« Après » ?…. sérieux ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 mai 2020

6 semaines de confinement et les cérébraux – ce n’est pas péjoratif, je m’inclus en partie dans cette masse de personnes dont le rôle social est de penser des trucs -: « nous » donc, commençons à produire des analyses de ce qui doit changer « après » la crise COVID. C’est logique quand on y pense : le temps disponible s’est considérablement allongé pour une grande partie d’entre nous; en tout cas pour tous ceux qui ne sont pas « en première ligne » (personnel soignant…) ou en « seconde ligne » (certains commerçants, agriculteurs, livreurs…) pour reprendre les termes guerriers présidentiels.

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Du coup, les tribunes injonctives se succèdent et il m’arrive un truc étrange: je lis des déclarations d’intentions, des projections questionnant le monde « d’après » et – c’est dingue !- tout en étant le plus souvent d’accord sur le fond, j’ai des boutons d’urticaire virtuel qui me chatouillent le cortex. Même Nicolas Hulot ne me convainc plus. J’ai la sensation insupportable que personne ne change vraiment (ou même n’évolue). Je crois lire un bandeau BFMTV défilé en bas des articles : « j’avais bien raison de penser ce que je pensais, COVID vous le montre bien ! » et du coup j’ai beau être d’accord avec certaines remises en cause des erreurs système, je ressens (plus que je mesure) que les équilibres de forces restent les mêmes… les « anti-machins » ou les « pro-trucs » passent leur temps à se confirmer entre eux que leur « bonne » vision de ce qui doit être apparait enfin à la lumière de tous.

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Ça me laisse penser que le monde « d’après » est une promesse marketing qui sera par nature déceptive. Suis-je « passé à côté » de mon confinement en n’ayant pas acquis la conviction que le changement systémique soit possible grâce cette crise ?

 

Bien sur, on peut (va?) rendre cette crise « utile » sur des choses importantes :

  • La revalorisation des biens communs probablement pour un temps. Le système de santé coute cher ? oui et alors ? Nous formons Société quand nous sommes organisés collectivement pour nous soigner, nous nourrir, nous entraider. Effet de bande, peut-être aurons-nous gagné pour quelques temps la reconnaissance de l’utilité de l’impôt sans quoi rien n’est possible (version optimiste).
  • Nos approvisionnements stratégiques ne sont pas forcément associés à une technicité ou au coût de production. Produire des masques, des respirateurs, des médicaments coûte (beaucoup) plus cher en Europe en temps de non-crise mais sont essentiels à notre survie en période de crise. Certaines chaines d’approvisionnement vont se raccourcir.
  • Le télétravail, c’est possible pour beaucoup de métiers. Il se peut même que ce soit parfois plus efficace.
  • le vélo-taf semble prendre 10 ans d’avance dans ses infrastructures en cette veille de déconfinement progressif.
  • Certaines entreprises ont pu faire la preuve de leur engagement sociétal en trouvant des leviers de contribution à l’effort collectif (Décathlon, Maif…) et en sortent grandies. D’autres en choisissant de ne rien changer à leur référentiel de fonctionnement s’éloignent encore un peu plus de leur « responsabilité sociétale » (versement de dividendes énormes aux actionnaires et demande de soutien de l’Etat, lobbying pour diminuer les « contraintes » environnementales…)
  • Nous avons tous fait un stage de sobriété qui démontre à chacun où se situe l’essentiel.
  • L’incivisme et l’irresponsabilité ne dépassent pas, loin s’en faut l’entraide et la coopération. Le pire et le meilleur s’assemblent et philosophiquement sont représentatifs de ce que nous sommes individuellement (le meilleur et le pire en un seul corps).
  • Les inégalités sociales on été rendues concrètes par le confinement (éducation, conditions de vie confinée…). Il y aura des traces et un effort de rattrapage évident à mettre en chantier pour compenser cette situation sur le temps long.
  • Le numérique s’est encore plus encré dans nos vies (du coup je crains que la 5G passe comme une lettre à la Poste non confinée)
  • La hiérarchie des métiers et l’insupportable décalage avec les échelles de rémunération pourra elle évoluer ? (« merci pour vos applaudissements mais ils ne se mangent pas« ) et le corolaire : « à quoi je sers en période de crise majeure ? c’est quoi mes compétences utiles pour la Société ? »

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Mais je suis convaincu que cette crise n’aura d’une part pas été régénératrice pour l’environnement (effet rebond à attendre du fait de la sur consommation post confinement), ne sera d’autre part pas une répétition générale de ce qui nous attend sur le terrain de réchauffement climatique (on ne trouvera pas de vaccin) et que nous devons donc continuer à agir en Colibiri à notre petite échelle pour négocier les Transitions.

Et comme mon post ne se veut pas sombre, je voudrai finir en partageant la dernière vidéo du Programme TES (Transition Énergétique et Sociétale), qui lui, me donne beaucoup de raisons d’espérer ! LIEN

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VBCEF2 (Vacances Bas Carbone en Famille, année 2)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 21 août 2019

Nous n’avons pas toujours la main pour minimiser notre impact climatique. Le boulot, la consommation, la mobilité… sont pour beaucoup de « conscients » des sources de frustration au quotidien.

