Le négaWatt nouveau est arrivé !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 février 2017

Le scénario négaWatt, ça vous parle ?

A la base, le mot NégaWatt est un néologisme inventé en 1989 par l’écologiste américain Amory Lovins pour exprimer qu’il est moins couteux d’économiser l’énergie que de la produire. En France, l’Association NégaWatt est devenue une référence dans la production de référence ! Régulièrement, ce regroupement d’experts produit des scénarios pour permettre d’envisager un avenir énergétique compatible avec les enjeux de la Transition Énergétique à l’échelle du territoire national (bientôt régional).

Déjà, en 2012, je présentais Négawatt sur ce blog (LIEN) et expliquais le très pédagogique triptyque négawatien : SOBRIÉTÉ – EFFICACITÉ – RENOUVELABLE. Depuis, je l’utilise à toutes les sauces dans de nombreux contextes !
Capture

Pour comprendre le sérieux du boulot réalisé et les se faire expliquer les principales évolutions depuis le précédent scénario, je vous conseille de visionner la vidéo de présentation réalisée l’occasion des dernières Assises de l’Energie de Bordeaux (lien).

Sinon, pour les plus motivés, le rapport complet, sa synthèse et surtout tous les graphiques dynamiques sont disponibles en ligne ICI.

Si la prospective est forcement un exercice complexe où toutes les hypothèses peuvent être critiquées,  le travail proposé est solide et crédible. Il nous propose, comme l’ADEME en 2016, un avenir possible avec 100 % d’énergie renouvelables dès 2050. Mais cette perspective positive n’est accessible qu’au prix de changements et d’investissements lourds dès aujourd’hui.

Capture

Les 12 points clefs du tout nouveau scénario sont repris ci-dessous :

  • La courbe de la consommation s’est inversée. La consommation d’énergie est orientée à la baisse depuis quelques années dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Pour la France la courbe de consommation rejoint de fait celle tracée par le scénario négaWatt dès 2003. Cette baisse affecte également les émissions de gaz à effet de serre, non seulement celles mesurées sur le territoire national mais aussi celles contenues dans nos importations : le phénomène n’est pas lié à la crise de 2008-2009 ni à un mouvement de délocalisation, il est bien structurel et non conjoncturel.

  • La sobriété et l’efficacité sont les clés de l’inflexion de la demande. Grâce aux actions de sobriété et d’efficacité qui se traduisent par la suppression des gaspillages, la consommation d’énergie finale en 2050, au terme du scénario négaWatt 2017, est réduite de moitié et l’énergie primaire de 63 %, tout en maintenant un haut niveau de services. Ce résultat est obtenu grâce à la maîtrise du dimensionnement, du nombre et de l’usage de nos appareils et équipements, au développement d’une mobilité “servicielle”, à un programme ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments et à une occupation plus raisonnée de l’espace.

  • Une confirmation : le “100 % renouvelables” est possible dès 2050 Il est possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l’horizon 2050. La biomasse solide reste la première source de production d’énergie renouvelable, suivie de très près par l’éolien puis le photovoltaïque, lui-même suivi de très près par le biogaz. Les énergies fossiles importées ne servent plus qu’à des usages non énergétiques. Le fonctionnement des 58 réacteurs nucléaires actuels n’étant pas prolongé au-delà de la quatrième visite décennale (environ 40 ans), le dernier d’entre eux est arrêté en 2035. Basée sur l’exploitation partout sur son territoire de ses ressources diversifiées, la France assure pleinement sa sécurité énergétique.

  • Zéro émissions nettes en 2050 : la France devient neutre en carbone. Le couplage des scénarios négaWatt et Afterres2050 montre que les émissions nettes de gaz à effet de serre, toutes sources confondues, deviennent nulles en 2050 : les « puits de carbone » agricoles et forestiers compensent alors les émissions résiduelles, principalement dues à l’agriculture. Par la suite, la quantité de carbone stockée finit par plafonner, et la fonction puits de carbone se réduit progressivement sur la période 2050-2100.

