Lignes directrices pour l’Analyse Sociale du Cycle de vie

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 15 septembre 2011

Je recommande régulièrement la lecture d’un rapport publié par le PNUE en 2009 pour illustrer un chemin que pourrait prendre une organisation « apprenante » en matière de Responsabilité Globale (bien d’autres chemins sont possibles, ce ne sont que des outils) : 

- On commence doucement par développer sa culture environnementale « industrielle » (ICPE, ISO 14001…)

- On s’intéresse ensuite à ce qui se passe en dehors de son périmètre juridique strict mais sur un seul critère pour ne pas « brusquer les choses » et on réalise un petit Bilan Carbone. On s’habitue ainsi à regarder plus loin que la clôture !

- Puis vient l’heure de réaliser un Bilan Environnemental Multicritère (ou « ACV site ») : on élargit le spectre des impacts et des paramètres à prendre en compte. Une Analyse du Cycle de Vie d’un produit traduit aussi une nette montée en compétence bien entendu !

- enfin, on atteint la pléinitude en se posant des questions dans une logique « Analyse Sociale et socio-économique du Cycle de vie« . Le rapport en question fournit un cadre technique adéquat à partir duquel un groupe plus large de parties prenantes peut dialoguer pour promouvoir un comportement socialement responsable en évaluant le cycle de vie des biens et services. Ceci est très expérimental mais ouvre de nouvelles perspectives en chiffrant des impacts nouveaux.

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La Responsabilité Globale est par définition… Globale !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 15 septembre 2011

et fort logiquement, on me reproche de m’intéresser essentiellement à la dimension environnementale de la chose. Je reconnais que s’intéresser à des rejets carbone, à des flux physiques ou des pollutions (…) est beaucoup plus « simple » que d’envisager la dimension Humaine de la Responsabilité Globale des entreprises. Souvent, cette approche « Globale » n’est pas sans poser des questions de cohérence.

Lorsque l’on parle d’éco-conception, il est une règle qui souligne la nécessité de ne pas « déplacer les pollutions ». Par exemple, produire le même produit avec moins d’énergie en générant plus de déchets ou limitant la durée de vie du produit, n’est pas forcement intéressant. C’est déjà complexe…

Lorsque les dimensions humaines s’ajoutent à la prise de décision, le nombre de variables augmente significativement et les « vérités » binaires, comme les médias les aiment, perdent encore plus de leur pertinence. Choisir par exemple d’automatiser une ligne très accidentogène est intéressant d’un point de vue économique et « prévention des risques »; pas forcement d’un point de vue social (et relation à la collectivité) si cela implique une diminution des effectifs (ni environnemental si on rajoute de la dépendance énergétique à notre process). C’est plus pertinent, si on accompagne le changement par des formations qui permettent aux agents d’exercer de nouveaux talents.

Il ne s’agit pas encore d’une science exacte. La Responsabilité Globale nécessite une appropriation de ses multiples dimensions par les organisations et surtout une intégration à tous les niveaux de décision pour choisir « avec toutes les données sous les yeux »… sans pour autant résoudre tous les problèmes d’un coup de baguette magique !

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