Il me semble que le sujet des vacances (pour ceux qui peuvent s’en offrir bien sûr) est le plus accessible à traiter sur le champ de la sobriété énergétique : sans rogner sur le plaisir, on a accès à de nombreuses expériences potentielles peu émissives en gaz à effet de serre. Il suffit de chercher un peu. L’année dernière, nous étions partis de la maison à vélo (lien). Difficile de faire mieux d’un point de vue sobriété carbone (et financière!).

Cette année, nous avons quand même pris la voiture pour un aller-retour à la gare TGV la plus proche (Niort). 120 km de plus que l’année dernière… mais nous avons la satisfaction d’avoir fait plus de vélo que d’auto cette année encore !

Attention, je ne cherche pas ici à être moralisateur ou à afficher une exemplarité (qui n’en n’est pas une), mais je partage seulement notre expérience qui peut peut-être en inspirer d’autres… Histoire de positiver les vacances « bas carbone ».

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  • Nous sommes 4, âgés de 10 ans, 11,5 ans et 90 ans pour les 2 autres en cumulé
  • Notre destination : Amsterdam
  • Durée du séjour : 4,5 jours
  • Objectif : découvrir ce coin d’Europe à vélo

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Si dans le port d’Amsterdam, nous n’avons pas vu de marins qui chantent, dans la ville d’Amsterdam nous avons vu un paquet de vélos qui roulent ! Il faut dire que la Hollande possède plus de vélos en circulation que d’habitants ! Les vacances étaient une belle opportunité pour profiter des infrastructures cyclo XXL.

Nous avons opté ce coup-ci pour des tandems Adulte-enfant (lien) pour nous extraire en sécurité de la foule de l’hypercentre d’Amsterdam (la folie pure en ce mois d’aout). Il faut être conscient que l’autochtone utilise le vélo pour ses déplacements du quotidien et du coup, on sent bien que les touristes lui pourrissent un peu la vie. ça roule vite. très vite. Attention donc si vous êtes avec des enfants, ça peut être dangereux de rouler en mode « touriste » en hyper-centre.

Une fois parcourus les 300 premiers mètres qui nous ont éloigné du centre de la ruche, nous avons découvert une sorte de paradis du cycliste urbain / péri-urbain. Les infrastructures cyclistes hollandaises sont surprenantes; le must je pense : des autoroutes à vélo entretenues partout, une signalisation dédiée, des ponts / tunnels spécifiques, des pistes cyclables éloignées des voitures, des déviations en cas de travaux, une priorité permanente sur les voitures (…). Tous les candidat.e.s aux municipales de 2020 devraient faire un stage « mobilité urbaine » dans cette ville !

D’un point de vue pratique, en période estivale, je recommande vivement de loger loin des hôtels du centre et des vapeurs de cannabis. Les quelques français que nous avons croisés qui avaient fait le choix de rester dans l’hyper-centre l’ont regretté. Nous avons opté pour un AirBnB dans un quartier résidentiel sur Amsterdam Noord, accessible de la gare en une quinzaine de minutes à vélo en prenant une navette fluviale gratuite conçue (elle aussi) pour les vélos.

Cette année encore, pas beaucoup de culture pour nous, je le reconnais (pour ceux qui veulent rentrer dans un musée, pensez à réserver plusieurs jours à l’avance sur internet) mais du vélo en famille, de la découverte de paysages nouveaux, des pique-niques, des pauses bière / jus de fruit…

Nous avons opté pour 3 rando-vélo dont les parcours sont repris sur les cartes ci-dessous car nous avons eu beaucoup de mal à les trouver lors de notre préparation de voyage. 135 km au total pour des balades à faible effort (c’est plat de chez plat). Nous recommandons tout particulièrement la balade dans le Waterland au Nord d’Amsterdam. Dépaysement garantie.

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Des moulins, des canaux, de l’eau partout, des chevaux…

Alors oui, je concède que nos vacances ne sont pas les moins chères du marché (500 € de train, 200€ de location de vélo, 800 € de location de maison) ni les plus dépaysantes culturellement, mais nous avons adoré notre séjour dans cette belle capitale d’Europe et découvert en bonus une organisation de la mobilité vélo très inspirante.

Nous sommes contents de nos excursions, avons des souvenirs plein la tête et je n’ai pas le sentiment d’avoir privé mes enfants d’une expérience indispensable à l’autre bout du monde.

Je cherche maintenant de l’inspiration pour une nouvelle semaine à vélo en 2020 (Canal de Nantes à Brest ?). Tous les conseils sont les bienvenus.

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Ma contribution au GRANDDEBAT.fr

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 janvier 2019

Aujourd’hui, j’ai passé 45 minutes de ma vie à contribuer le plus positivement possible à la proposition présidentielle qu’est ce fameux Grand Débat. Je ne prétends pas être un grand débatteur mais je peux ne pas être d’accord avec quelqu’un sans le haire. Disruptant, non ?

Dans le concept, aucune opposition de ma part à ce Grand Débat.Dans l’application par contre je vais avoir des trucs pas très positifs à partager sur ce MNI (Machin Non Identifié) et au final je doute de la faisabilité d’une quelconque exploitation des résultats.

Allez, je vous raconte:

Une fois identifié (normal), le débatteur 3.0 doit choisir entre deux options : faire une proposition (qualitative donc) ou remplir des questionnaires fermés (pour exploitation quantitative) sur 4 thèmes, repris ci-dessous. J’ai donc commencé par le plus facile, les questionnaires.

