Retour en images sur les rencontres internatinales francophones – Transition Energétique et Sociétale

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 juin 2018

J’ai eu la chance de participer aux premières rencontres internationales francophones organisé par le programme TES (Transition Énergétique et Sociétale) qui se sont données pour objectifs de répondre à la question : « en quoi l’innovation sociale et les dynamiques collectives facilitent  l’émergence et le développement des projets de transition sur les territoires locaux ? »

Sur la base d’un recueil de contributions (accessible ICI), plus de 120 acteurs d’univers différents (chercheurs, associations, collectivités, entreprises…) ont contribué à la construction de réponses, sur la base des expériences acquises. Plus que les productions des différents ateliers, le chemin suivi pour réfléchir ensemble donne l’originalité de ce moment grave sur le fond et réjouissant sur la forme. Le Verbatim tant à la mode  « en même temps » a donc ici aussi trouvé sa place !

Pour en savoir plus sur le programme et les intervenants, c’est ICI.

Pour le compte-rendu des productions, c’est à suivre dans les semaines à venir.

De mon côté je vous propose « mon parcours » au travers de mes prises de notes dessinées ci-dessous. Tout a commencé par la conférence de Dominique Bourg (philosophe Suisse):

conf Dominique Bourg

Puis, la plénière d’ouverture :

ouverture

Des ateliers :

Atelier 1retour des ateliers j2

 

xx

xx

x

x

x

x

x

x

x

x

x

x

La conférence du maire de Grande-Synthe, Damien Carême, dans le cadre de la soirée de clôture de la Promotion 2017/18 du Collège des Transitions Sociétales :

conf Careme

Et enfin la conclusion de l’évènement par la conférence de Jo Spiegel, maire de Kingersheim :

Conf Jo Spiegel

Publié dans A L'OUEST, TRANSITION | Pas de Commentaire »

Chronique Ecolo-Buissonnière n°13 : « Auprès de mon arbre »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 mai 2018

Déjà ma treizième chronique ! en podcast ICI et en texte (et sourcé) ci-dessous :

Je trouve le sujet de l’arbre très inspirant !

Inspirant… Expirant… Inspirant… Expirant… Rien que de le dire, ça fait du bien.

Il y a plein de raisons à s’attacher à un arbre. Et je ne parle pas là de pratiques écolo-fétichistes ; je veux dire que l’arbre est remarquable en bien des points :

  • il est remarquable d’abord pour son talent de transformer du CO2 en O2 par le miracle de la photosynthèse. La forêt française capterait 15% des émissions de CO2 du pays selon le Ministère de l’Agriculture et de la forêt),

x

  • il est remarquable ensuite pour sa prise en charge, gratuite et désintéressée, de l’hébergement du vivant, prenons en de la graine (73 mammifères, 120 oiseaux en France).

x

  • L’arbre est remarquable enfin pour ses investissements extra-professionnels. Sur son temps libre ; l’arbre lutte contre l’érosion, dépollue notre l’eau, nous aide à lutter contre les ilots de chaleurs en ville (lien), il nous apaise aussi.  La pratique japonaise du « bain de forêt » (Shinrin-Yoku) aboutirait de manière prouvée à une baisse significative du stress et de l’épuisement, moins de troubles de l’attention, une amélioration des défenses naturelles et des effets positifs sur la tension artérielle.  (lien).

x

  • Enfin l’arbre donne même de sa personne pour nous chauffer… y-a-pas à dire, ça buche un arbre !

x

J’ai envie de dire, qu’il mérite bien plus que les produits laitiers d’être désigné comme notre « ami pour la vie ». Ça se chante moins bien, mais on peut essayer : « Les arbres non tronçonnés sont nos amis pour la vie ». ça marche !

x

Je rajouterai qu’un arbre c’est beau. Je ne connais pas grand-chose de plus beau qu’un arbre en fait… A part une forêt d’arbres bien-sûr (c’est de l’humour de conifère, ça pique un peu…).

