Et si on profitait, en 2015, de l’évolution des normes ISO 9001 et ISO 14001 pour les dépasser ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 octobre 2014

En 2015, deux référentiels majeurs du panorama des certifications en entreprise vont changer : ISO 9001 qui s’intéresse, pour simplifier, au couple client/produit (ou service) et la norme ISO 14001 qui s’intéresse au couple parties intéressées / impact environnemental (voir post précédent sur les évolutions attendues de la norme ISO 14001).

Les évolutions de ces deux normes vont dans le sens d’une amélioration globale des exigences. Par exemple, ISO 14001 semble s’ouvrir plus franchement à la prise en compte de la chaine d’approvisionnement et à la logique d’Écoconception. Ceci doit permettre de répondre à certaines incohérences que je suis amené à observer dans mon quotidien. Par exemple, peuvent être certifiées aujourd’hui des entreprises de « négoce » se déresponsabilisant totalement sur la manière dont sont conçus et produits les objets vendus puisque c’est « hors périmètre » ! On parle alors de tri de papier, de stickers pour éteindre les lumières alors que les enjeux environnementaux (et potentiels d’amélioration) en amont dans la chaine de valeur sont énormes. La crédibilité d’une certification est ici clairement mise en cause. Quelle est ici la vision globale de l’amélioration la performance environnementale ?

Ma réflexion est aujourd’hui la suivante : n’est-il pas temps de sortir de la logique de « réponse à une exigence » pour intégrer à nos démarches managériales d’autres ingrédients comme les principes de l’Ergonomie (l’Homme au travail), du travail libéré (lien), du happy management (lien)… ; en deux mots comme en 100 : les enjeux de la RSE ?

Il est grand temps de dépoussiérer notre approche contrainte et souvent minimaliste au risque de pérenniser des chapelles entre la recherche de conformité et la « vraie vie » managériale de l’entreprise. Un système de management ne doit pas être l’apanage d’experts en normes et doit se rapprocher plus clairement du « management » de l’entreprise !

Il existe un risque, avec le contexte de crise que nous vivons, que les entreprises désambitionnent totalement leurs systèmes de management et ne gèrent (lorsque le marché l’exige) « que » des certificats. Le fond s’oublie alors. On gère par le « petit bout ». Et pourtant, des modes de management innovants peuvent être une partie de la réponse au contexte contraint pour motiver, simplifier, innover… Faire autrement et peut-être mieux.

En disant ça, je ne fais pas vraiment mon coming-out. J’ai toujours cru à la pertinence des Systèmes de Management et je souffre de l’opposition permanente régulièrement faite entre « les entreprises libérées » et « les entreprises ISO ». Comme si, dans notre monde marqué par le besoin de « clivage », nous n’étions pas capables d’accepter les nuances, la complexité. Par exemple, qui pense sérieusement que l’on peut maitriser des risques « produit » sans un minimum de règles et de surveillance ? Et par ailleurs, qui peut nier que nos habitudes de régulation par la tâche et par la surveillance hiérarchique « descendante » pénalisent initiatives et responsabilisation dans nos organisations ?

  • OUI, nos systèmes sont souvent ankylosés et peu à même de se remettre en cause en profondeur,
  • NON, nos systèmes de management ne servent pas à rien. Ils assurent des basiques vitaux pour l’entreprise comme la recherche de la conformité aux engagements pris, la maitrise des risques, le respect de la réglementation. Ce n’est pas rien !
  • OUI, il faut faire évoluer nos organisations en faisant plus confiance à l’Homme,
  • NON, cela n’est pas contradictoire avec le respect des normes de certification. Chacun doit s’interpréter les référentiels donnant un cadre général finalement très ouvert,
  • OUI, il faut faire évoluer notre système procédural qui trop souvent définit des « pratiques impraticables« . Tout le monde est conscient que le respect à la lettre d’un système documentaire ne permet pas le fonctionnement de l’entreprise. OUI, il faut avoir le courage de prévoir la place à la liberté de décision individuelle… dans un cadre maitrisé et moins hypocrite,
  • NON, il ne faut pas casser l’existant et surtout NON, « management » et « système de management » ne sont pas deux sujets sans lien.

