Les pistes pour améliorer l’efficacité énergétique (Suite)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 décembre 2011

En octobre dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, ouvrait un chantier pour améliorer l’efficacité énergétique (lien post d’octobre.). 200 contributions et 120 propositions plus tard, NKM a présenté la feuille de route du gouvernement (tiens, que devient Mr Besson ?). 27 mesures concrètes ont été présentées, ce qui tendrait à démontrer que le sujet est perçu comme prioritaire malgré la crise. Pas vraiment surprenant après les annonces de risque d’insuffisance de production d’électricité en cas d’hivers rigoureux (suite à la sortie allemande du nucléaire).

 

UMP meeting Paris regional elections 2010-03-17 n03.jpg

Que retenir de ces annonces d’actions…

Aux entreprises

- mise en place d’un prêt à 2% (via OSEO) pour les entreprises de moins de 50 salariés pour des travaux d’économie d’énergie

- opération sur les gaspillages d’éclairage (y compris extinction obligatoire des enseignes lumineuses de 1h à 6h dès juillet 2012). Le volet « éclairage » permet de réduire la pollution lumineuse (et donc d’agir positivement sur la Biodiversité) et surtout de mettre en oeuvre une action exemplaire « visible » de tous.

- lancement au 1er trimestre 2012 d’un appel à projets pour encourager la formation des entrepreneurs aux économies d’énergie ou aux diagnostics d’entreprises

- renforcement du rôle des fournisseurs d’énergie comme promoteurs de l’efficacité énergétique auprès de leurs clients. Une concertation sera engagée pour définir les modalités d’une nouvelle période 2014-2016 du dispositif des certificats d’économies d’énergie (voir post récent sur le sujet).

Aux ménages et collectivités

Des actions fiscales pour financer les travaux de rénovation sont actualisées et une attention particulière pour lutter contre la précarité énergétique afin d’intégrer la triste réalité des années à venir : l’énergie va coûter de plus en plus cher et ça va surtout se ressentir pour les plus fragiles.

Sont aussi prévus, des accompagnements aux collectivités pour des actions innovantes, travail sur l’éclairage…

Bref, des actions concrètes intéressantes, probablement trop modestes au regard des enjeux (lien sur le post sur rapport « trajectoire vers une économie sobre en carbone – 2050). On va dire qu’il s’agit d’actions de court terme nécessaires mais insuffisantes pour nous préparer à notre futur énergétique.

 

 

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Le sorgho a le vent en poupe (suite)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 décembre 2011

Le Sorgho continue de faire parler de lui (voir post précédent : lien).

Le Sorgho se positionne de plus en plus comme un substitut possible du mais en présentant l’énorme avantage d’être beaucoup moins gourmant en eau (ce qui pourrait s’avérer être un avantage vital dans les régions en déficit d’eau. Voir post sur la situation vendéenne).

 

Le sorgho a le vent en poupe (suite) dans ACTUALITE

Alors que le Sorgho est déjà la cinquième céréale mondiale, ARVALIS-Institut du végétal et l’Association générale des producteurs de blé (AGPB) publient ces jours-ci les résultats de leur bilan de campagne. Et il s’avère que le rendement de la céréale (son principal défaut en comparaison du maïs) s’améliore nettement : 11% de mieux que l’année précédente pour atteindre 6,5 Tonnes par Ha (contre 10 T/ha pour le maïs en France cette année).

Dans sa lettre hebdomadaire, le SAF rappelle que les pouvoirs publics français affichent une nette volonté de diminuer la consommation d’eau des territoires et donc du secteur agricole. Le plan national d’adaptation climatique (lien sur post sur le sujet) prévoit de substituer 14000 Ha de maïs par des cultures plus économes en eau, comme le Sorgho. Second effet, cette culture en alternance avec le maïs permettrait de satisfaire les engagements de diversification des assolements, conformément  au verdissement annoncé du premier pilier de la PAC.

