Manuel de Transition de Rob Hopkins

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 2 juin 2012

Voici un livre qu’il m’est difficile de recommander à tout le monde tant la remise en cause de nos modes de fonctionnement est profonde, mais qui m’a intéressé. Donc, je partage. A chacun de se faire un avis.

Le Manuel de Transition (sous titré « de la dépendance au pétrole à la résilience locale« ) est un livre écrit par Rob Hopkins, « pape » du mouvement international des « villes en transition« , un mouvement qui se revendique apolitique, initié au début des années 2000 à Totnes en Grande-Bretagne (lien sur le site internet de la ville).

Manuel de Transition de Rob Hopkins dans LECTURES 60920479

Le principe : accepter et anticiper la fin programmée du pétrole pas cher et jouer la carte du positivisme en dessinant un avenir « différent » sur la base d’initiatives populaires (rencontres, sensibilisations, groupes de travail local…). En ressort des actions comme la mise en place de monnaies locales, la relocalisation des productions alimentaires, la mise en place de « Plans de Descente Énergétique » locaux… tout ceci « à côté » des instances élues, par des initiatives volontaires de citoyens qui s’organisent entre eux.

Le livre est riche de retours d’expériences, d’outils, de conseils pour passer à l’action. Il est plutôt positif bien que radical (un complément à la vision de J. Rifkin) et agréable à lire. Reste à s’assurer du caractère non sectaire ou « extrême » du mouvement (les coordinateurs sont formés, les méthodes d’animations sont « procédurées »…). Pour vous faire un avis complémentaire, ARTE s’était posé la question du risque « sectaire » du mouvement :  lien .

De mon point de vue, à lire pour se faire un avis et envisager la participation populaire autrement et pas forcement pour adhérer au mouvement, car on peut agir sans être « logoté ». C’est regrettable que la branche française de ce mouvement soit portée, de ce que j’ai compris, par la branche « décroissante » des écologistes (approche conflictuelle ne faisant pas bouger les lignes de mon point de vue toujours).

Je pense, dans tous les cas, que la gestion de la période « post-pick-oil » qui nous attend reste pertinente à poser et que l’échelle d’action est intéressante (village, ville…).

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La fin du risque zéro : accepterez-vous d’envisager le pire ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 14 avril 2012

Dans les thèmatiques associées au développement durable, nous ne manquons pas de sujets anxiogènes. Parmi ceux-ci, la prise en compte des risques Majeurs est probablement celui que l’on a le plus facilement tendance à mettre de côté. « Pourquoi envisager le pire ? ». « l’Etat se chargera bien de gérer le pire s’il arrive« . Et pourtant…

La fin du risque zéro : accepterez-vous d'envisager le pire ? dans LECTURES

Le livre que je vous recommande aujourd’hui (« La fin du risque Zéro »), en plus de nous faire découvrir l’arrière boutique des organisations en charge des gestion de nos crises (ainsi que leurs faiblesses) démontre fort bien trois choses (et bien d’autres) :

1- Les situations de crises (voir de rupture) se font plus fréquentes, que l’on parle de terrorisme, d’accidents industriels, d’évènements naturels… Et contrairement à ma conviction antérieure à la lecture de ce livre, la prévention des risques connus (indispensable) n’est en rien suffisante pour préparer les cerveaux à savoir réagir à l’improbable. C’est un mode de pensée nouveau à déployer.

2- Le citoyen a un rôle majeur à jouer en cas de survenance d’une crise majeure (même si jusqu’à présent il n’est pas considéré ainsi par les gestionnaires de crises qui par peur des effets de panique vont plutôt diffuser un « tout est sous contrôle » finalement bien inquiétant…).

3- on n’est pas plus malheureux quand on est préparé. La culture de la « résilience » ne s’improvise pas et on a plus à gagner qu’à perdre à envisager le pire.

 

J’ai particulièrement apprécié dans ce livre les multiples illustrations proposées par les auteurs (autour de concepts théoriques parfois laborieux pour le profane que je suis) par des évènements connus de tous  (AZF, 11 septembre…).

Si j’ai lu ce livre au lieu de lire un polar pendant mes vacances, c’est je l’avoue, aussi en préparation de la journée du 5 juin prochain organisée par la promotion 2011-2012 du CHEDD sur le sujet des risques majeurs et en présence (probable) de Patrick LAGADEC, l’auteur de cet ouvrage. Lien vers l’invitation.