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Voeux 2019 ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 décembre 2018

Se souhaiter une bonne année en 2019 est-il un acte d’optimisme ? d’inconscience ? ou pire, de simple usage ?

Je me tâte…

En 2018… Les États se sont révélés impuissants pour enrayer le péril climatique (les réactions des sénateurs français à la présentation du dernier rapport du GIEC sont désespérantes mais méritent d’être vues : lien). Le constat est à peu près le même avec le déclin du vivant : ceux qui le protègent sont tués (lien), les grands mammifères sauvages disparaissent sous nos yeux et nous n’aurons bientôt plus que Sophie la girafe pour pleurer.

Les inégalités se sont accrues. Les revenus des plus riches continuent à croitre bien plus vite que ceux des plus pauvres (8 personnes dans le monde possèdent autant de richesses que la moitié de l’humanité), la répartition de la valeur est toujours aussi dramatiquement défaillante et du coup le sentiment d’injustice s’accroit.

Dans un même temps, les paroles les plus mortifères se sont libérées, la haine a envahit cette fin d’année l’espace public (et surtout « Bonne Haine de Noël à tous ! » ).  Les réseaux sociaux se sont révélés être d’une efficacité anti-démocratique redoutable. Il se confirme que le mensonge est devenu une vérité comme une autre.

Bref, il règne une ambiance de fin de monde que la collapsologie porte en étendard (lien).

Et malgré tout cela, j’ai vu des trucs réjouissants cette année qui me poussent à croire, encore, en notre avenir d’Humain sur ce fragile caillou (mettez-vous à la place d’un extraterrestre quelques minutes : lien) :

  • des dirigeants qui pensent « rupture » (lien et lien),
  • des citoyens qui se soulèvent et proposent (2 millions ici : lien, mais aussi Extinction Rebellion en GB),
  • des associations qui agissent pour permettre les changements (lien),
  • des chercheurs qui travaillent sur le « faire ensemble » (lien),
  • des élus qui innovent dans leurs méthodes de gouvernance comme Jo Spiegel, Maire de Kingersheim,
  • des initiatives innovantes comme Open Lande (lien pour en savoir plus en écoutant un Carnet de campagne sur le sujet)
  • Et puis, j’ai aussi rigolé sur des trucs graves en 2018 :

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On dispose d’un potentiel d’énergie positive à ne pas négliger pour garder le moral. Même s’il n’est plus question de bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, on va se dire qu’être optimiste en 2019, c’est regarder la bouteille au quart pleine!

Que se souhaiter alors pour 2019 ?

Au-delà des poncifs d’usage sur le champ du mystique (« bonne santé »!!… comme si j’avais le « 06″ du gestionnaire de votre karma !) qui ne présentent que l’intérêt de démontrer notre potentiel empathique ; je me dis qu’il est plus pertinent de se souhaiter des actions, quitte à en accepter leurs insuffisances.

En proposant ma liste de vœux (qui me sont autant destinés qu’aux éventuels lecteurs), j’ai aussi conscience d’être dans l’injonction à « bien faire » et vu comment je réagis devant les multiples injonctions à consommer (à voir, c’est drôle : lien), c’est peut-être contre-productif comme démarche… Tant pis, je n’ai pas mieux en magasin.

 

Donc entre engagements et encouragements sous le sigle de la PAMPA :

  • POSTURE : De la curiosité, de l’ouverture, de la lecture (à mon petit niveau, mes conseils de lecture continueront de s’incrémenter – déjà 62 – : lien). Éteindre la TV autant que possible.
  • ACTION. Agir localement quand on peut. La convivialité des associations vaut bien celle des ronds points. Très concrètement, j’ai pris le parti d’accepter de faire des « mini-trucs », comme de ramasser les déchets au sol pendant les balades (60L de déchets collectés en 2018). Mettre mon épargne dans des coffres non toxiques.
  • MOBILITÉ : Pas d’avion, plus de train, plus de covoiturage, plus de vélo (les vacances à vélo c’est jouable, j’ai testé : lien)
  • PLAISIR : De la musique pour prendre du plaisir et supporter l’insupportable qui nous entoure. Se marrer, à plusieurs de préférence (mémo : penser à garder des amis).
  • ACCOMPAGNEMENT DES CHANGEMENTS. Discuter, argumenter, participer à des trucs qui font sens, sortir de la contrainte du quotidien (et là, perso, j’ai beaucoup à faire…)

 

Tant qu’il y aura des Hommes…. #pampa19

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Le dilemne des vacances : sobriété ou plaisir, faut-il vraiment choisir ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 août 2018

Retour de vacances…

Le plaisir des vacances pour les riches occidentaux dont je fais partie (sans fierté, mais c’est un fait), c’est de se déconnecter des soucis du quotidien, de passer plus de temps avec nos proches dans un contexte non contraint, de prendre le temps de découvrir des choses que l’on ne regarde pas sous la pression du quotidien. Certains courants voient dans ce rituel une défaillance de notre système productif et de notre mode de vie [« Le tourisme est une compensation thérapeutique permettant aux travailleurs de tenir la distance et d’accéder aux mirages de la qualité de vie »] – et prônent l’immobilité.

Je comprends le raisonnement. Reste que pour moi, les vacances permettent de créer des souvenirs, de vivre des moments avec ceux qu’on aime le plus, de concevoir du positif en oubliant provisoirement (et lâchement) les petits et grands problèmes de notre monde. Voici donc une limite à mon tempérament anxiogène.

