L’agro-écologie « en vrai » au Gaec URSULE, Chantonnay (85)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 mai 2016

J’habite à la campagne.

Je vois ces jours-ci, dans le champ derrière la maison, les rampes de pulvérisateurs qui déversent régulièrement leurs traitements phytosanitaires. Parfois, je râle : « il y a beaucoup de vent là, il abuse !« . J’oublie… Je visionne ça (LIEN) et me dis qu’il y a un soucis que notre génération doit accepter de prendre en compte… Je passe à autre chose… Une partie de mon cerveau doit se dire « la technique n’est pas encore disponible pour faire autrement, les évolutions sont en route… C’est ainsi pour le moment« …

Et puis, aujourd’hui, dans le cadre du programme « Révolution Alimentaire » du Comité 21, j’ai eu la chance de voir, ailleurs que sur des plaquettes du ministère de l’Agriculture (lien), ce qu’est l’Agro-écologie « en vrai », sur le terrain. C’était à 10 km de chez moi, au Gaec URSULE et ça m’a redonné confiance dans notre capacité à faire « autrement ».

CaptureCe post n’est pas un compte-rendu, mais plutôt une sélection d’idées maitresses que je retiens de cette matinée, regroupées autour de quelques mots entendus de la bouche de notre hôte.

« Durable avant d’être Bio »

C’est une des premières phrases de Jacques Morineau qui nous accueillait sur sa ferme. Elle me semble bien traduire ce que j’ai ressenti : comme un engagement partagé des associés, dès la première heure : dernier insecticide de sol en 1988, traitements sélectifs (« à vue ») dès 1990, 0 intrant chimique dès 1996 !

Ici comme ailleurs chez d’autres précurseurs, il y a une forme de leadership assumé pour s’engager sur un chemin différent de la voie de production « conventionnelle ». Un jour, la finalité affichée de l’entreprise est devenue « l’autonomie productive ». Comme ça…

[Il faudra faire une thèse un jour sur ce moment où tout bascule et ou certains changent l’ordre établi des choses. Elle vient d’où cette énergie ?]

Loi de la « Biodiversité maximale »

110 vaches, des poulets élevés en plein air, 33 espèces végétales cultivées sur 170 ha, 110 ha en herbe (la prairie a ici autant, voir plus, d’attention que les cultures).

La ferme est un concentré de diversité. Un pied de nez à la spécialisation agricole. Il ne s’agit pas d’un choix arbitraire mais pour notre hôte, une condition de réussite dans la voie de l’indépendance en intrants chimiques. Varier les variétés ne suffit cependant pas. Pour réussir à mettre en œuvre ce système intelligent, il faut la jouer subtile. Comprendre les atouts de chaque culture pour « lutter » stratégiquement contre les ennemis naturels, anticiper les périodes de rotation en pluriannuel, avoir une approche globale, holistique, être à l’écoute au quotidien de la météo, de l’état des cultures… J’ai eu l’impression d’observer un joueur d’échec, trop fier du dernier coup qu’il a produit la veille.

« Un parcours gastronomique pour coccinelles »

La « Biodiversité maximale » concerne aussi les petites bêtes alliées de notre éleveur-cultivateur. Tout est pensé pour que le cycle de vie et de développement des auxiliaires de cultures soient en phase avec la « protection » des cultures. Notamment; des haies bocagères entourent les parcelles de la ferme, ainsi les coccinelles peuvent loger confortablement tous l’hiver. Surtout, là où en culture conventionnelle, le traitement chimique va tuer pucerons et coccinelles et laisser un vide de vie temporaire, que se chargeront bien vite de combler de nouveaux pucerons avec une force décuplée (car sans prédateurs ! cqfd), au Gaec URSULE, les coccinelles sont toujours là.

La philosophie est intéressante : ici on travaille pour nourrir le sol (et la vie du sol) qui nourrit la plante plutôt que pour nourrir la plante avec des intrants chimiques au fil de sa croissance. C’est un gage de résistance durable des cultures.