 

Je vous recommande aussi vivement sur le même thème, un article récent sur le site du point.fr présentant une analyse psychologique de personnages soumis à des moments de crises. Surprenant. Nous ne sommes que des humains, même bien préparés… lien

 

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Manifeste Négawatt : livre solide pour enjeu majeur

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 mars 2012

Le sujet de l’Energie se limite au « pour ou contre le Nucléaire » dans la campagne présidentielle. Pour ceux qui veulent aller plus loin et avoir une idée d’un avenir énergétique possible intégrant les enjeux de notre temps, le livre Négawatt est une lecture indispensable. C’est pour moi l’ouvrage du moment à lire sur le sujet avec la Troisième Révolution Industrielle de J. Rifkin (lien).

La proposition des auteurs a été précédement présentée sur ce blog (lien) : elle est résumée par le triptique Sobriété, Efficacité et Renouvelables.

couverture livre le manifeste négawatt

Le groupe d’experts « volontaires » a planché pendant une année pour proposer un scénario crédible permettant d’envisager un avenir énergétique crédible. Pourquoi le seul scénario disponible à vision 50 ans est-il proposé par une initiative privée ? Pour le savoir, le consulter, le mettre à l’épreuve de vos connaissances et vous faire une idée, je vous recommande de lire ce livre.

 

 En parallèle, sur le sujet efficacité énergétique, vous pouvez consulter :

- les commentaires d’un blog sur le livre Négawatt et son financement : lien

- les rendus d’une conférence mis en ligne récemment sur l’efficacité énergétique : lien

- un article intéressant sur la difficulté de la mise en oeuvre de la décentralisation énergétique : lien

 

 

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La Troisième Révolution Industrielle par Jeremy Rifkin

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 13 février 2012

Voici un livre qui peut réconcilier l’économie et l’écologie, un livre qui donne envie de vivre les décennies qui viennent, un livre qui rend optimistes les  »frustrés » du Développement Durable et permet d’envisager une voie « post-carbone » puisqu’il s’agit bien de ça au fond.
Difficile dans ces conditions de ne pas recommander La troisième révolution industrielle – Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde, qui est, avec le Manifeste Négawatt, le livre du moment à ne pas louper. Je l’ai personnellement dévoré.
Jeremy Rifkin prend donc la plume (voir post précédent présentant l’auteur) pour proposer sa vision de la situation économico-environnementalo-sociétalo-contemporaine et surtout pour nous proposer une « vision ». Un avenir possible. Et j’ai personnellement trouvé son approche crédible (voir « sexy » !). 

La Troisième Révolution Industrielle par Jeremy Rifkin dans LECTURES 0702-jeremy-rifkin-150


Le squellette des propositions de « JR » repose sur le développement massif de la production d’‘énergies renouvelables (sans surprise…), mais surtout de manière décentralisée. Tout un chacun pouvant, dans son scénario, contribuer à un marché de l’énergie sur son continent en véhiculant cette dernière sur une sorte d’ »internet de l’énergie ». On passe au pear-to-pear, au pouvoir latéral ! Je suis bien incapable d’évaluer la faisabilité de ce projet mais bigre quelles perspectives ! Fin de la centralisation de la production d’énergie « à papa » (centrales nucléaires, centrales thermiques…), promotion d’une approche collaborative énergétique et finalement d’une économie nouvelle. 

A partir de là, tout découle et la troisième révolution industrielle peut être lancée :

- produire de l’énergie décentralisée ? les infrastructures à énergie positive sont prêtes.

- stocker de l’énergie ? l’hydrogène est un moyen de stockage quasi déployable aujourd’hui.

- le transport ? enfin un sens à mettre du véhicule électrique sur les routes puisque l’électricité n’est plus charbonnée ! Dans le système partagé, les stockages diffus d’électricité dans les batteries des particuliers deviennent « échangeables » en fonction des besoins du réseau !

Dans mon euphorie (on lit ce qu’on a envie de lire… on croit ce qu’on a envie de croire…), je me suis dis que toutes les pièces du puzzle s’imbriquaient. J’ai mis de côté la vision de l’auteur sur les origines de la crise, de la future société qu’il promeut, de l’éducation « 2.0″ largement présentée… et me suis dis que techniquement, la boite à outil était intéressante.