 

Vous savez quoi ? Les référentiels sont compatibles avec les principes de la RSE. On peut faire des trucs bien en entrant par la porte « Système de Management ». Le secret, c’est seulement de ne pas s’arrêter à la recherche de conformité. Il est cent fois  préférable de « négocier » avec un auditeur votre propre interprétation de la norme et d’être satisfait de la valeur véhiculée en interne; plutôt que de « négocier » avec vos collaborateurs sur la raison de la mise en place de telle ou telle disposition inutile. La quête de sens est la clef.

 

Ma conclusion aura une forme de décision personnelle. Ma contribution à la vie des systèmes de management sera dorénavant « ambitieuse » en termes de contribution aux enjeux du développement durable… ou ne sera pas. Je ne veux plus ne pas aborder ces questions :

  • Comment la performance des processus doit-elle être envisagée en intégrant le Bien-être au travail ?
  • Comment rapprocher la vie théorique (ce qu’il faut faire) de la vraie « vie » pour gagner en crédibilité sur le terrain ? Comment s’interdire l’hypocrisie de la définition de règles inapplicables ?
  • Comment réellement déployer une logique de coût global et non de prix d’achat salutaire pour tous, y compris pour la création de la confiance dans les relations clients fournisseurs ?
  • Comment parler concrètement de valeurs immatérielles ? Les hommes et les femmes qui composent l’entreprise ne sont-elles que des « ressources » ?
  • Ne faut-il pas définir des objectifs de performance collectifs plutôt qu’individuels (et créer ainsi de la solidarité) ? Ne faut-il pas bannir la notion d’ »évaluation individuelle » et la remplacer par des entretiens de progrès ?
  • Ne faut-il pas redonner la place à la Confiance dans nos organisations ? Nous travaillons entre adultes, non ?
  • Comment remettre le Client au centre en tant « que consommateur de solution » ?
  • Et pourquoi pas, oser questionner le client sur des prescriptions parfois sur-qualitatives qui pénalisent la performance globale de l’entreprise ?
  • Ne peut-on pas accepter parfois, que certains niveaux de performance qualitatif ne soient pas quantifiables (une révolution !) ?

 

Je suis sûr qu’il est possible de mieux utiliser les outils « systèmes de management » à la lumière des données de notre époque.

 

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Labellisation Lucie

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 septembre 2014

Certains s’offrent des voyages pour les vacances. Comme il ne faisait pas beau au mois d’août dernier et pour le même prix qu’une semaine au Maroc « all inclusive« , je me suis offert une formation de 2 jours sur la démarche LUCIE. Dans ma période de transition professionnelle, cet investissement autofinancé m’est apparu pertinent. Retour d’expérience et avis sur le dispositif.

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Le Label Lucie, c’est quoi ?

Déjà en janvier 2012 (lien), je présentais cette labellisation, arrivée assez récemment dans le panorama des reconnaissances externes et très présent dans le grand Ouest.

Le label Lucie s’appuie sur la norme internationale ISO 26000, définissant les principes de la responsabilité sociétale pour les organisations. Rappelons au passage que la norme ISO 26000 n’est en aucun cas certifiable comme peut l’être la norme ISO 14001 par exemple, car elle ne contient aucune exigence. Elle donne un cadre à la définition du concept de « Développement Durable » appliqué aux organisations, c’est tout (et c’est déjà pas mal). De nombreux organismes (qui sont par ailleurs des organismes de certification) proposent des évaluations sur la base de cette norme pour donner aux entreprises un degré de maturité sur la base d’un référentiel interne qu’ils ont écrit. Ces évaluations ne sont pas réalisées sous couvert d’accréditation bien entendue.

Le principe de LUCIE est de s’appuyer sur une évaluation initiale réalisée par ses partenaires VIGEO et AFNOR Certification (sur la base de leurs propres référentiels inspirés d’ISO 26000 ou de celui proposé par LUCIE) puis d’évaluer les engagements de progrès proposés par l’organisation en question. En amont, Lucie met à disposition des outils de positionnement et un listing de consultants formés à la méthode pour un accompagnement éventuel.

LUCIE propose alors des supports de communication et de valorisation pour l’entreprise labellisée.

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Au delà de ce dispositif de valorisation, LUCIE souhaite développer une « Communauté LUCIE » au niveau nationale, qui doit permettre le partage d’expérience, la montée en compétence des acteurs, la reconnaissance du dispositif par le monde professionnel mais aussi des avantages plus directes entre membres.

Une centaine d’organisations seraient labellisées ou engagées.

En quoi ce dispositif me parait-il intéressant ?

