dur…

source : Journal de l’Environnement et Courrier International

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Notre monde vu par E.T.

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 11 octobre 2012

Prenons un peu de hauteur : lien

 

Notre monde vu par E.T. dans HUMOUR capture5

 

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