Un système de production efficace

Je n’ai pas vu ce matin un modèle de production théorique et utopique. Le système est efficace. Les rendements sont parfois meilleurs que les systèmes traditionnels mais surtout, ils sont envisagés de manière globale et non culture par culture. Exemple : en cultivant des associations de culture, par exemple Pois/Orge, le rendement en pois est équivalent au conventionnel. La production d’orge, c’est bonus !

De plus, en diversifiant les cultures, les risques climatiques et parasitaires (et de crise de filières) sont limités.

Enfin, l’exploitation est autonome (pas d’intrants chimiques, qui ont tendance à peser de plus en plus lourd dans les bilans comptables des exploitations conventionnels) et peut même se permettre de vendre des protéines végétales en plus de ses bêtes !

Une remise en question permanente, une posture de « Paysan-Chercheur », un investissement énorme dans les ressources immatérielles

C’est pour moi le principal enseignement de cette matinée. Si le modèle du GAEC URSULE fonctionne, ce n’est pas grâce à l’application d’une liste de recettes permettant d’obtenir le diplôme de la parfaite petite exploitation « agro-écologiquement-conforme ». C’est bien plus compliqué : les réajustements techniques sont permanents, les anticipations sont pluriannuelles et intègrent même les effets probables du réchauffement climatique (quelle entreprise peut en dire autant ?).

Les connaissances sont mouvantes. La présence permanente d’apprentis (plutôt non issus familialement du milieu agricole) et les participations académiques de Mr  Morineau sont autant d’investissements immatériels qui permettent à ce système apprenant de fonctionner. Captivant et frustrant car ce savoir n’est pas facilement transférable.

Enfin, la posture des membres du GAEC en termes d’ouverture au changement et à l’innovation est probablement la force la plus remarquable qui laisse entrevoir de beaux jours pour URSULE. En tout cas, je leur souhaite de poursuivre sur ce chemin.

Belle journée.

Publié dans A L'OUEST, BIODIVERSITE, CAS D'ENTREPRISES, INNOVATION, SE NOURRIR..., TRANSITION | Pas de Commentaire »

Invitation soirée « Ecologie Industrielle et coopération inter-entreprise » – 14/01/2016

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 décembre 2015

Inscrivez-vous ! LIEN

 

Capture

Publié dans A L'OUEST, CAS D'ENTREPRISES, NOUVEAUX MODELES ECONOMIQUES | Pas de Commentaire »

Retour sur la rencontre « Entreprises et Biodiversité » organisée par Carbon’at

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 décembre 2015

Dans le cadre hors norme du Carré Cointreau à Angers, Carbon’at a tenu une après-midi passionnante entre acteurs économiques et acteurs non économiques sur le sujet de la Biodiversité sur le territoire. Comme le précise l’hôte du jour, Christian Lafage (Directeur Développement Durable du groupe Remy-Cointreau), le traitement du sujet biodiversité a clairement évolué ces dernières années : de l’approche militante à la l’intégration dans les réflexions sur la responsabilité sociétale des organisations. film

Parmi les nombreux contributeurs à ce moment, Patrice VALANTIN (DERVENN), a repositionné le sujet : la notion de biodiversité ne doit pas être entendue comme la « protection des espèces » mais comme la prise en compte des systèmes vivants dans leur globalité et complexité. Pas de biodiversité sans traitement des interrelations entre tous les acteurs du vivant.  Il nous a présenté une initiative intéressante : le FIPAN (fond d’intervention du patrimoine naturel) qui est introduit dans le petit film ci-contre.

Partant du constat que 92% du territoire est privé en France, l’idée est de générer des partenariats sur certains territoires (3 pour le moment) en s’associant avec un portage local (création d’une association locale) et s’appuyant sur le financement volontaire de grands comptes type EIFFAGE ou YVES ROCHER. La logique du FIPAN est de parler et travailler avec les acteurs de la santé des territoires et créer une rémunération pour ceux qui sont dans l’action. Actuellement, le FIPAN est en phase développement et le modèle éfilmconomique n’est pas encore totalement éprouvé.

Parmi les autres intervenants de cette rencontre, Laurence DEBORDE (Chambre d’agriculture 44) m’a appris tout ce que je connais aujourd’hui sur les haies bocagères ! Vraiment captivant.

