Lus : « Zéro Pollution, un ultime défi pour l’Humanité » et « Le cantique de l’apocalypse joyeuse »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 novembre 2016

Je viens de m’offrir une jolie aventure lecture, en lisant en parallèle, deux ouvrages que rien ne destinait au rapprochement. Je dispose ici donc d’une exclusivité mondiale pour réaliser cet exercice et ne crains aucune concurrence ! Et en effet, mon cerveau tordu a trouvé matière à alimentation mutuelle dans ces deux livres, sur le sujet non dérisoire de l’avenir de l’Humanité.

CaptureEn ouvrant « Zéro Pollution – un ultime défi pour l’Humanité » de Yannick Roudaut, un vendredi soir de novembre, je ne pensais pas me faire recommander dès le lendemain matin, à la bibliothèque du village, un roman lapon improbable que j’ai eu une énorme envie de dévorer immédiatement : « le cantique de l’apocalypse joyeuse » de Arto Paasilinna.

Il est question de deux livres que je recommande sans réserve. Voici l’occasion de partager mes digressions, plus que de commenter ces lectures.

La Cata. Dans « Zéro Pollution » (0P dans la suite du texte), Yannick dénonce la défaillance de notre modèle de développement humain, destructeur de notre biosphère (notre unique et essentiel substrat) et incapable de penser long terme. Il y propose une perspective ambitieuse à même de nous sortir de l’ornière en développant le concept de « Zéro Pollution ». Dans le « Cantique de l’apocalypse joyeuse » (CAJ dans la suite du texte), l’auteur nous conte, avec un humour délectable, l’histoire d’une vie dans un monde qui s’effondre : crise économique, accident nucléaire, 3ème guerre mondiale, épuisement de la ressource pétrole… Cette vie est celle d’un homme qui passe au travers des gouttes en menant un projet personnel qui devient collectif, au sein d’une communauté écolo qu’il construit, hors du système, au fond d’une forêt finlandaise, à la frontière de la Russie. L’effondrement de notre Monde n’est qu’un arrière-plan lointain dans « CAJ« , quand « 0P » nous encourage à anticiper le pire pour qu’il n’arrive point.

« CAJ » a été écrit en imaginant un futur qui est notre présent, ce qui est forcément troublant pour le lecteur de 2016. Je reviendrai plus loin sur les raisons qui me fond rapprocher ce roman des perspectives proposées par Yannick Roudaut.

Zéro Pollution est composé de deux parties distinctes dans le style : une première sous forme d’essai pour caractériser l’impasse dans laquelle nous sommes engagés et pointer une sortie positive, une seconde partie sous forme de fiction, prospectiviste, imaginant « une » vie possible, en mai 2070, vécue par des personnages fictifs, dans un Paris bien différent de celui de 2016. Cette seconde partie, j’avais souhaité l’écrire il y a quelques années. J’avais même commencer à écrire quelques pages, bien plus sombres et moins bien documentées. Je suis heureux d’avoir laissé Yannick faire le job : question de talent et de courage.

Yannick Roudaut est un conférencier reconnu (lien), qui a appelé de ses vœux une seconde Renaissance dans son livre précédent (lien) pour dépasser le constat stérile des crises environnementales et pour ambitionner une vraie transition. Dans « 0P« , une fois la contextualisation réalisée, il propose une ambition nouvelle : il nous faut viser le « 0 Pollution » pour nous en sortir et arrêter de jouer « petit bras ». Inutile de revenir sur les constats, je les partage. Notre don de prédation, qui nous a permis de survivre ces 200 000 dernières années, pourrait signer notre arrêt de mort. Nous sommes trop doués pour détruire et notre comble ou peut-être ultime trophée, risque d’être notre auto-destruction.

Yannick nous offre ici une perspective positive, richement illustrée d’expériences contemporaines inspirantes. Il explique vouloir contribuer ainsi à l’ »over-view effect » que ressentent les rares humains qui ont pu voir la Terre de l’espace : une envie de protection de notre belle vieille Planète quand on en a perçu ses limites physiques.

Mon interprétation de la posture « Zéro pollution » fait échos aux démarches « Zéro accident » que je peux être amené à fréquenter en entreprise.  « Zéro accident », ça veut dire que l’accident corporel est intolérable et prioritaire sur tout autre impératif. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a jamais d’accident dans l’entreprise. J’envisage le « Zéro pollution » sous le même angle. Il faudrait qu’il ne soit plus acceptable (ce n’est pas le cas aujourd’hui) de contribuer à un dommage à notre éco-système et donc ambitionner de progresser perpétuellement vers la plus grande sobriété en terme de pollution sur toute sa sphère d’influence, par les arbitrages les plus favorables à notre biosphère. Il n’est d’ailleurs, pour moi, pas exclusivement question de pollution au sens rejet (sens commun) mais aussi de l’épuisement des ressources non renouvelables et renouvelables en « danger ». Toutes les externalités négatives en fait. Je pense que le « Zéro Pollution » est une posture et un but mais ne doit pas devenir un Graal déclaratif ouvrant la voie au simplisme. Quand on creuse, l’essentiel des activités humaines identifiées comme « vertueuses » présentent des impacts environnementaux.

Reste de mon point de vue la complexité pour transformer l’objectif lointain en cible et plans d’action : la gestion des paradoxes et des incohérences. Ne pas s’intéresser au détail mais influer significativement sur le global.

