Savoir réagir en cas d’AVC

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 septembre 2014

C’est pas souvent que je réagis aux nombreux mails « viraux » que je reçois. Les « merci de faire suivre pour faire votre part » me sont toujours apparus très futiles.

Concernant la conduite à tenir en cas d’AVC, il m’a semblé évident que c’est une connaissance de base que nous devrions tous partager pour, au cas où le cas se présente, ne pas trop nous poser de question mais agir.  J’ai donc recoupé avec le site ameli.fr et retranscris quelques évidences. 

Pas grand chose à voir avec les sujets de ce blog, sauf que c’est peut-être aussi ça la « responsabilité sociétale » : savoir aider l’autre.

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J’ai aussi appris dans ma recherche ce qu’était un AIT – non moins critique :

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Patrick Sébastien m’a ouvert les yeux !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 juillet 2014

Dans la famille des expériences improbables, je suis assez content de m’être retrouvé hier soir, par le fait d’un hasard, à la dernière soirée de l’excellent festival de Poupet (lien). Coutumier de ce lieu pour des concerts de Tracy Chapman, Ayo, Thomas Fersen, Texas, Kathy Melua (et j’en passe), je me suis retrouvé hier soir bien loin de mes bases musicales pour Captureune soirée à connotation festive. 

Si je parle de cette expérience anodine sur ce blog, c’est que je pense que nous sommes beaucoup, en critiquant à priori le caractère lourdingue du style de la star de France 2, à passer à côté de quelques chose d’important.

Séquence mea culpa et réflexion sociologique de bas étage.

Je ne ferai pas mieux que Ouest France du jour (ci-contre) pour décrire l’ambiance de cette soirée. Une ambiance de fête que je n’ai jamais vécu (je ne suis pas un habitué des férias il est vrai mais j’imagine une certaine proximité avec ces dernières). Y-a pas à dire, les 4 ou 5000 personnes présentent étaient hier soir heureuses grâce au « petit bonhomme en mousse » et autres chansons de fin de bal.

Pourquoi donc mes congénères semblaient-t-il si heureux d’être ensemble, de chanter, de faire les sardines ?

Et finalement, pourquoi bouder son plaisir dans de tels moments de communion festif ?

Quelle prétention pousse certains (dont moi jusqu’à hier), à déconsidérer ce talent de chauffeur de salle ?

Mon expérience personnelle m’a apporté la preuve que des amis de 20 ans pouvaient se déchirer (notamment) parce qu’ils n’avaient pas le même goût de la fête. Alors que un ne voulait pas faire « tourner les serviettes », l’autre y voyait un certain dénigrement de sa vision de vivre un moment festif. Nous sommes tous différents, il est vrai, mais je suis aujourd’hui conscient que nous nous créons parfois des blocages : « c’est ridicule », « de quoi j’ai l’air ? »…

Et si faire la fête à fond, chanter, danser (…) pendant une heure ou deux était salutaire ? et si des gens comme Patrick Sébastien avaient un vrai rôle social – non reconnu- en catalysant ces moments où on a le droit d’oublier les problèmes de son quotidien ? S’oublier quelques heures. Ce n’est pas ça que l’on trouve formidable au carnaval de Rio ? Activer une soupape de temps en temps pour ne pas oublier qu’être vivant, c’est aussi être heureux avec les autres. La masse de joie observée hier m’a vraiment questionné.

Ne snobons pas la valeur de tout ceci. Je dis ça en tout conscience d’être, dans les chansons de Patrick Sébastien, le « triste », le « donneur de leçon », « le rabats joie » du simple fait des sujets de mes préoccupations traitées par ailleurs dans ce blog… mais c’est secondaire.

Selon moi, ces moments sont des beaux moments qui nous rendent vivants, pour autant, il serait dangereux de prendre pour philosophie de vie les paroles de ces chansons. Profiter de la vie n’est pas, selon moi, ignorer les problèmes existants en se cachant derrière la jouissance permanente immédiate. C’est peut-être une limite pour les puristes !