L’arbre m’inspire tellement, qu’arrivé au bout de cette première page, ma chronique n’a pas encore commencé (elle durera exceptionnellement 35 minutes. Désolé pour les invités) ;

Ma chronique parlera aujourd’hui d’un livre exceptionnel, d’un héros des temps modernes, d’une femme hors-norme qui ont tous trois pour points communs : racines, bois et feuillages. Dit autrement, des histoires d’arbres qui vont nous emmener dans les Alpes françaises, au Kenya et en Inde.

Encore un voyage au bout du monde à 0 émission carbone ! C’est cadeau. Allez, sans mauvais jeu de mot : au boulot !

x

Et pour ne pas frustrer ceux qui ne pourrons pas rester jusqu’à la fin de ma chronique, je vais vous en livrer la conclusion : « Ces trois parcours individuels nous montrent des chemins accessibles pour changer le monde et notre relation au vivant. Et tous trois utilisent les arbres comme véhicule pour ce changement. »

x

—————————————————————————————————————————————————————————————————–

Pour ceux qui sont restés, commençons par le livre. Si quelqu’un avait la curiosité de me demander quel est mon livre préféré. Ce serait celui-là. Un jour j’en ai même commandé une quinzaine pour les offrir à ceux que j’aime. Depuis, je suis heureux de le retrouver dans les toilettes chez maman. Son apparente simplicité (au livre) est inversement proportionnelle à la quantité d’énergie positive transférée au lecteur.Capture

Il y est question du plus modeste et humble des hommes, isolé dans sa montagne et ignorant les deux guerres mondiales qui se déroulent aux pieds de ces dernières. Cet homme seul, observé ponctuellement par le touriste narrateur, bouge des montagnes ou plus précisément crée une forêt, à force de persévérance et de patience. Le livre c’est l’homme qui plantait des arbres de Jean Giono (que je recommande en version illustrée).

Médaille d’or au classement LLLPMP 2010 (Les Livres Lus Par Ma Pomme.)

x

—————————————————————————————————–

Acte 2 : L’étoffe boisée d’un héros. J’ai dû lire le livre de Giono pour la première fois en 2010 et voilà qu’en 2013, je tombe sur un article de courrier international décrivant un fait divers comme je les aime. Pas un fait divers déprimant que l’on retrouve toutes les 5 minutes sur BFM TV, mais un fait divers qui nous permet de deviner notre potentiel de grandeur.

Ce fait divers parlait d’un indien, Jadav Payeng, un homme ordinairement extraordinaire qui a tout simplement mis en application la fiction de l’homme qui plantait des arbres, probablement sans avoir jamais entendu parler de Giono. Il a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre.

C’est drôle comme nom de fleuve BRAMA-POUTRE pour une histoire d’arbre. Non ? continuons…

L’article racontait comment cet homme avait été choqué en 1979 de voir sur une île du fleuve des dizaines de serpents morts de chaud, faute d’ombre. Les autorités n’étant pas réceptive à ce micro problème, le bonhomme a décidé de s’y mettre. Seul. D’abord des bambous, ensuite des arbres, en prenant soin d’importer des fourmis de son village pour structurer le sol. Aujourd’hui sa forêt est un refuge pour la biodiversité locale (éléphants, rhinocéros…). C’est seulement depuis 2008 que son initiative est reconnue par les autorités indiennes.

Une vie de solitude il est vrai mais une partie de moi est jaloux de ce courage que je n’aurai jamais.

x

—————————————————————————————————————————————————————————————————–

Terminons par le cas de « Celle qui plante des arbres ». Connaissez-vous Wangari Maathai ?

Tout le monde devrait la connaitre cette femme, prix Nobel de la paix en 2004 et disparue en 2011.Capture

Wangari Maathai a eu l’enfance africaine de millions de petits africains : aux champs au contact quotidien de la terre, dans un Kenya gérant tant bien que mal sa transition post-coloniale, au sein d’une famille traditionnelle. Elle a eu plusieurs chances : la première, des parents qui envoient une de leurs filles à l’école, la seconde, l’opportunité de faire ses études aux USA dans le cadre d’un programme international. De retour au Kenya, elle aurait pu capitaliser ce coup de pouce du destin et devenir fonctionnaire, membre de l’élite d’un pays en reconstruction ; ce qui aurait déjà été remarquable.

