Vidéo #BlackFriday : 120 secondes

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 8 décembre 2018

No Comment (mais rire quand même)

black friday

 

 

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Chronique Ecolo-Buissonnière n°12 : La Finance Responsable (de quoi ?)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 avril 2018

L’émission est en ligne ICI. (nouveauté :une lecture dédiée de la chronique est maintenant possible).

DbnKDKIX0AA_nhIComme d’habitude le texte et les liens sont ci-dessous, au cas où ça intéresserait quelqu’un (on ne sait jamais !)

Tout d’abord Marie, je dois préciser que le mail reçu de votre part me précisant le sujet traité aujourd’hui n’était pas clair : allions nous parler de la finance « responsable » de nos maux ou de la finance « responsable » (dans ses pratiques) ? J’étais un peu en panique pour rédiger un truc alors dans le doute, j’ai traité les deux sujets.

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Sans l’identifier comme notre ennemie (ce qui serait pure sémantique électorale) il est difficile de nier que le secteur de la Finance n’ait pas un peu pourri quelques fruits. Tiens, le cas de la nourriture est explicite. Selon un rapport Oxfam de 2015 (lien), l’ultra-financiarisation des marchés agricoles est une cause première de la perturbation des prix alimentaires (cf crise de 2008). Comment ?

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Sachez qu’il existe des placements au doux petits noms de « fonds indiciels de matières premières » qui ont pour caractéristique de permettre aux opérateurs de parier à sens unique sur la hausse des prix. Ce faisant ils font augmenter de manière artificielle la demande en produits agricoles sur les marchés et dans la vraie vie ensuite les prix flambent.  Responsabilité pointée en 2008 et encore en 2015, nos banques « du bout de la rue » continuaient à spéculer sur les matières premières et donc sur la faim pour au moins 3 561 millions d’euros selon OXFAM.

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Ceux qui jouent à acheter – vendre devant un triptique d’écrans 50 pouces se doutent-ils qu’ils impactent sur la capacité d’une partie de la planète à manger le soir en rentrant à la maison ? c’est peu probable, l’homme n’est pas à ce point vénal… Si ?

Ah bon

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Comme le sujet que je maitrise le mieux c’est moi, je vais vous raconter la Finance Responsable vue de ma vie.

Il y a quelques années j’ai été invité à aller voir ma conseillère dans la banque qui gère mon compte courant. C’est une grande Banque de la place que nous appellerons le… Caution Agraire, histoire de garder l’anonymat.

Donc, ma conseillère du Caution Agraire, très réactive et pertinente dans son action du quotidien – je tiens à le préciser – avait souhaité me présenter, un samedi matin, la personne en charge des placements. Une Chance ! On m’a dit : « C’est bête M Dothée de faire dormir votre épargne, parlons-en ».

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Vous savez que le montant de l’épargne en France s’élève à 4.000 milliards d’euros? Bon, moi je ne représente pas grand-chose là-dedans mais à nous tous on pèse lourd ! vous imaginez ce qu’on peut faire avec 4.000 milliards d’euros ? L’association Négawatt a estimé la mise en œuvre de son ambitieux scénario de transition énergétique permettant de sortir du fossile et du fissile (Et comme chacun sait, sortir du fossile et du fissile c’est difficile :-) ) à 1.160 milliards d’euros d’ici à 2050. On peut donc financer près de 4 transitions énergétiques avec mon épargne !!

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Tu m’étonnes qu’on m’invite à parler de mes milliards…

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Donc, mes amis financiers de proximité, remplis de bon sens près de chez moi, ont voulu me montrer la voie de la raison. On m’a dit que je pouvais espérer des hauts rendements à risques maitrisés. C’est ce que leur demande la plupart de leurs clients, je ne leur en veux pas.08 Lucky Luke Tous a l'Ouest

Moi, j’ai expliqué que ma vision de la banque était celle de Lucky-Luke. Je vous confie de l’argent et vous me le rendez si j’en ai besoin. Vous le protégez quoi. Je trouve que c’est étrange cette habitude de penser que l’argent doit travailler… C’est les gens qui travaillent non ?

Mais moi n’y connais rien.

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« Alors admettons » j’ai dit. « Allons-y pour la multiplication de mes milliards. Mais Attention, je veux savoir exactement à quoi va servir mon argent ». Parce que j’en suis un peu responsable de ces sous, j’en ai la responsabilité. Je les adopté et je me sens redevable de leur devenir. Imaginez qu’ils soient utilisés, je ne sais pas moi, pour construire une usine à charbon en inde, à financer l’industrie des armes à feu américaine, ce serait ballot. Et pour tout dire IRRESPONSABLE !