Je préciserai, pour terminer, que mon enthousiasme tout neuf pour l’OVNI Patrick Sébastien ne va pas jusqu’à cautionner ses interventions populistes qui me paraissent totalement hors sujet, inutiles, gratuites et dangereuses. ça aussi, c’est dit.

Belle soirée en tout cas.

 

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13 années, presque 14…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 11 juillet 2014

Cette semaine, Qualeader, l’entreprise au sein de laquelle je travaillais depuis 2001 a cessé d’exister. Capture

Ce post n’est pas écrit pour exprimer une quelconque lamentation -je ne suis vraiment pas dans cette posture- mais pour me rappeler de ces 13 dernières années et acter le fait que cet évènement n’est pas anodin pour moi. Une sorte d’hommage.

Le premier semestre de cette année 2014 aura donc été marqué pour moi par deux évènements : j’aurai lu les 1700 pages du cycle 1Q84 de l’auteur japonais Murakami et j’aurai mis un terme à une collaboration de 13 années avec Qualeader.

En 2001, une entreprise et son gérant, Jean-Philippe LEGER, ont décidé de prendre le risque de donner une chance à un jeune diplômé qui n’y connaissait rien dans les métiers du conseil et de l’audit. Ce n’est pas rien de prendre le risque du « cadeau de la confiance« . Je ne dis pas que je n’aurais rien fait de ma vie sans cette opportunité, mais quand même, ce cadeau a construit, sur bien des aspects, ce que je suis aujourd’hui.

De mes années chez Qualeader, je retiens avant tout la liberté qui m’a été offerte ces derniers temps. J’ai choisi de monter en compétences sur le Bilan Carbone, j’ai choisi de créer le club d’entreprises Carbon’at (devenu association), j’ai choisi de suivre la formation CHEDD Pays de la Loire (qui m’a un peu donné envie « d’autre chose »)… Peu de salariés peuvent faire le constat d’une si grande chance.

En échange de cette liberté, j’ai bien-sur beaucoup donné de mon énergie et de mon temps, parfois sur des missions, qui à la veille de mes 40 ans, devenaient difficiles à assumer; la recherche de sens prenant de plus en plus de poids.

Aucun regret, aucune amertume, seulement le sentiment que pour moi, cette fin correspond à un nouveau début salutaire et synchrone avec mes aspirations. Pour ceux qui ont lu 1Q84, le parallèle avec la « chrysalide de l’air » est marquant. La renaissance peut prendre de multiples expressions (pour ceux qui ne l’ont pas lu, mon propos doit être obscure. Pour votre culture lisez-le, vous verrez deux lunes…).

Alors, aujourd’hui je choisis de ne garder que le positif de ces 14 dernières années. Merci Jean-Philippe et bon vent à tous les anciens de Qualeader dans leur nouvelle vie.

Comme disait le curé qui m’a marié, ce qui compte dans la vie, ce sont les projets, et en ce qui me concerne, ils ne manquent pas.

 

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La marche : une école des principes écologiques

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 juin 2014

6 jours de randonnées dans les Pyrénées ont fini de me convaincre de la pédagogie permanente (et gratuite) de la pratique de ce sport au regard des enjeux environnementaux et sociétaux, objets de mes préoccupations. Tout en étant l’acte le plus simple que notre condition humaine nous offre (à la plupart d’entre nous en tout cas), la marche intensive m’apparait enthousiasmante et illustrative de quelques notions applicables dans d’autres contextes.