Enfin, je voulais revenir sur la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) qui est aussi une compétence disponible sur notre territoire pour s’intéresser au sujet Biodiversité en entreprise. Je m’étais déjà penché sur le sujet en 2011 déjà (lien) au travers des Refuges LPO (lien). Les entreprises s’engagent à respecter une Charte (protection de l’environnement, pas d’usages chimiques…) et la LPO met à disposition une expertise pour réaliser l’état des lieux des enjeux et des actions possibles à conduire. Au-delà des entreprises, à ce jour 19.000 Refuges LPO ont été créés, regroupant 30.000 Ha !

Le plus remarquable à l’issue de ces échanges est de voir toutes les opportunités de collaboration possibles avec le monde de l’entreprise. Sortons de nos murs !

Les autres compte-rendus sont disponibles sur le blog de Carbon’at.

 

 

Publié dans A L'OUEST, BIODIVERSITE | Pas de Commentaire »

Eco-conception des logiciels : un enjeu majeur et peu connu

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 septembre 2015

Deux actualités me poussent à écrire un mot sur l’enjeu peu connu et pourtant significatif qu’est l’éco-conception des logiciels :

  • la sortie du nouvel I-Phone 6.
  • le lancement d’une opération collective d’éco-conception des logiciels le 29 septembre prochain à Nantes (inscription et détails en lien).

Le public commence à être sensibilisé à la notion d’obsolescence programmée des objets industriels (voir ou revoir cette petite vidéo sympa : lien). La loi, dite de « transition énergétique« , cite même cette notion pour punir les industriels mal-intentionnés en cas de constat de mauvaise pratique.

Cependant, peu de consommateurs du numérique, ont conscience que l’obsolescence se trouve aussi dans les logiciels. La toute nouvelle association « HOP » (Halte à l’Obsolescence Programmée), explique bien les tenants et aboutissants des enjeux sur ce lien. Extrait d’un post récent de HOP sur le sujet logiciel :

« Bien qu’ils ne s’usent pas, les logiciels sont utilisés, en moyenne, entre 2 et 5 ans[1] avant d’être remplacés par une version plus récente. Cette situation est due à la fois aux éditeurs et aux utilisateurs.Capture

Les éditeurs poursuivent deux objectifs :

  • réduire leurs coûts en limitant le nombre de versions à maintenir ;
  • vendre le plus possible de licences.

Il est donc logique qu’ils poussent le grand public comme les entreprises à utiliser systématiquement la dernière version de leur logiciel.

La plupart du temps, l’argument de la nouveauté suffit à séduire les utilisateurs qui « exigent » alors la dernière version du logiciel, souvent sans trop savoir pourquoi et sans mesurer l’impact environnemental associé.

Lorsque l’attrait de la nouveauté n’est pas suffisant, les éditeurs utilisent les leviers traditionnels de l’obsolescence programmée. »

Ce type de pratique est à positionner dans le contexte de la croissance des usages du numérique. Aujourd’hui les américains passeraient plus de temps sur les applications que devant la télévision. Selon l’université de Dresde, en 2030, l’internet consommera autant d’énergie que toute l’humanité en 2008.

L’application des logiques de l’Eco-conception au monde des logiciels est devenu une nécessité. Il est possible aujourd’hui de faire des applications moins gourmandes et donc moins coûteuses dans le datacenter. Mais qui s’en intéresse ?

L’initiative engagée par l’ADEME, ADN OUEST, KALITERRE est à ce titre ultra-pertinent. Il faut maintenant que des entreprises du numérique postulent et montent en compétence sur ce sujet. Les candidatures sont ouvertes, faites suivre l’information : lien.

Capture

Publié dans A L'OUEST, DEFINITION, SAVE THE DATE | Pas de Commentaire »

Retour sur l’après-midi CERA du 29/5 « Réindustrialiser la France »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 1 juin 2015

Il se passe des choses en Vendée en mesure de rendre moins bête.