Je dis donc à mon vendeur de rêve que je veux de préférence que mes milliards servent des intérêts locaux et/ou sociétaux. Je veux aussi qu’on me le prouve. Dans ces conditions OK, je vous les prête mes milliards !

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Un silence gêné se fit dans ce charmant bureau récemment rafraichit dans un esprit cosy, à même de créer de la confiance entre banquier et sociétaire. C’est vrai qu’on était bien assis.

« mais Monsieur DOTHEE, c’est pas comme ça que ça marche… regardez les belles performances de ces 3 dernières années sur notre assurance vie, on peut vous garantir 8%… et blabla».

J’ai alors parlé finance responsable, CIGALES, d’Energie Partagée, de la NEF, du classement des banques proposées par les Amis de la Terre, de leur mauvaise position…

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On ne se comprenait pas. Ils étaient des slovaques. J’étais un papou.

Ça ne matchait pas.

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Ma charmante conseillère m’a même demandé, la voix cassée, pourquoi j’étais insatisfait de ses services… J’avais envie de pleurer parce que je l’aimais bien, que j’avais pas envie qu’elle perde de la rémunération à cause des mes idées (perçues comme extra-terrestre) et en plus j’avais perdu 1 h de ma vie un samedi matin…

Rendez-vous bien compte que ma plus forte valorisation de cette expérience, c’est aujourd’hui à ce micro.

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Alors les mauvais jours, le duo de mots « finance responsable » me semble être un parfait oxymore, digne du clair-obscur, de la réalité-virtuelle, du Trump-président ou plus dans nos domaines de la voiture-propre …

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Les bons jours, je me dis qu’on ne peut pas se passer de la Finance pour financer les transitions.  Je me dis que pour qu’on se reconcilie, la première étape est de passer la barrière de la confiance et que les Banques arrêtent le green-washing. Et quand je vois comment cette autre grande institution de la place française (que nous appellerons la Structure Globale), quand je vois comment elle communique (lien) en affichant 46,4% de sources renouvelables dans les énergies et des projets d’électricité qu’elle finance… en comptabilisant l’énergie nucléaire comme une énergie «renouvelable»

…. Je me dis : c’est pas gagné…

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Mais ne regardons pas que le côté obscure de la force. Depuis ce rendez-vous manqué avec ma conseillère, beaucoup de choses ont changé.

Si ce rdv avait lieu aujourd’hui, j’aurais plein de bonnes nouvelles, glanées sur Novethic à partager avec elle et son expert en argent facile. Par exemple j’ai appris que notre golden président le 22 mars dernier (lien); à la Commission Européenne a affiché un volontarisme rare : je cite « nous pouvons imposer notre modèle de finance durable et devenir le leader mondial dans ce domaine »

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On est presque sauvé!

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Et blague à part, des choses concrètes semblent s’annoncer avec notamment un projet d’éco label européen pour les produits financiers. Histoire de freiner le Greenwashing effréné de certaines grandes banques comme la Structure Globale par exemple.

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La vraie bonne nouvelle c’est qu’avec nos milliards d’épargne, nous avons un pouvoir d’influence énorme, que les offres alternatives fleurissent (Nef, Cigales, Crowdfunding, Energie Partagée, Cowatt…) et que nous commençons seulement à le comprendre. Peut-être encore plus que nos modes de consommation matériels, nos arbitrages en termes d’épargne peuvent réellement influer les transitions. C’est peut-être ça la FINANCE RESPONSABLE.

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Chronique Ecolo-Buissonière n°11 : Le plastique c’est fantastique ou le plastoc c’est du toc ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 mars 2018

Je me rends bien compte que je ne produis plus grand chose sur ce blog à part mes chroniques mensuelles. Ce n’est pas un abandon mais plutôt un effet indésirable d’une activité professionnelle un peu trop forte. Je vais revenir !

En attendant, je suis (fort peu modestement), assez fier de ma dernière production. En ligne avec du son ICI.

Je me suis inspiré d’une chanson pour enfant (lien) racontant la vie d’une goutte d’eau pour écrire le conte de « Pétrolette ».

 

Aujourd’hui, je vais commencer ma chronique en prenant un costume de conteur pour vous raconter la douce et plastifiée histoire de Pétrolette, espiègle petite goutte de Pétrole, née dans un énorme champ pétrolifère située sous ce que nous appelons la péninsule arabique…

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La vie de Pétrolette s’est très longtemps résumée à de longues périodes d’attentes tranquilles, périodes de contemplation et de lentes maturations collectives sur une accueillante Roche mère profonde.