  • Tout d’abord, dans les randonnées en autonomie, le premier enjeu est de gérer le poids de son sac. C’est un détail, mis quand on porte ses petits objets, on fait le tri de l’essentiel ! Sobriété (on n’emmène pas le superflus) et innovation au service de la performance (les duvets sont par exemple aujourd’hui d’une légèreté étonnante !)Capture2
  • Randonner, c’est aussi penser en permanence « efficacité énergétique ». Chaque geste doit être économisé pour préserver le capital énergétique qui doit permettre de passer le prochain col. Pas de dépenses inutiles d’énergie, l’enjeu et de trouver son rythme.
  • Idem avec l’eau. Elle est indispensable. Mal évaluer son besoin en eau est très vite stressant et pénalisant physiquement.
  • Autre point très instructif : dans les refuges, le randonneur repart avec ses déchets dans son sac. C’est un moyen très incitatif de limiter leur production. On voit, on porte ses déchets (on ne les cache pas un grand récipient loin des yeux, ce qui tend à nier leur existence).
  • Dans les refuges encore, il n’y a pas de télé. On parle à nos voisins. On mange à la même table (on dort même dans la même pièce!). Du coup, on a plus d’activité sociale dans cet endroit reculé de la vie urbaine qu’ailleurs. De toute façon l’envie de dormir est souvent plus forte que de regarder un épisode des Experts !
  • Les moments de randonnées sont aussi des grands instants d’ouverture au monde qui nous entoure. Pas de téléphone portable, pas de sollicitation commerciale. Que du temps à marcher et regarder où poser le pied et chercher du regard les isards, marmottes, les points de vue… Accepter le silence comme un bienfait, pas un comme un vide à combler. En dehors de ces moments, nous prenons rarement le temps d’observer la beauté et la fragilité de notre biosphère.
  •  Enfin, notre relation au temps change. 6 heures à marcher. Pas de rendez-vous. Une dégustation des bons moments comme on déguste un bon vin. Être efficace en prenant son temps. Comme le dit Pierre Rabhi : ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous. C’est peut-être finalement ça la sobriété heureuse. Peu de choses qui donnent un maximum de plaisir (il faisait beau, c’est vrai que sous la pluie j’aurai peut-être écrit un post sur les bienfaits du gore-tex !).

 Bon allez, je reviens dans le monde des connectés…

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Lu : La république BOBO (commentaires et auto-critique)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 1 mai 2014

Avant toute chose, je dois avouer que je suis addict des chroniques matinales de Thomas Legrand sur France Inter. J’ai l’impression qu’il exprime des pensées que suis incapable de formuler. Il est donc fort logique que j’ai été attiré par « La République Bobo« , écrit par le couple de journalistes Thomas Legrand et Laure Watrin. Je me suis donc détourné de mes lectures habituelles pour me détendre un peu et appréhender le monde surprenant des Bobos.

Je voulais aussi répondre à la question : « en suis-je ?« .Capture

Le livre

Le sujet est traité avec humour, auto-dérision, critique, et finalement avec une certaine objectivité considérant que les auteurs assument parfaitement leur statut Bobo.

Passé la surprise de la découverte d’un vocabulaire insoupçonné (vous savez ce que c’est vous un hipster? un no-logo? un gentrifieur? bobo mixeur?…);  on se laisse guider agréablement dans une balade au fil de nombreuses illustrations extraites du quotidien des deux auteurs.

La limite, c’est qu’on peut ressentir, quand on n’est pas de la capitale, une certaine distance au sujet tant les références parisiennes sont nombreuses… Une interprétation de ce qu’est un « bobo des champs » est donc à co-construire en parallèle de la lecture. Mais j’adore la co-construction.

Les « bobos » ici décrits, bien que impossibles à définir précisément, présentent des caractéristiques communes comme un haut niveau d’éducation (plus qu’un haut niveau de revenu semble-t-il), une curiosité à l’autre affirmée, un positionnement supra-national sur les problèmes de société en général, une recherche permanente d’authentique (quitte à l’inventer), un fort niveau de culture et une sensibilité réelle aux problématiques environnementales (…). Je retiens surtout que les bobos sont des personnes qui ont une difficulté permanente à vivre en phase avec leurs exigeantes valeurs (je me retrouve bien là dedans!). 

