La consommation change… peut-être ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 juillet 2015

Les jours où je suis de bonne humeur (genre à la veille des congés), je me dis que le monde change dans le bon sens. Un petit post optimiste donc.

En introduction de ma bafouille : Lino Ventura dans ce cours extrait vidéo nous explique que « la société de consommation, c’est foutu!« (lien). Ceci tendrait à prouver que si changement il y a, il se met en place sur un temps long, quelques décennies s’étant déjà écoulées entre ce film et 2015. Capture

Nous posséderions aujourd’hui 15 fois plus d’objets que nos grand-parents ! Les impasses environnementales et sociales qui en découlent sont de plus en plus partagées et pour y répondre de nouveaux modes de consommation apparaissent. L’enjeu des différentes économies émergentes (fonctionnalité, partage, circulaire) est notamment de penser USAGE plutôt que PROPRIÉTÉ, comme expliqué simplement dans cette vidéo de l’ADEME (lien).

Plus concrètement, fleurissent sur internet des offres de services inimaginables il y a encore quelques mois : Les Échos.fr présentaient il y a peu l’apparition d’une entreprise proposant un système de location de Smartphone (lien), la société BOULANGER a développé une plateforme de location de matériel Hi-fi vidéo image (Lokeo – lien). Il est maintenant possible de consommer l’usage de sa télévision sans en être propriétaire.

Au delà de la location, des modèles proposant de véritables économies de la fonctionnalité trouvent progressivement leur place (incluant bien d’autres services que l’usage locatif – cf lien). L’exemple de Clarlight est à ce titre intéressant (lien).

La question est maintenant de savoir si tout cela est vraiment bon pour notre système Terre qui a bien besoin d’une perspective positive pour répondre à tous ses maux.

On peut considérer qu’il ne s’agit là que d’une modalité supplémentaire d’attirer le chaland et de faire consommer encore plus des personnes qui n’auraient pas eu les moyens d’acheter ! Ce qui au final ne résout rien aux enjeux quantitatifs (épuisement des matières, augmentation des déchets…), voir, dans le pire des cas, les amplifie.

On peut aussi voir les choses de la manière suivante :

1- en changeant les mentalités des consommateurs que nous sommes et en orientant nos habitudes vers l’ »usage » plutôt que « l’avoir », notre appétence à la possession va diminuer. Notre relation aux choses iraient diminuant et notre « plaisir » se trouverait à terme ailleurs que dans l’acte d’achat. Qu’est ce qu’une bonne affaire au bout du compte ?

2- effet indirect au système, les entreprises doivent sortir du « prix le plus bas » pour augmenter la durée de vie de leurs produits car restant propriétaire de ces derniers, ce sera trop couteux de renouveler / réparer… Les produits doivent ici obligatoirement être qualitatifs. On fait alors de la croissance « positive » car, créer de la valeur n’est alors plus systématiquement associé à l’augmentation quantitative de biens vendus, la marge se fait sur les services. On optimise le ratio valeur économique / dommages environnementaux. C’est bon pour la planète et on rêve de réconcilier « croissants » et « décroissants ».

 

La phrase d’Épictète « Heureux celui qui ne pleure pas sur ce qu’il n’a pas, mais se rejouit de ce qu’il a » peut éventuellement être « updatée » en « Heureux celui qui ne pleure pas sur ce qu’il n’a pas, mais se réjouit de ce dont il a l’usage« 

PS : laissez moi rêver

 

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