Appel à participation au Défi des Familles à Energie Positive – Bazoges en Pareds

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 6 novembre 2013

Mon dernier post se terminait sur une citation de Gandhi « Commencez par changez en vous ce que vous voulez changer autour de vous ». Alors au boulot.

Je suis à la recherche de familles de mon village (Bazoges-en-Pareds – 85) pour participer au « Défi des Familles à Énergie Positive » (lien site). Il s’agit d’un concours d’économies d’énergie. L’objectif est de montrer qu’il est possible d’agir concrètement, efficacement, massivement et dans la convivialité à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Le principe : des équipes d’une dizaine de foyers se regroupent pour représenter leur village, leur quartier ou leur entreprise et concourir avec l’objectif d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations à la maison : chauffage, eau chaude, équipement domestique.

Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8% d’économies d’énergie par rapport à l’hiver précédant le concours. Le concours se base sur le progrès global des comportements des concurrents : peu importe d’où on part, l’essentiel est de progresser ensemble !  Le concours étant porté par le Point Info Énergie, les participants bénéficient d’une quantité importante d’astuces et d’informations nécessaires pour effectuer soi-même un audit énergie de son logement et agir concrètement sans investissement.

La baisse des factures d’énergie envisagée est significative. Pour les deux premières éditions en Haute-Savoie puis en Savoie, les participants ont économisé en moyenne 200€ sur leurs factures d’énergie. Mais surtout on gagne de la convivialité : le concours est l’occasion de partager des moments ludiques avec ses voisins autour d’un projet bon pour la planète !

Intéressé ?  alors CLIC ici.

Ci-dessous le lien que le site de ma mairie a bien voulue mettre en place. Merci !


Appel à participation au Défi des Familles à Energie Positive - Bazoges en Pareds dans A L'OUEST capture2

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Visite de l’Unité de Méthanisation de Maché (85)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 20 octobre 2013

L’inauguration de l’Unité de méthanisation du Gaec La Vallée de la Vie à Maché en Vendée a été l’occasion pour ma petite famille de voir « en vrai » à quoi ressemble une unité de méthanisation de taille modeste (mais déjà impressionnante et semi-industrielle). Merci aux techniciens du BE qui a mis en œuvre l’installation (EVALOR) pour leur accueil et leur pédagogie.

Visite de l'Unité de Méthanisation de Maché (85) dans A L'OUEST 2013-10-19-15.33.00L’unité, ouverte depuis la fin de semaine dernière est destinée à digérer 10 000 m3 annuel de lisier de porcs, 3 500 Tonnes d’intrants extérieurs (notamment des graisses alimentaires essentielles au process), 2000 Tonnes de produits végétaux.

La production attendue est de 3200 MWh d’électricité et 3400 MWh d’énergie thermique (+ 14000 m3 de digestats épandables). Le process est rappelé ci-dessous.

L’énergie doit être utilisée dans des serres horticoles voisines appartenant au GAEC. L’ »économie » annoncée est de 280 000 L de fuel par an (aujourd’hui consommée pour chauffer des serres pour la culture de fleurs).

Je me suis laissé convaincre par la pertinence de l’installation (2,8 millions d’investissements subventionnée à hauteur de 33%). La maitrise des nuisances olfactives est bonne, l’intégration paysagère aussi.

Ce nouveau métier pour les exploitants agricoles permet d’articuler les différentes productions entre elles. De l’ »écologie agricole » en quelques sortes (versus écologie industrielle).

J’ai aussi identifié quelques limites au système. 

  • Tout d’abord j’ai appris que l’intrant essentiel pour la production de méthane n’est pas le lisier mais les graisses issues des industries alimentaires plus ou moins proches du site (ce qui trouble un peu la logique de traitement de proximité). Le lisier a surtout pour intérêt d’apporter les bactéries nécessaires à la fermentation anaérobie.

 Ce constat en implique deux autres :

capture28 dans ENERGIE

  • le nombre de sites de ce genre sur un territoire donné est forcement limité par la disponibilité en graisse animale notamment.
  • Le second constat est que l’industrie agro-alimentaire ne manquera pas dans les années à venir à négocier ce nouveau « co-produit » en faisant marcher la concurrence entre unités. J’ai cru comprendre que la demande allemande se faisait déjà sentir sur le « marché » français de la production de déchets graisses.