Bien sur, chacun pourra y trouver à redire notamment sur le volet politique du « pouvoir latéral » (écouter pour vous faire une idée le débat de ce jour sur France Culture entre Luc Ferry et Jeremy Rifkin qui n’a pas été excellent dans la contradiction : lien) mais ce n’est pas si courant de se voir proposer des approches innovantes, positives et transversales sur le sujet de l’ère post-carbone. Et surtout, quelle tristesse que ce sujet soit si peu présent dans le débat pré-présidentiel (« ne changeons rien de peur que ça change quelque chose »).

Merci Mr Rifkin !

Je ne suis pas le seul à avoir aimé ce livre : http://blogs.rue89.com/greensiders/2012/02/07/que-jaime-quand-jeremy-rifkin-met-adam-smith-la-retraite-226527

 

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Empreintes Sociales : en finir avec le court terme

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 janvier 2012

Voici un nouvel ouvrage dont le titre a naturellement attiré mon attention. Disons le de suite, ce titre n’est pas révélateur de son contenu. Ceux qui pensent y découvrir une nouvelle méthode d’évaluation pour les entreprises (sur le critère social) doivent passer leur chemin. Il s’agit en fait d’une succession d’interview de chefs d’entreprise « responsables » destinée à valoriser leur expérience et leur vision d’un management social adapté au contexte de crise que nous traversons.

Empreintes Sociales : en finir avec le court terme dans HOMMES empreintes-sociales-en-finir-le-avec-le-court-terme-de-philippe-carli-livre-878483932_ML

Chaque contributeur développe un thème qui lui est cher (Innovation, anticipation, Développement Durable, employabilité, portage salarial..). Logiquement, de mon point de vue, les apports sont d’intérêts variables. Les plus intéressants pour moi :

- Françoise GRI (Manpower) appuie sur la nécessité pour tout chef d’entreprise à s’intéresser à l’employabilité de ses salariés. « un employeur responsable est celui qui prépare le salarié à en avoir un autre« .

- Pierre KOSCIUSKO MORIZET (Price Minister) promeut l’actionnariat salarié en l’illustrant de sa propre expérience réussie. « partager la création de valeur aide à avoir les meilleurs mais aussi à ce que les gens donnent le meilleur d’eux même« .

- Christian NIBOUREL (Accenture) initie la réflexion sur la mise en place de cette fameuse « empreinte sociale ». Comme il le dit, le chantier est à peine commencé.

Pour le reste, mon esprit critique me pousse à dire qu’il me reste de ce livre un petit goût de superficialité et d’auto-valorisation de personnalités. Pour être juste, il ressort aussi une impression optimiste de prise en compte des enseignements de nos récentes années folles et de recentrage des priorités sur l’Humain. Venant de grands partons, c’est vraiment intéressant. Et puis, la conclusion insiste sur le fait que ce livre n’est qu’un « coup de pied à suivre ». Donc, à suivre.

voir aussi le site du livre : www.le-collectif.net

 

 

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La Richesse autrement

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 janvier 2012

Bien que le sujet des nouveaux indicateurs de richesse semble totalement absent des débats de cette période de campagne électorale, je vous recommande vivement ce petit Hors Série de la revue Alternatives Economiques (mars 2011). Il compile de manière synthétique, l’essentiel de la connaissance actuelle sur les nouveaux indicateurs au niveau national et international. 

Du Bonheur Intérieur Brut bouthané au BIP 40 (Baromètre des Inégalités et des Pauvretés) en passant par le rapport Stiglitz, vous saurez tout sur la pauvreté du PIB !

Voilà 9,5 € bien investis.

 

http://www.syljean.com/wp-content/uploads/2011/03/1295521581_HSP48_vero_zoom-187x300.jpg

Pour mémoire, les indicateurs français retenus dans le cadre de la SNDD (Stratégie Nationale du Développement Durable) sont repris sur le site de l’INSEE (actualisation récente) : lien. On y trouve 15 indicateurs phares et 35 indicateurs complémentaires.

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Géographie amoureuse du Monde

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 21 janvier 2012

Comme il est bon de varier les plaisirs, j’ai suivi la recommandation d’une passionnée de Développement Durable pour lire la Géographie Amoureuse du Monde  (quel beau titre !) de Sylvie Brunel, géographe et professeur à la Sorbonne (je crois avoir compris sur le sujet du Développement Durable). Approche nouvelle et dérangeante qui se lit avec plaisir.