Ce besoin de vacances ne doit pas cacher cependant que, pour ne parler que d’un enjeu environnemental, le tourisme représente entre 5 et 8% des émissions de gaz à effet de serre mondiales (lien) et sa généralisation n’a rien de réjouissant pour nos écosystèmes. Bien-sur, le tourisme fait vivre beaucoup de gens sur Terre (1 emploi sur 11 selon cet article : lien), mais nous ne pouvons ignorer la pente catastrophique sur laquelle la planète est engagée en matière climatique, et les épisodes caniculaires de cet été n’en sont que des épiphénomènes visibles. Prendre l’avion trop fréquemment est un problème et ce n’est pas le prix du billet qui va inciter le vacancier à la sobriété, puisque, je le rappelle une nouvelle fois, le kérosène des avions est 100% free tax !

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Partir en vacances est donc dans un même temps plaisir et source de culpabilité croissante. Encore une raison de devenir schizophrène…

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Contrairement au journaliste anglais Leo McKinstry (lien), assumant humoristiquement son amour de la sédentarité et sa détestation des voyages, j’aime ces moments particuliers mais je ne souhaite pas – ou le moins possible – contribuer à la création de l’enfer que nous construisons petit à petit.

Cet été, j’ai donc tenté de jouer la carte de la sobriété et notre petite famille est partie de la maison à vélo, pour rejoindre la mer, en profitant du réseau de pistes cyclables vendéen (près de 2000 km je crois – lien). 160 km à parcourir avec une étape en camping, des squats de jardins d’amis et une soirée en gite.

Je n’étais pas sûr que mes jeunes enfants (8 et 10 ans) adhèrent au concept de rouler 30/40 km par jour ; pas sûr non plus que nous nous éclaterions au camping municipal situé à 30 km de la maison le premier soir ; pas sûr enfin que nous pourrions transporter notre maison avec nous (car il s’est avéré que nous ne sommes pas encore équipés / conditionnés aux voyages « légers »)… et pourtant, ça a marché !

Quelques éléments de retour d’expérience :

  • Contrairement aux idées reçues, les enfants ne sont pas le facteur limitant (c’était moi le maillon faible, avec ma remorque trop lourde, quel coup à l’orgueil du mâle !). Ils ont assuré ! Je reconnais que leur motivation était souvent proportionnelle à la taille de la piscine du lieu d’hébergement suivant… La contrepartie positive reste éducativement acceptable, non ?
  • La modeste réussite de notre challenge « on va à la plage à vélo » nous renvoie une petite fierté collective : we did it ! Nous ne sommes pas restés à « attendre » les vacances. Nous les avons vécues activement. Je crois sincèrement que tout le monde y a trouvé son compte.
  • Les petites galères font parties du projet, même si elles furent rares (beaucoup de ronces sur les pistes cyclables de Vendée). Quand on y est préparé, on les positive.
  • Économiquement, c’est imbattable des vacances à vélo, même avec des restos et des bières pour les grands…
  • Nous ne sommes ni de grands sportifs, ni de grands aventuriers et pourtant, des vacances sobres en carbone (sans avion et avec peu d’auto) sont accessibles avec beaucoup de plaisir et de souvenirs, grâce au vélo. C’est vraiment chouette la mobilité à bicyclette.
  • Enfin, que l’on ne me dise plus que la Vendée est un département plat !

Nous avons collectivement décidé de recommencer l’aventure l’année prochaine avec une vraie remorque de portage et sur un autre parcours. Qui a dit que les vacances étaient forcement énergivores ?

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Lus : « Zéro Pollution, un ultime défi pour l’Humanité » et « Le cantique de l’apocalypse joyeuse »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 novembre 2016

Je viens de m’offrir une jolie aventure lecture, en lisant en parallèle, deux ouvrages que rien ne destinait au rapprochement. Je dispose ici donc d’une exclusivité mondiale pour réaliser cet exercice et ne crains aucune concurrence ! Et en effet, mon cerveau tordu a trouvé matière à alimentation mutuelle dans ces deux livres, sur le sujet non dérisoire de l’avenir de l’Humanité.

CaptureEn ouvrant « Zéro Pollution – un ultime défi pour l’Humanité » de Yannick Roudaut, un vendredi soir de novembre, je ne pensais pas me faire recommander dès le lendemain matin, à la bibliothèque du village, un roman lapon improbable que j’ai eu une énorme envie de dévorer immédiatement : « le cantique de l’apocalypse joyeuse » de Arto Paasilinna.

Il est question de deux livres que je recommande sans réserve. Voici l’occasion de partager mes digressions, plus que de commenter ces lectures.

La Cata. Dans « Zéro Pollution » (0P dans la suite du texte), Yannick dénonce la défaillance de notre modèle de développement humain, destructeur de notre biosphère (notre unique et essentiel substrat) et incapable de penser long terme. Il y propose une perspective ambitieuse à même de nous sortir de l’ornière en développant le concept de « Zéro Pollution ». Dans le « Cantique de l’apocalypse joyeuse » (CAJ dans la suite du texte), l’auteur nous conte, avec un humour délectable, l’histoire d’une vie dans un monde qui s’effondre : crise économique, accident nucléaire, 3ème guerre mondiale, épuisement de la ressource pétrole… Cette vie est celle d’un homme qui passe au travers des gouttes en menant un projet personnel qui devient collectif, au sein d’une communauté écolo qu’il construit, hors du système, au fond d’une forêt finlandaise, à la frontière de la Russie. L’effondrement de notre Monde n’est qu’un arrière-plan lointain dans « CAJ« , quand « 0P » nous encourage à anticiper le pire pour qu’il n’arrive point.

