Quand mes souvenirs d’enfant se rapprochent de la « vraie vie »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 8 septembre 2013

Né en 1975, je suis issu d’une génération qui a eu accès à des dessins-animés, des bandes-dessinées, des livres devenu ado (…) d’une très grande richesse. Nos aïeux ont construit leur imagination (leurs idéaux ?) avec Jules Verne, moi je n’ai pas spécialement honte de l’avoir construit grâce à Hergé, aux Cités d’or, à l’heroic fantasy et la science-fiction.Quand mes souvenirs d’enfant se rapprochent de la « vraie vie » dans INNOVATION capture3

Dans la prolongation de la réflexion du CAS sur le sujet (lien), voici quelques illustrations de ce que j’estime être une transformation du virtuel en réalité.

  • Le plus illustre anticipateur à mes yeux est Hergé. Il n’a pas seulement envoyé Tintin sur la Lune ; mais grâce à son personnage Tryphon Tournesol, il a aussi imaginé de nombreuses innovations dont l’imprimante 3D dont on nous affirme à longueur de journée l’évidence de son rôle dans la 3ème révolution industrielle.


  • J’ai adoré le dessin animé « Les Cités d’or » (et mes filles, qui subissent mes goûts comme il se doit ont la même affection pour Esteban, Zia et Tao). Les auteurs ont tout misé sur le soleil sans peut-être envisager que leur grand Condor (100% solaire comme l’avion que souhaite utiliser Raphael Dinelli en 2014 pour engager un grand voyage international) ou leur bateau SOLARIS seraient d’actualité en 2013 (cf projet Greenhart : lien)!

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  • Je n’oublie pas Franck Herbert qui dans son ouvrage fleuve DUNE avait imaginé, pour répondre à l’environnement hostile et sec de la planète titre, ce qui semble trouver matérialisation aujourd’hui : une technologie qui transforme la transpiration en eau potable. Lien vers la Vidéo.


  • Enfin, comme il n’y pas que la technologie dans la vie, Uderzo et Goscinny, ont très tôt compris ce qu’était obsolescence programmée des biens de consommation (désolé pour la mauvaise qualité de l’image).

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C’est au moment ou Miyazaki met fin à sa carrière de réalisateur http://courrierint.com/node/1023758  que je choisis d’écrire ce post. J’espère que ces visions apocalyptiques de notre destin sur terre ne sont pas prémonitoires, contrairement aux exemples cités ci-dessus.

 

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Méthanation : une solution crédible au problème du stockage d’électricité issue du renouvelable ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 septembre 2013

Ceux qui, comme moi, ont regardé le reportage que proposait ARTE cette semaine sur la Transition Énergétique allemande (Lien sur le replay ou rediffusion le 7/9 à 12h15), conviendront qu’il ressort clairement (en plus du coût de cette transition) que le problème du stockage de l’énergie électrique produite par les EnR est majeur. La démonstration a même été faite que les pics de production d’électricité pouvaient déstabiliser le réseau européen. La production intermittente n’est pas compatible avec les modes de consommation du réseau. Depuis toujours, la croissance des EnR se voit opposer ce frein technologique majeur, qu’est le stockage de l’électricité d’origine renouvelable, non ajustable de facto aux pics de consommation.

En janvier 2012, j’ai assisté à la présentation du scénario Négawatt par Mr Salomon lors d’une soirée organsiée par l’ATEE (lien post précédent). J’y ai découvert une technologie nouvelle nommée la « Méthanation » (rien à voir avec la méthanisation). Et il semble bien que cette option trouve des concrétisations prometteuses. De quoi s’agit-il exactement ?

Le site www.lesenr.fr nous apprend :Méthanation : une solution crédible au problème du stockage d’électricité issue du renouvelable ? dans ENERGIE capture1

« Si l’hydrogène n’existe pas à l’état naturel, il est possible de le produire via des énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire, éolien…) par électrolyse de l’eau. […]. La méthanation utilise ce principe d’électrolyse mais l’hydrogène est alors utilisé pour générer du biogaz via la formule de Sabatier (CO2 + 4 H2 = CH4 + 2 H2O) qui en combinant du dioxyde de carbone et de l’hydrogène permet de générer du méthane, de l’eau… et de la chaleur.
Le méthane ainsi produit est stocké dans le réseau gaz actuel (qui a l’avantage d’exister et de ne donc pas nécessiter d’investissements particuliers). La chaleur produite par la réaction est utilisée soit directement soit en cogénération pour produire de l’électricité. »

 lien article complet

Le constructeur automobile allemand AUDI a déployé une installation de grande taille sur un de ces site industriels et compte bien utiliser cet argument commercialement pour « compenser » toutes les émissions de ses véhicules à Hydrogène mis sur le marché à terme. La vidéo (commerciale soit, est quand même instructive) : lien.