Mais voilà, elle a choisi de se battre sur plusieurs fronts tout au long de sa vie : féminisme, corruption, pauvreté, écologie. Car pour elle tous les sujets étaient liés. Pas de bonne gouvernance sans prise en compte de l’éco-système… et réciproquement. Une pensée révolutionnaire qui lui valut de nombreux passages en prisons.

Son œuvre : le Mouvement de la Ceinture Verte, qui a permis de planter plus de 40 millions d’arbres en faisant participer les paysans (paysannes surtout) dans un processus de plantation de masse, au sein d’un réseau qu’elle a mis des années à construire. Le mouvement continue : www.greenbeltmovement.org  

Seconde recommandation de lecture : son autobiographie

x

———————————————————————————————————————————————————————————————————-

Il est temps de conclure.

3301287860_1_3_7Y45NkTn

L’arbre est notre passé : savez-vous que le plus vieil arbre vivant du monde est un pin

californien dont l’âge est estimé à 4.842 ans !

L’arbre est notre futur car il porte les solutions à nos problèmes de croissance des adolescents idiots que nous sommes. Même le mot croissance, quand il s’agit d’arbre, prend une toute autre signification. L’arbre est une solution accessible. Les portugais nous l’on montré récemment en plantant en une demi-journée 60.000 arbres sur un espace dévasté par un incendie (lien).

Surtout, l’arbre est inspirant comme le démontre mes 3 héros du jour. Avec les arbres on ne peut pas se planter…

 

Bonus : Pour voir ça sous l’angle de l’humour « et tout le monde s’en fout » : LIEN

 

Publié dans BIODIVERSITE, CHRONIQUES ECOLO-BUISSONIERE | Pas de Commentaire »

Carbon’at fête ses 10 ans chez REMY-COINTREAU à ANGERS le 26 juin 2018

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 mai 2018

L’Association Carbon’at nous prépare un moment riche en contenu pour ses 10 ans !

Le nombre de place est limité et priorité est donnée aux adhérents. Pour s’inscrire, c’est ICI

Invitation anniversaire Carbon'at

Publié dans A L'OUEST, ACTUALITE, GES | Pas de Commentaire »

RUPTUR : un nouvel acteur pour promouvoir l’Economie Bleue

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 avril 2018

... et donc un second post pour parler d’une initiative locale (Vendée et Loire-Atlantique) que j’ai découvert cette semaine, à l’occasion d’une réunion de présentation à la CCI de Vendée : l’Association RUPTUR.

Capture4

Inspiré par Gunter Pauli (voir ci-dessous sa présentation), un groupe de chefs d’entreprise s’est regroupé  autour de l’objectif de « réinventer notre façon d’entreprendre, de se développer ou de se diversifier [...] notre mouvement vise à montrer que l’on peut rejeter 0 déchet, ne pas polluer et être aussi rentable qu’une entreprise lambda. S’inspirer par la nature, remettre en question les règles des affaires et des marchés, penser local et territorial, donner aux jeunes générations les clés de penser autrement, voici tout l’enjeu de notre mouvement.« 

Je retiens de cette présentation un volontarisme qui fait du bien, une promotion salutaire de l’expérimentation (et donc du droit à l’erreur) et une envie de « faire »…

L’idée est que les solutions existent un peu partout et qu’elles sont autant d’opportunités à saisir pour concilier activité économique et prise en compte des enjeux environnementaux.

La perspective « Zéro pollution » est affichée en étendard, ce qui m’évoque la lecture du (très bon) livre de Yannick Roudaut (lien).

[Mon avis reste celui de l'humilité sur le thème du "Zéro...". La simplification des enjeux expose au risque de la communication abusive involontaire sur des projets forcement imparfaits. Il n'existe pas selon moi de solutions miracles qui gagnent sur tous les tableaux.]