En conclusion, il est vraiment intéressant de constater que nous avons passer un cap dans la maitrise de cette technologie, malgré tout, récente et faisant appel une technologie poussée. Le simple fait que ce projet puisse voir le jour est une nouvelle démonstration de l’importance de l’enjeu énergétique des années à venir. Certains voient donc bien qu’une transition est nécessaire et ce type d’outil y contribue bien de mon point de vue. Bravo donc aux « essuyeurs de plâtres » (les « faiseux »).

Peut-être que dans les années à venir cependant on utilisera l’énergie « chaleur » ainsi produite pour autre chose que pour produire des fleurs… mais c’est déjà une autre histoire !

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Document de « Contribution des Pays de la Loire au débat national sur la Transition Energétique »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 octobre 2013

Voici un document intéressant projetant la Région des Pays de la Loire dans une transition énergétique. Cette synthèse précède un débat sur le financement de la Transition qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.

fichier pdf contributionPaysdelaLoire-DNTE-1

 

Document de

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Méthanation : une solution crédible au problème du stockage d’électricité issue du renouvelable ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 septembre 2013

Ceux qui, comme moi, ont regardé le reportage que proposait ARTE cette semaine sur la Transition Énergétique allemande (Lien sur le replay ou rediffusion le 7/9 à 12h15), conviendront qu’il ressort clairement (en plus du coût de cette transition) que le problème du stockage de l’énergie électrique produite par les EnR est majeur. La démonstration a même été faite que les pics de production d’électricité pouvaient déstabiliser le réseau européen. La production intermittente n’est pas compatible avec les modes de consommation du réseau. Depuis toujours, la croissance des EnR se voit opposer ce frein technologique majeur, qu’est le stockage de l’électricité d’origine renouvelable, non ajustable de facto aux pics de consommation.

En janvier 2012, j’ai assisté à la présentation du scénario Négawatt par Mr Salomon lors d’une soirée organsiée par l’ATEE (lien post précédent). J’y ai découvert une technologie nouvelle nommée la « Méthanation » (rien à voir avec la méthanisation). Et il semble bien que cette option trouve des concrétisations prometteuses. De quoi s’agit-il exactement ?

Le site www.lesenr.fr nous apprend :Méthanation : une solution crédible au problème du stockage d’électricité issue du renouvelable ? dans ENERGIE capture1

« Si l’hydrogène n’existe pas à l’état naturel, il est possible de le produire via des énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire, éolien…) par électrolyse de l’eau. […]. La méthanation utilise ce principe d’électrolyse mais l’hydrogène est alors utilisé pour générer du biogaz via la formule de Sabatier (CO2 + 4 H2 = CH4 + 2 H2O) qui en combinant du dioxyde de carbone et de l’hydrogène permet de générer du méthane, de l’eau… et de la chaleur.
Le méthane ainsi produit est stocké dans le réseau gaz actuel (qui a l’avantage d’exister et de ne donc pas nécessiter d’investissements particuliers). La chaleur produite par la réaction est utilisée soit directement soit en cogénération pour produire de l’électricité. »

 lien article complet

Le constructeur automobile allemand AUDI a déployé une installation de grande taille sur un de ces site industriels et compte bien utiliser cet argument commercialement pour « compenser » toutes les émissions de ses véhicules à Hydrogène mis sur le marché à terme. La vidéo (commerciale soit, est quand même instructive) : lien.

capture2 audi dans INNOVATIONAutre illustration de l’actualité de ce procédé, l’Usine Nouvelle de ce mois-ci présente un encart sur E-ON qui vient d’inaugurer la première unité pilote à échelle industrielle de conversion d’électricité en gaz (2MW).

Je vous parlerai peut-être bientôt d’un projet sur Nantes…

à suivre…

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Trop de court-termisme peut ruiner la vie sur Terre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 août 2013

En réponse au point de vue d’Henri Martre publié dans les Échos du 16/08 et titré « Trop d’Écologie peut ruiner la compétitivité » (lien), je me paye la prétention d’un billet exprimant moi aussi mon « point de vue » car la lecture de ce court billet m’a de nouveau fâché avec les économistes. Ces derniers sont-ils capables d’autres choses que de court-termisme ? Feront-ils preuve un jour de suffisamment de curiosité pour aller voir au delà de leur discipline ? Je me pose la question.