 

 

 

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Pas de place pour deux crises…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 décembre 2011

C’est pas la fête pour nos gouvernants. Ils doivent assurer la gestion de plusieurs crises simultanées et je ne les envie pas du tout.

Cette fin de semaine est marquante car on a l’impression qu’une priorisation dans la gestion « des » crises a été opérée. La Crise climatique qui se joue à Durban (fin aujourd’hui) est passée au second plan au dépend de la Crise de l’Euro. Et il n’y a pas la place pour les deux évènements dans nos médias et dans l’agenda de nos gouvernants.

Ce n’est pas forcemment un mal pour un sommet sur le climat de ne pas être trop médiatisé, mais ce niveau d’indifférence des chefs d’Etat (et des médias) est assez symptomatique du moment que nous vivons. Le temps s’est globalement raccourcis. Le niveau d’anticipation se situe au niveau de la journée (réaction des marchés aux décisions européennes), de la semaine (c’est quand le prochain Sommet de la dernière chance ?) ou au mieux du mois (objectif Présidentiels en France). Parler des décennies à venir est devenu indécent.

Pourtant la notion d’Urgence a aussi une signification à Durban. L’inertie physique des gaz a effet de serre fait que se sont nos émissions actuelles qui conditionneront la vie sur Terre dans 50 ans. Et dans 50 ans, il n’y aura plus de décisons d’urgence accessible, le mal sera fait et nous ne pourrons que nous adapter. Pas grand monde est près à entendre ça dans un contexte ou tout va mal pour notre quotidien. C’est pourtant le rôle du Politique de s’inscrire aussi dans le moyen et long terme.

Sans accord (même minimaliste) à Durban prolongeant le protocole de Kyoto, l’Humanité reviendra en arrière sur des dispositifs déjà sous dimensionnés pour atteindre les niveaux de diminution des rejets de gaz à effet de serre minimaux au respect des « +2°C » (lien article sur le sujet). Et nous le savons tous, les actions « locales », quelque soient leurs ambitions, auront vraiment du mal à répondre à l’ampleur du problème.

 

en direct de Durban : une vidéo de Pierre Radanne qui nous explique le « bazar » de Durban…

 

 

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Un projet de dessalement d’eau de mer en Vendée

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 9 décembre 2011

Il est maintenant public (lien article Figaro de cette semaine), qu’un projet d’usine de dessalement d’eau de mer est en cours d’étude. Il verrait le jour à proximité des Sables d’Olonne et serait le premier dans le genre en France Métropolitaine.

 

Un projet de dessalement d'eau de mer en Vendée dans A L'OUEST 5292412-l-39-usine-de-dessalement

 

Ce projet répond à un déficit chronique en eau du département vendéen. En effet, les activités touristiques et agricoles consomment au plus mauvais moment lorsque les stocks en eau disponible sont les plus faibles. De plus, les capacités de stockage sont limitées sur le territoire. L’eau est l’élément « vital » par excellence et la comparaison des enjeux (eau contre climat) n’apportera rien de bon. Cependant…

Le coût énergétique du fonctionnement d’une telle installation est important (je collecte des informations factuelles sur le sujet pour « voir »). N’est-il pas risqué d’assoir la réponse à un déficit structurel (eau en Vendée) sur un autre déficit structurel (Energie électrique sur le Grand Ouest et Energies Fossiles en général)?

Une partie de l’Energie qui sera utilisée sera renouvelable (dans quelle proportion ?). A priori celà ne change pas grand chose au fait que l’essentiel devra être assuré par de l’électricité de réseau ou du gaz. A la marge de tout ça, il est bon aussi de rappeler que pour respecter les engagements nationaux en terme de production d’Energie renouvelable (20% dans la production globale d’Energie) nous devons remplacer la production d’Energie existante par des Energies renouvelables et non les utiliser pour de nouveaux besoins !