« CAJ » a été écrit en imaginant un futur qui est notre présent, ce qui est forcément troublant pour le lecteur de 2016. Je reviendrai plus loin sur les raisons qui me fond rapprocher ce roman des perspectives proposées par Yannick Roudaut.

Zéro Pollution est composé de deux parties distinctes dans le style : une première sous forme d’essai pour caractériser l’impasse dans laquelle nous sommes engagés et pointer une sortie positive, une seconde partie sous forme de fiction, prospectiviste, imaginant « une » vie possible, en mai 2070, vécue par des personnages fictifs, dans un Paris bien différent de celui de 2016. Cette seconde partie, j’avais souhaité l’écrire il y a quelques années. J’avais même commencer à écrire quelques pages, bien plus sombres et moins bien documentées. Je suis heureux d’avoir laissé Yannick faire le job : question de talent et de courage.

Yannick Roudaut est un conférencier reconnu (lien), qui a appelé de ses vœux une seconde Renaissance dans son livre précédent (lien) pour dépasser le constat stérile des crises environnementales et pour ambitionner une vraie transition. Dans « 0P« , une fois la contextualisation réalisée, il propose une ambition nouvelle : il nous faut viser le « 0 Pollution » pour nous en sortir et arrêter de jouer « petit bras ». Inutile de revenir sur les constats, je les partage. Notre don de prédation, qui nous a permis de survivre ces 200 000 dernières années, pourrait signer notre arrêt de mort. Nous sommes trop doués pour détruire et notre comble ou peut-être ultime trophée, risque d’être notre auto-destruction.

Yannick nous offre ici une perspective positive, richement illustrée d’expériences contemporaines inspirantes. Il explique vouloir contribuer ainsi à l’ »over-view effect » que ressentent les rares humains qui ont pu voir la Terre de l’espace : une envie de protection de notre belle vieille Planète quand on en a perçu ses limites physiques.

Mon interprétation de la posture « Zéro pollution » fait échos aux démarches « Zéro accident » que je peux être amené à fréquenter en entreprise.  « Zéro accident », ça veut dire que l’accident corporel est intolérable et prioritaire sur tout autre impératif. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a jamais d’accident dans l’entreprise. J’envisage le « Zéro pollution » sous le même angle. Il faudrait qu’il ne soit plus acceptable (ce n’est pas le cas aujourd’hui) de contribuer à un dommage à notre éco-système et donc ambitionner de progresser perpétuellement vers la plus grande sobriété en terme de pollution sur toute sa sphère d’influence, par les arbitrages les plus favorables à notre biosphère. Il n’est d’ailleurs, pour moi, pas exclusivement question de pollution au sens rejet (sens commun) mais aussi de l’épuisement des ressources non renouvelables et renouvelables en « danger ». Toutes les externalités négatives en fait. Je pense que le « Zéro Pollution » est une posture et un but mais ne doit pas devenir un Graal déclaratif ouvrant la voie au simplisme. Quand on creuse, l’essentiel des activités humaines identifiées comme « vertueuses » présentent des impacts environnementaux.

Reste de mon point de vue la complexité pour transformer l’objectif lointain en cible et plans d’action : la gestion des paradoxes et des incohérences. Ne pas s’intéresser au détail mais influer significativement sur le global.

Quelques directions à explorer sont dessinées par Yannick et je signe des deux mains : low tech, sobriété, décentralisation des décisions, coopération, biomimétisme, permaculture, coopération, communauté, open-source…

Dans une forêt finlandaise, pendant ce temps là… C’est maintenant que Arto Paasilinna nous rejoint. Dans le « cantique de l’apocalypse heureuse » (mettons le réel plaisir de lecture de côté), l’auteur propose une interprétation de ce que pourrait être la réaction humaine dans un Monde qui s’effondre. Je le traduis ainsi : pour vivre (heureux) dans ce monde qui part en quenouille, qui devient hors de maitrise (et qu’il ne convient même plus d’essayer de changer), il faut créer une petite communauté détachée du système centralisé défaillant (décentralisé donc), y insuffler une solidarité et une coopération entre ses membres (coopération), vivre de peu (low tech, sobriété) avec une proximité retrouvée à la Nature nourricière (biomimétisme, permaculture) avec des compétences et savoir faire manuels ancestraux enrichis des connaissances modernes (open-source)…  une sorte de réponse par le petit bout du questionnement posé dans « 0P« , à une échelle très restreinte, plus proche de la résilience que de l’anticipation d’un nouveau modèle mondialisé compatible avec les limites physiques et biologiques de notre biosphère. Une réponse quand même.

Ni Yannick Roudaut dans son livre, ni moi par ailleurs, ne revendiquons le repli sur « sa » communauté ou tout autre forme d’isolationnisme, mais force est de constater que la dynamique du moment va dans ce sens. La majorité des peuples riches de cette planète se retrouve dans un objectif de défense contre les risques – perçus – comme externes.