La partie politique politicienne du billet ne m’intéressant pas des masses, je passe de suite à mon unique point d’accord avec Mr Martre. Il fait le constat que notre principale faiblesse, sur le sujet énergétique hexagonale, est notre dépendance aux énergies fossiles. Je suis d’accord. Je décroche cependant rapidement quand la préconisation de l’expert, s’appuyant sur ce constat, est de justifier l’urgence à faire de notre pays un producteur d’hydrocarbures de schistes. Aucune place à la perspective de la sobriété et de l’efficacité : il faut produire plus, brûler plus pour être compétitif… quelques années encore.

Où est l’enjeu « réchauffement climatique » dans cette  logique ?

Nous avons mondialement, en 2012, émis un niveau record de gaz à effet de serre (lien); les rapports scientifiques s’empilent et nous devrions pourtant considérer que l’important reste de prioriser la production d’énergie fossile « quasi-gratuite » pour faire vivre encore quelques années l’économie du vingtième siècle ? La logique de certains économistes est visiblement de considérer que ce type d’externalité (le climat) n’a pas sa place dans un débat « noble » d’économie où la concurrence avec les autres pays primes. Étonnant que concurrence rime alors avec mimétisme, quitte à s’enfoncer collectivement dans les sables (bitumineux) mouvants sans possibilité de retour.

Les économistes doivent, comme l’a écrit Russel L. Ackoff (citation ci-dessous), déborder de leur expertise pour comprendre que tout est lié et que les calculs sur tableurs ont des influences sur d’autres aspects conditionnant, excusez du peu, la vie sur Terre (variabilité dans les précipitations / température => variabilité dans la production alimentaire => famines => révolutions ? comme le soutient Bruno Parmentier lien).

Nous devons cesser d’agir comme si la nature était organisée en disciplines de la même manière que les Universités 


Quand à l’argument nous expliquant que l’énergie électrique nucléaire (que je ne rejette personnellement pas en bloc, dans certaines conditions et en tout cas pas sans débat sur les aspects bénéfices / risques qui doivent être partagés) n’est pas chère et l’électricité d’origine renouvelable bien trop chère; c’est quand même bien rapidement mettre sous le tapis les subventions indirectes de l’état pour la fabrication des centrales, leur démantèlement, la gestion des déchets… et sans prendre en compte les coûts curatifs associés à un éventuel accident, jamais exclu.


Mr Martre, le très modeste ingénieur que je suis (cf conclusion du billet), ne se reconnait pas du tout dans vos préconisations. La transition énergétique n’est pas un mal pour la compétitivité; c’est une transition voilà tout. Il y aura des gagnants et des perdants, c’est une évidence. Mon combat n’est cependant certainement pas de maintenir le plus longtemps possible une situation intenable.



 

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Retour sur la visite ETAO – Vendée Croissance Verte

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 2 juin 2013

Vendredi, le Club Vendée Croissance Verte a invité ses membres à échanger autour de la présentation du site ETAO GEORESSOURCES (85). Me voilà petit reporter vendéen.

Retour sur la visite ETAO - Vendée Croissance Verte dans A L'OUEST capture1-300x91L’entreprise ETAO, représentée par Mr Rabeleau – co-dirigeant de l’entreprise – existe depuis 2001, emploie aujourd’hui 90 personnes et a généré un CA de 11 millions d’euros en 2012. Son activité est essentiellement axée sur la Géothermie (75%); géothermie verticale pour l’essentiel.

Le principe de la géothermie est simple : un forage d’une centaine de mètre (ou moins), un réseau en « U » alimenté par un fluide circulant dans un sous-sol en circuit fermé sans contact direct avec le milieu extérieur. Le sous sol bénéficiant d’une température constante, en jouant sur des deltas de température avec une Pompe à Chaleur, on récupère de l’énergie « gratuite » et 100% renouvelable. A ce jour 7 000 à 8 000 Pompes à Chaleurs géothermiques seraient installées en France.

installation geothermie

La démonstration de la pertinence d’un investissement de long terme, d’un point de vue économique et environnemental, est facilement faite. Alors que les prix des énergies fossiles et fissiles sont sur une tendance haussière qui ne semble pas prête de s’arrêter, le prix du Kwh géothermique est d’une stabilité absolue. L’accroche commerciale est une perspective de division de la facture de chauffage par 4… une fois l’installation en place.