Quelques directions à explorer sont dessinées par Yannick et je signe des deux mains : low tech, sobriété, décentralisation des décisions, coopération, biomimétisme, permaculture, coopération, communauté, open-source…

Dans une forêt finlandaise, pendant ce temps là… C’est maintenant que Arto Paasilinna nous rejoint. Dans le « cantique de l’apocalypse heureuse » (mettons le réel plaisir de lecture de côté), l’auteur propose une interprétation de ce que pourrait être la réaction humaine dans un Monde qui s’effondre. Je le traduis ainsi : pour vivre (heureux) dans ce monde qui part en quenouille, qui devient hors de maitrise (et qu’il ne convient même plus d’essayer de changer), il faut créer une petite communauté détachée du système centralisé défaillant (décentralisé donc), y insuffler une solidarité et une coopération entre ses membres (coopération), vivre de peu (low tech, sobriété) avec une proximité retrouvée à la Nature nourricière (biomimétisme, permaculture) avec des compétences et savoir faire manuels ancestraux enrichis des connaissances modernes (open-source)…  une sorte de réponse par le petit bout du questionnement posé dans « 0P« , à une échelle très restreinte, plus proche de la résilience que de l’anticipation d’un nouveau modèle mondialisé compatible avec les limites physiques et biologiques de notre biosphère. Une réponse quand même.

Ni Yannick Roudaut dans son livre, ni moi par ailleurs, ne revendiquons le repli sur « sa » communauté ou tout autre forme d’isolationnisme, mais force est de constater que la dynamique du moment va dans ce sens. La majorité des peuples riches de cette planète se retrouve dans un objectif de défense contre les risques – perçus – comme externes.

Alors quoi ? On avance en grappes de faiseurs, en tribus de convaincus, en ignorant la majorité qui suit le logiciel de développement périmé ? au risque de se retrouver dans le scénario de la « communauté d’écolos dans une forêt finlandaise » (même si cette forêt est aujourd’hui virtuelle dans le monde d’internet). On s’isole pour démontrer ou on se confronte à la masse pour la faire bouger ? Comment changer d’échelle et sortir du petit cercle des convaincus ? Comment faire muer la chrysalide ?

Le triangle du feu (sacré). Je vois les choses à la manière du pédagogique triangle du feu caractérisant les conditions du début d’un incendie : pas d’incendie sans carburant (un truc qui peut bruler), comburant (Oxygène le plus souvent) et source d’inflammation (l’étincelle). Pour que l’incendie -vertueux- du changement vers le « Zéro pollution » se déclenche, il faut de mon point de vue :Capture

1 – que les crises environnementales soient visibles, que les limites impactent sur le système en place. On rentre dedans.

2 – que la conscience des autres voies et savoirs associés soient accessibles et partagés. C’est la vertu du livre de Yannick, du film « Demain », du Plan B

3 – enfin, qu’il se passe quelque chose pour booster le changement à une échelle significative. Initier le mouvement, rendre tout retour en arrière impossible. Et là on est bloqué pour le moment. Un leader ? une catastrophe ? une révolution ? Je ne suis sur de rien de ce que j’ai écrit dans ce post, sauf d’une chose : je ne connais pas la réponse à cette question.

Joyeux Noël.

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« J’étais » fan de Cash Investigation

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 21 septembre 2016

Il m’est arrivé à de nombreuses reprises de citer ici Cash Investigation comme l’émission journalistique contemporaine de référence (lien, lien). Un peu le « Millenium » de la vraie vie, avec moins de sang !

Cash-Investigation-Elise-Lucet

J’ai été plutôt fan des révélations sur les Panama-papers, le marketing vert, la puissance du lobbying du tabac (…). A une ou deux réserves près, j’ai applaudi au numéro sur l’usage des phytosanitaires qui a déclenché des réactions salutaires dans certaines communes du bordelais.

Le charme semble s’user. Je me suis même trouvé un peu troublé suite à la diffusion du dernier opus sur le jambon et l’industrie agro-alimentaire-qui-nous-empoisonne et m’en vais expliquer pourquoi :

  1. Sur le fond, j’ai le sentiment de ne rien avoir appris et d’avoir assisté à de la broderie sur des apports biens faibles. Je regardais un « Capital » de M6, ni plus, ni moins.
  2. J’ai ressenti, plus fortement qu’avant, une posture anti-industrielle desservant en l’occurrence le traitement du sujet. Par exemple, le traitement nitrité des charcuteries est une pratique tout aussi artisanale qu’industrielle. Pourquoi conclure que les géants de l’industrie nous empoisonne ? L’absence de place laissée à la complexité (exigences du consommateurs sur l’apparence du produit…) nuit à la compréhension globale du sujet.
  3. Comme je m’ennuyais, en prenant du recul, j’ai observé la forme. La coquille. J’ai vu la « marque de fabrique Cash », savamment travaillée (pour ne pas dire marketée) : la voie off « amicale » omniprésente, une désignation permanente de qui est méchant et qui est gentil, un peu d’humour, des séquences « chocs », des caméras cachées, l’arrivée de la « chef » pour tordre le bras des communicants… La forme avait pris le dessus sur le sujet et c’était pénible. Pas crédible.

Bien sur, tout n’est pas à jeter dans ce numéro. Le retour sur la place des lobbying parisiens est questionnant et ressort de quasiment tous les sujets traités par Cash. Notre système de gouvernance est défaillant, l’intérêt de la Société n’est pas suffisamment pris en compte. C’est bien de rendre ceci visible.

Par contre, si Cash Investigation s’affirme comme une émission militante, « anti » (industrielle…), « à charge », elle perd pour moi l’objectivité et donc la crédibilité que j’attends d’elle sur les sujets sociétaux. Le monde n’est pas, selon moi, binaire. Tout ne se range pas dans deux cases (bien, mal).