Alors quoi ? On avance en grappes de faiseurs, en tribus de convaincus, en ignorant la majorité qui suit le logiciel de développement périmé ? au risque de se retrouver dans le scénario de la « communauté d’écolos dans une forêt finlandaise » (même si cette forêt est aujourd’hui virtuelle dans le monde d’internet). On s’isole pour démontrer ou on se confronte à la masse pour la faire bouger ? Comment changer d’échelle et sortir du petit cercle des convaincus ? Comment faire muer la chrysalide ?

Le triangle du feu (sacré). Je vois les choses à la manière du pédagogique triangle du feu caractérisant les conditions du début d’un incendie : pas d’incendie sans carburant (un truc qui peut bruler), comburant (Oxygène le plus souvent) et source d’inflammation (l’étincelle). Pour que l’incendie -vertueux- du changement vers le « Zéro pollution » se déclenche, il faut de mon point de vue :Capture

1 – que les crises environnementales soient visibles, que les limites impactent sur le système en place. On rentre dedans.

2 – que la conscience des autres voies et savoirs associés soient accessibles et partagés. C’est la vertu du livre de Yannick, du film « Demain », du Plan B

3 – enfin, qu’il se passe quelque chose pour booster le changement à une échelle significative. Initier le mouvement, rendre tout retour en arrière impossible. Et là on est bloqué pour le moment. Un leader ? une catastrophe ? une révolution ? Je ne suis sur de rien de ce que j’ai écrit dans ce post, sauf d’une chose : je ne connais pas la réponse à cette question.

Joyeux Noël.

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« J’étais » fan de Cash Investigation

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 21 septembre 2016

Il m’est arrivé à de nombreuses reprises de citer ici Cash Investigation comme l’émission journalistique contemporaine de référence (lien, lien). Un peu le « Millenium » de la vraie vie, avec moins de sang !

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J’ai été plutôt fan des révélations sur les Panama-papers, le marketing vert, la puissance du lobbying du tabac (…). A une ou deux réserves près, j’ai applaudi au numéro sur l’usage des phytosanitaires qui a déclenché des réactions salutaires dans certaines communes du bordelais.

Le charme semble s’user. Je me suis même trouvé un peu troublé suite à la diffusion du dernier opus sur le jambon et l’industrie agro-alimentaire-qui-nous-empoisonne et m’en vais expliquer pourquoi :

  1. Sur le fond, j’ai le sentiment de ne rien avoir appris et d’avoir assisté à de la broderie sur des apports biens faibles. Je regardais un « Capital » de M6, ni plus, ni moins.
  2. J’ai ressenti, plus fortement qu’avant, une posture anti-industrielle desservant en l’occurrence le traitement du sujet. Par exemple, le traitement nitrité des charcuteries est une pratique tout aussi artisanale qu’industrielle. Pourquoi conclure que les géants de l’industrie nous empoisonne ? L’absence de place laissée à la complexité (exigences du consommateurs sur l’apparence du produit…) nuit à la compréhension globale du sujet.
  3. Comme je m’ennuyais, en prenant du recul, j’ai observé la forme. La coquille. J’ai vu la « marque de fabrique Cash », savamment travaillée (pour ne pas dire marketée) : la voie off « amicale » omniprésente, une désignation permanente de qui est méchant et qui est gentil, un peu d’humour, des séquences « chocs », des caméras cachées, l’arrivée de la « chef » pour tordre le bras des communicants… La forme avait pris le dessus sur le sujet et c’était pénible. Pas crédible.

Bien sur, tout n’est pas à jeter dans ce numéro. Le retour sur la place des lobbying parisiens est questionnant et ressort de quasiment tous les sujets traités par Cash. Notre système de gouvernance est défaillant, l’intérêt de la Société n’est pas suffisamment pris en compte. C’est bien de rendre ceci visible.

Par contre, si Cash Investigation s’affirme comme une émission militante, « anti » (industrielle…), « à charge », elle perd pour moi l’objectivité et donc la crédibilité que j’attends d’elle sur les sujets sociétaux. Le monde n’est pas, selon moi, binaire. Tout ne se range pas dans deux cases (bien, mal).

C’est dommage, car il n’y a pas beaucoup de programmes ayant autant de poids médiatique pour soutenir les lanceurs d’alerte. On a besoin qu’il soit sans tabou ET rigoureux dans la présentation objective des informations. Le remède sera pire que le mal si l’émission laisse penser qu’elle manipule elle aussi son public pour lui dire que penser.

Je souhaite qu’il ne s’agisse que d’un numéro raté.

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Que faire pour vivre « malgré tout » dans ce monde de fous ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 juillet 2016

Il n’est pas possible de vivre comme si la séquence de tueries que le Monde subit n’existait pas. Notre petit bout de territoire préservé pendant quelques décennies n’est plus à l’abri de la barbarie.

A la lecture des articles des experts auto-proclamés, des politiques qui ne causent le plus souvent qu’avec des arrières pensées populistes (lien), des journalistes qui se répètent à longueur de journée et des penseurs qui ne savent plus quoi penser; il en ressort une impression magmatique anxiogène et au final plutôt déresponsabilisante pour le citoyen lambda. Petit échantillon :

  • nous subirions les écarts géopolitiques du passé (colonisation, guerre en Irak…) ou du présent (nos relations ambiguës avec L’Arabie Saoudite en étant l’expression la plus visible. Voir le courage politique de la Suède aujourd’hui LIEN),
  • nous serions dans un mouvement de plaques civilisationnel (« laissez les politiques travailler et prendre les décisions pour vous»),
  • nous serions en pleine guerre de religion (« choisissez votre camps !« )
  • nous subirions notre incapacité collective à intégrer et notre grande capacité à exclure par l’inégalité grandissante de la répartition des richesses (analyse que je partage mais qui ne trouve pas de solution de court terme).