Enfin, le coût de production de cette eau ne sera pas indolore  : les KWh « cachés » dans l’eau se retrouveront inévitablement sur la facture du consommateur; ce qui peut avoir l’effet vertueux de faire baisser la demande. Pourquoi dans ce contexte ne pas jouer dès maintenant sur le prix pour faire infléchir la consommation d’eau des ménages et professionnels ? Pourquoi ne pas mettre fin à l’incohérence de la facturation de l’eau du tourisme « forfaitaire » (si les clients des camping payaient « au ratio » de la consommation réel, il y a peut-être des gains accessibles) ? Pourquoi ne pas tenter le pari des cultures faiblement consommatrices et remplacer le maïs par du sorgho (lien sur un post précédent) ?

Des pistes d’actions pour diminuer la consommation me semblent encore exploitables avant d’être convaincu par ce projet…

A suivre…

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Premier rapport d’Evaluation de la Politique Développement Durable

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 novembre 2011

 

Le premier rapport au Parlement d’évaluation de la politique Développement Durable a été rendu public ces derniers jours. Lien

 

 

 

En première lecture le document semble « politique » : on peut avoir le sentiment que tout va « comme prévu » et que l’on est sur la bonne voie (en toute incohérence avec tous les indicateurs publiés récemment par les scientifiques).

En seconde lecture, on relève dans ce long rapport (quand même moins long que les rapports du GIEC), beaucoup d’exemples concrets (trop, on dirait un inventaire exhaustif qui pour le coup est illisible), et l’apparition récurrente dans le rapport la « maîtrise de la dette publique ». Si le récent rapport sur la « Projection vers une économie sobre en carbone. Trajectoire 2020-2050 » est cité, c’est de manière très minimaliste sans reprendre la substance de l’alarme donnée…

Bien que le rapport utilise le mot « Stratégie » dans tous les sens, aucune Vision ne ressort de ce rapport. J’espère sincèrement que les députés disposent d’autres sources d’informations pour comprendre les enjeux relatifs au Développement Durable…

 

 

 

 

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La stratégie RSE selon la Commission Européenne

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 19 novembre 2011

Il semble que la récente communication de la Commission Européenne sur le sujet de la RSE (lien sur le document proposé par InstitutRSE.com) soit porteuse de plus d’ambition que les précédents engagements (livre Vert). En insistant sur l’intérêt des organisations à s’intéresser à « leur RSE » pour leur propre performance économique, les rédacteurs ne souhaitent pas dissocier cette approche de la « vraie vie », des « vrais enjeux »…

La stratégie RSE selon la Commission Européenne  dans ACTUALITE

Il est d’ailleurs plutôt fait référence à « l’analyse des risques » qu’aux bons sentiments. Il semble aussi que la Commission souhaite « utiliser » ce levier pour agir vers plus de régulation et donc fait indirectement le lien entre les « défaillances de responsabilité sociétal » et la Crise que nous vivons…

Autre point, la compatibilité de vue avec ISO 26000 est explicitement affirmée. La place donnée aux Parties Prenantes est même plus ambitieuse avec une volonté de pousser à une concertation permanente (et pas seulement une identification et compréhension des attentes).

Et donc ?

Dans le court terme, la Commission s’engage à promouvoir la RSE par un système de valorisation des entreprises performantes (Prix Européen de la RSE), sensibiliser, intégrer la RSE dans la Formation, rédiger des Guides, agir sur les Marchés Publics (…) et engager une réflexion sur la mise en place d’une législation sur la communication externe en matière de RSE, ce qui rendrait notre projet de Décret Grenelle un rien avant-gardiste mais finalement le légitimerait.

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Vers une économie sobre en Carbone – Trajectoire 2020 2050 – Tout un programme !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 17 novembre 2011

Le très récent rapport « Vers une économie sobre en carbone – Trajectoire 2020 – 2050 » produit par le Comité présidé par Christian DE PERTHUIS a été remis à la Ministre de tutelle et commenté ce jour dans la presse (lien) aurait pu être intitulé :  »Comment respecter nos engagements en matière de diminution des émissions de GES ? ».