C’est dommage, car il n’y a pas beaucoup de programmes ayant autant de poids médiatique pour soutenir les lanceurs d’alerte. On a besoin qu’il soit sans tabou ET rigoureux dans la présentation objective des informations. Le remède sera pire que le mal si l’émission laisse penser qu’elle manipule elle aussi son public pour lui dire que penser.

Je souhaite qu’il ne s’agisse que d’un numéro raté.

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Que faire pour vivre « malgré tout » dans ce monde de fous ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 juillet 2016

Il n’est pas possible de vivre comme si la séquence de tueries que le Monde subit n’existait pas. Notre petit bout de territoire préservé pendant quelques décennies n’est plus à l’abri de la barbarie.

A la lecture des articles des experts auto-proclamés, des politiques qui ne causent le plus souvent qu’avec des arrières pensées populistes (lien), des journalistes qui se répètent à longueur de journée et des penseurs qui ne savent plus quoi penser; il en ressort une impression magmatique anxiogène et au final plutôt déresponsabilisante pour le citoyen lambda. Petit échantillon :

  • nous subirions les écarts géopolitiques du passé (colonisation, guerre en Irak…) ou du présent (nos relations ambiguës avec L’Arabie Saoudite en étant l’expression la plus visible. Voir le courage politique de la Suède aujourd’hui LIEN),
  • nous serions dans un mouvement de plaques civilisationnel (« laissez les politiques travailler et prendre les décisions pour vous»),
  • nous serions en pleine guerre de religion (« choisissez votre camps !« )
  • nous subirions notre incapacité collective à intégrer et notre grande capacité à exclure par l’inégalité grandissante de la répartition des richesses (analyse que je partage mais qui ne trouve pas de solution de court terme).

Il y a aussi ce bruit de fond que je sens monter. Le stade ultime de la simplification qui est l’objectif avoué des fous de dieu qui nous terrorisent : la montée des racismes. Si les français ont jusque-là résisté aux amalgames, on sent que le vent peut tourner.

Je ne suis pas le plus informé, ni le plus futé pour comprendre le présent et encore moins pour prévoir l’avenir ; pourtant je ressens le besoin d’assimiler ce contexte lourdingue, de le digérer et d’en faire quelque chose de concret qui pourrait m’aider à ne pas faire que subir.

Alors voilà mon code de conduite personnel qui n’est en rien une vérité absolue :

1- Ne pas ignorer. Il faut parler, y compris aux enfants. Ça fait maintenant partie de nos vies, probablement pour une décennie ou plus (lien) ; ne pas faire semblant que tout va bien. Accepter que certaines actions politiques aient une portée de moyen termes. Ne pas se laisser enfumer par les postures de communiquant dictées par l’urgence.

2- Éteindre la TV. Le son suffit à savoir ce qu’il s’est passé à Paris, Bruxelles, Bagdad, Istanbul ou Nice. Les images et les interviews des victimes sont de trop.

3- Se préparer au pire et agir là où on le peut. Le risque statistique d’être présent à proximité d’un attentat a augmenté (même s’il reste très faible). C’est morbide mais je préfère penser « utile » : j’ai actualisé ma formation de sauveteur secouriste, je donne mon sang tous les 3 mois (les afflux de solidarité « à chaud » sont moins efficaces que les dons réguliers). 

4- Ne pas s’enfermer et donner une part de son temps à la collectivité… et en profiter pour parler et essayer de convaincre que les solutions simplistes ne sont pas les meilleurs. Ne pas laisser la place à la haine totale et absolue. Expliquer la complexité chère à Edgar Morin dès que j’en ai l’occasion. Rappeler qu’à la fin des années 30 un énergique petit moustachu a été élu démocratiquement avant de faire basculer le monde dans l’Horreur.

5- Prendre de la hauteur par la lecture. Des romans, des revues, des essais, des BD… Histoire de partir, d’apprendre et de comprendre aussi.

6- Ne pas s’empêcher d’être heureux, même si d’autres auxquels nous pouvons facilement nous identifier viennent de voir leurs vies détruites. Pratiquer l’empathie et la compassion, mais aussi vivre sa vie… continuer à aller en concerts, à boire des coups entre amis, à s’amuser, à se créer des souvenirs… Faire tout ce que détestent ceux qui nous veulent tant de mal.

7- Je pourrai aussi faire la « guerre à la guerre » comme le propose Idriss Aberkane (Lien vers son TedX), mais je ne suis pas d’humeur super-héro en ce moment…

Au fait aujourd’hui, c’est la journée internationale Nelson Mandela.

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Mon commentaire sur le Projet de décret relatif à la publicité extérieure

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 24 janvier 2016

Voici le court texte envoyé à l’adresse suivante : qv2.qv.dhup.dgaln@developpement-durable.gouv.fr pour contribuer au processus démocratique de consultation sur un texte que je trouve… « perfectible » :

Bonjour,

 

Ce court commentaire concerne le « Projet de décret relatif à la publicité extérieure, aux enseignes et pré-enseignes » mis en consultation jusqu’au 9 février 2016 (lien). Les mises en consultation contribuent à une forme de démocratie participative qu’il revient à tout personne intéressée d’utiliser. 

 

Avant de commenter, en quelques phrases les articles du projet de décret, je me permets une contextualisation du sujet.