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D’où et comment elle sa famille se sont retrouvées là, elle ne s’en rappelle pas. Sa grand-mère lui raconte parfois qu’avant, il y a très très très longtemps ses ancêtres étaient des arbres ! des milliers et des millions d’arbres enfouis et dont le carbone s’est concentré à force de temps et de pression… Elle perd un peu la boule mamie !

Un jour, il s’est passé quelque chose qui a changé la vie tranquille de Pétrolette. Un énorme tuyau s’est mis à aspirer sa famille liquide. « Enfin un peu d’action » s’est dit Pétrolette qui rigolait à hydrocarbures déployées dans ce grand tobogan inversé.

Après un très court voyage en bateau (oui, tout parait court aux gouttes de pétrole, habituées à compter le temps en centaines de milliers d’années), les choses se sont gâtées pour Pétrolette et les siens : ils étaient sur le point de se faire raffiner !

D’abord on les a chauffés à 400 degrés, puis passé dans des tuyaux, encore chauffés…. Bref, Pétrolette s’est retrouvée dans l’équipe des Naphtas. Ça veut dire qu’elle n’était pas destinée à devenir du carburant mais à composer des polymères que l’on appelle le plastique.

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Pétrolette était plutôt contente de son sort car elle n’avait pas envie d’être cramée dans le moteur d’un SUV, même payé en 10 fois sans frais. Elle se dit qu’elle va être utile… servir à quelque chose. C’est donc avec enthousiasme qu’elle quitte sa raffinerie à destination de l’usine qui va la transformer en … un truc !

Et le hasard fit d’elle …. un très joli suremballage d’orange bio pré-épluchée. Une innovation parait-il. Elle se dit qu’elle a un rôle sociétal, Pétrolette. Elle est contente.

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Enfin, arrive le moment où elle va rencontrer SON utilisateur. L’émotion de ce moment est tant attendu. C’est important, quand on pense à toute l’énergie qui a été dépensée pour faire de Pétrolette ce qu’elle est maintenant (savez vous que dans les années cinquante on dépensait un baril de pétrole pour en extraire 50 et qu’aujourd’hui on se trouve parfois dans la situation de 1 pour 8 ?).

La rencontre a pris 5 secondes… « L’adoptant » pas très précautionneux était un rejeteur précoce qui a laissé ce qui reste de pétrolette s’envoler sous la bourrasque littorale de ce matin de printemps.

Avant que l’orange pré-épluchée soit digérée, Pétrolette était sur la plage, et il ne se passe pas 1 mois avant qu’elle se retrouve en pleine mer avec plein d’autres congénères. Elle aime bien flotter Pétrolette. Avec des amis c’est encore mieux.

Aujourd’hui, elle se trouve dans l’estomac d’une tortue qui va en mourir. Mais ne vous inquiétez pas pour Pétrolette, elle a encore quelques décennies avant de se décomposer en mini pétrolettes et de se retrouver dans le poisson que vous ingérerez en toute insouciance. Pour elle, ça va aller…

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Voilà pour le conte de fée.

Des vortex géants de plastiques s’installent au cœur de nos océans et, comble de malheur, d’invisibles particules de déchets plastiques s’invitent, c’est officiel, dans nos assiettes. Si notre consommation de plastique se maintient en 2050 les océans renfermeront massiquement plus de plastique que de poissons.

 

Chaque année, les Européens produisent 25 millions de tonnes de déchets plastiques, dont moins de 30% sont recyclés. Un plan européen pour améliorer ce recyclage est en train de voir jour en 2018, mais c’est peut-être du pays du plastique levant que le changement va réellement arriver. La Chine, première terre d’accueil de nos détritus plastiques, ferme ses frontières aux déchets étrangers. L’Europe tremble. Que va-t-on faire de ces matières que l’on ne veut pas voir ?

 

En Europe c’est le Royaume-Uni qui semble porter le combat contre le plastique jetable. Courrier International n°1422 nous apprend en reprenant un article du Times qu’une série de documentaires de la BBC (Blue Planet 2) a généré une prise de conscience populaire et que du coup Théresa May a engagé une série de mesures relativement ambitieuses que les médias reprennent sous le nom de « La guerre contre le plastique est engagée »  (lien)

 

Le gouvernement français vise lui un objectif de 100 % de plastiques recyclés à l’horizon 2025. Est-ce possible alors que la France ne recycle actuellement que 21 % dans ce pays qu’Alexis de Tocqueville décrivait comme le pays « des règles dures et de l’application molle » ? (Lien)

Mais c’est un peu plus compliqué. Rappelons d’abord que le plastique constitua dans les années 1960 une formidable découverte de la chimie du pétrole. En 1963, deux co-prix Nobel sont attribués en chimie des plastiques. Le plastique est devenu depuis une source de richesse (27,5 milliards d’euros de contribution aux finances publiques dans les pays européens) et d’emplois (plus de 1,5 million d’emplois en Europe).