Les projets de RUPTUR sont nombreux, ambitieux et déjà très avancés au regard de la jeunesse de l’Association (moins d’un an !) :

  • 8 chantiers sont déjà ouverts. L’association veut valider les modèles, aider le lancement de projets innovants pertinents
  • le 17 mai : une matinée de travail à Nantes chez Keran
  • 25 et 26 septembre : 2 journées bleues aux Sables d’Olonnes (avec la présence de Gunter Pauli)
  • au premier semestre 2019 : début des expéditions Jules Vernes pour découvrir physiquement les initiatives africaines, asiatiques…

Impressionnant !

Arrivons-en à l’inspirateur de l’initiative : Gunter Pauli. De qui s’agit-il ?

Wikipedia présente Gunter Pauli ainsi : « GP est un industriel belge né en 1956 à Anvers. Dans les années 1990, il reprend la société Ecover et la transforme en modèle d’économie verte. Quand il s’aperçoit que la base de son entreprise repose sur l’exploitation de l’huile de palme qui détruit les forêts ainsi que l’habitat des orang-outans, il la vend et se consacre à un modèle plus durable qu’il nomme l’économie bleue. Il créé alors la fondation ZERI (Recherche et Initiatives pour Zéro Pollution).

Membre du Club de Rome, il milite pour la diffusion de solutions véritablement durables à dimension sociale, notamment à travers des livres, des conférences et l’éducation des jeunes. »

Capture5x

Il a été nommé le Steeve Jobs du Développement Durable par le Huffigton Post en 2016 (lien). Il revendique « 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois! » . L’article cite une phrase souvent prononcée par Idriss Aberkan, autre TEDx man réputé sur le sujet (lien) : « Comme toute révolution l’abolition de l’esclavage est effectivement passée par trois étapes dans l’esprit humain: on l’a considérée comme ridicule, puis comme dangereuse, puis comme évidente.« 

x

Gunter Pauli parle aux entrepreneurs car il vise les opportunités économiques ouvertes par l’assimilation de nos contraintes sociétales. Je n’y vois aucun problème… tant que l’on garde une vision globale et argumentée sur les bénéfices – coûts des solutions développées et sur leur contribution aux enjeux prioritaires, histoire de travailler sur le « macro » et pas le « micro ».

x

Lien vers vidéo sur une intervention APM en 2017

Je suis enthousiaste par la volonté affichée par ce groupe de dirigeants de mon territoire.

Il me semble pertinent de faire lien avec les autres initiatives du territoire : associatives sur le champ éducatif (lien), universitaire sur la compréhension des comportements (lien), associative (lien)…

Publié dans A L'OUEST, INNOVATION, TRANSITION, VIDEOS | Pas de Commentaire »

DCE : un outil au service des établissements scolaires pour rendre la Transition Energétique concrète

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 avril 2018

Il se passe des choses sur nos territoires et ce serait dommage de ne pas les valoriser. Si des médias nouveaux comme DEMAIN VENDEE s’attèlent (fort bien d’ailleurs) à cette tâche, je prends la plume numérique pour mettre en valeur, sur deux posts distincts, deux initiatives de mon territoire qui méritent une attention (voir plus si affinité).

Ce premier post est consacré à une opération nommée DÉFI CLASS’ÉNERGIE,logo_e3 mis en œuvre par l’association ELISE au sein de laquelle je suis bénévole. Je suis donc d’une certaine manière « intéressé » à la réussite de cette initiative mais je me sens surtout suffisamment informé pour revendiquer sa pertinence. De quoi s’agit-il ?

Pour ceux qui connaissent, c’est une opération inspirée du DÉFI DES FAMILLES A ÉNERGIE POSITIVES (lien post précédent).

Sur une période donnée (ici l’année scolaire), un établissement engage, en cohérence avec le projet pédagogique de l’année, une campagne de suivi des consommations énergétiques de ses infrastructures et met en œuvre un plan d’actions d’économie d’énergie. L’idée est d’utiliser les bâtiments comme support pédagogique.