L’ouvrage ne cache pas que le Bobo énerve. A la campagne on dirait facilement qu’ils sont plus des « diseux » (dans le sens donneur de leçon) que des « faiseux« . Exemple caricatural : tout bobo a intégré les enjeux du réchauffement climatique mais se sent malgré tout dans l’obligation de prendre l’avion souvent pour aller à New York (j’ai appris que Brooklyn était la Mecque Bobo) ou dans d’autres lieux improbables pour vivre son ouverture aux autres cultures. La bonne conscience du bobo voyageur (il semble que le bobo soit souvent voyageur) se consolera par le choix de déplacements en vélo ou de la nourriture bio une fois arrivé sur place (et le fait que les proportions en matière d’impact ne soient pas comparables ne rentre pas en compte dans le bilan). Moi aussi, consultant énergie-climat, ce comportement m’énerve un peu…

Après, le Bobo est souvent une victime récurrente des discours des extrêmes politiques; et ça, ça me les rend plutôt sympathiques !

La question sans intérêt : suis-je un Bobo des champs ?

J’ai toujours pensé que je présentais de nombreuses caractéristiques du Bobo. M’émerveiller devant une tondeuse mécanique (lien), mes deux poules (lien), ma critique permanente de notre société de consommation (lien) et je ne parle pas de ma sensibilité environnementale objet de ce blog et de mes nombreuses incohérences personnelles… Tout ça, c’est drôlement « bobo compatible » me semble-t-il.

Je suis même convaincu que beaucoup de proches m’envisagent comme un « Bobo » pur jus et je ne suis pas sur du tout que cela me dérange tant que je peux concilier ça avec mes relations amicales (non bobo pour l’essentiel). Pour autant, il me semble que la réponse n’est pas binaire : chacun peut avoir ponctuellement des comportements « bobo compatibles » sans pour autant être en phase avec toutes les illustrations de l’ouvrage (le rapport au déplacement aérien, l’élitisme culturelle… ne me caractérisent pas du tout).

Donc oui, « j’en suis… un peu parfois ».

La question de fond : dans quelle mesure le bobo peut-il aider la Transition ?

Si on prend un peu de hauteur, ce qui me parait être un vrai enjeu sociétal, c’est le rôle que peuvent éventuellement jouer les « bobos » dans les transitions sociétales à venir (Gouvernance territoriale, organisation de l’entreprise, climat, énergie, social…). Les auteurs retiennent déjà un certain nombre d’effets positifs indirects au mode de vie des bobos : ils savent faire pression sur les collectivités pour l’amélioration de l’espace public et tous les habitants en profitent. Ils savent animer, mobiliser, organiser des évènements qui contribuent à la mixité sociale. Sans bobos, quid de la consommation collaborative ? de la consommation responsable ? des AMAP ? des affichages environnementaux sur les produits ? Ils sont souvent compétents, motivés et investis.

Si les bobos ont démontré qu’ils pouvaient être des éclaireurs sur de nombreux sujets, comment passer maintenant la vitesse supérieure et les aider à mieux proportionner leurs actions aux enjeux qui nous fond face ? Comment faire en sorte que 80% de leur énergie ne soit pas consacrée à des micro-sujets ? Comment raisonner leur soif de déplacement international ? Comment… ?

Leur niveau de culture et d’ouverture les pré-disposent à comprendre les incohérences de notre société et pourtant, paradoxalement, on peut aussi considérer qu’ils y sont parfaitement adaptés (ils y réussissent bien en fait). S’ils sont de potentiels relais de transition à ne pas ignorer; des changements de paradigme trop forts ne risquent-t-ils pas d’être impossibles du fait de leur contribution au système en place ?

PS / message à l’attention des auteurs : en terme d’éco-conception de l’ouvrage, autant de pages noires avec si peu de caractères blancs, c’est pas très raisonnable (même si très joli). Incohérence quand tu nous tiens…

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Et si on changeait les règles du voeu ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 décembre 2013

Globalement, les « règles du jeu » changent; pourquoi les règles du vœu ne changeraient-elles donc pas ?