 

Moi, tout seul de mon côté, j’ai décidé en début d’année, fort modestement de ramasser les déchets que je trouverai pendant mes ballades et donc de partir me promener avec un sac poubelle. J’ai du coup découvert qu’une start-up nantaise avait mis en ligne une application Run Eco Team qui challenge ce concept.

 

Dorénavant jouer à nommer PÉTROLE ce que vous appeliez avant PLASTIQUE.

 

 

Pour aller plus loin :

 

et une vidéo sur le continent de plastique

 

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Chronique Ecolo-Buissonière : n°10

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 12 janvier 2018

Cette année, je suis paresseux et en retard (lire ci-dessous pour comprendre) et donc mes vœux sur ce blog se résumeront à cette retranscription de ma chronique de début d’année. Bientôt le lien sur le son ICI.

 

En ce début d’année 2018… je voulais vous dire … content de vous voir !

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… Je sais…  

Il serait de bon ton que je vous souhaite à la volée une bonne et heureuse année…    mais voilà….  

… en préparant cette chronique je me suis demandé le pourquoi de ce rituel (un peu forcé au bout de la 120ème déclaration). C’est vrai quoi, pourquoi se souhaite-t-on la bonne année et pas le « bon mois », le « bon trimestre » ou la « bonne décennie » ?

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J’ai donc lilosé sur mon ordinateur [Ah oui, « liloser », c’est googeliser quand on essaye d’être sociétalement intelligent]. Je reprends, j’ai donc « lilosé » « pourquoi se souhaiter une bonne année ? » … et j’ai trouvé un article d’HISTOIRE relayé par LE POINT qui m’a entre autre appris que le mot « janvier » venait du dieu romain Janus, du latin janua « portail » ou « découverte » que vous saurez placer pour briller en société. (lien).

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Et j’ai aussi appris que pendant les douze coups de minuit, en cet instant fatidique où tout paraît possible, il convient de faire attention aux premières fois : on doit être de bonne humeur pour l’être toute l’année et surtout ne pas proférer de mauvaises paroles… Zut ! En ce qui me concerne mon année sera donc placée sous le signe du retard, puisque nous avons loupé les 12 coups de minuits… trop occupés que nous étions à batailler pour décider si le mot « bienveillance » était un mot « effet mode » de l’année écoulée. Et moi, je l’aime bien ce mot « bienveillance »…

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Bref, il va être temps de commencer ma chronique…

Alors, si la surconsommation de fin d’année n’est pas très écolo, je ne vais pas pourrir le concept des « bonnes résolutions ».

Je vous propose donc 7 résolutions écolo-inspirantes éclairés sous l’angle des comportements.

C’est cadeau.

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Commençons par une bonne nouvelle. Une excellente nouvelle. Sur le site (lien) d’ALTERNATIVES ECONOMIQUES, le biologiste Pablo Servigne argumente dans une jolie interview le fait que la loi du plus fort serait un mythe ou plutôt que l’entraide est une autre loi de la nature tout aussi importante.

Il nous explique avec plein d’exemples pertinents que la coopération est d’autant plus vitale dans le monde du vivant qu’il se trouve placé en situation de crise et de pénurie. Pour faire simple, quand on a tout, on est individualiste. Quand on est dans la merde, on partage.

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- Bonne résolution n°1 –

tenter la coopération dans notre quotidien sans attendre la catastrophe qui nous l’imposera.

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La seconde bonne résolution m’a été inspirée par une étude (lien) parue en 2016 dans le Journal of Consumer Research et relayée dans « Madmoizelle » et qui nous apprend que dans l’imaginaire collectif de beaucoup d’hommes (avec un petit h le mot homme), l’écologie est une atteinte à la virilité. D’après cette publication, certains se sentiraient moins mâles lorsqu’on leur demande d’être un peu plus écolo.

« Par exemple, une personne munie d’un sac réutilisable pour y ranger ses courses est perçue comme « plus féminine ».

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- Bonne résolution n°2 (au choix) -

« virilisez » les éco-actions ou féminisez ces c… de mâles.

