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Lu : Jamais seul (ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations) de Marc-André Selosse

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 août 2018

Au milieu des romans policiers et des ouvrages de sciences-fictions qui ont accompagné mon été 2018, un ouvrage m’a marqué pour son originalité, son expertise et son approche « décalée ». Je parle ici de JAMAIS SEUL- Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations de Marc-André SELOSSE.DkyQJzFWsAEL2Ex.jpg large

Voici donc un livre extrêmement riche en savoir qui vous fera considérer le monde des « microbes » sous un jour nouveau, ouvrant la porte à la compréhension du rôle de ce « petit » monde, bien au delà du regard « pathologique » que nous lui portons souvent exclusivement. « Lave toi les mains !« 

Voici un livre illustrant comment les partenariats au sein des organisations vivantes – symbioses et bien plus – nous ont construits et font ce que nous sommes, font ce que sont les arbres sont, font ce que les animaux sont, font ce que les fromages sont, font ce que les civilisations sont… Brefs, que nous l’acceptions ou pas, nous sommes liés à ce monde microscopique.

Voici un livre qui vous aidera à lire l’invisible au travers de nombreuses histoires micro et macro-biologiques qu’on a envie de raconter autour de soit. Pour briller en société, lisez cet ouvrage !

 ****

Ceci étant dit, je me sens bien en difficulté de résumer l’ouvrage, tant il est riche et complet (parfois complexe pour le lecteur peu cultivé que je suis). Faute de le résumer donc, je vais partager, deux souvenirs anecdotiques de lecture en espérant que chacun ira y chercher sa propre inspiration.

  • la vache n’est pas herbivore !

Parmi les jolies histoires racontées ici, je suis heureux d’avoir appris que les vaches ne sont pas des herbivores. Mince ! Je suis ingénieur des industries alimentaires et personne ne m’avait appris ça ! Ces animaux placides qui passent leur temps à brouter et à mâchouiller; de manière fort sobre en énergie (pas de chasse ou de recherche de nourriture) ; et bien, ces animaux se nourrissent des micro-organismes qu’elles « élèvent » dans leur rumen (et qui eux se nourrissent de l’herbe ingérée par leur hôte). Le micro-organisme n’est pas viable hors du rumen de la vache et la vache ne sait pas se nourrir sans ses hôtes.

  • « la faim rassemble, tandis que l’abondance disloque la symbiose »

Les plus grandes réussites en matières de symbiose se produisent quand les milieux sont pauvres, quand on a besoin de mettre en commun ses spécificités pour l’intérêt commun. Quoi de mieux pour une plante de démultiplier le pouvoir d’absorption / captation de ses racines grâce aux filaments de champignons. Chaque centimètre cube de sol contiendrait entre 100 et 1000 mètres d’hyphes de champignons mycorhiziens connectés aux racines des plantes ! La recherche de nutriments est optimisée.

Par contre si comme dans l’agriculture « moderne », on enrichit le sol à l’extrême, les plantes peuvent survivre sans les mycorhizes ou nodosités de leurs vieux alliés. Toutes les « compétences » de collaboration plantes / champignon, acquises au cours des 400 millions d’années antérieures sont en partie détruites.

Extrapolons. Cette nécessité de la « crise des ressources » pour collaborer me permet une légère digression dans « mon » univers. Je me demande toujours pourquoi si peu d’entreprises actionnent le levier « écologie industrielle » / « partenariats de proximité ». La réponse est peut-être que dans notre monde, au moins économiquement, l’accès au ressources est encore trop facile. Les collaborations ne pourront se faire que dans un monde plus contraint. 

***

Conclusion : « les microbes sont nos amis, il faut les aimer aussi…« 

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