Pour conduire le projet, l’établissement est accompagné par des techniciens / animateurs de l’Association ELISE (en Vendée, mais le dispositif existe partout en France) qui vont faire une première visite technique, animer des actions avec le corps enseignants en utilisant les outils d’éducation à l’énergie pertinents (balades thermographiques, affichages…) et aider en cours d’année à suivre les évolutions des consommation (saisies, analyses…).

L’objectif est de baisser globalement de 8% la consommation d’énergie des bâtiments. Si ça marche, les charges de l’établissement vont donc baisser sur la période.

Sur l’année scolaire 2017-2018, l‘école du Donjon à Sigournais (85) a engagé un projet DCE. C’est le premier établissement vendéen à avoir testé le dispositif ! Ci-dessous le reportage de DEMAIN VENDEE sur cette opération (lien) et une communication sur le sujet ICI.

Capture2

Au delà des actions menées avec et par les élèves tout au long de cette année scolaire : balade thermographique, journée sans cartable, livre d’or, classe « empreinte écologique », classe « électricité »…

Au delà des messages passés à ce jeune public pour sensibiliser et permettre les transitions dans les années à venir…

Au delà des économies réalisées par l’école, qui dépassent largement les 8% visés sur les 3 paramètres : consommation d’eau, consommation d’électricité, consommation de fuel…

Au delà de tout ça donc, je retiens les partenariats qui ont permis la réalisation de ce projet.

Une Association comme ELISE n’a pas de financement public pour mettre en œuvre ce type d’actions. Elle doit donc financer ces 6 à 10 moments d’intervention au sein de l’établissement scolaire par une facture. Les écoles n’ont pas toutes les moyens d’investir sur ce type de projet. C’est là que des partenaires externes peuvent intervenir dans le dispositif. Dans le cas de Sigournais, trois structures ont participé au financement de l’opération : le SyDEV (Syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement de la Vendée), Garczyinsky Traploir Vendée (entreprise locale) et le Crédit Agricole. Grâce à leur participation, le projet a pu voir le jour, qu’ils en soient ici remerciés !

Capture3

 

 La Transition Énergétique implique aussi des transitions dans les modèles de financement des missions d’intérêt collectif.

Publié dans A L'OUEST, CAS D'ENTREPRISES, ENERGIE, TRANSITION | Pas de Commentaire »

Chronique Ecolo-Buissonnière n°12 : La Finance Responsable (de quoi ?)

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 avril 2018

L’émission est en ligne ICI. (nouveauté :une lecture dédiée de la chronique est maintenant possible).

DbnKDKIX0AA_nhIComme d’habitude le texte et les liens sont ci-dessous, au cas où ça intéresserait quelqu’un (on ne sait jamais !)

Tout d’abord Marie, je dois préciser que le mail reçu de votre part me précisant le sujet traité aujourd’hui n’était pas clair : allions nous parler de la finance « responsable » de nos maux ou de la finance « responsable » (dans ses pratiques) ? J’étais un peu en panique pour rédiger un truc alors dans le doute, j’ai traité les deux sujets.

xx

Sans l’identifier comme notre ennemie (ce qui serait pure sémantique électorale) il est difficile de nier que le secteur de la Finance n’ait pas un peu pourri quelques fruits. Tiens, le cas de la nourriture est explicite. Selon un rapport Oxfam de 2015 (lien), l’ultra-financiarisation des marchés agricoles est une cause première de la perturbation des prix alimentaires (cf crise de 2008). Comment ?

x

Sachez qu’il existe des placements au doux petits noms de « fonds indiciels de matières premières » qui ont pour caractéristique de permettre aux opérateurs de parier à sens unique sur la hausse des prix. Ce faisant ils font augmenter de manière artificielle la demande en produits agricoles sur les marchés et dans la vraie vie ensuite les prix flambent.  Responsabilité pointée en 2008 et encore en 2015, nos banques « du bout de la rue » continuaient à spéculer sur les matières premières et donc sur la faim pour au moins 3 561 millions d’euros selon OXFAM.

x

Ceux qui jouent à acheter – vendre devant un triptique d’écrans 50 pouces se doutent-ils qu’ils impactent sur la capacité d’une partie de la planète à manger le soir en rentrant à la maison ? c’est peu probable, l’homme n’est pas à ce point vénal… Si ?