Il y a aussi ce bruit de fond que je sens monter. Le stade ultime de la simplification qui est l’objectif avoué des fous de dieu qui nous terrorisent : la montée des racismes. Si les français ont jusque-là résisté aux amalgames, on sent que le vent peut tourner.

Je ne suis pas le plus informé, ni le plus futé pour comprendre le présent et encore moins pour prévoir l’avenir ; pourtant je ressens le besoin d’assimiler ce contexte lourdingue, de le digérer et d’en faire quelque chose de concret qui pourrait m’aider à ne pas faire que subir.

Alors voilà mon code de conduite personnel qui n’est en rien une vérité absolue :

1- Ne pas ignorer. Il faut parler, y compris aux enfants. Ça fait maintenant partie de nos vies, probablement pour une décennie ou plus (lien) ; ne pas faire semblant que tout va bien. Accepter que certaines actions politiques aient une portée de moyen termes. Ne pas se laisser enfumer par les postures de communiquant dictées par l’urgence.

2- Éteindre la TV. Le son suffit à savoir ce qu’il s’est passé à Paris, Bruxelles, Bagdad, Istanbul ou Nice. Les images et les interviews des victimes sont de trop.

3- Se préparer au pire et agir là où on le peut. Le risque statistique d’être présent à proximité d’un attentat a augmenté (même s’il reste très faible). C’est morbide mais je préfère penser « utile » : j’ai actualisé ma formation de sauveteur secouriste, je donne mon sang tous les 3 mois (les afflux de solidarité « à chaud » sont moins efficaces que les dons réguliers). 

4- Ne pas s’enfermer et donner une part de son temps à la collectivité… et en profiter pour parler et essayer de convaincre que les solutions simplistes ne sont pas les meilleurs. Ne pas laisser la place à la haine totale et absolue. Expliquer la complexité chère à Edgar Morin dès que j’en ai l’occasion. Rappeler qu’à la fin des années 30 un énergique petit moustachu a été élu démocratiquement avant de faire basculer le monde dans l’Horreur.

5- Prendre de la hauteur par la lecture. Des romans, des revues, des essais, des BD… Histoire de partir, d’apprendre et de comprendre aussi.

6- Ne pas s’empêcher d’être heureux, même si d’autres auxquels nous pouvons facilement nous identifier viennent de voir leurs vies détruites. Pratiquer l’empathie et la compassion, mais aussi vivre sa vie… continuer à aller en concerts, à boire des coups entre amis, à s’amuser, à se créer des souvenirs… Faire tout ce que détestent ceux qui nous veulent tant de mal.

7- Je pourrai aussi faire la « guerre à la guerre » comme le propose Idriss Aberkane (Lien vers son TedX), mais je ne suis pas d’humeur super-héro en ce moment…

Au fait aujourd’hui, c’est la journée internationale Nelson Mandela.

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Mon commentaire sur le Projet de décret relatif à la publicité extérieure

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 janvier 2016

Voici le court texte envoyé à l’adresse suivante : qv2.qv.dhup.dgaln@developpement-durable.gouv.fr pour contribuer au processus démocratique de consultation sur un texte que je trouve… « perfectible » :

Bonjour,

 

Ce court commentaire concerne le « Projet de décret relatif à la publicité extérieure, aux enseignes et pré-enseignes » mis en consultation jusqu’au 9 février 2016 (lien). Les mises en consultation contribuent à une forme de démocratie participative qu’il revient à tout personne intéressée d’utiliser. 

 

Avant de commenter, en quelques phrases les articles du projet de décret, je me permets une contextualisation du sujet.

 

Considérant (lien) le décret d’application de la loi Grenelle II publié le 31 janvier 2012, comprenant un ensemble de disposition de nature à :

  • supprimer le gaspillage énergétique et maîtriser la demande en électricité ;
  • réduire les nuisances lumineuses ;
  • améliorer la qualité du cadre de vie en diminuant l’impact paysager.
  • Les enjeux énergétiques associés aux extinctions sont significatifs. En effet, le parc d’enseignes lumineuses représente une puissance installée d’environ 750 MW soit plus de la moitié d’une tranche nucléaire récente à pleine charge. Les économies d’énergie attendues s’élèvent à environ 800 GWh annuels pour les enseignes et plus de 200 GWh pour les publicités, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle (hors chauffage et eau chaude) de plus de 370 000 ménages.
  • Combinées, ces deux dispositions permettront d’éviter le rejet chaque année de plus de 120 000 tonnes de CO2.
  • De plus, l’extinction génère des économies d’une part en réduisant la dépense d’électricité, d’autre part en augmentant la durée de vie des sources lumineuses et en réduisant les frais de maintenance.

