Chronique Ecolo-Buissonnière : « Biais de confirmation et autres sussucres »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 28 janvier 2017

et hop, une chronique de plus, avec les liens et références… L’émission est à écouter ICI

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D’habitude j’essaye de produire une chronique en lien avec le thème traité. D’habitude seulement car ce coup-ci je n’ai pas su écrire une chronique sur les atlantpotes de Marie.

Non que les angles manquaient :

  • parler d’esprit initiative et entrepreneuriat dans le contexte pessimisto-attentiste qui caractérise notre époque n’aurait pas manquait de sel.
  • Chacun des projets en eux même auraient méritait un traitement spécifique.

 … mais comment dire….  l’entité « Inspiration » qui partage très épisodiquement ma vie, a ses règles de fonctionnement propres qu’il convient de respecter. Nous avons donc, tout deux (moi et mon inspiration capricieuse), décidé de vous parler d’un bruit de fond qui nous ont marqué ces dernières semaines. Et non, il ne s’agit pas de parler du leader bipolaire de notre monde multipolaire… (encore que…).

Bref, on va vous causer de notre relation au web qui a changé nos comportements en très peu de temps. Je vous l’explique façon puzzle.

Et c’est sourcé !

  • THE ATLANTIC – décembre 2016 (article capté via Courrier International). Le titre : LA SILICON VALLEY PIRATE NOS ESPRITS a retenu notre attention LIEN. Le peach est le suivant : « Les géants du numérique nous asservissent à nos smartphones comme l’industrie agroalimentaire nous rend accros à la malbouffe, assure Tristan Harris. Cet ancien “philosophe produit” de Google qui souhaite labelliser les applis “éthiques”. Je vous la fait courte : le Tristan en question pense que nous sommes faibles et susceptibles de perdre notre temps sur des applications sans sens. Le produit dicte l’usage et les appli seraient conçues pour rendre les consommateurs addicts (le modèle économique reposant le plus souvent une exposition la plus longue possible aux pubs en tout genre). J’ai adoré l’explication sociologique de l’existence des « like » et autre « j’aime » : c’est de la pure technique addictive. Entendez bien, cérébralement, notre satisfaction à la notification est la même que celle de Médore qui reçoit son sussucre. Je le savais mais le lire me renvois une sale image de ma personne. J’ai donc besoin de la reconnaissance d’un algorithme pour être heureux !!! Ce qui me pousse à vos poser la question suivante : Serons-nous moins faibles en le sachant ? Rien n’est moins sûr. Voilà pour la première pièce.

 

  • La seconde pièce de mon puzzle virtuel me parrait encore plus intéressante. La, on cause de nos pratiques sur les « réseaux sociaux » (le petit oiseau bleu en ce qui me concerne). Connaissez-vous le biais de confirmation ? Je sorts ça d’un article de Nicolas Gauvrit (LIEN) qui m’a ouvert les yeux sur une mauvaise pratique que je soupçonnais ici aussi sans en connaitre le nom. Le biais de confirmation. Nous croyons qu’internet nous offre un accès à la connaissance universelle et à l’expression des points de vue ? On l’utilise comme principale source d’information. Et pourtant… Nous n’utiliserions ce formidable outil que pour confirmer des opinions déjà forgées. Réfléchissez y. Vous suivez, comme moi, des gens qui penses comme vous. Vous orientez vos recherches en fonction de votre position / point de vue. Combien de fois avez-vous changez d’avis sur un sujet en consultant votre « réseau » ?

Nicolas Gauvrit : « Si on n’y prend garde, et si l’on suit notre tendance bien humaine à confirmer nos croyances plutôt qu’à les tester, on s’expose à mal chercher, à ne prendre en compte, notamment sur les réseaux sociaux, que l’opinion d’individus partageant nos convictions – quand bien même elles seraient fausses. »

Cet article explique pour moi, en partie, la monté en puissance des « fausses informations » (hoax – fake news) qui ont largement orientées les décisions populaires récentes : Brexit et autre TrumpIn. Le mensonge, presque assumé par ses auteurs, devient une vérité comme une autre. « je te mens mais j’ai raison ». La conviction et la croyance prennent le pas sur le fait opposable.

Que faire ? Alors j’ai essayé de m’abonner sous twitter au compte du Comité Trump France (si si, ça existe), pour voir…  Bon là je suis allé trop loin, ma mâchoire a heurté violemment le sol à la lecture.  La réponse est probablement plus dans la consultation d’une presse hétérogène, sourcée et accepter de se faire un peu bousculer parfois par des opinons divergentes…  J’aime pour ceci Courrier International ou les décodeurs (@decodeurs).

 

J’en profite pour vous dire que TERRA-ECO tente une renaissance et que ça vaut le coup de les soutenir car il regarde les choses sous un angle original et il me manque. Ça se passe ICI.

 

Pour conclure mon puzzle à 2 pièces : Edgar Morin a dit récemment sur Twitter : « Le progrès n’est pas forcement progressiste ».

Internet n’est ni bon ni mauvais, par contre notre usage peut l’être.

 

A nous de vivre au mieux avec ça.

Bonne journée

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