capture2 audi dans INNOVATIONAutre illustration de l’actualité de ce procédé, l’Usine Nouvelle de ce mois-ci présente un encart sur E-ON qui vient d’inaugurer la première unité pilote à échelle industrielle de conversion d’électricité en gaz (2MW).

Je vous parlerai peut-être bientôt d’un projet sur Nantes…

à suivre…

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Le « citoyen-consommateur » passe du statut de spectateur à celui d’acteur. La transition n’est pas que énergétique !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 9 juillet 2013

Les choses bougent… Bien sur, on a souvent tendance à considérer que les enjeux environnementaux et sociétaux sont peu compris par nos politiques et autres représentants professionnels (la première intervention publique de Mr Gattaz, nouveau porte drapeau du MEDEF, est à ce titre franchement désespérante. Lien).

Les choses bougent sur de nombreux fronts : implication des territoires sur le sujet de la Transition (Ex : projet Troisième révolution industrielle du Nord Pas de Calais), mise en application de technologies nouvelles (Ex : Smart Grid Vendée), mise en route de nouveaux business models…

Le sujet qui m’intéresse ce jour est une lame de fond dont on parle trop peu : le changement de positionnement qui nous est offert à tous pour devenir de vrais acteurs de la Transition; et ce sans rien attendre de l’État, des entreprises, de l’Europe ou de Bill Gates (qui veut sauver le climat à lui tout seul : lien).

En effet, en très peu de temps, les citoyens-consommateurs que nous sommes, se sont vus offrir une somme de « petits pouvoirs » qui ne sont au final pas du tout marginaux. Reste à nous convaincre de décrocher de nos écrans de TV et d’arrêter de râler contre nos décideurs traditionnels. Nous sommes décideurs et il y en a pour tout le monde. Le

Quelques illustrations  :


  • Vous êtes épargnants ? 

Le Livret A ne devrait pas tarder à perdre quelques miettes supplémentaires dans son taux de valorisation. C’est peut-être le moment de se poser la question d’une épargne différente ? Énergie Partagée (lien post précédent) est justement en train de lever des fonds pour son second appel à souscription. A votre niveau d’investissement, vous contribuer à financer un projet local que vous choisissez.

Dans le même état d’esprit la NEF (lien post précédent) propose de faire fructifier votre épargne sur des projets à forte valeur sociétale. Vous choisissez de garder les intérêts ou de les offrir à une association de votre choix.

Vous pouvez aussi investir directement dans des projets via le Crowfunding. Voir ci-dessous.

  • Vous êtes une entreprise qui a besoin d’argent pour se développer ?

Les banques ne prêtent plus aux entreprises ? Le modèle s’est enraillé ? Demandons directement de l’argent aux épargnants par un dispositif de financement participatif innovant. On appelle ça le « Crowfunding ».

capture2 crowfunding dans TRANSITIONLe «Crowdfunding» est un mécanisme de financement qui permet de récolter des fonds auprès d’un large public en vue de financer un projet créatif ou entrepreneurial qui fonctionne le plus souvent via internet. Il existe trois grandes catégories de plateformes de financement selon que celles-ci sont basées sur des dons, des prêts ou des investissements en fonds propres.

On rapproche ainsi l’entrepreneur du consommateur qui devient intéressé à la réussite de l’entreprise choisie. Au delà du financement pur, cela peut permettre de rapprocher deux mondes qui se comprennent peu : l’entrepreneur et le citoyen lambda.

 L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) viennent même de publier un guide du financement participatif (lien). C’est sérieux !

Ci-contre une illustration issue d’un article récent des Echos (lien).