 

Considérant (lien) le décret d’application de la loi Grenelle II publié le 31 janvier 2012, comprenant un ensemble de disposition de nature à :

  • supprimer le gaspillage énergétique et maîtriser la demande en électricité ;
  • réduire les nuisances lumineuses ;
  • améliorer la qualité du cadre de vie en diminuant l’impact paysager.
  • Les enjeux énergétiques associés aux extinctions sont significatifs. En effet, le parc d’enseignes lumineuses représente une puissance installée d’environ 750 MW soit plus de la moitié d’une tranche nucléaire récente à pleine charge. Les économies d’énergie attendues s’élèvent à environ 800 GWh annuels pour les enseignes et plus de 200 GWh pour les publicités, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle (hors chauffage et eau chaude) de plus de 370 000 ménages.
  • Combinées, ces deux dispositions permettront d’éviter le rejet chaque année de plus de 120 000 tonnes de CO2.
  • De plus, l’extinction génère des économies d’une part en réduisant la dépense d’électricité, d’autre part en augmentant la durée de vie des sources lumineuses et en réduisant les frais de maintenance.

 

Considérant que la consommation électrique moyenne d’un panneau publicitaire lumineux en fonctionnement permanent approche la consommation moyenne d’un ménage (hors chauffage) : autour de 3500 kWh / an

Considérant la Loi de transition énergétique (lien) en son article L102 « l’Etat […] veille en particulier à maitriser la demande d’énergie et favoriser l’efficacité et la sobriété énergétiques […]. »

Considérant que notre pays est au premier rang mondial pour la proportion des dépenses publicitaires liées à l’affichage (environ 12 %, soit 2,5 milliards d’euros) et que cette publicité est imposée à tous contrairement aux autres médias (télévision, internet…) – (lien)

Considérant que l’impact de la publicité a pour finalité : « Les consommateurs achètent les produits démarchés par la publicité alors qu’ils n’en ont pas forcément besoin. La publicité détient ainsi l’art d’acheter les consommateurs » (lien)

Considérant la baisse des financements publics des collectivités, qui inéluctablement encourage les élus à trouver d’autres sources de financement, yc par le biais de la publicité,

Considérant, plus subjectivement, l’impact visuel désastreux des publicités sur nos villes,

Considérant enfin les récents engagements internationaux et plus particulièrement français pris lors de la Cop21, visant à des objectifs de diminution des émissions de gaz à effet serre, étroitement associé à la sobriété de consommation énergétique.

Il me semble que les articles 2 et 5 notamment du projet mis en consultation encouragent la généralisation de dispositifs publicitaires (notamment lorsqu’ils sont consommateurs d’électricité) incohérents avec les engagements gouvernementaux récents et surtout contradictoires avec l’intérêt général.

Les encouragements à la croissance ne doivent pas être envisagés distinctement des sujets de transition.

Si cette possibilité de « ressource » financière offerte aux collectivités apparait malgré tout essentiel au législateur, je propose que les Kwh consommés à ces fins « inutiles » soient lourdement sur-taxés pour alimenter un fond de financement de la lutte contre la précarité énergétique.

 

Je vous remercie par avance de la prise en compte de ce point de vu citoyen.

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Voeux 2016 (update de la version 2015)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 décembre 2015

En bien des points, l’année 2015 a marqué notre Histoire et on ne peut pas dire que la pente que nous suivons soit globalement réjouissante.

Prononcer des vœux, c’est se souhaiter un « demain » sympa. Cette projection vers ce « demain » me semble paradoxalement plus inconfortable que jamais (politique, géopolitique, peur à tous les étages…) et pourtant vitale à notre situation de bipèdes terriens (cf COP21…). 

L’exercice, d’habitude agréable, de rédaction des vœux me pèse donc un peu cette année. De plus, en toute modestie, je trouve que mes vœux 2013, 2014, 2015 étaient particulièrement inspirés (je n’ai pas dis « bons » mais « inspirés »), alors que ces jours-ci rien, ou pas grand chose ne vient…

Ma paresse naturelle me pousse donc à reconduire les vœux 2015 avec une mise à jour, façon Windows. C’est vrai quoi, pourquoi m’user le neurone à produire de la projection positive si personne ne prend en compte mon travail ?

Donc, pour 2016, voici ma prose, façon « Je VŒUX 2.0«   :

  • AGIR. Notre société permet toute forme d’engagement : dans son entreprise, dans des associations, dans sa commune. C’est le moment pour chacun d’entre nous d’arrêter de subir (et de râler) et de se poser en contributeur des évolutions à construire. Sortons de notre zone de confort et agissons au mieux à notre niveau avec nos congénères (même et surtout si on n’est pas d’accord avec eux). La question n’est pas de savoir si nos contributions sont suffisantes. Essayons seulement d’être acteurs du changement et de valoriser ceux qui prennent le risque de sortir des modèles conservateurs en place. Et franchement, il se passe des choses dans l’Ouest (lien).
  • LIRE Continuer à lire et lire encore, ne serait-ce que pour sortir de la « connexion haut-débile » abrutissante et anxiogène que nous propose la télévision et tout particulièrement l’information en continue. Lire des romans, des essais, des bandes-dessinées, Courrier International, Le 1, Terra Eco… Lire des trucs qui font penser « à froid » et pas seulement en réaction à un évènement. Voici quelques propositions de lectures récentes en lien avec l’objet de ce blog : lien
  • faire CONFIANCE. Je suis heureux d’avoir personnellement vu naitre en 2015 une relation de confiance dans ma toute nouvelle association professionnelle (Merci à toi Cécile) et je reste convaincu que plus globalement la confiance est une clef incontournable pour réussir les transitions à venir. Le risque de la confiance vaut le risque de l’isolement et les bénéfices potentiels sont pourtant d’une toute autre ampleur.
  • RIRE. Je ne change rien au texte de l’année dernière : « La gravité de la situation ne doit pas nous empêcher d’en rire pour la supporter, la dépasser, libérer une énergie positive sur des sujets pas drôles. Autodérision, mise en évidence de notre absurdité… tout est bon à prendre pour ne pas se noyer dans le pessimisme ambiant alimenté façon « vis-sans-fin » par les mauvaises nouvelles des chaines d’info continue. Sortir du fait divers et se divertir par le rire. lien »