Le problème est en 2013-05-31-12.39.02-300x225 etao dans CAS D'ENTREPRISESeffet l’investissement initial nécessaire pour la mise en place du dispositif. Dans notre monde conditionné par l’ultra court-termisme, il n’est pas toujours facile de convaincre.

Dans les projets de l’entreprise ETAO, il en est un très innovant de mon point de vue : proposer à terme aux clients de financer l’investissement et se rémunérer sur les économies générées. Le business model serait alors de substituer la vente d’un bien par la vente du service associé.

J’ai de plus appris que des forages collectifs pouvaient être mis en place : centralisation des forages et individualisation des PAC. Demain, nos lotissements seront-ils alimentés en électricité, en eau et en fluide issu d’un forage à usage géothermique ?

En attendant que nos habitations se passent totalement de modes de chauffage, la géothermie semble avoir de l’avenir, même si on en parle bien peu…

 

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Les Pays de la Loire en tête de pont sur le sujet des Energies Marines

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 avril 2013

Les régions des Pays-de-la-Loire et Bretagne n’ont pas en commun que les projets d’aéroport mal montés. Ces deux régions sont en effet particulièrement bien positionnées pour développer et industrialiser une filière « énergie marine » aujourd’hui quasiment inexistante au niveau international. Ces dernières nous offrent (potentiellement pour le moment) quelques chose que le vent et l’ensoleillement ne peuvent pas nous proposer : une régularité de production d’énergie renouvelable. 

Un article complet de www.techniques-ingenieur.fr nous éclaire sur le potentiel de la filière :

Avec les connaissances actuelles, on estime le potentiel de puissance totale du pays, hors éolien en mer, exploitable à moyen terme, entre 3 et 5 gigawatts (GW). À lui seul, le potentiel hydrolien exploitable se situe entre 2 et 3 GW, ce qui en fait le deuxième gisement hydrolien d’Europe.

[...] La France s’est fixé comme objectif l’installation d’une capacité de production électrique en mer de 6 000 MW en 2020. Ces installations assureront alors 3,5 % de la consommation électrique du pays.

La France est passée à côté du développement industriel des énergies nouvelles que sont le photovoltaïque et l’éolien; peut-être pouvons nous « en être » sur les énergies marines ? Le 25 février dernier, notre ministre de l’Ecologie a lancé politiquement le mouvement en présentant un « plan de développement des énergies marines ». Plusieurs études vont notamment être lancées pour préparer l’exploitation commerciale de fermes hydroliennes.

La région Pays-de-la-Loire se veut leader sur le sujet; un site dédié témoigne de cette ambition. Bien que très orienté « éolien off shore », l’ambition dépasse la volonté de dompter le vent marin. La cible est aussi sous l’eau. Le bassin de houle de l’école centrale de Nantes est à ce titre assez unique.
Les Pays de la Loire en tête de pont sur le sujet des Energies Marines dans A L'OUEST capture6

 

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

1- les hydroliennes

Présentation faite par le site de www.energieactu.fr

Le principe de cette technologie est d’utiliser les courants sous-marins naturels sans avoir recours à la rétention d’eau. Le principe de fonctionnement est le même que celui des éoliennes, à savoir transformer l’énergie cinétique d’un courant en énergie mécanique en faisant tourner des pâles qui entrainent un alternateur produisant de l’électricité.  « On estime qu’il faut un courant de 4 nœuds, soit 2m/s, pour qu’une hydrolienne soit efficace. Les courants transcontinentaux trop loin des côtes ne sont pas pratiques, c’est pourquoi nous utilisons les courants des marées », explique Jean-François Daviau, président de Sabella qui prépare l’installation d’une ferme hydrolienne au large de l’île d’Ouessant en Bretagne. [...]