  • Les outils conçus par l’organisation LUCIE sont bien faits et rassurants, la norme ISO 26000 n’étant, reconnaissons le, pas très facile d’accès et pas explicite sur les modalités de déploiement opérationnel au sein des TPE/PME. Le travail de traduction / interprétation réalisé par LUCIE est donc le bienvenu.
  • La mise en place progressive d’une « communauté Lucie » laisse entrevoir une dynamique nationale au service de la performance RSE des entreprises. A suivre.
  • Au bout du compte, ce type de projet incite les organisations à penser le progrès en ce qui concerne leur performance RSE. On questionne les organisations.
  • Les entreprises engagées bénéficient d’un dispositif de communication externe bien maitrisé. Certaines entreprises pourront donc facilement valoriser leur engagement dans leurs relations BtoB.

 

Ses limites selon moi ?

Je suis convaincu que pour une organisation, engager une démarche RSE, ne passe pas forcement par une volonté de reconnaissance externe.

La porte d’entrée « RSE » peut aussi être :

  • la remise en cause de modes de fonctionnement,
  • le besoin de faire un premier inventaire des enjeux prioritaires de l’activité « pour voir »,
  • la formation des acteurs de l’entreprise pour monter en compétence et imaginer de nouveaux horizons,
  • la consultation des parties prenantes,
  • le choix de donner une ambition plus forte au processus achat,
  • la volonté d’élargir le spectre de démarches de certification ISO vieillissantes

La reconnaissance externe -type LUCIE- peut répondre à un besoin bien sur, mais il ne s’agit pas pour moi d’une porte d’entrée exclusive pour intégrer la RSE dans le logiciel de l’entreprise.

L’autre limite pour moi est issue d’ISO 26000 à proprement parlé. Cette norme n’incite pas vraiment à envisager le changement de modèle économique. Je suis convaincu pourtant qu’il s’agit d’un levier majeur pour faire muter notre économie dramatiquement linaire en une économie plus circulaire, collaborative, servicielle… Quitte à vouloir changer, ne nous bridons pas à l’amélioration de l’existant que diable !

 

Conclusion

En conclusion, mon naturel critique ne remet pas en cause la crédibilité du processus de labellisation. Il répond bien au besoin de reconnaissance externe que peuvent avoir certaines organisations.

Les outils sont pertinents et il y a vraiment de la matière à valoriser derrière ce Label (la partie intéressée peut avoir confiance). Les entreprises labellisées ont vraiment travaillé et se sont engagées dans une logique d’amélioration vertueuse.

 

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Mes commentaires suite à la lecture du projet de norme ISO 14001

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 août 2014

La norme ISO 14001 est en cours de révision (il s’est passé deux ou trois trucs sur le sujet « environnement » depuis dix ans, il est vrai !) et comme le processus prévoit la sollicitation par enquête des parties prenantes par le biais d’une enquête web, j’ai passé une petite heure à consulter ce projet (en ligne depuis le début de la semaine sur le lien suivant : lien).

En plus d’avoir lu le projet et avoir porté mes commentaires en ligne, je reprends ici quelques points, histoire de causer.

Je passe sous silence toutes les histoires inintéressantes de changement de chapitres et de nuances dans le vocabulaire qui n’intéressent qu’un cercle très fermé d’experts. Je dirai seulement aux initiés que la future norme ISO 14001 a été réécrite dans un format de chapitres proche de la norme ISO 9001 (en cours de révision elle aussi) dans une volonté évidente d’harmonisation des référentiels.

Mes commentaire se basant sur un projet « mouvant » par définition, ces constats sont à prendre avec précaution.

 

Globalement : ISO 14001 monte en gamme.

Son ambition est plus forte et du coup ça se ressent dès le contexte :

Atteindre un équilibre entre les préoccupations environnementales, sociales, et économiques au sein d’un système global s’avère essentiel pour un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Ce concept de développement durable repose sur les 3 piliers, environnemental, social et économique

Je suis surpris qu’aucune référence ne soit réellement faite avec la norme ISO 26000. Même si cette dernière n’est pas une norme d’exigences comme l’est ISO 14001, elle donne un cadre incontournable sur le sujet. Je me suis même permis de préciser en ligne que la notion de « Développement Durable » appliquée aux organisations, ça s’appelle la « responsabilité sociétale« . Si si, c’est ISO qui l’a écrit en novembre 2010 dans l’ISO 26000 !