 

En 2016 (comme en 2015), je nous souhaite d’AGIR, de RIRE, de LIRE, d‘INNOVER et de démontrer que la CONFIANCE ça marche… Sans attendre.

 

Le grand sage a dit : « Devant une montagne à franchir, certains vont être paralysés par l’appréhension de l’effort à fournir et d’autres vont se réjouir de la balade à venir. »

Inspirons nous donc au quotidien des principes de la randonnée (lien); essayons de rendre les moments à venir et les sentiers à parcourir agréables et riches d’expériences partagées. Ce n’est pas grave si ça grimpe !

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La consommation change… peut-être ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 juillet 2015

Les jours où je suis de bonne humeur (genre à la veille des congés), je me dis que le monde change dans le bon sens. Un petit post optimiste donc.

En introduction de ma bafouille : Lino Ventura dans ce cours extrait vidéo nous explique que « la société de consommation, c’est foutu!« (lien). Ceci tendrait à prouver que si changement il y a, il se met en place sur un temps long, quelques décennies s’étant déjà écoulées entre ce film et 2015. Capture

Nous posséderions aujourd’hui 15 fois plus d’objets que nos grand-parents ! Les impasses environnementales et sociales qui en découlent sont de plus en plus partagées et pour y répondre de nouveaux modes de consommation apparaissent. L’enjeu des différentes économies émergentes (fonctionnalité, partage, circulaire) est notamment de penser USAGE plutôt que PROPRIÉTÉ, comme expliqué simplement dans cette vidéo de l’ADEME (lien).

Plus concrètement, fleurissent sur internet des offres de services inimaginables il y a encore quelques mois : Les Échos.fr présentaient il y a peu l’apparition d’une entreprise proposant un système de location de Smartphone (lien), la société BOULANGER a développé une plateforme de location de matériel Hi-fi vidéo image (Lokeo – lien). Il est maintenant possible de consommer l’usage de sa télévision sans en être propriétaire.

Au delà de la location, des modèles proposant de véritables économies de la fonctionnalité trouvent progressivement leur place (incluant bien d’autres services que l’usage locatif – cf lien). L’exemple de Clarlight est à ce titre intéressant (lien).

La question est maintenant de savoir si tout cela est vraiment bon pour notre système Terre qui a bien besoin d’une perspective positive pour répondre à tous ses maux.

On peut considérer qu’il ne s’agit là que d’une modalité supplémentaire d’attirer le chaland et de faire consommer encore plus des personnes qui n’auraient pas eu les moyens d’acheter ! Ce qui au final ne résout rien aux enjeux quantitatifs (épuisement des matières, augmentation des déchets…), voir, dans le pire des cas, les amplifie.

On peut aussi voir les choses de la manière suivante :

1- en changeant les mentalités des consommateurs que nous sommes et en orientant nos habitudes vers l’ »usage » plutôt que « l’avoir », notre appétence à la possession va diminuer. Notre relation aux choses iraient diminuant et notre « plaisir » se trouverait à terme ailleurs que dans l’acte d’achat. Qu’est ce qu’une bonne affaire au bout du compte ?

2- effet indirect au système, les entreprises doivent sortir du « prix le plus bas » pour augmenter la durée de vie de leurs produits car restant propriétaire de ces derniers, ce sera trop couteux de renouveler / réparer… Les produits doivent ici obligatoirement être qualitatifs. On fait alors de la croissance « positive » car, créer de la valeur n’est alors plus systématiquement associé à l’augmentation quantitative de biens vendus, la marge se fait sur les services. On optimise le ratio valeur économique / dommages environnementaux. C’est bon pour la planète et on rêve de réconcilier « croissants » et « décroissants ».

 

La phrase d’Épictète « Heureux celui qui ne pleure pas sur ce qu’il n’a pas, mais se rejouit de ce qu’il a » peut éventuellement être « updatée » en « Heureux celui qui ne pleure pas sur ce qu’il n’a pas, mais se réjouit de ce dont il a l’usage« 

PS : laissez moi rêver

 

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J’ai vu « LIBRES! » de Jean-Paul Jaud et…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 avril 2015

J’ai vu « LIBRES! » de Jean-Paul Jaud hier soir et j’en ressorts avec plein de sensations contradictoires.

203658.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxCe film documentaire est engagé. Il prend clairement parti contre l’usage d’énergie nucléaire (ses risques de défaillances, ses conséquences catastrophiques pour l’Homme). Pour ce faire, le réalisateur, qui est aussi l’auteur de « nos enfants nous accuserons« , prend plusieurs chemins parallèles : tout d’abord une colonie de vacances en Charente Maritime qui a une belle vue sur la centrale du Blayée. Les « monos » sont très écolos et apprennent aux enfants le danger du nucléaire, le bienfait de la Nature et de la musique (je résume bien-sur).