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Masculinité toujours. La voix du Nord a titré la semaine dernière sur « 2018, l’année de l’automobiliste vache à lait ». J’adore ce sens de la nuance, de la complexité… résumé en un titre…. #ironie

En ce début d’année on cause notamment beaucoup du passage possible de 400 000 km de route à la limite de 80 km/h. Et il se trouve que le 6 septembre 2012 (lien), j’avais écrit sur mon excellent blog un article titré « pourquoi ne pas changer les limitations de vitesses ? ».

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Quelques calculs argumentés m’avaient permis d’estimer que baisser la vitesse à 110 km/h sur autoroute nous éviterait 1,5 millions de Tonnes de CO2 par an et accessoirement nous ferait économiser 740 millions d’euros.

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- Bonne résolution n°3 -

Rouler moins vite (à défaut de ne plus rouler)

Je pratique et je suis à l’heure.

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  »Auto mon amour toujours ». Le joyeux anxiogène que je suis se sent obligé de vous citer ici un excellent post de Nicolas Meilhan dont le titre est « une vérité qui dérange » (lien) et nous rappelant quelques ordres de grandeurs que vous devriez avoir en tête en ce début d’année sur le sujet des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

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Un public éclairé comme celui de l’Ecolo-Buissonière a conscience que les postes d’émission principaux de GES sont en France le logement et les transports; mais a-t-il conscience que nos émissions délocalisées pèsent, elles aussi lourds ?

Ce même auditeur éclairé sait peut-être aussi que les émissions françaises ont baissé entre 1995 et 2015… sur nos émissions directes…

Il ne sait peut-être pas que si on prend en compte les émissions cachées dans les produits que nous importons, nous sommes de très mauvais élèves en matière de lutte contre le réchauffement climatique : augmentation de 15% !

Ce qui est caché existe. Délocaliser les usines de fabrication de machins et trucs ne nous déresponsabilise pas des émissions carbone associées.

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Bonne résolution n°4

Être moins bête, consommer local, résister à la tentation.

Que la force soit avec vous, petit Jedi.

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Plus fun (et européen), nos amis anglais qui ne manquent pas d’humour ont trouvé un nouveau mot pour la situation suivante : « exprimer le fait de quitter son copain ou sa copine sans explication et le regretter car on a vraiment été trop con ».

Une idée ?

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 …………BREXITER !!

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- Bonne résolution n°5 -

En 2018 ne brexitez pas à tout va.

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Comportement humain toujours. Prix nobel d’économie oblige, L’année 2017 est quand même à placer sous le joli petit mot peu explicite de « Nudge ».

Je vous rappelle ce que c’est qu’un NUDGE. C’est un mot imagé qui désigne en anglais ce petit coup de coude adressé à quelqu’un pour attirer son attention et modifier son comportement. En modifiant volontairement l’environnement quotidien des individus on peut influer, à leur insu, sur leurs comportements : une mouche au fond des toilettes, des escaliers peints ou éclairés, des plats saints mis en évidence…

https://theconversation-com.cdn.ampproject.org/c/s/theconversation.com/amp/les-nudges-des-coups-de-pouce-pour-votre-sante-84744

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- Bonne résolution n°6 -

Ne pas s’interdire d’être intelligent, inventif et joyeux pour changer le monde

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Et pour finir je citerai la philosophe Cynthia Fleury « S’engager aujourd’hui c’est comme se brosser les dents. Et franchement… j’espère que vous vous brossez les dents« 

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- Bonne résolution n°7 –

Engageons-nous !

 

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C’est cadeau !

Toutes les sources en lien sur mon blog.

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Chronique Ecolo-Buissonnière : n°9

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 19 novembre 2017

Déjà ma neuvième chronique pour l’Ecolo-Buissonière (en LIEN ici). Voici les sources et liens de l’émission de novembre.

 

Bienvenue à bord de mon rutilant véhicule virtuel pour un nouveau tour d’horizon européen de la question écologique et environnementale.

Un voyage de quelques minutes entre Bruxelles, Londres, Paris, Nantes et « ma » Vendée d’adoption bien entendu. Ce voyage est certifié sans émission de CO2.

Prenez place. Attachez vos ceintures. C’est parti.

 

BOUGE DE LA !

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Puisqu’il est question de mobilité aujourd’hui dans l’écolo-buissonnière, commençons notre voyage par un tir groupé au sein de 9 capitales européennes (lien) : en effet les maires de Paris, Rome, Amsterdam, Madrid, Copenhague, Bruxelles, Helsinki, Vienne et Sofia ont écrit aux instances européennes pour réclamer plus de volontarisme dans la lutte contre la pollution de l’air et les émissions de CO2 issues des transports publics et des véhicules particuliers. Ils rappellent que cette pollution de l’air serait responsable de 68 000 morts prématurées tous les ans.