  • Gaz et électricité, une complémentarité incontournable Les vecteurs gaz et électricité voient leur part augmenter de manière concomitante, au détriment notamment des carburants liquides, pour représenter en 2050 plus de 70 % de la consommation d’énergie finale. Capables de couvrir une très grande part de nos usages, ces deux vecteurs sont d’évidence complémentaires et non concurrents. La valorisation et le stockage possible des excédents d’électricité renouvelable sous forme de méthane de synthèse (power-to-gas) est l’une des clés de voûte du système énergétique de 2050.

  • L’agriculture et la forêt jouent un rôle majeur Couplé au scénario négaWatt, le scénario Afterres2050 montre également que l’agriculture et la forêt jouent un rôle majeur sur le climat, à la croisée des enjeux climatiques et énergétiques, par la fourniture de ressources renouvelables, le stockage de carbone et la réduction des gaz à effet de serre. Le triptyque négaWatt appliqué au système alimentaire démontre ici aussi toute sa pertinence : sobriété dans la consommation, efficacité des modes de production, utilisation et production de ressources renouvelables.

  • L’économie circulaire, moteur du renouveau industriel Pour répondre à l’évolution des besoins, l’industrie doit réorienter ses productions vers des biens et équipements plus durables, loin de la surconsommation actuelle, et veiller au contenu de ses produits en énergie grise et en matériaux. En développant les filières de réparation, de recyclage et de récupération, il est possible de diviser par deux les quantités de matières minières consommées, y compris en prenant en compte le développement des énergies renouvelables qui offrent par ailleurs de nouvelles opportunités pour l’industrie.

  • Des bénéfices multiples pour la santé et l’environnement Le scénario négaWatt améliore très significativement la qualité de l’air, de l’eau et des sols ainsi que la biodiversité avec des conséquences positives majeures sur la santé publique. Il rend notre air bien plus sain par la quasi-suppression des particules émises par les combustibles et carburants (remplacés par du méthane), par l’utilisation d’équipements de combustion performants pour la biomasse et par une forte diminution des émissions d’ammoniac agricole.

  • La transition énergétique, un bienfait pour l’économie et l’emploi Le scénario négaWatt s’avère globalement moins coûteux que le scénario tendanciel, même en considérant un prix des énergies importées stable. Il est aussi nettement plus riche en emplois : la transition énergétique crée pas moins de 400 000 emplois nets d’ici 2030, confirmant les analyses antérieures. La société française devient ainsi plus résiliente face à d’éventuels chocs extérieurs tels que, par exemple, une crise géopolitique entraînant une rupture d’approvisionnement ou une hausse soudaine du prix du baril.

  • Une France plus solidaire et plus responsable. La mise en œuvre de la sobriété, de l’efficacité et du développement des énergies renouvelables apporte à tous les territoires, ruraux comme urbains, de l’activité et des richesses qui permettent de construire à terme un paysage énergétique réparti plus équitablement : elle permet notamment de réduire très fortement le nombre de personnes en situation de précarité énergétique. À l’international, la France envoie un triple message : de responsabilité en prenant toute sa part de l’effort climatique, d’exemplarité en contribuant à l’émergence d’un nouveau modèle de développement et enfin de solidarité vis-à-vis des pays où la croissance de la consommation d’énergie reste une nécessité.

  • Il n’y a plus de temps à perdre Il ne faut ni attendre de grand soir énergétique, ni se contenter de gadgets : la priorité pour les 5 ans à venir est à la mise en œuvre des lois et mesures décidées durant les deux quinquennats précédents, mais dont le rythme d’application est très insuffisant. Une réelle volonté d’agir doit se manifester clairement et à toutes les échelles, entre continuité des engagements et nouveaux trains de mesures. Le combat pour le climat n’est pas perdu, mais chaque année d’atermoiements obère notre avenir énergétique et climatique.