Un exemple de site de mise en relation projet / financeur : Ethic Angels (lien)

 

  •  Acteurs du territoire : complément indispensable aux Smart Gridcapture3-300x223 énergie partagée

On a trop tendance à présenter les Smart Grid comme une innovation purement technologique. Le principe même de régulation des consommations en fonction des production d’électricité (via notamment les sources renouvelables par nature intermittentes), implique une participation des consommateurs. D’ailleurs, le premier Smart Grid est Eco-Watt en Bretagne. Il ne s’agit « que » d’une chaine d’information demandant aux consommateurs de ne pas utiliser leurs appareils énergivores non indispensables aux heures de pointes.

Vous pouvez visionner un petit débat sur le sujet mis en ligne sur le site Clean Tec Republic : lien

J’aurais pu aussi parler du succès des Scop -entreprises où les salariés sont actionnaires-, de la montée en puissance des consom’acteurs -et donc des signes de reconnaissance des produits- , des Carotmob (lien) – initiatives anti boycotte pour la bonne cause… Le choix ne manque pas pour démontrer que nous « pouvons » si nous voulons.


Pour conclure, je retiendrai la Proposition n°2 de la restitution des Régions au Débat National sur la Transition Énergétique qui a eu lieu ce début de semaine :

Une transition pour tous, avec des citoyens acteurs, qui participent aux initiatives et sont bien informés

Ce vœux, que je partage, dépasse selon moi le sujet énergétique. Il ne s’agit pas de donner le pouvoir de décision aux citoyens, mais de les faire participer aux réflexions et projets. Monter en compétence et donner envie de passer à l’action, quelle qu’elle soit, et démontrer que nous n’avons pas besoin d’attendre les autres pour agir.



 

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Lu : DEMOCRATIE PARTICIPATIVE – guide des outils pour agir

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 juin 2013

Depuis l’année dernière, la Fondation FNH s’est organisée en Think Tank à l’américaine pour influer sur les décisions publiques. Dans ce cadre, elle sollicite des experts pour produire des publications à même d’alimenter le débat public. Je trouve personnellement que les productions de cette nouvelle structure sont de très grande qualité. Le dernier opus est un Guide des outils sur la démocratie participative.

Lu : DEMOCRATIE PARTICIPATIVE – guide des outils pour agir dans INNOVATION capture6

En aparté, j’ai vécu la lecture de ce Guide comme un acte 2 au célèbre livre de Rob Hopkins : Manuel de Transition (lien vers commentaire de ce livre sur ce blog). C’est un compliment de mon point de vue.

La publication, objet de ce post, (lien vers le document complet) est très opérationnelle. Elle se présente sous forme de fiches que pourront utiliser jusqu’à plus soif les associations et autres mouvements politiques ou apolitique qui se sont donnés pour objectif de passer le cap de la transition en consultant les citoyens (et pas seulement en s’appuyant sur un mandat électif dont on se rend compte ces temps-ci des limites).

Passer le cap de la remise en cause de notre système de décisions publiques, il reste à organiser la consultation et ce n’est pas si simple… d’où ce guide.

Le support propose 14 fiches outils illustrées d’exemples d’application. Par exemple, la certification participative est l’idée selon laquelle le citoyen-utilisateur peut être directement sollicité pour évaluer la conformité à un cahier des charges d’une production donnée. Il devient auditeur de son produit. En dehors du fait que c’est la fin de mon boulot (joke…), le principe est intéressant car les acteurs de la chaine (Producteurs => consommateurs) sont ainsi en contact direct… Ils ont plus de chance de se comprendre…capture5 dans LECTURES

Je ne pense pas que ces outils soient directement applicables, mais après une adaptation à chaque problématique, je suis convaincu que ce Guide sera utile et ouvrira des champs de consultation populaire encore inexplorés.

L’innovation, ce n’est pas que le nouvel I-Pad. Ce guide le démontre.

Merci.

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Les Pays de la Loire en tête de pont sur le sujet des Energies Marines

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 avril 2013

Les régions des Pays-de-la-Loire et Bretagne n’ont pas en commun que les projets d’aéroport mal montés. Ces deux régions sont en effet particulièrement bien positionnées pour développer et industrialiser une filière « énergie marine » aujourd’hui quasiment inexistante au niveau international. Ces dernières nous offrent (potentiellement pour le moment) quelques chose que le vent et l’ensoleillement ne peuvent pas nous proposer : une régularité de production d’énergie renouvelable. 