CaptureLe CERA (Centre d’Échange et de Réflexion pour l’Avenir :lien) invitait le 29 mai dernier aux Herbiers le chercheur André-Yves Portnoff, pour partager ses visions de la « réindustrialisation de la France ». Capture

André-Yves Portnoff est prospectiviste et dirige l’observatoire de la rénovation de l’intelligence et collabore avec l’excellente revue Futurible (lien). Le métier de « prospectiviste » m’intrigue. Il m’évoque des experts réalisant une lecture de l’avenir sur la base du présent et des possibles à-venir selon des méthodes un peu obscures et impénétrables pour les extérieurs dont je fais parti. Pour Mr Portnoff, la prospective est de « l’anti-fatalisme » et il précise que « l’avenir n’est pas écrit » (qui aurait cru qu’une lagune nauséabonde deviendrait le siège du plus grand port commercial du monde pendant des décennies ? Et pourtant Venise fut).

La prospective, ça m’évoque aussi ça (lien) et Jeremy Rifkin (que l’expert du jour ne semble pas apprécier des masses).

 

Synthèse arbitraire et totalement subjective de ce bon moment passé avec ce savant, pas fou du tout :

  • Le premier message est le constat de la déshumanisation de l’entreprise. L’homme est moins respecté dans l’entreprise, l’actionnaire distant a pris la main, financiarisant ainsi la mission de l’entreprise, la dictature du court terme nous oppresse. Ceci se rapproche des préceptes de l’entreprise libérée (lien). Il y a un truc dans l’air en ce moment sur ces sujets. Je partage bien sur.
  • Le second message est que tout est possible. Il ne faut pas accepter les freins posés sur le chemin des innovateurs, et pourtant ces dernières années, tout semble avoir été fait pour détruire l’industrie en Europe. Le cas d’école est celui d’Alcatel qui s’est « donné 18 mois pour devenir une entreprise sans usine » (dixit le « super » patron du moment – 2001). Le jour où l’entreprise la plus compétente de son secteur a fait disparaitre ses compétences.
  • Le troisième est le message 1 + le message 2 = encourageons la mise en place d’un capitalisme de Long terme, s’appuyant notamment sur le capital immatériel des entreprises. La quête de l’alchimie parfaite a été illustrée sur plusieurs exemples pour démontrer la faisabilité d’atteindre un tel Grale. Je vous livre la formule magique livrée par le grand sage ? La voici :

SAVOIR FAIRE(compétences) + VOULOIR FAIRE(motivation) + INTERACTIONS  HUMAINES = CRÉATION DE VALEURS

 

Bon, si je me permets une approche un peu plus critique de cette conférence, voici ce que j’en dirai.

Les limites physiques de notre Monde n’ont pas été abordées. J’ai ressenti une certaine sérénité du prospectiviste dans la capacité de notre développement humain à poursuivre sa course folle à l’extraction des matières les plus rares et les émissions de polluants de toute sorte. Ce n’est pas un sujet. Les externalités négatives de nos activités n’ont été abordées que sous l’angle de l’Homme Fabricant et celui de l’Homme Consommateur. J’ai trouvé qu’il manquait l’Homme Habitant.

Je regrette aussi un peu que l’innovation non technologique n’ait pas été plus mise en lumière. En quoi l’économie de fonctionnalité par exemple (lien) est-il un avenir possible pour les industries ? en quoi la production de ValeurS peut-elle s’envisager différemment dans un monde contraint par sa taille et la disponibilité de ses ressources ? en quoi la question de la prospérité économique sans croissance est elle envisageable ? l’industrie de demain n’est-elle que celle d’hier avec des idées neuves en plus ?

Bref, voici quelques frustrations résumées, qui ne doivent pas cacher la satisfaction intellectuelle à écouter une personne si riche d’expériences.

Publié dans A L'OUEST, INNOVATION | Pas de Commentaire »

Les candidatures à la session 2015-2016 du Collège des transitions sociétales sont ouvertes !

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 avril 2015

Capture

Publié dans A L'OUEST, TRANSITION | Pas de Commentaire »

Retour sur la soirée du BIG BANG DES POSSIBLES

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 19 mars 2015

Le 17 mars, le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) d’Angers à frappé très fort en organisant à TrélazéIMG_0293 une soirée « Big Bang des Possibles » en présence d’Hubert Reeves notamment.