On aurait pu croire que le cas des GES était réglé tant les échanges très médiatiques du moment sur les énergies ne concernent que l’avenir du nucléaire.  

Mais avant de parler du « comment ? », le premier élément de réponse du rapport (exprimé avec toutes les réserves d’usage) est que nous ne sommes pas du tout dans la ligne de l’objectif fou (et nécessaire) de diminution de 80% des émissions de gaz à effet de serre (2050 par rapport à 1990). Le virage n’est pas encore engagé.

 

Au delà de la préconisation très générale de « ruptures technologiques et d’organisation », je retiens :

- le triste constat que nos Politiques sont plus motivés à s’engager sur le long terme que sur le court terme

- l’action indispensable de diminution de la demande en énergie (par l’efficacité énergétique mais pas que…).

- la recommandation de mettre en place une instance ayant autorité pour fixer et surveiller des objectifs intermédiaires du « Facteur 4″ (triennaux ou quinquennaux)

- la résurrection de la « taxe carbone » reprise ce jour par NKM…

- l’exclusion du périmètre de la mesure des émissions indirectes cachées dans les produits importés

En conclusion, je n’ai pas mieux que l’extrait ci-dessous, lachement pompé dans le rapport :« Dans sa fameuse Review réalisée à la demande du Trésor britannique en 2006,  l’économiste Nick Stern a popularisé un raisonnement auparavant confiné aux cercles relativement étroits des économistes du climat : sitôt qu’on allonge l’horizon temporel du décideur, les coûts de l’inaction face au réchauffement du climat sont bien plus  élevés que ceux de l’action immédiate. Jusqu’à 20 % du PIB à un horizon de 50 ans pour les premiers, contre 1 à 2 % du PIB pour les seconds. Quel décideur responsable pourrait dès lors choisir l’option de l’inaction ? Mais dans un contexte de crise économique et financière, combien de décideurs prennent leurs décisions avec un horizon dépassant quelques mois ? »

aux deux questions précédentes : tous sans exception et aucun présidentiable pour le moment.

 

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L’humour et le Développement Durable

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 1 octobre 2011

L’Ademe met en ligne ces jours-ci un joli exercice de style sur  »le Développement Durable et l’humour dans la publicité« . Bien sur on rentre par la petite porte (la publicité des médias de masse qui simplifie tout), mais je trouve sympathique de trouver d’autres tons que la gravité et l’urgence ultime sur le sujet du Développement Durable.

C’est aussi assez rigolo de voir combien on peut se « prendre la tête » sur ce type d’analyse de cas… C’est très sérieux comme analyse !

C’est moins rigolo de voir à quel point les destinataires de ces publicité n’ont de disponibilité que pour le « verni » des enjeux associés au Développement Durable : la réceptivité est bonne s’il y a valorisation d’un bénéfice immédiat et individuel (plage propre plutôt que mer non polluée) et surtout des messages non contraignants (faible modification des comportements induits par la présentation de cas extrèmes de mauvaises pratiques).

Après, l’objectif premier de la publicité est de vendre un produit, il est donc surement « contre-nature » de lui demander en plus de contribuer à la montée en compétence des « cibles » sur le sujet Développement Durable. C’est déjà bien que le monde de la publicité développe des compétences sur ce sujet et tente progressivement de limiter le green-washing.

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Les pistes pour améliorer l’efficacité énergétique

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 1 octobre 2011

Voici quelques mois, le ministère du Développement Durable ouvrait un chantier pour oeuvrer à l’efficacité énergétique dans les domaines industriels, des ménages et des pouvoirs publics.

Le  communiqué de presse en question est intéressant car il préfigure, au moins partiellement, des futures dispositions que nous retrouverons opérationnellement dans les années à venir. Bien sur, il ne s’agit que de pistes de travail, aucunement financées à ce stade… Zoomons sur le volet industriel.

Mise en perspective : l’industrie française représente 21 % de la consommation d’énergie du territoire et 20% des rejets de gaz à effet de serre. L’Europe s’est engagée à augmenter de 20% son efficacité énergétique entre 2005 et 2020.