Avant de nous souhaiter plein de bonnes choses pour 2014, nous pourrions peut-être nous poser la question suivante : « Sur l’année écoulée, avons-nous été à la hauteur de nos vœux précédents ? » Avons-nous agi pour ce (et ceux) qui compte(nt) vraiment ? Quelles satisfactions pour quelles déceptions ?

Et tout d’abord, qu’est-ce qui me permet de dire que les « règles du jeu » changent, pour le meilleur ?

  • Une partie de l’économie traditionnelle mute vers de nouveaux modèles (lien vers un petit dessin animé éclairant) et des moments forts ont démontré en 2013 que le monde économique, malgré la crise, n’était pas absent des réflexions de fond sur les évolutions de nos modèles hérités de l’après-guerre. En témoigne l’ouvrage sur l’économie positive d’Attali (lien) faisant suite au LH Forum mais aussi tous les échanges du World Forum Lille (lien) que j’ai eu la chance de vivre in-situ cette année.
  • Les financements deviennent plus participatifs (lien), les citoyens sont maintenant en mesure de financer directement ce qui a de la valeur à leurs yeux sans passer par les établissements bancaires (co-responsables de notre mauvaise passe selon moi – lien). Le crowfunding a notamment pris une dimension significative cette année. Une partie de la clef de nos évolutions prochaines passe probablement par la capacité de ces nouveaux modèles à financer la transition grâce à l’énorme pactole qu’est l’épargne des français.
  • La technologie aussi change les habitudes : du projet SMART GRID Vendée (lien) à l’émergence de nouvelles énergies comme la méthanation (lien) ou les énergies marines (lien), nous sommes de mieux en mieux équipés pour affronter la fameuse « transition » énergétique. Bien sur, Hergé et Franck Herbert avaient déjà tout prévu (lien) !
  • La gouvernance (citoyenne et en entreprise) change elle aussi. La coopération devient une idéal de management (lien); les citoyens sont identifiés comme des acteurs des transitions à construire (lien) avec une ambition nouvelle dépassant le simple cadre électif de notre système démocratique qui montre au quotidien ses limites.
  • Les réseaux sociaux changent enfin totalement la donne des relations entre humains. Twitter permet notamment de constituer des réseaux puissants intervenants clairement dans le débat public (illustration avec la pêche en haute mer : lien). Ces réseaux nous permettent aussi de prendre connaissance d’initiatives « bonnes pour le moral » (lien, lien). Clairement Twitter a été une découverte pour moi en 2013 (lien vers ma dernière « Twittèse »). Il me reste maintenant à garder une distance raisonnable avec le petit oiseau bleu afin qu’il ne me mange pas en 2014…

ça, c’est une vision très partielle de 2013, clairement orientée « verre à moitié plein » (je passe sous silence mes incompréhensions devant le mouvement des bonnets rouges et le recul sur l’éco-fiscalité qui lui est associé, l’absence de prise en compte réelle du dernier rapport du GIEC -lien et lien…).

Et vous, quel bilan dressez-vous de votre année 2013 ? – je garde mon bilan perso pour moi -

Avez-vous été à la hauteur de vos vœux ? – des miens surtout (lien), je ne voudrai quand même pas qu’ils ne soient pas pris au sérieux, c’est du boulot ! -

Je vous demande donc de retenir l’essentiel de ce petit exercice pour ensuite remplir les cases manquantes de ce qui suit :

Pour 2014, je vous souhaite de l’ ……. , du ……et plein de …..

Et surtout que cette année nous apporte à tous la ……dont nous avons tous besoin !

Comme je veux me mouiller un peu quand même, je vous souhaite à tous de la santé, du bonheur (en remettant cependant un peu en cause les modalités de notre jouissance à vivre : lien), de l’humour et surtout de l’action pour 2014 car à plusieurs on peut faire de très belles choses (cf photo ci-dessous).

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Merci de votre participation à ces premiers vœux interactifs.

 

 

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Twittèse n°2

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 9 novembre 2013

Quoi de neuf sur Twitter ces deux derniers mois ? Retour arbitraire sur l’actualité du réseau de « l’oiseau qui boursicote ».