  • Le scénario négaWatt, une boussole et un tempo pour agir Partout dans les territoires, des acteurs de toutes natures, citoyens, entrepreneurs, élus se sont déjà engagés concrètement pour construire un nouveau paysage énergétique. À ceux-là et à tous les autres qui, toujours plus nombreux, leur emboîtent le pas, le scénario négaWatt offre une trajectoire et un rythme pour guider l’action : à tous, nous disons de s’en saisir pour réussir la transition énergétique, notre immense et vital chantier pour la première moitié de ce siècle.

La synthèse de 48 pages est disponible ICI.

 

Publié dans ENERGIE, GES, TRANSITION, VIDEOS | Pas de Commentaire »

Invitation à la Conférence Débat Carbon’at – FRET IN TRANSITION – 12/1/17

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 novembre 2016

L’association Carbon’at vous invite à sa plénière le 12/1/2017 sur le site de l’École des Mines de Nantes

Inscription : http://web.emn.fr/x-dre/lsd/index.php?sid=77946&newtest=Y&lang=fr …

Capture

Publié dans A L'OUEST, GES, SAVE THE DATE | Pas de Commentaire »

L’environnement en Pays de La Loire : BASEMIS et DROPEC

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 novembre 2016

Alors qu’à peine sortie d’une COP historique (la 21ème), nous rentrons dans la suivante; il semble malheureusement que les budgets environnementaux régionaux n’aient pas pris la mesure de l’enjeu des transitions que nos territoires doivent assurer : -4% en Pays de la Loire (-11% en Rhone-Alpes-Auvergne, -31% en Normandie, -33% en Ile-de-France…). Consolons nous en constatant qu’un budget important n’est pas représentatif d’une démarche de qualité :il y a qu’à voir le gâchis des 2,3 milliards de dollars « investis » dans les campagnes des deux candidats aux présidentielles US !

Les efforts hollywoodiens de Léonardo Di Caprio n’y font rien (lien)… nous avons eu du mal à passer des paroles aux engagements et avons encore du chemin pour passer des engagements aux actes.

Capture

Ne soyons pas trop dur cependant. Il se passe quand même des choses dans notre belle région ligérienne. Ce jour même est signé entre l’ADEME et le Président du Conseil Régional un premier Contrat d’Objectifs pour une dynamique Régionale Déchets et Économie Circulaire.

En septembre de cette année la feuille de route énergétique était elle aussi présentée. On y parle toujours plus de technologie que de sobriété ou de comportement, mais on ne peut pas dire que le sujet soit ignoré. Le climato-scepticisme, de retour sur la scène nationale n’a pas contaminée les politiques locales.

fichier pdf Diaporama_plénière_08092016

 

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande vivement deux sites riches en informations.

1- Tout d’abord le DROPEC qui est une mine d’information sur l’énergie et le climat en Pays de la Loire

2- Le second site, BASEMIS, présente les évolutions de consommation et de production d’énergie, émissions de polluants et de gaz à effet de serre en Pays de la Loire (réalisé par Air Pays de la Loire).

Ci-dessous quelques infos à retenir :

Capture

Le SAVOIR est en place. Reste pour l’essentiel le FAIRE maintenant…

Publié dans A L'OUEST, GES, TRANSITION | Pas de Commentaire »

« Data Gueule : 2°avant la fin du monde »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 décembre 2015

A voir, très pédagogique…

Capture

Publié dans GES, VIDEOS | Pas de Commentaire »

Bill Gates nous cause Climat / Enérgie

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 décembre 2014

… et c’est pas mal (lien sur image)

 

bg

Publié dans GES, VIDEOS | Pas de Commentaire »

Montée du niveau de la mer : une question de point de vue (par Chapatte)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 septembre 2014

Capture

Publié dans GES, HUMOUR | Pas de Commentaire »

Le Compte Epargne CO2

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 16 septembre 2014

En matière d’innovation non technologique permettant de lutter contre les émissions de GES, le Compte Épargne CO2 (lien vers le site pour en savoir plus) – projet lancé par une start-up bretonne- mérite une mise en lumière.