Un article complet de www.techniques-ingenieur.fr nous éclaire sur le potentiel de la filière :

Avec les connaissances actuelles, on estime le potentiel de puissance totale du pays, hors éolien en mer, exploitable à moyen terme, entre 3 et 5 gigawatts (GW). À lui seul, le potentiel hydrolien exploitable se situe entre 2 et 3 GW, ce qui en fait le deuxième gisement hydrolien d’Europe.

[...] La France s’est fixé comme objectif l’installation d’une capacité de production électrique en mer de 6 000 MW en 2020. Ces installations assureront alors 3,5 % de la consommation électrique du pays.

La France est passée à côté du développement industriel des énergies nouvelles que sont le photovoltaïque et l’éolien; peut-être pouvons nous « en être » sur les énergies marines ? Le 25 février dernier, notre ministre de l’Ecologie a lancé politiquement le mouvement en présentant un « plan de développement des énergies marines ». Plusieurs études vont notamment être lancées pour préparer l’exploitation commerciale de fermes hydroliennes.

La région Pays-de-la-Loire se veut leader sur le sujet; un site dédié témoigne de cette ambition. Bien que très orienté « éolien off shore », l’ambition dépasse la volonté de dompter le vent marin. La cible est aussi sous l’eau. Le bassin de houle de l’école centrale de Nantes est à ce titre assez unique.
Les Pays de la Loire en tête de pont sur le sujet des Energies Marines dans A L'OUEST capture6

 

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

1- les hydroliennes

Présentation faite par le site de www.energieactu.fr

Le principe de cette technologie est d’utiliser les courants sous-marins naturels sans avoir recours à la rétention d’eau. Le principe de fonctionnement est le même que celui des éoliennes, à savoir transformer l’énergie cinétique d’un courant en énergie mécanique en faisant tourner des pâles qui entrainent un alternateur produisant de l’électricité.  « On estime qu’il faut un courant de 4 nœuds, soit 2m/s, pour qu’une hydrolienne soit efficace. Les courants transcontinentaux trop loin des côtes ne sont pas pratiques, c’est pourquoi nous utilisons les courants des marées », explique Jean-François Daviau, président de Sabella qui prépare l’installation d’une ferme hydrolienne au large de l’île d’Ouessant en Bretagne. [...]

Considérées comme une source d’énergie propre, les hydroliennes ont plusieurs avantages. Le principal est que la marée est un phénomène astral parfaitement prédictible. Il est donc possible de prévoir exactement la quantité d’énergie produite. Les courants marins constituent aussi une ressource plus intéressante que l’air, l’eau ayant une densité 1000 fois supérieure. Enfin, immergées en mer, les hydroliennes n’entraînent pas de nuisance visuelle et ont été pensées pour ne pas gêner la navigation des bateaux. D’un point de vue économique, cette technologie a aussi l’avantage d’avoir un coût de maintenance très faible.

hydrolienne_d10 dans ENERGIE

 

 

2- L’énergie houlomotrice ou comment capter l’énergie des vagues

Je vous recommande de parcourir le site de France Énergie Marine pour creuser le sujet. J’en ai issu la présentation ci-dessous :

L’énergie houlomotrice ou énergie des vagues désigne la production d’énergie électrique à partir de la houle, c’est-à-dire à partir de vagues successives nées de l’effet du vent à la surface de la mer et parfois propagées sur de très longues distances. Il existe différents dispositifs pour exploiter cette énergie. De nombreux systèmes sont actuellement à l’étude, certains sont déjà commercialisés mais aucun n’est arrivé au stade de la maturité industrielle.

La Région Pays-de-la-Loire a mis en ligne, sur son site un film présentant le projet SEM – REV : lien

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Le 26 novembre 1966, le général de Gaulle inaugurait l’usine marémotrice de la Rance. Cette dernière produit aujourd’hui encore près de 60% de la production d’électricité bretonne (qui ne produit, il est vrai que 9% de sa consommation…). Plus de quarante ans plus tard, on peut espérer que l’aventure de l’énergie marine continue et prenne de l’ampleur.

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Le fort potentiel de géothermie profonde auvergnat

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 mars 2013

Quand on parle d’énergie renouvelable, l’image d’Epinal qui apparait dans nos cerveaux médiatico -influencés est un champ d’éoliennes ou une toiture photovoltaïque. Et pourtant, quand on regarde les chiffres de la « vraie vie », les maigres 14% d’électricité produite en France à partir d’ENR viennent très majoritairement de nos vieux barrages hydro-électriques (plus de 80%). On confond trop souvent « croissance de production » et « part de production ».

