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Imprimante 3D : composante de la troisième révolution industrielle ou fabrique à gadgets ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 14 décembre 2012

Jeremy Rifkin fait régulièrement référence à l’émergence de la technologie de l’imprimante 3D dans l’ensemble des éléments qu’il pense contributeurs à l’émergence de la troisième révolution industrielle tant espérée. « The Economist » estime que le potentiel de changement est énorme : « L’impression 3D apportera « un changement technologique si profond que l’économie industrielle sera ‘réinitialisée’ ». C’est une « troisième révolution industrielle« . Rien que ça ! Illusion d’optique ou vraie perspective d’avenir ?

L’objet en question, l’imprimante 3D, prend la forme d’un gros cube. Elle peut peser entre 1 tonne pour la version industrielle et 15 kg pour les plus petits modèles. Asservi à un ordinateur et un programme de conception 3D, la machine peut dès aujourd’hui produire tout sorte d’objets qui ne servent pour le moment, il faut bien l’admettre,  à pas grand chose. La matière travaillée est pour l’essentiel aujourd’hui le plastique.

Les intérêts de la chose sont potentiellement multiples : individualisation à l’extrême, indépendance totale vis à vis d’une chaine de production – commercialisation souvent très longue, re-localisation de la fabrication des « babioles » en question (aux US, il semble que l’argument soit essentiellement de rapatrier la production à la maison, tant pis pour les chinois !)…

D’un point de vue professionnel, l’outil semble adapté à la production d’objets mono-composants comme les prothèses auditives, implants orthopédiques, couronnes dentaires… Il ne serait pas surprenant que dans très peu de temps les industriels disposent dans leur labo d’une petite imprimante 3D pour quelques usages du quotidien. Ainsi l’entreprise s’affranchit de la dépendance d’un maillon externe pour certains usages ciblés.


Imprimante Replicator 2 de MakerBot

Personnellement, si j’ai bien compris, la vision de la « révolution » pour « The Economist« , ce n’est pas celle de J. Rifkin. En effet, je partage l’excitation et l’intérêt pour cette technologie si elle s’intègre dans un ensemble plus vaste de changement de paradigme sur durée de vie de nos produits de consommation par exemple. En effet, si demain on peut demander à son artisan de réparer plus facilement notre matériel ménager grâce à une imprimante 3D qui sera capable « d’imprimer » la pièce cassée, c’est « bingo » ! On s’outille pour le nouveau monde et je suis un homme heureux. Si on se contente de donner à tout un chacun un jouet de plus pour produire à loisir des babioles en plastique qui ne servent à rien mais qui ont pour seul argument d’être « faites maison », je ne vois pas l’intérêt. On reste dans l’innovation marketing sans vision. C’est mon avis.


- lien vers un petit film de démonstration

- lien vers le site d’une entreprise française développant son business sur le sujet : Sculpteo

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