Ah bon

x

Comme le sujet que je maitrise le mieux c’est moi, je vais vous raconter la Finance Responsable vue de ma vie.

Il y a quelques années j’ai été invité à aller voir ma conseillère dans la banque qui gère mon compte courant. C’est une grande Banque de la place que nous appellerons le… Caution Agraire, histoire de garder l’anonymat.

Donc, ma conseillère du Caution Agraire, très réactive et pertinente dans son action du quotidien – je tiens à le préciser – avait souhaité me présenter, un samedi matin, la personne en charge des placements. Une Chance ! On m’a dit : « C’est bête M Dothée de faire dormir votre épargne, parlons-en ».

x

Vous savez que le montant de l’épargne en France s’élève à 4.000 milliards d’euros? Bon, moi je ne représente pas grand-chose là-dedans mais à nous tous on pèse lourd ! vous imaginez ce qu’on peut faire avec 4.000 milliards d’euros ? L’association Négawatt a estimé la mise en œuvre de son ambitieux scénario de transition énergétique permettant de sortir du fossile et du fissile (Et comme chacun sait, sortir du fossile et du fissile c’est difficile :-) ) à 1.160 milliards d’euros d’ici à 2050. On peut donc financer près de 4 transitions énergétiques avec mon épargne !!

x

Tu m’étonnes qu’on m’invite à parler de mes milliards…

x

Donc, mes amis financiers de proximité, remplis de bon sens près de chez moi, ont voulu me montrer la voie de la raison. On m’a dit que je pouvais espérer des hauts rendements à risques maitrisés. C’est ce que leur demande la plupart de leurs clients, je ne leur en veux pas.08 Lucky Luke Tous a l'Ouest

Moi, j’ai expliqué que ma vision de la banque était celle de Lucky-Luke. Je vous confie de l’argent et vous me le rendez si j’en ai besoin. Vous le protégez quoi. Je trouve que c’est étrange cette habitude de penser que l’argent doit travailler… C’est les gens qui travaillent non ?

Mais moi n’y connais rien.

x

« Alors admettons » j’ai dit. « Allons-y pour la multiplication de mes milliards. Mais Attention, je veux savoir exactement à quoi va servir mon argent ». Parce que j’en suis un peu responsable de ces sous, j’en ai la responsabilité. Je les adopté et je me sens redevable de leur devenir. Imaginez qu’ils soient utilisés, je ne sais pas moi, pour construire une usine à charbon en inde, à financer l’industrie des armes à feu américaine, ce serait ballot. Et pour tout dire IRRESPONSABLE !

Je dis donc à mon vendeur de rêve que je veux de préférence que mes milliards servent des intérêts locaux et/ou sociétaux. Je veux aussi qu’on me le prouve. Dans ces conditions OK, je vous les prête mes milliards !

x

Un silence gêné se fit dans ce charmant bureau récemment rafraichit dans un esprit cosy, à même de créer de la confiance entre banquier et sociétaire. C’est vrai qu’on était bien assis.

« mais Monsieur DOTHEE, c’est pas comme ça que ça marche… regardez les belles performances de ces 3 dernières années sur notre assurance vie, on peut vous garantir 8%… et blabla».

J’ai alors parlé finance responsable, CIGALES, d’Energie Partagée, de la NEF, du classement des banques proposées par les Amis de la Terre, de leur mauvaise position…

x

On ne se comprenait pas. Ils étaient des slovaques. J’étais un papou.