Ensuite, c’est le moment le plus fort, un passage à Fukushima dans la zone interdite. On traverse une ville fantôme où le temps s’est arrêté il y a 4 ans. Paysage de désolation et détresse humaine. Au Japon, le premier ministre de l’époque est interviewé par Hervé Kempf et il exprime pourquoi il est devenu évident que l’énergie nucléaire ne doit plus être utilisée par l’homme. Le calendrier nous fait des blagues (pas drôles soit) puisqu’il est question que très prochainement le Japon redémarre pour la première fois depuis 4 ans une ou deux centrales (oui, oui, ça fait 4 ans que le Japon vit sans électricité nucléaire), ce qui provoque la colère de l’auteur à succès Murakami (lien).

Enfin pour la perspective positive, le réalisateur passe un peu de temps au Danemark sur l’ile de Samso (lien) qui est une ile 100% énergie renouvelable. C’est donc possible de faire sans nucléaire et avec vent, paille et soleil.

Voilà le film maladroitement résumé. La balade proposée est esthétique, la volonté de tirer la sonnette d’alarme sincère. Lors de l’échange entre la salle et Jean-Paul Jaud, j’ai ressenti une forme de désespoirs de l’auteur et l’expression que faire des films était sa manière de contribuer à une prise de conscience. C’est globalement réussi et je recommande vraiment de voir ce film pour contribuer à se faire un avis. En sortant du film, on a la conviction qu’une autre catastrophe comme Tchernobyl (cela fait 29 ans. Quelques jours après la catastrophe, Joel de Rosnay écrivait un article toujours d’actualité : lien) ou Fukushima ne manquera pas d’arriver.

Ceci dit, j’ai plusieurs regrets suite à cette soirée :

  • je continue de penser que le banc des accusés (puisqu’il s’agit bien d’un film à charge) présente un absent de poids : le charbon. Quels sens il y a monopoliser toutes les discussions sur le nucléaire et oublier celui qui tue le plus à la surface du Globe (dans les mines et du faits des particules fines) ?
  • alors que ce film devrait être un point de départ à l’échange au sein de la société et je me suis retrouvé dans un contexte militant frisant l’entre sois. Ce n’est en rien la faute du film ou de l’auteur, mais l’enjeu est bien de convaincre les non convaincus.
  • je n’ai enfin pas du tout apprécié la posture du réalisateur vis à vis des enfants. Sur le fond, l’esprit est surement bon, mais dans la méthode, c’est de mon point de vue de la manipulation de jeunes esprits. Je n’ai pas été à l’aise avec le numéro des « monos » qui s’adressaient surement plus à la caméra qu’aux jeunes quand ils expliquaient le mensonge de l’État aux citoyens sur le nucléaire… Comment créer une génération de complotistes.

Bref, je me sens plein de contradictions. J’ai été formé par Jean-Marc Jancovici en 2005, brillant accusateur de notre dépendance aux énergies fossiles et défendeur affiché de l’atome. Je m’émancipe tout doucement et je pense aujourd’hui en effet que les risques associés à l’usage du nucléaire civil n’en valent plus la chandelle, surtout maintenant que l’on connait le coût réel du Kwh nucléaire et que l’on se rend compte qu’il n’est pas compétitif, y compris vis-à-vis des énergies renouvelables (lien sur un article du Huffington Post). Elle n’est pas si bon marché l’électricité de l’atome ! et le mensonge d’État est pour moi ici.

Je sais aussi qu’un aussi grand péril que le nucléaire est l’usage du charbon qui tue tous les ans les hommes par milliers (mais ils ne sont pas occidentaux, donc on ne les voit pas…).

Je sais enfin que rien n’est simple et que la raréfaction en métaux rares empêche d’envisager une généralisation mondiale des énergies renouvelables de haute technologie (lire P. BIHOUIX : lien).

Bref, je ne sais pas grand chose…

Alors quoi ?

Je crois qu’un chemin est possible. Il intègre le renouvelable, la sobriété, une autre relation à consommation et à la production (lien). Une sorte de mélange de nos compétences qui ne sera accessible qu’en mixant l’engagement citoyen et le savoir faire industriel.

Un peu de vision politique sur le sujet serait la bienvenue, mais on devrait pouvoir faire sans…

 

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Qu’est-ce que tu Voeux pour 2015 ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 décembre 2014

En 2014, ce blog a vu passer son 100 000ème visiteur, ce qui ne veut pas dire grand chose (lien) mais qui me motive quand même à m’appliquer un peu pour rédiger une bafouille acceptable. Une saine petite pression pour me motiver dans cet « entre deux réveillons« . Si on oublie l’opulence consumériste que m’évoque cette période de l’année, reconnaissons lui aussi l’occasion qu’elle nous offre de nous retrouver ensemble pour passer de bons moments. Ne boudons donc pas notre plaisir (c’est Patrick Sébastien qui me l’a enseigné en 2014 - lien), arrêtons de tout voir en noir (pourtant la NASA a prédit la fin du monde cette annéelien), enrichissons nous de nos expériences récentes et envisageons la suite le plus positivement possible.