 

Considérant que la consommation électrique moyenne d’un panneau publicitaire lumineux en fonctionnement permanent approche la consommation moyenne d’un ménage (hors chauffage) : autour de 3500 kWh / an

Considérant la Loi de transition énergétique (lien) en son article L102 « l’Etat […] veille en particulier à maitriser la demande d’énergie et favoriser l’efficacité et la sobriété énergétiques […]. »

Considérant que notre pays est au premier rang mondial pour la proportion des dépenses publicitaires liées à l’affichage (environ 12 %, soit 2,5 milliards d’euros) et que cette publicité est imposée à tous contrairement aux autres médias (télévision, internet…) – (lien)

Considérant que l’impact de la publicité a pour finalité : « Les consommateurs achètent les produits démarchés par la publicité alors qu’ils n’en ont pas forcément besoin. La publicité détient ainsi l’art d’acheter les consommateurs » (lien)

Considérant la baisse des financements publics des collectivités, qui inéluctablement encourage les élus à trouver d’autres sources de financement, yc par le biais de la publicité,

Considérant, plus subjectivement, l’impact visuel désastreux des publicités sur nos villes,

Considérant enfin les récents engagements internationaux et plus particulièrement français pris lors de la Cop21, visant à des objectifs de diminution des émissions de gaz à effet serre, étroitement associé à la sobriété de consommation énergétique.

Il me semble que les articles 2 et 5 notamment du projet mis en consultation encouragent la généralisation de dispositifs publicitaires (notamment lorsqu’ils sont consommateurs d’électricité) incohérents avec les engagements gouvernementaux récents et surtout contradictoires avec l’intérêt général.

Les encouragements à la croissance ne doivent pas être envisagés distinctement des sujets de transition.

Si cette possibilité de « ressource » financière offerte aux collectivités apparait malgré tout essentiel au législateur, je propose que les Kwh consommés à ces fins « inutiles » soient lourdement sur-taxés pour alimenter un fond de financement de la lutte contre la précarité énergétique.

 

Je vous remercie par avance de la prise en compte de ce point de vu citoyen.

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Voeux 2016 (update de la version 2015)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 décembre 2015

En bien des points, l’année 2015 a marqué notre Histoire et on ne peut pas dire que la pente que nous suivons soit globalement réjouissante.

Prononcer des vœux, c’est se souhaiter un « demain » sympa. Cette projection vers ce « demain » me semble paradoxalement plus inconfortable que jamais (politique, géopolitique, peur à tous les étages…) et pourtant vitale à notre situation de bipèdes terriens (cf COP21…). 

L’exercice, d’habitude agréable, de rédaction des vœux me pèse donc un peu cette année. De plus, en toute modestie, je trouve que mes vœux 2013, 2014, 2015 étaient particulièrement inspirés (je n’ai pas dis « bons » mais « inspirés »), alors que ces jours-ci rien, ou pas grand chose ne vient…

Ma paresse naturelle me pousse donc à reconduire les vœux 2015 avec une mise à jour, façon Windows. C’est vrai quoi, pourquoi m’user le neurone à produire de la projection positive si personne ne prend en compte mon travail ?

Donc, pour 2016, voici ma prose, façon « Je VŒUX 2.0«   :

  • AGIR. Notre société permet toute forme d’engagement : dans son entreprise, dans des associations, dans sa commune. C’est le moment pour chacun d’entre nous d’arrêter de subir (et de râler) et de se poser en contributeur des évolutions à construire. Sortons de notre zone de confort et agissons au mieux à notre niveau avec nos congénères (même et surtout si on n’est pas d’accord avec eux). La question n’est pas de savoir si nos contributions sont suffisantes. Essayons seulement d’être acteurs du changement et de valoriser ceux qui prennent le risque de sortir des modèles conservateurs en place. Et franchement, il se passe des choses dans l’Ouest (lien).
  • LIRE Continuer à lire et lire encore, ne serait-ce que pour sortir de la « connexion haut-débile » abrutissante et anxiogène que nous propose la télévision et tout particulièrement l’information en continue. Lire des romans, des essais, des bandes-dessinées, Courrier International, Le 1, Terra Eco… Lire des trucs qui font penser « à froid » et pas seulement en réaction à un évènement. Voici quelques propositions de lectures récentes en lien avec l’objet de ce blog : lien
  • faire CONFIANCE. Je suis heureux d’avoir personnellement vu naitre en 2015 une relation de confiance dans ma toute nouvelle association professionnelle (Merci à toi Cécile) et je reste convaincu que plus globalement la confiance est une clef incontournable pour réussir les transitions à venir. Le risque de la confiance vaut le risque de l’isolement et les bénéfices potentiels sont pourtant d’une toute autre ampleur.
  • RIRE. Je ne change rien au texte de l’année dernière : « La gravité de la situation ne doit pas nous empêcher d’en rire pour la supporter, la dépasser, libérer une énergie positive sur des sujets pas drôles. Autodérision, mise en évidence de notre absurdité… tout est bon à prendre pour ne pas se noyer dans le pessimisme ambiant alimenté façon « vis-sans-fin » par les mauvaises nouvelles des chaines d’info continue. Sortir du fait divers et se divertir par le rire. lien »

 

En 2016 (comme en 2015), je nous souhaite d’AGIR, de RIRE, de LIRE, d‘INNOVER et de démontrer que la CONFIANCE ça marche… Sans attendre.

 

Le grand sage a dit : « Devant une montagne à franchir, certains vont être paralysés par l’appréhension de l’effort à fournir et d’autres vont se réjouir de la balade à venir. »

Inspirons nous donc au quotidien des principes de la randonnée (lien); essayons de rendre les moments à venir et les sentiers à parcourir agréables et riches d’expériences partagées. Ce n’est pas grave si ça grimpe !

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