Plus de 2000 personnes ont pu écouter Hubert Reeves, sage parmi les sages (lien vers mon commentaire sur son dernier livre), nous expliquer la « Belle Histoire » ayant permis notre apparition improbable, poussière d’étoile que nous sommes…

Il nous a expliqué aussi comment notre « intelligence », qui nous élevé au rang d’espèce dominatrice et a permis notre développement, est devenue aujourd’hui notre plus grand risque à gérer. 

Hubert Reeves peine à être optimiste:

« Nous menons une guerre contre la Nature et si nous gagnons nous sommes perdus« .

Il constate seulement que deux forces sont grandissantes : une force destructrice / conservatrice et une force réparatrice / ouverte au changement des règles.

Comment se fait il que nous ne prenions pas plus en compte les inquiétudes d’un tel personnage, concentré de savoir ? Mystère…

La soirée a vu passer bien d’autres personnalités, dont un certain nombre d’entrepreneurs attelés au changement des règles. Réjouissant… Bien que encore  minoritaires mais ils tracent des chemins à suivre. Nous ne pouvons faire que ce qui est en notre pouvoir, faisons le déjà. Bravo à Interface; Maxime de Rostolan …

Et mention spéciale à l’animation de la soirée par Calixte de Nigremont, d’une justesse dans son humour et son improvisation exceptionnelle.

Rire … ET prendre conscience. Il aIMG_0285 mis un peu de miel autour des messages un peu « durs à avaler » dispensés lors de cette soirée.

Merci à lui.

Je terminerai par un mot sur l’intervention de Yannick Roudaut (lien vers mon commentaire de sa « Nouvelle Controverse ») qui nous pousse à une ambition bien plus grande que les simples ajustements du modèle existant. Nous sommes au Moyen Age et la Renaissance, c’est maintenant ! Soyons-en acteurs.

« Tout comme l’esclavage, nous devons abolir la pollution pour que le ciel deviennent définitivement bleu et que l’humanité puisse renaitre »

En ce lendemain de record de pollution atmosphérique à Paris (ville la plus polluée du monde pendant quelques heures!), cette phrase tombe à pic (de pollution), non ?

Merci enfin aux dirigeants du CJD d’organiser ce type de moments d’échanges de savoir, des les rendre publiques et surtout d’inscrire dans ses gènes « l’économie au service de l’Homme ». Une promesse de prise en compte des messages diffusés le 17/3. Bravo le CJD !

Au fait; la conférence peut-être visionnée en cliquant ici :

Capture

Publié dans A L'OUEST | 1 Commentaire »

Retour sur l’après-midi : « Biodiversité : de l’obligation à l’opportunité pour les entreprises »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 février 2015

J’ai participé cet après-midi à un moment « Biodiversité et entreprises » offert par la CCI du Maine-et-Loire, inscrite dans le cadre du « Tour de France de la Biodiversité » porté par les CCI et le ministère du Développement Durable.

Plusieurs entrées dans cette après-midi : réglementaire, institutionnelle, témoignages.Capture

La réglementation

Notre dernière Loi qui causait « Biodiversité » (en fait on parlait de Nature) date de 1976. J’avais donc 1 an. Nos très éclairés dirigeants se sont dit qu’il était temps de mettre ce texte ancestral au goût du jour. Le projet de Loi devrait être discuté à l’Assemblée Nationale dès mars 2015. A venir probablement, la création d’un Comité national de la Biodiversité, des Comités régionaux qui remplaceront les « Trames Vertes et Bleues » (www.tramevertetbleue.fr ) chapeautés d’une Agence Nationale de la Biodiversité qui serait parrainée (et non « présidée » comme écrit précédemment) par Hubert Reeves (post précédent sur son dernier ouvrage). S’il est confirmé à ce poste, je n’ai aucun doute sur le fait qu’il saura donner de l’ambition au fonctionnement de cette Agence.

Le projet de loi est en ligne : lien.

Parmi les dispositions réglementaires déjà en place, CDC Biodiversité (opérateur privé de 30 personnes, filiale de la Caisse des dépôts) a présenté le principe de la compensation écologique, qui a vu le jour avec le Grenelle de l’Environnement et se trouve depuis applicable à tout les travaux d’ampleurs nécessitant la réalisation d’études d’impacts.