Mon envie est, en cette période de transition professionnelle (lien), de souhaiter à tous (et à moi en particulier) une liste de « je vœux », en échos à certains posts publiés en 2014 sur ce blog. Donc pour cette année 2015, je VŒUX :

  • INNOVER. L’innovation est multi-forme et elle n’est surtout pas que technologique (la géo-ingénierie ne m’a pas convaincu cette année -lien). L’émergence des nouveaux modèles économiques attire toute mon attention et je crois vraiment qu’une partie de la solution à notre problème de dépendance totale entre croissance et épuisements des ressources naturelles, se trouve dans l’Économie de la Fonctionnalité (lien) et l’économie circulaire. Ma priorité pour 2015 est donc de convaincre et de contribuer à déployer ces modèles économiques nouveaux. Et l’histoire va commencer le 7 janvier prochain (lien)…
  • AGIR. Il se passe beaucoup de choses sur mon territoire. De la TRIA (Troisième Révolution Industrielle et Agricolelien), aux conférences éclairantes du Collèges de Transitions Sociétales, en passant par la vie associative de Carbon’at; les occasions de travailler ensemble pour faire des choses bien foisonnent. Je nous souhaite d’avoir la possibilité d’investir ce temps non rémunéré en Euros mais pourtant à forte valeur ajoutée !
  • LIRE plus qu’en 2014 (lien vers mes lectures 2014), m’ouvrir au savoir que d’autres ont partagé. Je nous souhaite à tous d’arriver à prendre le temps de sortir de l’urgence du quotidien pour traiter l’important. Et lire me semble important.
  • Faire CONFIANCE. Aucune solution innovante ne marchera sans confiance. Dans une époque où il est de bon ton de se méfier, de se protéger, de s’isoler de l’autre; je veux prendre le risque de la confiance. Que l’on parle de nouveaux modèles économiques ou de management en entreprises (lien), l’absence de confiance dégrade les chances de succès. Organisons la confiance, construisons une confiance « éclairée » (antonyme d’aveugle); mais bâtissons sur la confiance.
  • RIRE. La gravité de la situation ne doit pas nous empêcher d’en rire pour la supporter, la dépasser, libérer une énergie positive sur des sujets pas drôles. Autodérision, mise en évidence de notre absurdité… tout est bon à prendre pour ne pas se noyer dans le pessimisme ambiant alimenté façon « vis-sans-fin » par les mauvaises nouvelles des chaines d’info continue. Sortir du fait divers et se divertir par le rire. En 2014, plein de trucs m’ont fait rire (lien).

 

 

En 2015, je nous souhaite d’AGIR, de RIRE, de LIRE, d‘INNOVER et de démontrer que la CONFIANCE ça marche… Sans attendre.

Please, don’t wait

Capture

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100 000 visiteurs !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 novembre 2014

100 000 visiteurs sur ce Blog depuis septembre 2011 : GÉNIAL ! LA GLOIRE !

Bon, c’est vraie que je n’ai aucun point de comparaison sur le sujet; c’est surement beaucoup moins qu’une journée sur le site du « bon coin ». Nous dirons que ça vaut quand même le coup de fêter le compte rond.

100 000, ça m’a semblé beaucoup… Après réflexion, je pense que l’on peut revenir sur Terre et relativiser cette « performance ».

100000-views

Quand je mets un post en ligne (poussé par Twitter), un de mes premiers et fidèles lecteurs s’appelle ROBOT ! Je pense que Mr ROBOT ne s’intéresse pas trop à mes histoires de responsabilité sociétale et comme il est vraiment souvent là, il me parait juste de diviser par deux (carrément) le nombre de visiteurs théoriques pour évaluer le nombre d’humains de passages.

50 000 visiteurs, c’est quand même bien…

… pour être honnête, je vais régulièrement en tant que visiteur sur mon propre blog pour vérifier des mises en pages, identifier des fautes d’orthographes après quelques jours de digestion, retrouver de vieilles publications (…). Admettons que j’y aille 10 fois par semaine. En 3 ans, ça fait quand même 1570 visites (quel narcissique je fais). Arrondissons à 2 000.

ça nous fait 48 000 visiteurs humains qui ne sont pas moi. C’est encore bien…

… mais je sais qu’une grosse partie de mes visiteurs sont des « réguliers ». Appliquons la célèbre règle des 80/20 : 20% des visiteurs réguliers représentent 80% des pages consultées. Suivant cette logique 38 400 visites sont réalisées par mes « réguliers ». Je vais estimer leur nombre au nombre de mes followers sur Twitter : 238. Il me reste alors (48000-38400+238) environ 10 000 visiteurs à fêter.

10 000 visiteurs, je suis content…

… mais quand même, il y en a pas mal qui reste moins de 3 secondes. Ils ont du se tromper de chemin ceux-là ! J’estime – avec les statistiques à disposition – que 1/10 de mes visites sont dans ce profil.

Bon, ben voilà, aujourd’hui je fête finalement mes 1 000 visiteurs !

Déçu ?

Aucunement : même si seulement 100 personnes de passage sur mon blog estiment avoir appris quelque chose sur mes sujets de prédilection; je serai très fier de mon boulot.

Merci à vous, moi je continue.

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Et si on profitait, en 2015, de l’évolution des normes ISO 9001 et ISO 14001 pour les dépasser ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 octobre 2014

En 2015, deux référentiels majeurs du panorama des certifications en entreprise vont changer : ISO 9001 qui s’intéresse, pour simplifier, au couple client/produit (ou service) et la norme ISO 14001 qui s’intéresse au couple parties intéressées / impact environnemental (voir post précédent sur les évolutions attendues de la norme ISO 14001).