Ces maires « volontaristes » [et non moins malmenés par les automobilistes de leurs territoires] font un certain nombre de demandes dont celle du verrouillage du dispositif d’approbation des déclarations d’émission. Si, vous savez, les déclarations foireuses d’émissions des véhicules sensées informer l’acheteur. #vwgate

J’ai une anecdote « amusante » sur ce sujet. On va se marrer. Elle est rapportée par le Conseil international pour des transports propres (ICCT) : les émissions moyennes de CO2 des voitures, mesurées en laboratoire, ont diminué de 30% depuis 2001… sur le papier……….mais mesurées sur route, elles ont augmenté de 42% ! Quand le mensonge devient système à ce point, nous atteignons le stade pathologique, car chez ces mêmes marques, on constate les mêmes exagérations sur les autonomies de véhicules électriques. Encore plus dingue, nous consommateurs, nous nous sommes habitués à l’idée que ce qui est écrit sur l’étiquette n’est pas la vérité.

Il faut repartir, on va être en retard. Partons direction Paris et l’Assemblée Nationale pour une « humeur ».

 

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Mobilité toujours. Avant de passer à de l’information positive (je l’ai promis à Marie), je voulais profiter du crachoir pour exprimer un regret récurrent, source d’aigreurs digestives, de sommeil perturbé et d’incompréhension m’incitant parfois à préférer lire un bon thriller suédois plutôt que de bouger le petit doigt pour tenter de changer ce monde bancal.

Ce sujet, royalement ignoré lors des récentes discussions sur le budget national, c’est celui des subventions aux énergies fossiles.

Un chiffre.

En 2017, l’état français a décidé d’offrir 7,8 MILLIARDS d’euros de niches fiscales pour les énergies fossiles. (source : Réseau Action Climat).

Je n’ai qu’un mot pour qualifier mon état d’esprit sur le sujet : POURQUOI ? WHY ? WARUM ? (vous noterez mes efforts pour européenniser mes chroniques)

Ne nous attardons pas plus à Paris et partons à Londres

 

 

« Chérie, EXHALE-MOI la salle à manger »

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Dans la famille « gadget à potentiel », je vous ai trouvé un chandelier “vivant” composé d’algues qui purifie l’air de votre maison (lien)

chandelier-vivant-algues-exhale-homeUn jeune designer et biotechnologiste a mis au point “Exhale”, un chandelier vivant qui purifierai l’intérieur des habitations. Cette création, visible au V&A Museum pendant le London Design Festival est composée de 70 feuilles de verre remplies d’algues vertes, qui ont pour fonction d’absorber le dioxyde de carbone de la pièce et relâcher de l’oxygène par le savant phénomène que l’homme n’arrive pas recréer : la photosynthèse.

Plus rationnellement le CO2 n’est pas toxique, l’intérêt serait de capter d’autres polluants mais je n’en ai pas trouvé trace de cette « nuance » dans l’article du site CREAPILLS. ²Info à prendre donc avec des pincettes… des palmes et un tuba.

Retournons en France

 

COMMOWN !

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WE DEMAIN (lien), m’a fait découvrir COMMOWN.

COMMOWN est une association en création qui propose pour 19 euros par mois, un smartphone éthique ou pour 29€ par mois un PC réparable et garantie, revendiquant l’éco-conception et visant les 10 ans de durée de vie pour le matériel mis à disposition. Une sorte anti-obsolescence programmée ou une obsolescence déprogrammée selon votre humeur.

En passant à un modèle monétaire vendant de l’usage plutôt que du bien de consommation, COMMOWN se rapproche de ce qu’on appelle l’économie de la fonctionnalité.

A ce stade, je ne peux que vous recommander de podcaster l’excellente émission ECOLOBUISONNIERE de 2015 avec pour invité l’excellent et modeste moi-même qui échangea fort pertinemment avec Marie sur le concept d’économie de la fonctionnalité. [Qu’elle est bien construite cette chronique !]

Revenons à nos doudous pour remarquer que chez COMMOWN, l’offre de smartphones éco-responsables est le seul produit du marché connu sur le sujet : le Fair Phone hollandais (aussi proposé depuis cette année dans les contrats conventionnels d’ORANGE).

Le site internet revendique 150 Fairphone et 200 PC loués. Bonne chance à l’asso.

 Bon, je vous redépose ?

Retournons dans notre belle région des Pays de la Loire après une page de pub locale

 

Page de Pubs à haute valeur écologique

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Avant de vous laisser, 2 initiatives qui méritent qu’on en parle.  Donc on en parle.