La « compensation », ce n’est rien d’autre que l’application du principe « pollueur – payeur » d’un point de vue écologique. Il est ainsi demandé aux maitres d’ouvrage de rechercher l’absence de « perte nette de biodiversité » à l’échelle de chaque projet. Pour se faire, la logique réglementaire se décompose en 3 temps :

1-EVITER =>  2-REDUIRE => 3-COMPENSER

Pour illustrer l’application de la compensation, l’expert a cité le cas de l’autoroute A65 (1ère autoroute construite après le Grenelle de l’Environnement). Dans son cas, les mesures compensatoires ont coûté 2% du prix global du projet et la surface concernée pour la compensation dépasse les 1400 ha.

 

Institutionnels

Une reCaptureprésentante du Ministère du Développement Durable a présenté deux points (en tout cas, j’en ai retenu deux…).  

 1- un outil (EBEvie) qui est en ligne sur le site du Ministère (lien) pour permettre aux entreprises d’évaluer l’interdépendance des entreprises vis-à-vis de la biodiversité. Comme je n’ai pas vu la mécanique, je n’ai pas d’avis. Pour l’utiliser, c’est gratuit, il faut seulement s’identifier. Le Ministère cherche des « motivés ».

 2- un dispositif de reconnaissance  « Prix Entreprises et Environnement » a ouvert ses inscriptions pour les candidats. Voici la vidéo du dernier gagnant du volet « Biodiversité » (lien sur l’image) :

Capture

Témoignages

  • APITERRA : entreprise mettant en place des ruches en entreprises. L’intéressant est le volet participatif induit par la démarche : on sensibilise à l’enjeu par l’action. Bonne idée. =>  lien
  • EDELWEISS : un paysagiste qui propose une fonctionnalité « originale » : entretien d’espaces verts par des animaux pour la tonte (150 moutons / 200ha en gestion « tonte douce) => lien
  • CPIE LOIRE ANJOU : présentation des collaborations entre l’association et les entreprises (carrières notamment). Démonstration que l’on peut faire des choses bien avec les activités économiques sur le sujet « biodiversité » => lien
  • Mais aussi ANGERS LOIRE METROPOLE, ITENCIA, PARC NATUREL REGIONAL local.

 

Conclusions

L’action du domaine économique sur le sujet « Biodiversité » est de plus en plus opérationnelle. Les compétences augmentent. Cela reste cependant un sujet difficile d’accès car il demande une expertise bien plus forte qu’une approche « bilan carbone » par exemple ou la vulgarisation et la simplification sont la règle. La connaissance de la vie est plus complexe (même sur une petite surface) et les nouvelles règles du jeu réglementaires notamment ne sont pas encore facilement conciliables avec une logique purement industrielle. Pourtant, comme l’a dit un intervenant ce jour, « on ne détruirait pas le château de Versailles pour y faire passer une autoroute. Pourquoi donc notre patrimoine naturel aurait-il moins de valeur que notre patrimoine culturel ?« 

Pour terminer la page « Biodiversité », je vous recommande de consulter ces belles photos de « très vieux » arbres (lien) et partage avec vous ma tristesse de ne pas voir nos sénateurs prendre au sérieux la santé de nos abeilles (lien).

 

Publié dans A L'OUEST, BIODIVERSITE | 1 Commentaire »

L’Ecolo-buissonière : comment change-t-on de modèle économique ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 janvier 2015

Pour la première fois de ma vie, j’étais l’invité d’une émission de radio pour parler d’un sujet passionnant : lien

Capture

Publié dans A L'OUEST, CHRONIQUES ECOLO-BUISSONIERE, NOUVEAUX MODELES ECONOMIQUES | Pas de Commentaire »

Save the date : 4 juin 2015 / Prospérité sans croissance : possible, souhaitable, utopique ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 13 janvier 2015

Image1

Publié dans A L'OUEST, SAVE THE DATE, TRANSITION | 1 Commentaire »

12345...10
 

vagno |
Fin de séjour à Amnesia |
nkoloboudou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.motamotadomicile.fr
| TOUJOURS MASI MANIMBA
| Du lien social