  • Fin septembre : sortie de la première partie du rapport du GIEC.

L’excellent édito de Thomas Legrand (lien) sur le sujet, un dessin de Chapatte, le constat d’une absence d’intérêt des sénateurs sur le sujet…

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Globalement, les non spécialistes ne s’intéressent pas au sujet… et pourtant…

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  • Plus joyeux, « quand les volailles deviennent nos alliées »

Deux liens surprenants (lien1 et lien2)

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  • Fin octobre : le World Forum Lille fait le buzz

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et un échange intéressant sur la vision du « gourou » :

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  • Début novembre : Les bonnets rouges monopolisent l’actualité

La bonne nouvelle, c’est la capacité de mobilisation. La mauvaise, c’est la raison de cette mobilisation…

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 ce qui n’empêche pas d’en rire (à défaut de pleurer) :

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  • Un peu de hauteur de vue :

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et pour finir un montage vidéo sympa à regarder pour en prendre plein la vue : lien

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Jouir autrement

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 septembre 2013

Avec un titre d’article comme ça, je vais exploser ma fréquentation, c’est sûr ! Au-delà de l’effet provoc’, il résume exactement le message que je veux faire passer dans ce post.

Dans le dernier ouvrage d’Hubert Reeves et plus précisément dans la citation de Lamarck reprise dans le livre (pompée intégralement dans un post précédent – lien), l’Homme est décrit comme un être naturellement épris de jouissance immédiate au dépend de son écosystème et de sa descendance. On peut y mettre les bémols qu’on veut mais je pense que ce constat est assez rationnel… Ce ne sont pas les chercheurs du GIEC qui me diront le contraire (lien).

Donc, si on part du constat arbitraire (?) que dans nos sociétés occidentales la recherche de « jouissance » immédiate est une donnée d’entrée d’un point de vue comportemental et d’autre part que l’engagement rapide vers une « transition » de nos comportements est indispensable, comment faire ?

Mon raisonnement est le suivant : ne serait-il pas plus efficace de changer les références sociales de la « jouissance » de notre passage sur Terre, plutôt que d’en interdire l’accès au nom des générations futures ?  En effet, nous souffrons, de mon point du vue, du fait que les principaux modes d’usage de nos moments et économies disponibles sont le plus souvent incompatibles avec les enjeux environnementaux auxquels nous devons faire face. Un week-end à New-York ? Des vacances à Marrakech ?  Une garde-robe renouvelée toutes les saisons ? La petite dernière de chez BMW ? C’est aujourd’hui le marketing de l’économie du XXème siècle qui donne le « la ».

Les échanges autour de l’Économie Positive, portés par Jacques Attali, qui se sont déroulés au Havre cette semaine, me semblent tout à fait compatibles avec ce point de vue (accès à l’excellent rapport en lien avec vidéo). Selon moi, de la même manière que l’entreprise doit revoir ses fondamentaux dans le sens d’une Économie Positive, l’Humain doit apprendre à trouver bonheur et plaisir dans des activités compatibles avec les enjeux climatiques, sociaux…

Une sorte de « jouissance positive » !

Est-il inenvisageable de se satisfaire de notre vie en randonnant, passant des moments entre amis, exerçant des activités associatives, lisant, parcourant l’Europe en train (…) ? Bien sur en disant cela je vais passer pour un affreux liberticide moralisateur, j’en suis conscient. 

Je ne dis pas que cette nouvelle orientation se décrète ou se défiscalise. Je dis seulement que perdre de vue la nature humaine risque de nous ramener au point de départ systématiquement et que proposer du plaisir d’un nouveau monde – même contraint – a plus d’avenir que promettre du sang et des larmes. De plus, personne n’est dupe sur le fait que les critères de réussite actuels ont été eux même « promotionnés » par la publicité, les émissions télé… Alors, qu’est ce qui empêche de réorienter ces standards à force de pédagogie et de conviction ?

Peut-être utopique et trop long… C’est une réflexion personnelle, voilà tout.