Je profite donc de l’organisation prochaine d’une conférence sur le sujet (invitation ci-dessous et lien inscriptions) pour expliquer succinctement comment ça marche.

 

Capture

 

Il est tout d’abord demandé au citoyen ou à l’entreprise lambda qui souhaite bénéficier du dispositif de réaliser en ligne son bilan d’émissions sur une période de référence. Les preuves en tout genre sont alors exigées et mises sur le site (factures…). C’est du sérieux !

A partir de l’état des lieux, le Compte Épargne CO2offre la possibilité aux citoyens et entreprises françaises de bénéficier du « marché carbone »; c’est à dire de calculer leurs réductions de CO2 et de les valoriser de deux manières :

- en les revendant à des entreprises souhaitant compenser leurs propres émissions en bénéficiant d’une reconnaissance de l’ONU et de l’État Français ;

- en les échangeant contre des bons d’achats et ainsi créer une économie circulaire bas carbone sur nos territoires.

Les économies réalisées (encore faut il les faire en investissant par exemple dans l’isolation), sont alors transformables en « tickets cadeau kg de CO2 non émis » pour consommer auprès de partenaires par exemple (réduction sur une chaudière…).

Ce dispositif met ainsi à la portée de tous un dispositif plutôt limité à ce jour à des institutionnels. Le « kg de CO2 » devient ainsi une nouvelle valeur d’échange, qui, en lui donnant de la valeur :

- en limite les émissions et contribue donc à lutter contre le réchauffement climatique.

- crée un nouvel actif valorisable pour les entreprises et les ménages.

Pour en savoir plus, visualisez le petit film ci-dessous, allez vous promener sur le site dédié (lien ) ou venez à Nantes le 5 novembre.

 Capture

 

Publié dans A L'OUEST, GES, INNOVATION, SAVE THE DATE | Pas de Commentaire »

Retour d’expérience : Défi des Familles à Energie positive

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 mai 2014

Voici 6 mois que je ma petite famille s’est engagée (au sein de l’équipe de Chantonnay) dans le Défi des Familles à Énergie Positive. Il est maintenant temps de faire un point sur cette expérience.

CaptureLe défi des Familles à Énergie Positive : de quoi s’agit-il ?

(extraction du site dédié aux Pays de la Loire : lien)

L’idée est de composer des équipes d’une dizaine de foyers se regroupant pour représenter leur village, leur quartier ou leur entreprise et concourir avec l’objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations à la maison : chauffage , eau chaude, équipement domestique. 

Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8% d’économies d’énergie – protocole de Kyoto oblige ! – par rapport à l’hiver précédant le concours.

Le concours se base sur le progrès global des comportements des concurrents : peu importe d’où on part, l’essentiel est de progresser en équipe.

Le bilan du défi de l’hiver 2012-2013 a été convaincant : en moyenne 13 % d’économies d’énergies.

La principale mission des participants (au delà de raisonner ses comportements) est de reporter sur une plateforme internet dédiée les  consommations d’énergie du foyer.

L’expérience des pays scandinaves, de la Hollande et de la Flandre nous montre que les ménages qui conservent leurs relevés de consommation de gaz et d’électricité et les comparent à ceux de l’année précédente, développent un réflexe énergie qui les poussent à économiser.

La mesure et l’échange, voici les principes fondamentaux de l’opération. En qualité, on a coutume de dire que « ce qui ne se mesure pas, n’existe pas« . Excessif mais applicable au sujet.Capture

Le principe et les outils – déclinés nationalement – ont été conçus par une structure nommée PRIORITERRE (lien) et les défis sont animés par les Espaces Info-Energie (ELISE en Vendée : lien). Il a eu lieu pour la première fois en Pays de la Loire lors de la saison 2011-2012. 

Pour participer à la prochaine édition : Contactez votre Espace Info-Energie

 

Les résultats : Capture

Notre petit groupe devrait atteindre largement notre objectif collectif de 8%. Champagne !

Normalement, l’effet « météo douce » de cet hiver est lissé par le programme de traitement des données. De mon côté, mes -27% me semblent quand même en partie dus à cet hiver chaud.