Considérées comme une source d’énergie propre, les hydroliennes ont plusieurs avantages. Le principal est que la marée est un phénomène astral parfaitement prédictible. Il est donc possible de prévoir exactement la quantité d’énergie produite. Les courants marins constituent aussi une ressource plus intéressante que l’air, l’eau ayant une densité 1000 fois supérieure. Enfin, immergées en mer, les hydroliennes n’entraînent pas de nuisance visuelle et ont été pensées pour ne pas gêner la navigation des bateaux. D’un point de vue économique, cette technologie a aussi l’avantage d’avoir un coût de maintenance très faible.

hydrolienne_d10 dans ENERGIE

 

 

2- L’énergie houlomotrice ou comment capter l’énergie des vagues

Je vous recommande de parcourir le site de France Énergie Marine pour creuser le sujet. J’en ai issu la présentation ci-dessous :

L’énergie houlomotrice ou énergie des vagues désigne la production d’énergie électrique à partir de la houle, c’est-à-dire à partir de vagues successives nées de l’effet du vent à la surface de la mer et parfois propagées sur de très longues distances. Il existe différents dispositifs pour exploiter cette énergie. De nombreux systèmes sont actuellement à l’étude, certains sont déjà commercialisés mais aucun n’est arrivé au stade de la maturité industrielle.

La Région Pays-de-la-Loire a mis en ligne, sur son site un film présentant le projet SEM – REV : lien

capture5 dans H20

Le 26 novembre 1966, le général de Gaulle inaugurait l’usine marémotrice de la Rance. Cette dernière produit aujourd’hui encore près de 60% de la production d’électricité bretonne (qui ne produit, il est vrai que 9% de sa consommation…). Plus de quarante ans plus tard, on peut espérer que l’aventure de l’énergie marine continue et prenne de l’ampleur.

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Pétrolettre

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 avril 2013

Petite revue de presse sur l’or noir.

Les prix du barils sont raisonnables ces derniers temps et restent en dessous des 100 dollars le baril. L’actualité suivant un fonctionnement en mille-feuilles, le consommateur oublie la hausse d’il y a quelques mois. Ce calme apparent facilite l’argumentation de certains énergéticiens, qui entrent activement ces dernières semaines dans le débat sur la transition énergétique. Le principe de réalité revient sur le devant de la scène : il est urgent de ne pas se précipiter à changer comprend-on des professionnels de la profession. Il est vrai que les échanges tournent essentiellement autour des modes de production de l’électricité et très rarement autour de notre consommation de barils de pétrole. C’était pourtant aussi un vrai sujet.

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Au dessous ou au dessus de 100 dollars le baril; les questions de la sobriété et de la transition restent pourtant urgentes. L’enjeu climatique devrait suffire à maintenir la pression. Nous approchons dangereusement du seuil critique des 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère (lien) et tous les indicateurs sont au rouge. La période 1971 – 2000 est la plus chaude de tous les temps (lien). La France n’est plus dans les objectifs du Facteur 4 et rétrograde au classement européen des premiers pays producteurs d’Énergie renouvelable.

Comme nous le répète notre président en voyage en Chine : « une seule priorité, l’emploi par la recherche de facteurs de croissance« .  Entre nous, heureusement, qu’on ne pilote pas un avion avec le seul indicateur « vitesse de l’appareil »; regarder l’indicateur « quantité de carburant disponible » peut aussi servir à emmener tout le monde à bon (aéro)port.

Mais nous vivons dans un monde de vulgarisation. Alors simplifions ! Regardez moi ce petit film glouton « Motorville » (lien).

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Pas convaincu par le dessin animé ? Alors je vous recommande de lire l’interview du général de l’US Navy dans le Pacific. Pour lui, le problème géopolitique numéro 1, c’est le climat ! Lien.

Toujours pas convaincu ? alors revenons aux fondamentaux : les euros, ou plutôt les dollars. Les prospections guyanaise de Shell sont un échec, BP s’est aussi planté au Mexique… Gros investissements de prospection et… des coûts d’extraction de plus en plus couteux. Les coûts d’extraction du pétrole auraient augmentés de 20% depuis 2009 selon les Échos (lien). Pour avoir des ordres de grandeur, un pétrole bon marché est extrait à 10 dollars le baril. Le pétrole « offshore »  atteint les 50 dollars et les sables bitumineux canadiens peuvent couter jusqu’à 90 dollars le baril !