  • Je voulais absolument vous parler d’un programme génial porté par les associations ALISEE (44 et 49) et ELISE (85) à destination des établissements scolaires : le DEFI CLASS’ENERGIE. Le concept est de transcrire le principe des FAMILLES A ENERGIE POSITIVE à l’école :  accompagnement d’une équipe projet sur le thème de la maitrise des consommations d’énergie, surveillance des consommations et chiffrage des progrès sur la base des changements de comportements. Cerise sur le gâteau : le programme alimente le projet pédagogique. Enseignant, prenez contact avec les associations ELISE et ALISEE pour en savoir plus.

Tous les liens seront en ligne sur mon blog, accessible normalement via le site d’Euradionantes. Bonne journée.

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Chronique Ecolo-Buisonnière

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 22 septembre 2017

En attendant la diffusion, le texte de ma dernière chronique avec les sources :

J’ai une pêche moi en ce moment ! la MEGA forme !

Je ne sais pas ce qui m’arrive … parce que ce n’est pas l’actu qui devrait me mettre dans un état pareil. Cette rentrée on a quand même eu droit à la pas très joyeuse perspective d’une guerre nucléaire au-dessus du pacifique  [entre les deux sales gosses les mieux armés du moment] et je ne vous parle pas du passage D’Irma et Harvey qui préfigure des décennies d’ouragans toujours plus violents.

Qu’est ce qui me rend si joyeux (en dehors de la joie de vous revoir) ?

Je crois que c’est une de mes lectures estivales qui m’a fait comprendre un truc important. Le bouquin s’appelle « le monde enfin » de JP Andrevon (éditions Fleuve Noir). A la base, ce n’est pas un bouquin où on est sensé se fendre la poire. Je vous fais le pitch : « une pandémie foudroyante mondiale fait disparaitre 95% de la population mondiale en quelques jours et les survivants deviennent stériles. Ils assistent donc à la disparition de l’Humanité, compté par l’auteur. On suit leur destinée sur ces ultimes décennies ». Sympa comme lecture de vacances pour décompresser, non ?

Ce qui ressemble de prime abord à une prospective apocalyptique (au sens premier) est en fait un joyeux voyage dans des écosystèmes en régénération, libérer de leur principal facteur limitant : nous. La posture de l’auteur est plutôt joyeuse vue sous l’angle d’un retour d’une certaine forme de vie sur Terre sans la contrainte oppressante de l’humanité. Surprenante gaité littéraire exprimant le croisement de deux destinées d’être vivants : certains s’en vont, d’autres arrivent (ou reviennent, c’est selon).

A cette lecture, j’ai compris une Erreur fondamentale. J’ai compris que nous nous sommes plantés quand nous avons acheté et porté nos tee-shirts « sans nature pas de futur » (moi je l’ai), quand nous sommes parties en guerre pacifique au repas de famille pour convaincre qu’il fallait « sauver notre planète ». Nous nous sommes plantés quand nous avons scandé que « mère nature était en danger », que nous l’avons dessiné avec des yeux et une bouche en train de souffrir sous les coups de butoir de la surexploitation des ressources et de la pollution. La Terre sera là quand l’espèce humaine aura fini son œuvre d’autodestruction. La vie, sous une autre forme, prendra le dessus. Le danger, il est pour nous, les Homos de tous poil : homo-sapiens, homo-Economicus, homo-beau-SUV

Et si ces temps si j’ai le sentiment que les homo sus cités se foutent un peu d’accélérer le mouvement de leur propre disparition [quelle meilleure preuve que notre insatiable énergie consacrée à l’innovation inutile voir toxique. Avons-nous vraiment besoin que des véhicules autonomes de près de deux tonnes nous livre une pizza ? de frigo qui parlent ? de robots qui dansent ? d’applications débilisantes ? ]

La bonne nouvelle donc, c’est que la Terre (et la vie sur Terre) nous survivra. Et c’est cool ça, NON ?  Nous sommes seulement dans un bus fonçant vers un ravin avec un chauffeur bourré. Ce n’est pas la fin du monde. C’est la fin de vie pour les passagers du Bus.