Peu importe, ma petite famille a quand même fait de vrais efforts pour maitriser notre consommation (plus de feu au poêle en compensation de la fermeture de radiateurs, fermeture plus systématique des volets, coupures en absence, jeu plus fin sur la régulation…).

Reste qu’il me faut virer cette chaudière fuel dans les plus brefs délais…

Ma conclusion :

Bien que sous-investit dans la vie du groupe (mille pardons à mes partenaires!) faute de disponibilité, je retiens plein de bonnes choses de cette expérience.

Avant tout, le fait qu’il s’agisse d’un travail collaboratif, visant les comportements et non les investissements. L’aide du point info énergie est riche de « petits trucs » du quotidien, loin des grands principes et bigrement opérationnels.

De plus, on n’est pas dans une approche écolo-élitiste mais dans une approche pragmatique, de bon sens, économique. Nous avons tous intérêt à baisser nos factures, même si la conviction écolo n’est pas notre première motivation.

Enfin, la démarche crée du lien, tout simplement.

Mon objectif :

Arriver pour la saison prochaine à monter un projet dans mon village…

Publié dans A L'OUEST, ENERGIE, GES | 1 Commentaire »

Retour sur la soirée « Géo-ingéniérie : faudra-t-il en arriver là ? » du 29/4/2014

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 mai 2014

Le Collège des Transitions Sociétales invitait (lien) la semaine dernière toutes les personnes intéressées par le sujet de la Géo-ingénierie. C’est un sujet que je Capture 1prenais à la légère en 2011 (lien) et 2012 (lien) mais qui pourrait bien être plus sérieux que je ne l’avais envisagé initialement. D’ailleurs en 2013, le Centre d’Analyse Stratégique abordait les choses sous un angle très intéressant puisque orienté science-fiction (lien). Bref, en trois ans le sujet a pris du corps et justifie bien un déplacement sur Nantes pour savoir quel est le niveau de sérieux de tout cela.

Pour parler de ce sujet, était invité Benoit de GUILLEBON (Directeur de l’APESA) qui a participé à la réalisation d’une étude prospective de scientifiques sur le sujet [le rapport est ligne : lien].

L’introduction contextuelle de la mission en question est reprise ci-dessous :

Capture

En complément, précisons que la Géo-ingénierie englobe toutes les solutions technologiques en mesure de nous préserver des effets néfastes d’un réchauffement climatique trop douloureux (lien vers la synthèse pour les décideurs du dernier rapport du GIEC).

Dans le catalogue des solutions proposées, on distingue deux groupes :

Famille des A- les solutions techniques qui nous permettraient d’extraire le CO2 de l’atmosphère (et donc de le mettre ailleurs sous une autre forme)

Familles des B-  les solutions techniques permettant d’atténuer le rayonnement solaire

 

Dans la familles des « A », on a des solutions très accessibles du genre « augmentation de la surface boisée » qui présente un problème de délais de mise en œuvre et d’échelle d’impact. 

Il y a aussi des propositions effrayantes comme la fertilisation des océans (lien) ou la captation chimique du carbone de l’air. Dans le premier cas, les effets négatifs induits ne sont pas connus et dans le second il faut consommer beaucoup d’énergie (fossiles ?) pour mettre en œuvre le process. A ce stade, je comprends mieux pourquoi l’invitation mettait les shadocks en illustration.

Dans la famille des « B », on retrouve des répartitions équivalentes : du plus simple (mais peu efficace) au plus fou. Dans le plus « simple », pourquoi ne pas peindre tous les bâtiments en blanc ? On diminuerai ainsi l’effet albedo (de manière non significative). Rappelons que la neige renvoie vers l’espace 85% de la lumière reçue contre quelques % pour une surface bitume par exemple; ce qui nous renvoie à une boucle de retro-action positive, cad : plus ça fond, plus il fait chaud et plus il fait chaud, plus ça fond !