 

Identification des enjeux : changement de braquet !

Le spectre d’analyse des enjeux environnementaux ne se limite plus au site mais :

Ces enjeux incluent les conditions environnementales susceptibles d’affecter ou d’être affectées par l’organisme

Quelle activité est indépendante des évolutions des prix (et surtout de la disponibilité) des matières premières, de l’énergie, du réchauffement climatique ?

La phase d’analyse des aspects environnementaux fait dorénavant référence à une méthode se plaçant dans une « perspective de cycle de vie« . Dans sa partie « Planification et maitrise opérationnelle » on trouve même des exigences très auditables sur le sujet :

établir des moyens de maîtrise pour s’assurer que les exigences environnementales sont prises en considération dans le processus de conception pour le développement, la livraison, l’utilisation et le traitement en fin de vie de ses produits et services, de façon appropriée ;

Un gap semble franchi, un Système de Management de l’Environnement ne pourra plus s’affranchir d’une réflexion sur l’éco-conception de ses produits / services. La chaine de valeur amont sera, elle aussi beaucoup plus sollicitée. Préparer vos acheteurs, ils vont être audités !

Méthodologiquement enfin, une nouveauté avec l’apparition des notions de risques liés aux menaces et opportunités. Un chapitre est dédié à cette prise en compte. Pas de principe de précaution mais l’équivalent du principe de vigilance définit dans la norme ISO 26000.  On voit ici que la norme s’inspire de la définition new age du risque issue de la norme ISO 31000. Donc, pour résumer, avant les enjeux étaient grossièrement à l’issue d’une analyse environnementale et d’une analyse de conformité aux exigences et demain en plus de ces deux éléments, une analyse documentée des risques issues des menaces et opportunités complètera le tableau.

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Les parties intéressées à la une !

En parallèle, la place des « parties intéressées » devient plus stratégique. Il faut les identifier (les pertinentes…), comprendre et traduire leurs exigences dans le Système de Management de l’Environnement.

Je regrette personnellement que la notion de sphère d’influence (bien décrite dans ISO 26000 et essentielle à mes yeux) n’ait pas non plus été reprise dans la norme. On fera sans.

xx

La vraie révolution : obligation de performance environnementale

La version précédente parlait d’amélioration continue du système de management, maintenant on parle d’amélioration de la performance environnementale; et ce n’est pas la même chose. La norme engage donc les entreprises certifiées à mesurer leur performance environnementale (c’est pas nouveau) et démontrer son évolution positive (c’est nouveau!). Fini les engagements de moyens recyclables à l’infinie (formation, rappels, études…) sans lien avec la mesure réelle de la diminution de l’impact environnemental associé.

On demande même à la Direction d’assumer la responsabilité de l’efficacité du SME (donc de l’amélioration de la performance environnementale dans le temps). Selon moi, les entreprises vont devoir innover pour démontrer ceci (notamment après le premier cycle de certification où il est le plus souvent question de mise en conformité réglementaire).

 

La frustration de l’absence de transparence

La norme n’est pas encore née qu’elle me parait déjà obsolète sur le sujet « communication externe« . Au moment où la France, l’Europe et l’ensemble des anglo-saxons s’engagent (avec plus ou moins de réussite) vers le reporting et la transparence sur la performance sociétale des organisations, la future norme ISO 14001 ne demandera « que » d’identifier les informations « pertinentes » à la communication externe :

L’organisme doit communiquer en externe les informations pertinentes relatives au système de management environnemental, comme déterminé par son processus de communication et requis par ses obligations de conformité

Pas plus de transparence qu’avant. Le retard sur EMAS n’est pas rattrapé.

Mais il ne s’agit que d’un projet à ce stade. Nous suivrons les évolutions qui seront prises dans les mois à venir.

Pour un autre point, interview du jour d’Hervé ROSS CARRE d’AFAQ AFNOR : lien

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Save the date : 17/06, « management de l’énergie, audit énergétique obligatoire et certification ISO 50001… »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 1 avril 2014

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Formation « responsable des systèmes QHSE » aux Etablières dès octobre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 mars 2014

Les Etablières (Vendée) élargissent leur offre de formation à un titre certifié par l’état Niveau II. Cette formation par alternance commence en octobre prochain

Si vous avez envie de m’avoir comme prof, inscrivez-vous !