Je dois cependant avouer que j’ai eu du mal à me mettre en phase avec l’auteur car dès les premières pages du livre, je me suis senti « agressé » par ce dernier. « Agressé » car en pointant du doigt les « Cassandres » qui voient la fin de l’Humanité dans tous les sujets se rapportant au Développement Durable, je me suis partiellement reconnu. Et il n’est pas toujours facile de faire son auto-critique…

Son approche se veut donc positive (peut-être excessivement…) et donc, de son point de vue, les progrès et victoires de l’Homme sur la Nature (sanitaire, alimentaire, culture, voyage…) devraient être mieux valorisés pour préparer notre futur plutôt qu’un inventaire stérile des constats anxiogènes (Climat, biodiversité…). Selon Mme Brunel, la conservation de la Nature « sauvage » ne doit pas être un « Graal » à rechercher : c’est l’épanouissement de l’Homme dans son jardin « monde » qui doit être notre seule priorité (interprétation libre).

Le premier choc passé, j’ai donc pris sur moi pour m’ouvrir à la vision du Développement Durable présenté dans l’ouvrage.

Géographie amoureuse du Monde dans LECTURES 9782709633574

J’ai apprécié la remise en perspective de l’histoire de l’Ile de Paques : le « fantasme collectif » de la civilisation qui s’autodétruit en sur-exploitant son patrimoine naturel est intéressant. Souvent les cas d’école sont en effet arrangés par les « enseignants » dans un but pédagogique.

J’ai partagé son indignation sur la dévalorisation excessive du monde agricole et sur son rôle clef dans les décennies à venir et son regret de voir le monde politique mal estimé par nos contemporains…

…mais pour le reste, je reste sur ma faim pour la vision globale de l’auteur sur le sujet « Développement Durable ».

Les souvenirs de voyages de Mme Brunel sont dépaysant, certes, mais je n’arrive pas à partager sa vision élitiste du Monde merveilleux qu’est le sien et qui m’apparait très auto-centré sur une vie d’occidental voyageur en rien représentive du citoyen moyen de ce bas monde. Qu’ils sont longs les chapitres entiers consacrés à décrire la politique visionnaire d’Abou Dhabi en matière de Développement Durable  (!!!), la position clef du tourisme dans le Monde (visiblement destiné s’étendre de manière massive) et en particulier le cas du tourisme camarguais (?). Dommage que les questions de l’épuisement des ressources, de l’accès à l’énergie, du consummérisme, de la financiarisation (…) soient si légèrement efflorées.

Je peux partager la vision de la planète « jardin » que nous nous devons d’entretenir (après tout c’est plus l’Humanité que le Monde que nous souhaitons sauver), ainsi que la nécessaire adaptation aux changements pour façonner notre espace de vie. Je veux aussi croire en une perspective positive, motivante et épanouissante… mais ce n’est pas dans ce livre que je l’ai trouvé.

 

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Les messagères des Abysses

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 décembre 2011

Voici quelques années qu’un ami m’a offert un livre qui, bien que destiné à un jeune public, a retenu toute mon attention et mérite un petit « conseil de lecture ».

Les messagères des Abysses est un livre d’action portant un message environnemental fort porté par la nature elle-même. Extrait : « « L’humanité est comme un fumeur qui voit sa santé se dégrader et ne fait rien pour changer de comportement. Il répète en boucle :  » pour le moment ça va. »

Les messagères des abysses

 

Facile à lire, imagé, porteur de sens…  Harry Potter au pays des baleines va-t-il sauver le monde ?

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Nourrir l’humanité par Bruno Parmentier

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 18 décembre 2011

Bruno Parmentier, auteur du livre « Nourrir l’Humanité, les grands problèmes de l’agriculture mondiale au XXIème siècle » (2008) a dirigé pendant plusieurs années l’Ecole d’Agriculture d’Angers alors qu’il était ingénieur des Mines et économiste dans ses vies professionnelles précédentes. De ses expériences et de son sens de la synthèse est sorti ce livre qui présente l’énorme intérêt pour le lecteur de mettre en perspective les enjeux de l’agriculture mondiale en intégrant les multiples interactions avec le contexte extérieur (climat, énergie, eau, biodiversité, techniques agricoles…).