Les évolutions de ces deux normes vont dans le sens d’une amélioration globale des exigences. Par exemple, ISO 14001 semble s’ouvrir plus franchement à la prise en compte de la chaine d’approvisionnement et à la logique d’Écoconception. Ceci doit permettre de répondre à certaines incohérences que je suis amené à observer dans mon quotidien. Par exemple, peuvent être certifiées aujourd’hui des entreprises de « négoce » se déresponsabilisant totalement sur la manière dont sont conçus et produits les objets vendus puisque c’est « hors périmètre » ! On parle alors de tri de papier, de stickers pour éteindre les lumières alors que les enjeux environnementaux (et potentiels d’amélioration) en amont dans la chaine de valeur sont énormes. La crédibilité d’une certification est ici clairement mise en cause. Quelle est ici la vision globale de l’amélioration la performance environnementale ?

Ma réflexion est aujourd’hui la suivante : n’est-il pas temps de sortir de la logique de « réponse à une exigence » pour intégrer à nos démarches managériales d’autres ingrédients comme les principes de l’Ergonomie (l’Homme au travail), du travail libéré (lien), du happy management (lien)… ; en deux mots comme en 100 : les enjeux de la RSE ?

Il est grand temps de dépoussiérer notre approche contrainte et souvent minimaliste au risque de pérenniser des chapelles entre la recherche de conformité et la « vraie vie » managériale de l’entreprise. Un système de management ne doit pas être l’apanage d’experts en normes et doit se rapprocher plus clairement du « management » de l’entreprise !

Il existe un risque, avec le contexte de crise que nous vivons, que les entreprises désambitionnent totalement leurs systèmes de management et ne gèrent (lorsque le marché l’exige) « que » des certificats. Le fond s’oublie alors. On gère par le « petit bout ». Et pourtant, des modes de management innovants peuvent être une partie de la réponse au contexte contraint pour motiver, simplifier, innover… Faire autrement et peut-être mieux.

En disant ça, je ne fais pas vraiment mon coming-out. J’ai toujours cru à la pertinence des Systèmes de Management et je souffre de l’opposition permanente régulièrement faite entre « les entreprises libérées » et « les entreprises ISO ». Comme si, dans notre monde marqué par le besoin de « clivage », nous n’étions pas capables d’accepter les nuances, la complexité. Par exemple, qui pense sérieusement que l’on peut maitriser des risques « produit » sans un minimum de règles et de surveillance ? Et par ailleurs, qui peut nier que nos habitudes de régulation par la tâche et par la surveillance hiérarchique « descendante » pénalisent initiatives et responsabilisation dans nos organisations ?

  • OUI, nos systèmes sont souvent ankylosés et peu à même de se remettre en cause en profondeur,
  • NON, nos systèmes de management ne servent pas à rien. Ils assurent des basiques vitaux pour l’entreprise comme la recherche de la conformité aux engagements pris, la maitrise des risques, le respect de la réglementation. Ce n’est pas rien !
  • OUI, il faut faire évoluer nos organisations en faisant plus confiance à l’Homme,
  • NON, cela n’est pas contradictoire avec le respect des normes de certification. Chacun doit s’interpréter les référentiels donnant un cadre général finalement très ouvert,
  • OUI, il faut faire évoluer notre système procédural qui trop souvent définit des « pratiques impraticables« . Tout le monde est conscient que le respect à la lettre d’un système documentaire ne permet pas le fonctionnement de l’entreprise. OUI, il faut avoir le courage de prévoir la place à la liberté de décision individuelle… dans un cadre maitrisé et moins hypocrite,
  • NON, il ne faut pas casser l’existant et surtout NON, « management » et « système de management » ne sont pas deux sujets sans lien.

 

Vous savez quoi ? Les référentiels sont compatibles avec les principes de la RSE. On peut faire des trucs bien en entrant par la porte « Système de Management ». Le secret, c’est seulement de ne pas s’arrêter à la recherche de conformité. Il est cent fois  préférable de « négocier » avec un auditeur votre propre interprétation de la norme et d’être satisfait de la valeur véhiculée en interne; plutôt que de « négocier » avec vos collaborateurs sur la raison de la mise en place de telle ou telle disposition inutile. La quête de sens est la clef.

 

Ma conclusion aura une forme de décision personnelle. Ma contribution à la vie des systèmes de management sera dorénavant « ambitieuse » en termes de contribution aux enjeux du développement durable… ou ne sera pas. Je ne veux plus ne pas aborder ces questions :

  • Comment la performance des processus doit-elle être envisagée en intégrant le Bien-être au travail ?
  • Comment rapprocher la vie théorique (ce qu’il faut faire) de la vraie « vie » pour gagner en crédibilité sur le terrain ? Comment s’interdire l’hypocrisie de la définition de règles inapplicables ?
  • Comment réellement déployer une logique de coût global et non de prix d’achat salutaire pour tous, y compris pour la création de la confiance dans les relations clients fournisseurs ?
  • Comment parler concrètement de valeurs immatérielles ? Les hommes et les femmes qui composent l’entreprise ne sont-elles que des « ressources » ?
  • Ne faut-il pas définir des objectifs de performance collectifs plutôt qu’individuels (et créer ainsi de la solidarité) ? Ne faut-il pas bannir la notion d’ »évaluation individuelle » et la remplacer par des entretiens de progrès ?
  • Ne faut-il pas redonner la place à la Confiance dans nos organisations ? Nous travaillons entre adultes, non ?
  • Comment remettre le Client au centre en tant « que consommateur de solution » ?
  • Et pourquoi pas, oser questionner le client sur des prescriptions parfois sur-qualitatives qui pénalisent la performance globale de l’entreprise ?
  • Ne peut-on pas accepter parfois, que certains niveaux de performance qualitatif ne soient pas quantifiables (une révolution !) ?

 

Je suis sûr qu’il est possible de mieux utiliser les outils « systèmes de management » à la lumière des données de notre époque.

 

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