Dans les projets fous de nos contemporains pour nous sauver, ce qui tient la corde actuellement, c’est l’émission d’aérosols dans l’air (lien). C’est pas très compliqué et très efficace pour baisser la température. Les effets induits ? Rabats joies !

Je vous passe les projets de miroirs à placer entre la terre et le soleil, les projets destinés à rendre les nuages plus réfractant… car pour l’intervenant du soir, le sujet n’est pas vraiment celui de la faisabilité technique de telle ou telle solution (aucune n’étant démontrée à ce jour, surtout dans une logique « holistique », cad en regardant aussi les effets négatifs induits par ces « solutions »).  

Le problème est plutôt celui de la Gouvernance mondiale sur ce type de projets fous. Il est plus que probable que dès la conférence COP de 2015 (qui se déroulera à Paris), plusieurs états proposeront des actions de géo-ingénierie pour traiter le problème climatique sans corriger notre modèle économique. Aujourd’hui, rien n’empêche vraiment un état de générer un équivalent-Punatubo de son côté sans rendre compte à la communauté internationale. La question de l’Étique est posée.

Cela va être chaud, Paris 2015 !

Le support de présentation de la conférence :

fichier pdf 14-04-29 Géo Ingénièrie Nantes

Ci-dessous le reste de mes illisibles notes (pour archive en fait)

Lire la suite… »

Publié dans GEO INGENIERIE, GES | Pas de Commentaire »

Idée reçue : les arbres jeunes stockent plus de CO2 que les vieux

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 16 janvier 2014

Article issu du Huffington Post (lien)

Plus un arbre est vieux, plus il capture du dioxyde de carbone dans l’atmosphère pour continuer à croître, selon une étude publiée mercredi et portant sur l’impact des forêts sur le réchauffement climatique. Les résultats des travaux, publiés dans Nature, indiquent que sur plus de 400 types d’arbres étudiés, ce sont les spécimens les plus vieux et donc les plus grands de chaque espèce qui grandissent le plus vitCapturee et qui absorbent ainsi le plus de CO2.

Ces recherches contredisent le postulat selon lequel les vieux arbres contribueraient moins à la lutte contre le réchauffement climatique. « C’est comme si pour des humains, la croissance s’accélérait après l’adolescence au lieu de ralentir », a résumé à l’AFP Nathan Stephenson, l’un des auteurs. Les arbres absorbent le CO2 de l’atmosphère, le principal gaz à effet de serre, et le stockent dans leurs troncs, leurs branches et leurs feuilles.

Les forêts jouent ainsi un rôle de puits de carbone, mais jusqu’à quel point elles ralentissent le réchauffement fait débat. « Nous savions déjà que les forêts anciennes stockaient plus de carbone que des forêts plus jeunes », explique Nathan Stephenson. Mais, poursuit-il, « les forêts anciennes ont des arbres de toutes tailles et il n’était pas clair lesquels grandissaient le plus vite, capturant ainsi le plus de dioxyde de carbone ».

Cette étude apporte une réponse claire à cette question: « pour réduire le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, c’est mieux d’avoir davantage de gros (et donc vieux, Ndlr) arbres », résume le chercheur. « Cette connaissance va nous permettre d’améliorer nos modèles pour prévoir comment les changements climatiques et les forêts interagissent », a souligné Nathan Stephenson.

Près de quarante chercheurs ont participé à cette étude, qui a analysé des données remontant jusqu’à 80 ans en arrière et portant sur 670.000 arbres de 403 espèces différentes existant sur tous les continents.

 

Conclusion : il faudrait mieux éviter de raser une forêt primaire, même si on plante des jeunes pousses en « compensation ».

Enseignement : au moins, chez les arbres, les séniors sont reconnus plus efficaces…

En complément : post précédent sur le sujet de la compensation forestière (lien)

Publié dans GES, IDEES RECUES | Pas de Commentaire »

12345...9
 

vagno |
Fin de séjour à Amnesia |
nkoloboudou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.motamotadomicile.fr
| TOUJOURS MASI MANIMBA
| Du lien social