La « vraie vie » de demain ne sera pas non plus l’uniformité de champs d’éoliennes mais des mixes énergétiques adaptés aux contextes régionaux. Une chose est sure, notre mixe énergétique va évoluer pour être moins dépendant de la fluctuation des énergies fossiles (gaz « naturel », le pétrole « naturel »…) et de l’augmentation programmée du prix de l’électricité nucléaire.

Je partage, à l’occasion d’un passage express dans ma belle région natale qu’est l’Auvergne, le contenu d’un article glané dans le magasine « Massif Central », proposant ce mois-ci un dossier spécial sur le « grand défi énergétique ». Le plus intéressant du dossier, de mon point de vue, est la perspective de l’exploitation de la géothermie profonde. En effet, grâce à son passé volcanique, une bonne partie de l’Auvergne (Puy de Dôme, Cantal), présente une caractéristique géologique intéressante : la croute terrestre est plus fine et donc l’accès aux « hautes températures » (supérieures à 200°c) est possible avant 5000 m de profondeur. Au-dessus de 100°c, on peut déjà produire de l’électricité et bien-sûr alimenter des réseaux de chaleur urbains. Des projets de sondages sont planifiés cette année et des entreprises se posent des questions d’exploitation très intéressantes. La perspective fait rêver : plus d’intermittence dans la production d’ENR, des potentiels infinis de production… Reste à investir (avec l’intérêt de l’épargne ? lien).

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En revenant de Clermont, je somnolais dans mon TER à PNI (propulsion-nucléaire-indirecte), et je songeais que dans quelques décennies une énorme agglomération se construirait entre Clermont-Ferrand et Riom, attirant entreprises à la recherche d’une énergie bon marché et des habitants en fuite de situation de précarité énergétique… et bien sûr dans un cadre de vie préservé et exceptionnel qu’est le Parc des Volcans d’Auvergne (qui je l’espère sera très prochainement classé au patrimoine mondial de l’UNESCO –cliquez ici pour signer : lien ).

Rêver ne nuit pas au climat.

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Focus sur les éoliennes aériennes

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 mars 2013

Le procédé des éoliennes aériennes est une idée un peu folle que certaines start-up portent avec la conviction de détenir un concept en or entre leurs mains. L’idée est de profiter des vents de haute altitude (8000 m) qui ont une puissance élevée et permanente qui n’est pas comparable avec les brises du raz du sol. On parle de courants-jets (qui portent ou freinent les aéronefs et impactent fortement les estimations de durée de vol). Plus d’intermittence de production avec les éoliennes aériennes et un potentiel de production gigantesque (plusieurs milliards de kilowatts selon les partisans de la technologie).

Reste à passer les barrières technologiques pour garantir la sécurité (ce serait dommage que le câble lâche et que la « bête » tombe sur la tête des riverains), assurer la maintenance de grosses installations, garantir la compatibilité avec déplacements aériens commerciaux ou privés… Autant de questions qui font de cette technologie une masse d’incertitudes. Pourtant des entreprises y croient et développent des prototypes viables. Par exemple : ALTAEROS ENERGIES (lien et photo ci-dessous), MAKANI POWER (lien). Les prototypes ont déjà tourné et apporté satisfaction; mais on reste loin de toute « industrialisation ».

Focus sur les éoliennes aériennes dans ENERGIE capture8

source : Courrier International 1164

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Economie Circulaire : Etudes de cas issues de la Fondation Ellen MacArthur

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 3 février 2013

Merci à André Sobzack pour la mise en ligne sur Twitter du lien sur l’étude citée en titre.

En cette période d’arrivée de bateaux en Vendée, quoi de mieux qu’un point sur les actions de l’héroïne de l’épreuve Vendée Globe : Ellen MacArthur ! La Fondation EMcA propose donc un concentré d’information pour tous ceux qui veulent voir comment ça peut marcher; « l’économie circulaire ». Je vous recommande de visionner cette petite vidéo en introduction pour expliquer le concept (lien).

