Entropie trop ignorée

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 5 septembre 2012

A deux reprises dans ma semaine, le mot « Entropie » s’est insinué dans mes pensées :

=> lors de la lecture en cours de l’ouvrage « Une nouvelle conscience pour un monde en crise : vers une civilisation de l’empathie » de J.Rifkin que je commenterai prochainement (lorsque j’aurai démêlé l’énorme pelote de connaissances et de prospectives qu’il contient) dont j’ai repris quelques éléments ci-dessous

=> dans le dernier post désespéré de Oilman à ne pas manquer dont je tire une citation ci-dessous.

Je crois donc qu’il est nécessaire de contribuer à la réparation de l’injustice qu’est l’ignorance partagée sur cette loi majeure de la thermodynamique. Une vérité qui dérange en quelque sorte…

Entropie trop ignorée dans DEFINITION recyclage

Les deux premières lois de la thermodynamiques décrivent la vérité absolue suivante : « l’énergie totale de l’Univers est constante et l’entropie totale s’accroit continuellement« . L’énergie ne peut être ni créée, ni détruite… mais elle change de forme continuellement et (malheureusement pour nous) toujours d’un état « disponible » vers un état « indisponible ». L’énergie libérée lors de la combustion du morceau de charbon ne sera jamais restituée. Cette perte d’énergie utilisable se nomme Entropie. 

Pourtant nos sociétés s’organisent en convertissant de manière permanente l’énergie disponible qu’elles tirent des ressources naturelles en énergie utile (à nos voitures, nos maisons, nos productions d’écrans plats…). Et quand on commence à ressentir la fragilité des ressources qui nous permettent de maintenir notre système à flot, le carburant augmente, les précaires énergétiques se multiplient…

Ce qui faisait dire à l’économiste Nicholas Georgescu-Roegen en 1971 :

« Chaque fois que nous produisons une voiture, nous détruisons irrévocablement une quantité basse entropie [ie. d'énergie utile impossible à reconstituer] qui, autrement, pourrait être utilisée pour fabriquer une charrue ou une bêche. En d’autres termes, chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies humaines à venir.« 

Tout est écrit dans la thermodynamique… ça donne pas de solution à nos urgents problèmes sociétaux, mais c’est « une » vérité à ne pas ignorée…

 

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