Je terminerai avec le beau texte de Bernard Lemoult qui conclut le travail collectif des débats « transition énergétique » auquel j’ai eu la chance de participer ces derniers mois : Une nouvelle société est en marche, « rejouissons-nous ! »(lien vers l’article complet).

Positiver le changement est incontournable.


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La Source et la Sonde : détournement

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 septembre 2013

Cette semaine j’ai visionné coup sur coup deux reportages de France 2 assez traumatisants. Je sais bien que ça ne sert strictement à rien d’avoir honte, pourtant c’est clairement mon sentiment à l’issue du visionnage de Cash Investigation sur l’origine de nos aliments Low Cost (visionnage possible en replay encore quelques jours : lien) et d’Envoyé Spécial sur l’origine de nos vêtements bon marchés (lien replay).

Toutes les banalités sur ces scandales ont été dites, écrites, twittées… et pourtant dans un mois nous aurons oubliés que nous avons une responsabilité sur ce qui se passe loin de chez nous. Nous avons tous acquis une extraordinaire capacité d’indignation « fulgurante ». Une bonne nuit et on poursuit…

Avant que ma bonne nuit de sommeil me renvoie à de plus positives perspectives, j’ai envie de raconter une histoire imaginaire, un scénario de BD, où toute ressemblance avec la réalité serait fortuite. Une sorte d’histoire de science-fiction à mi-chemin entre Dune de Franck Herbert et La Source et le Sonde de Bourgeon/Lacroix. C’est ce dernier univers qui me parait finalement le plus approprié au décors du teasing que je vais vous conter.

Une planète, la SOnde. Une énergie vitale, la SOurce.

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La SOnde est habitée par deux peuples séparés par la Grande FRontière. Ces deux peuples ne se croisent pas, ne se connaissent pas, ne se touchent pas. Ils se comportent l’un envers l’autre comme deux aimants : impossible de se toucher, c’est physique.

Les moins nombreux sont les CyCon’S. Les plus nombreux sont les CyProd’S.

Les Cycon’S sont, sans raison connue des historiens, des privilégiés. Ils ont accès à tout ce qui existe sur la Sonde. Sans s’en rendre compte, les Cycon’S vivent dans l’opulence. Ils n’y peuvent rien, ils ont été éduqués ainsi. Un accès à tout, en permanence… sans aucune satisfaction finalement.

Il faut dire que sur le territoire des Cycon’S, les règles sont définies depuis toujours par une caste peu nombreuse, les Sashan’S, qui détient le pouvoir et la mission de faire perdurer le culte du Syst’M. Il s’agit d’une sorte de religion, de dogme immuable.

Tout le monde croit dans le Syst’M. C’est comme ça.

La vie sur la SOnde est donc régit par un certain nombre de règles immuables et non négociables. Seul le Syst’M garantit équilibre et prospérité des CyCon’S.

Pour assurer le respect des règles du « dogme », les Sashan’S disposent d’une sorte de drogue diffusée quotidiennement aux CyCon’S, au sein de leurs logements individuels : le KaK . Nul ne se souvient de l’origine du Kak mais tous l’apprécie et personne n’est capable de s’en passer. Certains spécialistes de la sémantique soutiennent que le mot  KaK est le diminutif aléatoire de KatodiK, mais il y a débat chez les spécialistes.

La prospérité des CyCon’S s’appuie sur le travail intensif imposé à l’autre partie de la population de La SOnde : les CyProd’S. Ces derniers vivent dans une situation beaucoup plus difficile.

Ils sont plus dans une situation de survie en fait. Ils envient beaucoup les CyCon’S et ont, pour la plupart, pour unique objectif de les rejoindre un jour. Pour se faire, il faut passer la Grande FRontière et ça, c’est une autre histoire…

Beaucoup y laissent leur vie. C’est ainsi sur la SOnde.