L’économie circulaire est une économie industrielle par essence régénérative qui s’appuie sur les énergies renouvelables, et qui tend à éliminer l’emploi de substances toxiques et la notion même de déchets par une conception adaptée des produits en amont. Le rapport « Vers une économie circulaire » rédigé sous la direction de la Fondation Ellen MacArthur a démontré que la transition vers ce nouveau modèle pourrait dégager 630 milliards de dollars par an d’économie en Europe. Afin de pouvoir bénéficier de cette opportunité, il est nécessaire de comprendre les différentes mises en œuvre du modèle à travers un grand nombre d’exemples concrets. Cette transition est déjà engagée et de nombreuses entreprises à travers le monde mettent les principes et concepts de l’économie circulaire en pratique. La Fondation Ellen MacArthur présente les exemples les plus significatifs dans le but d’informer et de susciter l’intérêt, mais également de stimuler la recherche et l’innovation.

Le site en question (lien) propose, sur une dizaine d’exemples, une analyse intéressantes des enjeux environnementaux de l’activité et des gains d’une approche « circulaire ». Pédagogique.


Economie Circulaire : Etudes de cas issues de la Fondation Ellen MacArthur dans CAS D'ENTREPRISES capture1

Je ne résiste pas de l’occasion pour vous encourager à lire les documents de ce site avec comme fond musical « MacArthur Parc » (lien). Vive le Disco sur les pistes de danse, « circulaires », bien sur !


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PSA innove avec le moteur hybride essence / air comprimé

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 janvier 2013

PSA innove (dans un contexte peu favorable) avec le développement d’un couple thermique/électrique : « l’Hybrid Air » de PSA combine un moteur essence «classique» avec un circuit d’air comprimé avec une perspective de consommation de 3L au 100 à prix d’achat et cout d’usage raisonnable (contrairement à l’Hybride diesel de la même marque qui reste très élitiste).

PSA veut rouler à l'essence et à l'air comprimé : 'Hybrid Air'

Techniquement, ce système « Hybrid Air », développé en partenariat avec l’allemand Bosch et l’équipementier français Faurecia, combine un moteur 3 cylindres que l’on retrouve sur la 208 Peugeot et le Citroën C3, un moteur pompe-hydraulique avec un stockeur d’énergie et une boîte de vitesse automatique spécifique. Dans les grandes lignes; l’air est comprimé aux freinages et l’énergie libérée dans les usages urbains (0 émission donc). Sur route et autoroute la motorisation essence est la seule à être utilisée. Mise en vente prévue en 2016.

Pour comprendre, un petit film pédagogique en lien

PSA innove avec le moteur hybride essence / air comprimé dans ENERGIE capture11

 

Rappelons que dans les années 60, PSA savait construire la voiture à 3L avec la célèbre 2CV. Pour de multiples raisons et en s’inspirant de la 2CV, je suis convaincu que nous devrons rapidement diminuer la masse de nos véhicules, baisser les protections passives qui alourdissent nos « jouets » et au bout du compte très largement diminuer les limitations de vitesses sur route pour mieux se préserver des accidents à grandes vitesses (et agir sur une baisse « facile » de notre addiction pétrolière).

 

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L’horloge énergétique d’EDF Entreprise : enfin un gadget utile !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 janvier 2013

EDF Entreprise commercialise un logiciel d’Horloge énergétique ultra pertinent pour les entreprises souhaitant valoriser les informations connues de consommation. Je trouve ça bien, donc je promotionne.

L’Horloge Energétique est un dispositif multimédia qui permet d’afficher en temps réel les consommations d’un bâtiment. Elle « met en scène » l’information énergétique, et sert de support à la diffusion d’éco-gestes comme éteindre la lumière de son bureau à l’heure du déjeuner. Elle matérialise également les engagements de l’entreprise en faveur des économies d’énergie et de la réduction des gaz à effet de serre.

L'horloge énergétique d'EDF Entreprise : enfin un gadget utile ! dans ENERGIE horloge_Masque_620x210

 

En cliquant sur ce lien vous pouvez accéder à une petite vidéo présentant le concept. Les perspectives sont intéressantes, notamment pour informer les usagés des moments de pics de consommation et de la cohérence de ces moments avec les disponibilités du réseau. Les consommateurs et les producteurs communiqueront demain dans une perspective « gagnant-gagnant ». Super.

J’en veux une.

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