Les propositions ciblées sur les industriels :

1- inciter les entreprises à économiser l’énergie. 14 TWh d’économie seraient accessibles en agissant sur les aides aux diagnostics énergétiques, aux aides à l’investissement (…) par le biais de crédits d’impôt notamment. Il me semblait pourtant avoir compris que la chasse aux niches fiscales était ouverte…

2- inciter à la qualification des professionnels intervenant dans le cadre d’aides publiques. La création d’une qualification « recommandée par le Grenelle de l’Environnement » me laisse assez dubitatif… A suivre.

3- développer les contrats de performance énergétique.

4- mettre en place un site internet avec des informations dédiées aux entreprises. Super, avec ça on va surement changer les choses…

5- rendre obligatoire l’extinction des enseignes lumineuses de minuit à 6h. Le potentiel d’économie est de 1,1 TWh… du bon sens qui ne fait de mal à personne…

6- rendre efficiente l’utilisation de l’argent issue des livrets Dévelloppement Durable. Seulement 3% de cette « mine » (100 milliard d’Euros quand même) est utilisée pour financer des travaux d’économie d’énergie. Je me demande à quoi est utilisé cet argent aujourd’hui…

D’autres mesures pourraient toucher indirectement certains industriels, comme le fait d’accentuer encore l’exemplarité de l’acheteur « Etat »; bonus malus sur les équipements des ménages…

Le communiqué de presse se termine par un intéressant comparatif des actions engagées chez certains de nos voisins. A lire.

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Idée reçue N°4 : le Bonus Malus a fait diminuer l’impact carbone de la flotte auto

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 septembre 2011

On dit souvent qu’il ne faut jamais amener une mauvaise nouvelle sans une bonne. Ca passe mieux…

Idée reçue N°4 : le Bonus Malus a fait diminuer l'impact carbone de la flotte auto dans ACTUALITE etiquette-energie-voiture

Donc avant de contrer une nouvelle idée reçue, j’ai trouvé de quoi se réjouir dans l’actualité du jour.

En effet, il ressort d’une étude privée que les véhicules professionnels sont de moins en moins émissifs (selon la branche Service Transport de General Electric qui gère quand même 250 000 véhicules). 7% de gains en 2 ans ! La où c’est moins joyeux, c’est que la moyenne des émissions est rapportée à 141 g de CO2 au km (à la place de 152). On a encore de la marge. Les enjeux économiques sont significatifs en période de crise : ils sont estimés à 162 € par an et par véhicule. J’ai appris à l’occasion de cet article que les coûts pour une entreprise associés à l’utilisation d’un véhicule étaient pour 21 % dédiés au carburant.  Lien article complet.

Ma joie s’étouffe à ma seconde lecture du soir. L’INSEE vient de mettre en ligne un document de travail (lien) remettant en cause l’efficacité du Bonus Malus sur l’achat de véhicules automobiles neufs. L’impact serait, selon le calcul des statisticiens, négatif ! et même estimés à une augmentation des 50 000 Tonnes Eq CO2 / trimestre sur le court terme. Glop !

Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord le fameux « effet rebond » (que je présente dans un post récent), a fonctionné à plein. De nouveaux « utilisateurs » ont profité de l’effet d’aubaine (augmentation du nombre de voitures vendues) et les utilisateurs ont profité de leurs véhicules « basse consommation » pour rouler plus !

Horreur, malheur, cette mesure « Grenello emblématique » n’aurait été en fait qu’un coup de pouce à l’industrie automobile pour vider les stocks…

La bonne nouvelle est la reconnaissance de l’efficacité du dispositif (les acheteurs sont réceptifs à l’effet bonus – malus)… si on positionne les seuils plus intelligemment ! Rappelons qu’en parralèlle la Cours de Compte à mis en évidence le manque de rentabilité de l’opération…

et puis l’objectif de départ n’était pas de faire vendre plus de véhicules mais de diminuer les émissions de CO2…

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