Allez, j’enlève mon masque. Je ne suis pas si content que ça de notre incapacité à intégrer nos connaissances dans notre modèle de développement. Je suis même au quotidien adepte du petit pas et de la modération, mais en écrivant ce post (humoristique à la base) j’ai découvert que cette posture provocatrice avait sérieusement ses adeptes : une association nommée Adrastia « a pour objectif [JE CITE] d’anticiper et préparer le déclin de la civilisation thermo-industrielle de façon honnête, responsable et digne ». Pour être honnête, j’ai un peu peur de leur plan d’action…Capture

J’ai découvert aussi des publications très sérieuses : récemment National Géographic (lien) a scénarisé un monde où l’humain disparaissait soudainement (genre des extraterrestres qui nous enlèveraient). En 15 ans la végétation recouvrerait toutes les routes, en 60 ans les dommages de la surpêche sont corrigés, en 200 ans le CO2 entropique s’effacerait, il fera plus froid….

plus froid… CAR

WINTER IS COMMING (et je ne dis pas ça parce que mon chat a grossi) mais pour faire le parallèle avec l’énorme succès qu’est la série GAME OF THRONE où certains voit dans le scénario barbare une lecture notre relation au changement climatique (lien). Les dirigeants de ce monde imaginaire, tendance médiévale, consacrent en effet leur énergie à étendre le périmètre de leur petit pouvoir et refusent – ne serait-ce que d’envisager – un risque plus grand qui ferait disparaitre tous les Hommes. Les morts aux yeux bleus de la série représenteraient le péril climatique dans notre vraie vie. Quelle union entre frères ennemis est possible pour combattre une cause commune ? Comment sortir des intérêts individuels pour sauver le collectif ? ça se tient. J’attends la dernière saison pour voir le dénouement de l’affaire, mais je ne suis pas très optimiste sur le happy-end.

En conclusion, si notre destin est celui des dinosaures, je suis partant de tout faire pour prolonger l’aventure de quelques générations et pour se faire, il nous faut convaincre de l’imminence des changements en cours, de proposer des solutions convaincantes, de valoriser les réussites des avant-gardistes. Et de préférence dans la bonne humeur. Au boulot Marie pour une saison des plus ambitieuses !

J’ai une pêche moi…

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Question d’angle de vue

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 mars 2015

Je trouve ce dessin particulièrement pertinent :

 

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« Polluer n’a jamais été aussi avantageux » by Chappatte

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 13 décembre 2014

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Florence Foresti Vs Jean-Marc Jancovici

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 3 décembre 2014

Parce que c’est bon de rire un peu (lien sur l’image).

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100 000 visiteurs !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 novembre 2014

100 000 visiteurs sur ce Blog depuis septembre 2011 : GÉNIAL ! LA GLOIRE !

Bon, c’est vraie que je n’ai aucun point de comparaison sur le sujet; c’est surement beaucoup moins qu’une journée sur le site du « bon coin ». Nous dirons que ça vaut quand même le coup de fêter le compte rond.

100 000, ça m’a semblé beaucoup… Après réflexion, je pense que l’on peut revenir sur Terre et relativiser cette « performance ».

100000-views

Quand je mets un post en ligne (poussé par Twitter), un de mes premiers et fidèles lecteurs s’appelle ROBOT ! Je pense que Mr ROBOT ne s’intéresse pas trop à mes histoires de responsabilité sociétale et comme il est vraiment souvent là, il me parait juste de diviser par deux (carrément) le nombre de visiteurs théoriques pour évaluer le nombre d’humains de passages.

50 000 visiteurs, c’est quand même bien…

… pour être honnête, je vais régulièrement en tant que visiteur sur mon propre blog pour vérifier des mises en pages, identifier des fautes d’orthographes après quelques jours de digestion, retrouver de vieilles publications (…). Admettons que j’y aille 10 fois par semaine. En 3 ans, ça fait quand même 1570 visites (quel narcissique je fais). Arrondissons à 2 000.

ça nous fait 48 000 visiteurs humains qui ne sont pas moi. C’est encore bien…

… mais je sais qu’une grosse partie de mes visiteurs sont des « réguliers ». Appliquons la célèbre règle des 80/20 : 20% des visiteurs réguliers représentent 80% des pages consultées. Suivant cette logique 38 400 visites sont réalisées par mes « réguliers ». Je vais estimer leur nombre au nombre de mes followers sur Twitter : 238. Il me reste alors (48000-38400+238) environ 10 000 visiteurs à fêter.

10 000 visiteurs, je suis content…

… mais quand même, il y en a pas mal qui reste moins de 3 secondes. Ils ont du se tromper de chemin ceux-là ! J’estime – avec les statistiques à disposition – que 1/10 de mes visites sont dans ce profil.

Bon, ben voilà, aujourd’hui je fête finalement mes 1 000 visiteurs !

Déçu ?

Aucunement : même si seulement 100 personnes de passage sur mon blog estiment avoir appris quelque chose sur mes sujets de prédilection; je serai très fier de mon boulot.

Merci à vous, moi je continue.

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