Ça ne matchait pas.

x

Ma charmante conseillère m’a même demandé, la voix cassée, pourquoi j’étais insatisfait de ses services… J’avais envie de pleurer parce que je l’aimais bien, que j’avais pas envie qu’elle perde de la rémunération à cause des mes idées (perçues comme extra-terrestre) et en plus j’avais perdu 1 h de ma vie un samedi matin…

Rendez-vous bien compte que ma plus forte valorisation de cette expérience, c’est aujourd’hui à ce micro.

 xxx

Alors les mauvais jours, le duo de mots « finance responsable » me semble être un parfait oxymore, digne du clair-obscur, de la réalité-virtuelle, du Trump-président ou plus dans nos domaines de la voiture-propre …

x

Les bons jours, je me dis qu’on ne peut pas se passer de la Finance pour financer les transitions.  Je me dis que pour qu’on se reconcilie, la première étape est de passer la barrière de la confiance et que les Banques arrêtent le green-washing. Et quand je vois comment cette autre grande institution de la place française (que nous appellerons la Structure Globale), quand je vois comment elle communique (lien) en affichant 46,4% de sources renouvelables dans les énergies et des projets d’électricité qu’elle finance… en comptabilisant l’énergie nucléaire comme une énergie «renouvelable»

…. Je me dis : c’est pas gagné…

xx

Mais ne regardons pas que le côté obscure de la force. Depuis ce rendez-vous manqué avec ma conseillère, beaucoup de choses ont changé.

Si ce rdv avait lieu aujourd’hui, j’aurais plein de bonnes nouvelles, glanées sur Novethic à partager avec elle et son expert en argent facile. Par exemple j’ai appris que notre golden président le 22 mars dernier (lien); à la Commission Européenne a affiché un volontarisme rare : je cite « nous pouvons imposer notre modèle de finance durable et devenir le leader mondial dans ce domaine »

x

On est presque sauvé!

x

Et blague à part, des choses concrètes semblent s’annoncer avec notamment un projet d’éco label européen pour les produits financiers. Histoire de freiner le Greenwashing effréné de certaines grandes banques comme la Structure Globale par exemple.

 x

La vraie bonne nouvelle c’est qu’avec nos milliards d’épargne, nous avons un pouvoir d’influence énorme, que les offres alternatives fleurissent (Nef, Cigales, Crowdfunding, Energie Partagée, Cowatt…) et que nous commençons seulement à le comprendre. Peut-être encore plus que nos modes de consommation matériels, nos arbitrages en termes d’épargne peuvent réellement influer les transitions. C’est peut-être ça la FINANCE RESPONSABLE.

Publié dans CHRONIQUES ECOLO-BUISSONIERE, HUMOUR | Pas de Commentaire »

Chronique Ecolo-Buissonière n°11 : Le plastique c’est fantastique ou le plastoc c’est du toc ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 23 mars 2018

Je me rends bien compte que je ne produis plus grand chose sur ce blog à part mes chroniques mensuelles. Ce n’est pas un abandon mais plutôt un effet indésirable d’une activité professionnelle un peu trop forte. Je vais revenir !

En attendant, je suis (fort peu modestement), assez fier de ma dernière production. En ligne avec du son ICI.

Je me suis inspiré d’une chanson pour enfant (lien) racontant la vie d’une goutte d’eau pour écrire le conte de « Pétrolette ».

 

Aujourd’hui, je vais commencer ma chronique en prenant un costume de conteur pour vous raconter la douce et plastifiée histoire de Pétrolette, espiègle petite goutte de Pétrole, née dans un énorme champ pétrolifère située sous ce que nous appelons la péninsule arabique…

x

La vie de Pétrolette s’est très longtemps résumée à de longues périodes d’attentes tranquilles, périodes de contemplation et de lentes maturations collectives sur une accueillante Roche mère profonde.

x

D’où et comment elle sa famille se sont retrouvées là, elle ne s’en rappelle pas. Sa grand-mère lui raconte parfois qu’avant, il y a très très très longtemps ses ancêtres étaient des arbres ! des milliers et des millions d’arbres enfouis et dont le carbone s’est concentré à force de temps et de pression… Elle perd un peu la boule mamie !