C’est tenable combien de temps une économie dopée au pétrole ?

Fond musical utilisé pour rédiger ce post : lien … et finalement « It’s a man’s, man’s, man’s world » est une bonne conclusion à ces constats peu réjouissants…

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Avis de l’ADEME sur le stockage de CO2

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 avril 2013

Le récent avis de l’ADEME sur le Captage et stockage géologique du CO2 (CSC) mérite le détour pour comprendre les enjeux de cette technologie et comprendre… que c’est pas gagné ! Rappelons que l’Europe a fait de cette perspective technologique un passage obligé pour stocker les émissions de CO2 des centrales à charbon et autres industries de la sidérurgie, cimenterie, raffineries… Il s’agit tout simplement de transformer ces industries polluantes en industries « climato-compatibles ». Le potentiel est quand même de diminuer les émissions, rien qu’en France, d’environ 75 millions de tonnes de CO2 par an, soit 20% de nos émissions !

Les points de blocages sont notamment économiques (le prix du traitement alourdi la facture de la production énergétique de 20%), mais aussi technologiques puisque les tests n’ont pas encore permis de valider l’efficacité de cette technologie, géologiques (il faut trouver les poches de stockage, de préférence proche des gros émetteurs) et accessoirement convaincre la population locale de l’intérêt de leur mettre sous les pieds des tonnes de CO2 !

L’ADEME donne un avis positif mais qu’en sera-t-il des futurs financeurs ?

A lire pour comprendre : lien

Avis de l'ADEME sur le stockage de CO2 dans DEFINITION capture

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Le fort potentiel de géothermie profonde auvergnat

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 mars 2013

Quand on parle d’énergie renouvelable, l’image d’Epinal qui apparait dans nos cerveaux médiatico -influencés est un champ d’éoliennes ou une toiture photovoltaïque. Et pourtant, quand on regarde les chiffres de la « vraie vie », les maigres 14% d’électricité produite en France à partir d’ENR viennent très majoritairement de nos vieux barrages hydro-électriques (plus de 80%). On confond trop souvent « croissance de production » et « part de production ».

La « vraie vie » de demain ne sera pas non plus l’uniformité de champs d’éoliennes mais des mixes énergétiques adaptés aux contextes régionaux. Une chose est sure, notre mixe énergétique va évoluer pour être moins dépendant de la fluctuation des énergies fossiles (gaz « naturel », le pétrole « naturel »…) et de l’augmentation programmée du prix de l’électricité nucléaire.

Je partage, à l’occasion d’un passage express dans ma belle région natale qu’est l’Auvergne, le contenu d’un article glané dans le magasine « Massif Central », proposant ce mois-ci un dossier spécial sur le « grand défi énergétique ». Le plus intéressant du dossier, de mon point de vue, est la perspective de l’exploitation de la géothermie profonde. En effet, grâce à son passé volcanique, une bonne partie de l’Auvergne (Puy de Dôme, Cantal), présente une caractéristique géologique intéressante : la croute terrestre est plus fine et donc l’accès aux « hautes températures » (supérieures à 200°c) est possible avant 5000 m de profondeur. Au-dessus de 100°c, on peut déjà produire de l’électricité et bien-sûr alimenter des réseaux de chaleur urbains. Des projets de sondages sont planifiés cette année et des entreprises se posent des questions d’exploitation très intéressantes. La perspective fait rêver : plus d’intermittence dans la production d’ENR, des potentiels infinis de production… Reste à investir (avec l’intérêt de l’épargne ? lien).

Le fort potentiel de géothermie profonde auvergnat dans ENERGIE RTEmagicC_1687c05496.gif

En revenant de Clermont, je somnolais dans mon TER à PNI (propulsion-nucléaire-indirecte), et je songeais que dans quelques décennies une énorme agglomération se construirait entre Clermont-Ferrand et Riom, attirant entreprises à la recherche d’une énergie bon marché et des habitants en fuite de situation de précarité énergétique… et bien sûr dans un cadre de vie préservé et exceptionnel qu’est le Parc des Volcans d’Auvergne (qui je l’espère sera très prochainement classé au patrimoine mondial de l’UNESCO –cliquez ici pour signer : lien ).

Rêver ne nuit pas au climat.

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