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Une expérience à partager : le quota carbone individuel

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 7 juillet 2012

Je me suis récemment inscrit à la Newsletter de « l’Usine à GES » et j’en suis bien heureux… Au point de repomper quasi littéralement ci-dessous un article sur une expérience britannique intéressante consistant à simuler la mise en place de quotas d’émission à l’échelle individuelle. Pas idiot, chacun devenant pilote de son « droit d’émission annuel », il fait ses propres choix. Ses propres « privations ». La limite de ce système libéral : les plus pauvres n’ayant pas les moyens de consommer les « crédits », ils les vendront  aux plus riches… A voir si au final, le système global est gagnant. A creuser.

L’original intégralité de l’article résumé ci-dessous sur la newsletter de juin juillet.

« Voilà des années que des économistes vantent les mérites des outils économiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le plus connu étant l’échange de quotas d’émissions, que l’industrie lourde européenne utilise (sans grand succès, en raison de la surallocation de quotas) depuis 2007.  Rien ne s’oppose, en théorie, à ce que le dispositif soit étendu aux citoyens-consommateurs que nous sommes. […]. L’organisme en charge de la décarbonisation de l’économie de la Grande-Bretagne a sélectionné 24 foyers londoniens. L’objectif donné à ces pionniers de la réduction du CO2 domestique était d’abattre leurs émissions domestiques de 35 % en quatre semaines, en s’attaquant exclusivement aux émissions imputables  aux loisirs, aux vacances, aux transports, à la consommation d’énergie, à la boisson et à la nourriture.

 

Avant d’ouvrir la chasse au carbone, les volontaires ont suivi une formation. Au menu : bilan carbone des produits et des services, bonnes pratiques, initiation à l’échange de quotas. Chaque participant s’est ensuite vu créditer de ses quotas. À charge pour lui de les bien utiliser et d’adapter ses habitudes pour passer, en un mois tout juste, de 20,85 à 13,35 kgéqCO2/jour/personne.  Mettons fin à un insoutenable suspense : le but fixé n’a pas été atteint. Ce qui ne signifie pas que les résultats de l’expérience soient inintéressants. Bien au contraire. Piétinons tout de suite une idée reçue : les citoyens ne sont pas opposés au principe de l’échange de quotas, pourvu qu’il soit bien expliqué. Les vraies difficultés sont ailleurs. À commencer par le peu d’information sur le bilan carbone des produits. Si le lien entre certaines activités et les émissions de GES est évident (transport, combustion de gaz), tel n’est pas forcément le cas pour la consommation de jus d’orange, par exemple. Par ailleurs, certains sacrifices sont plus difficiles à faire que d’autres. Pas de problème pour éteindre les lumières d’une pièce inoccupée ou baisser la température. Pas simple, en revanche, de ne plus partir en vacances au soleil en plein hiver ou de réduire sa consommation de viande. La pression sociale n’aide pas non plus les chasseurs de carbone. La publicité n’incite en rien les gens à « mieux » consommer. Par ailleurs, nombre de participants s’avouent attristés par le manque de considération que leur expérience a suscitée chez leurs proches.

 

voir aussi : http://www.carbontrust.com/resources/reports/footprinting/personal-carbon-allowances-white-paper

Vous trouverez aussi sur la dernière Newsletter le retour sur une expérience américaine sur la mise en place d’un loterie pour encourager les automobilistes à moins prendre leur voiture.

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