Le précaire équilibre inégalitaire de cette planète n’est maintenu que par l’exploitation d’une énergie indispensable aux productions et mouvements des biens et des personnes : La SOurce. Mais voilà, au moment où commence ce récit, il y a un problème : la SOurce est en cours de disparition. Ce que les Sashan’s ont toujours considéré comme inépuisable… s’épuise !

Les Sashan’S n’acceptent pas ce fait car cela remet en cause les bases du Syst’M et leur propre prospérité est remise en cause. Leur combat est donc de convaincre les Cycon’S que le Syst’M est immuable contre une nouvelle force populaire qui émerge sur la SOnde : les SOurciens prétendent en effet qu’un autre équilibre est possible. Ils sont minoritaires et encore peu pris au sérieux.

C’est le début de mon histoire.

A vous de la poursuivre.

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Trop de court-termisme peut ruiner la vie sur Terre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 août 2013

En réponse au point de vue d’Henri Martre publié dans les Échos du 16/08 et titré « Trop d’Écologie peut ruiner la compétitivité » (lien), je me paye la prétention d’un billet exprimant moi aussi mon « point de vue » car la lecture de ce court billet m’a de nouveau fâché avec les économistes. Ces derniers sont-ils capables d’autres choses que de court-termisme ? Feront-ils preuve un jour de suffisamment de curiosité pour aller voir au delà de leur discipline ? Je me pose la question.

La partie politique politicienne du billet ne m’intéressant pas des masses, je passe de suite à mon unique point d’accord avec Mr Martre. Il fait le constat que notre principale faiblesse, sur le sujet énergétique hexagonale, est notre dépendance aux énergies fossiles. Je suis d’accord. Je décroche cependant rapidement quand la préconisation de l’expert, s’appuyant sur ce constat, est de justifier l’urgence à faire de notre pays un producteur d’hydrocarbures de schistes. Aucune place à la perspective de la sobriété et de l’efficacité : il faut produire plus, brûler plus pour être compétitif… quelques années encore.

Où est l’enjeu « réchauffement climatique » dans cette  logique ?

Nous avons mondialement, en 2012, émis un niveau record de gaz à effet de serre (lien); les rapports scientifiques s’empilent et nous devrions pourtant considérer que l’important reste de prioriser la production d’énergie fossile « quasi-gratuite » pour faire vivre encore quelques années l’économie du vingtième siècle ? La logique de certains économistes est visiblement de considérer que ce type d’externalité (le climat) n’a pas sa place dans un débat « noble » d’économie où la concurrence avec les autres pays primes. Étonnant que concurrence rime alors avec mimétisme, quitte à s’enfoncer collectivement dans les sables (bitumineux) mouvants sans possibilité de retour.

Les économistes doivent, comme l’a écrit Russel L. Ackoff (citation ci-dessous), déborder de leur expertise pour comprendre que tout est lié et que les calculs sur tableurs ont des influences sur d’autres aspects conditionnant, excusez du peu, la vie sur Terre (variabilité dans les précipitations / température => variabilité dans la production alimentaire => famines => révolutions ? comme le soutient Bruno Parmentier lien).

Nous devons cesser d’agir comme si la nature était organisée en disciplines de la même manière que les Universités 


Quand à l’argument nous expliquant que l’énergie électrique nucléaire (que je ne rejette personnellement pas en bloc, dans certaines conditions et en tout cas pas sans débat sur les aspects bénéfices / risques qui doivent être partagés) n’est pas chère et l’électricité d’origine renouvelable bien trop chère; c’est quand même bien rapidement mettre sous le tapis les subventions indirectes de l’état pour la fabrication des centrales, leur démantèlement, la gestion des déchets… et sans prendre en compte les coûts curatifs associés à un éventuel accident, jamais exclu.


Mr Martre, le très modeste ingénieur que je suis (cf conclusion du billet), ne se reconnait pas du tout dans vos préconisations. La transition énergétique n’est pas un mal pour la compétitivité; c’est une transition voilà tout. Il y aura des gagnants et des perdants, c’est une évidence. Mon combat n’est cependant certainement pas de maintenir le plus longtemps possible une situation intenable.



 

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