Ce livre, très argumenté, qui aurait pu s’appeler « comment faire 2 fois plus avec 3 fois moins ?« , dresse un tableau sombre et ouvre quelques perspectives nouvelles pour les années à venir. Je n’aurai pas imaginé qu’il était possible de ne plus avoir recours au labour (économie d’énergie du tracteur qui roule pas, protection de la biodiversité, lutte contre le tassement du sol…) ou de cultiver sur le même champ plusieurs cultures complémentaires simultanément (économie d’intrants car c’est la biologie qui réalise l’apport nutritif et pas la chimie et augmentation de la productivité en multipliant les récoltes). L’esprit est de construire une agriculture « écologiquement intensive ».

Je recommande à tous ceux qui le pourront, d’assiter à une conférence de Mr Parmentier. Son humour caustique facilite la digestion de la dureté des constats.

 

Nourrir l'humanité par Bruno Parmentier dans LECTURES

Quelques notions retirées au hasard de ce livre :

- Jamais autant de monde n’a eu faim sur Terre. Pour la première fois à un milliard d’humain a faim sur terre. Les zones de productions sont plus rares qu’on le pense. Ces dernières années les agriculteurs du monde n’ont pas été en mesure de produire suffisament pour répondre à la demande et ce, malgré une amélioration de productivité exceptionnelle.

- 45% de la production mondiale de céréales est destinée à nourrir les animaux d’élevage. Quand un végétarien mange 200 kg de céréales par an, un carnivore mange l’équivalent de 800 kg de ces mêmes céréales. Il n’est pas tenable que chaque habitant sur terre mange durant sa vie ses 7 boeufs, 33 cochons, 9 chèvres, 1300 volailles (…) comme le français moyen ! Une partie de la solution est de rendre nos rations moins carnées.

- la biodiversité, c’est l’inverse de ce que nous pratiquons dans l’agriculture. Sur les 30 000 espèces végétales comestibles encore disponibles sur terre,  30 fournissent 90% des calories consommées dans le monde ! Et pour l’élevage, c’est pas mieux : sur les 50 000 espèces animales connues, 15 assurent 90 % de la production ! Mais que se passera-t-il si ces espèces choisies pour leur productivité (dans un contexte chargé en intrants et dans un monde où le pétrole est pas cher) se trouvent fragilisée par des épidémies ? Certaines espèces « moins rentables » sont plus resistantes.

- la chimie fut un allié puissant pour améliorer la productivité agricole mais nous sommes allés trop loin. La charge environnementale et économique est devenue trop lourde dans un monde où l’énergie va coûter plus et où les milieux récepteurs se trouvent fragilisés. On parle de révolution doublement verte conjugant productivité et écologie. Savez-vous qu’un sous-sol de bonne qualité est chargé de 300 vers de terre au m2 alors qu’une pratique trop intensive divise par 300 la densité de cet allié naturel de l’agriculture ?

Pour Mr Parmentier, l’avenir de l’Homme passe par une agriculture valorisée, optimisée et en mesure de remettre en question les modèles déployés ces cinquantes dernières années. Pour lui, on peut faire plus avec moins et j’ai envie de le croire.

Pour allez plus loin, son blog : http://nourrir-manger.fr/

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Un livre d’exception : Atlas des Futurs du Monde

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 novembre 2011

Je suis incapable de finir la lecture de cet ouvrage avant d’écrire quelques lignes sur l’Atlas des Futurs du Monde. Eclairant, captivant, beau, effrayant aussi (mais on est moins bête quand on connaît plus de choses…).

Un livre d'exception : Atlas des Futurs du Monde dans LECTURES

 

Pour tous ceux qui sont fans de données chiffrées, de graphiques éclairants, de connaissances neuves et qui aiment être « dérangés » dans leur vision du monde, voici un ouvrage de grande qualité. Le principe : s’appuyer sur des données statistiques du « connu » pour projeter les tendances médianes et dresser le contour de notre monde dans les années à venir. Démographie, Energie, Réfugiés climatiques, Crise de l’eau… tout ou presque y passe et c’est génial !

Je pourrai écrire une page de ce blog par jour pendant toute l’année à venir, rien qu’en exploitant ce livre. Merci à l’auteur.

 dans LECTURES

En remontant à la source, j’ai parcourru le site http://www.lesfutursdumonde.com/ qui est la continuité du livre. Virgnie RAISSON anime le site avec talent. On y retrouve des graphiques, des informations et l’esprit de son ouvrage.

Beau cadeau de Noël…

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