Contact : Fabien VARY – Responsable de formations : fabien.vary@etablieres.fr

 

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Cit’Ergie : le label énergie-climat des communes et intercommunalités

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 février 2014

Connaissez-vous le label Cit’Ergie ? Ci-dessous un extrait du site dédié de l’Ademe http://www.citergie.ademe.fr/ :

Cit’ergie® est un label destiné aux collectivités (communes et intercommunalités) qui souhaitent contribuer activement à améliorer leur politique énergie durable en cohérence avec des objectifs climatiques. C’est un label de « bonne conduite » qui récompense pour 4 ans le processus de management de la qualité de la politique énergétique et/ou climatique de la collectivité.

Le processus de labellisation Cit’ergie® constitue un atout pour les collectivités qui s’engagent dans un plan climat Energie territorial (PCET), ont signé la Convention des Maires pour la lutte contre le changement climatique, construisent le volet énergie de leur Agenda 21 ou s’engagent dans une nouvelle démarche structurante de leur politique énergétique.

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Des villes comme Nantes, Rennes, La Rochelle, Quimper se sont déjà engagées dans la démarche.

Une démarche à suivre.

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Système de Management de la Santé et de la Sécurité au Travail : ISO s’y colle enfin !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 22 août 2013

Enfin !

ISO se penche sérieusement sur la rédaction d’une norme « ISO 18001″ (pour le numéro, je spécule). En octobre prochain, une première réunion d’un groupe de travail va être tenue sur le sujet (lien annonce ISO). Jusqu’à présent, certains pays, dont la France, bloquait cette initiative considérant la sécurité comme une démarche avant tout réglementaire et donc non « certifiable ». Les choses changent peut-être.

ISO rappelle dans son introduction l’enjeu du sujet :

Selon les statistiques de l’OIT, chaque jour, 6 300 personnes perdent la vie en raison d’un accident du travail ou d’une maladie liée au travail – soit plus de 2,3 millions de décès par an. La plupart des 317 millions d’accidents qui se produisent chaque année entraînent des absences prolongées du travail. Un grand nombre de ces accidents peuvent être évités, et la future norme ISO se propose d’établir, pour la première fois, un cadre international de référence pour les meilleures pratiques en matière de SST, et de réduire ainsi les accidents, blessures et maladies liés au travail, dans le monde entier.

Système de Management de la Santé et de la Sécurité au Travail : ISO s'y colle enfin ! dans HOMMES capture1

Par ailleurs, sur le sujet, je recommande aux personnes intéressées par le sujet de compulser le document « Management de SSR, retour d’expériences >> Un Guide pratique à l’usage des PME« , mis gratuitement en ligne par la CARSAT Aquitaine.

capture2 certification dans ISO etc...

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Des nouvelles d’EMAS (suite)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 avril 2013

En février 2012, j’écrivais un petit topo sur EMAS et la reconnaissance de l’enregistrement EMAS dans le cadre de l’obligation de vérification du reporting extra-financier (lien post précédent)

Je reviens sur EMAS, bien qu’il soit entendu que c’est une démarche élitiste et peu déployée en France, car au final EMAS n’est qu’une démarche ISO 14001 ++ (notamment en ce qui concerne la communication sur la performance environnementale); et ISO 14001 est largement plus connue et utilisée dans le monde de l’entreprise.

Un Guide pour les utilisateurs EMAS vient d’être publié ce début d’année. Clairement sur la forme, ce document est une catastrophe; l’exemple même du document « légal » pas pensé pour être agréable à la lecture…. Sur le fond le document est plutôt intéressant et peut enrichir les réflexions d’acteurs de démarches ISO 14001. Donc, je partage ! Lien vers le document.

Pour mémoire, ci-dessous la seule illustration de ce triste document, revenant sur les avantages perçus par les entreprises engagées dans une logique EMAS :

Des nouvelles d'EMAS (suite) dans ACTUALITE capture4

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La certification Cradle to Cradle

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 février 2013

La marque de chaussures Puma vient de lancer une gamme de produits certifiés « Cradle to Cradle » (lien).

« Les chaussures et le T-shirt de basket biodégradables InCycle ont été analysés dans le cadre du premier bilan de pertes et profits de Puma relatifs aux produits environnementaux, publié en octobre 2012. Les résultats sont éloquents, et démontrent que l’impact environnemental de ces deux produits a été réduit d’un tiers par rapport à leurs homologues traditionnels » explique – dans un communiqué – Reiner Hengstmann, directeur mondial de Puma Safe.

Mais c’est quoi exactement la certification Cradle to Cradle ?

*

La marque de certification C2C fait référence à un ouvrage « Cradle to Cradle » sorti il y a quelques années. Le concept repose sur la mise en place d’une logique industrielle à circuit fermé, une chaine de relations où « tout est réutilisé – soit retourné au sol sous forme de ‘nutriments biologiques’ non toxiques, soit retourné à l’industrie sous forme de ‘nutriments techniques’ pouvant être indéfiniment recyclés ». L’objectif d’imiter l’équilibre des écosystèmes naturels, de positiver une approche industrielle sans forcement chercher à diminuer les « consommations » (mais plutôt les organiser).

Un peu utopique si on raisonne en valeur absolue (il y aura toujours des pertes en lignes) mais fondamentalement cohérent avec toute démarche d’éco-conception. Plus de 300 produits sont certifiés dans le monde.

Glané sur le net (lien), un exemple de grille d’évaluation utilisée pour les certifications Cradle to Cradle :

La certification Cradle to Cradle dans CAS D'ENTREPRISES capture7


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Actu : RSE, NDdL, Efficacité Enérgétique, sortie du statut de déchet, ISO…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 novembre 2012

Il se passe des choses en ce moment. Je suis un peu paresseux ce soir alors je fais un tir groupé :

1- La Commission européenne semble partir sur une hypothèse d’obligation pour les entreprises européennes de plus de 500 salariés, de la publication d’une information extra-financière et ce dès 2014. Cohérence totale avec l’obligation française en cours de mise en place.

source : http://www.institutrse.com/actualite-rse/actualites-de-la-rse/la-rse-fait-un-pas-dans-les-politiques-publiques.html

2- La directive européenne relative à l’efficacité énergétique du 25 octobre 2012 a été publiée ce mercredi 14 Novembre. « Les États membres établissent une stratégie à long terme pour mobiliser les investissements dans la rénovation comprenant notamment des politiques et mesures visant à stimuler des rénovations lourdes de bâtiments » // « Les États doivent éliminer les entraves  qui font obstacle à l’efficacité énergétique, en particulier en ce qui concerne: a) le partage des incitations entre le propriétaire et le locataire d’un bâtiment, pour éviter que ces parties ne renoncent à effectuer des investissements [...]

source : http://www.sydev-vendee.fr/renovationenergetique/?p=444

3- Notre Dame des Landes. A-t-on le droit d’évoluer dans le monde économique et industriel et de ne pas être convaincu par ce projet ? C’est mon cas. Je pense que ce projet est anachronique et que ce n’est pas un bon investissement. L’absence de transparence dans le processus de décision ferme la marche… Je vous recommande la lecture du post d’Alain Grandjean :

http://alaingrandjean.fr/2012/11/14/laeroport-notre-dame-des-landes-le-jeu-des-7-erreurs/

http://abonnement.actu-environnement.com/HS?a=ENX7CqkLoH4b8SA9MKJbC2HnGHxKLTu7NvcStGb5lw8W0bBhOG5mpqVsje_HhdB5YlLN

4- La sortie du statut de déchets est en vigueur depuis le 1er octobre 2012. Selon la directive 2008/98/CE relative aux déchets, certains déchets peuvent redevenir des produits lorsqu’ils ont subi une opération de valorisation ou de recyclage répondant à des critères spécifiques. Cette nouvelle mesure pourrait booster le marché des matières premières recyclées.

5- Évolutions de normes ISO 9001 et ISO 14001. Afnor a communiqué ces derniers jours sur les évolutions à venir (2014/2015) des deux normes de système de management phares. A retenir : une harmonisation de la structure des deux normes; pour ISO 14001 une attention accentuée sur le volet transparence et prise en compte des parties prenantes et pour ISO 9001 la piste d’une obligation (légitime) de documentation de l’analyse des risques « clients » (l’équivalent de l’approche « analyse environnementale » pour ISO 14001). A suivre.

6- Enfin, je ne résiste pas au dernier post d’Oilman qui fait écho à un mon inquiétude sur l’avenir énergétique des Etats-Unis . Mise en perspective intéressante.

http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/11/13/les-etats-unis-1er-producteur-mondial-de-petrole-en-2017/#xtor=RSS-32280322

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