Un jour, il s’est passé quelque chose qui a changé la vie tranquille de Pétrolette. Un énorme tuyau s’est mis à aspirer sa famille liquide. « Enfin un peu d’action » s’est dit Pétrolette qui rigolait à hydrocarbures déployées dans ce grand tobogan inversé.

Après un très court voyage en bateau (oui, tout parait court aux gouttes de pétrole, habituées à compter le temps en centaines de milliers d’années), les choses se sont gâtées pour Pétrolette et les siens : ils étaient sur le point de se faire raffiner !

D’abord on les a chauffés à 400 degrés, puis passé dans des tuyaux, encore chauffés…. Bref, Pétrolette s’est retrouvée dans l’équipe des Naphtas. Ça veut dire qu’elle n’était pas destinée à devenir du carburant mais à composer des polymères que l’on appelle le plastique.

x

Pétrolette était plutôt contente de son sort car elle n’avait pas envie d’être cramée dans le moteur d’un SUV, même payé en 10 fois sans frais. Elle se dit qu’elle va être utile… servir à quelque chose. C’est donc avec enthousiasme qu’elle quitte sa raffinerie à destination de l’usine qui va la transformer en … un truc !

Et le hasard fit d’elle …. un très joli suremballage d’orange bio pré-épluchée. Une innovation parait-il. Elle se dit qu’elle a un rôle sociétal, Pétrolette. Elle est contente.

x

Enfin, arrive le moment où elle va rencontrer SON utilisateur. L’émotion de ce moment est tant attendu. C’est important, quand on pense à toute l’énergie qui a été dépensée pour faire de Pétrolette ce qu’elle est maintenant (savez vous que dans les années cinquante on dépensait un baril de pétrole pour en extraire 50 et qu’aujourd’hui on se trouve parfois dans la situation de 1 pour 8 ?).

La rencontre a pris 5 secondes… « L’adoptant » pas très précautionneux était un rejeteur précoce qui a laissé ce qui reste de pétrolette s’envoler sous la bourrasque littorale de ce matin de printemps.

Avant que l’orange pré-épluchée soit digérée, Pétrolette était sur la plage, et il ne se passe pas 1 mois avant qu’elle se retrouve en pleine mer avec plein d’autres congénères. Elle aime bien flotter Pétrolette. Avec des amis c’est encore mieux.

Aujourd’hui, elle se trouve dans l’estomac d’une tortue qui va en mourir. Mais ne vous inquiétez pas pour Pétrolette, elle a encore quelques décennies avant de se décomposer en mini pétrolettes et de se retrouver dans le poisson que vous ingérerez en toute insouciance. Pour elle, ça va aller…

ccc

Voilà pour le conte de fée.

Des vortex géants de plastiques s’installent au cœur de nos océans et, comble de malheur, d’invisibles particules de déchets plastiques s’invitent, c’est officiel, dans nos assiettes. Si notre consommation de plastique se maintient en 2050 les océans renfermeront massiquement plus de plastique que de poissons.

 

Chaque année, les Européens produisent 25 millions de tonnes de déchets plastiques, dont moins de 30% sont recyclés. Un plan européen pour améliorer ce recyclage est en train de voir jour en 2018, mais c’est peut-être du pays du plastique levant que le changement va réellement arriver. La Chine, première terre d’accueil de nos détritus plastiques, ferme ses frontières aux déchets étrangers. L’Europe tremble. Que va-t-on faire de ces matières que l’on ne veut pas voir ?

 

En Europe c’est le Royaume-Uni qui semble porter le combat contre le plastique jetable. Courrier International n°1422 nous apprend en reprenant un article du Times qu’une série de documentaires de la BBC (Blue Planet 2) a généré une prise de conscience populaire et que du coup Théresa May a engagé une série de mesures relativement ambitieuses que les médias reprennent sous le nom de « La guerre contre le plastique est engagée »  (lien)

 

Le gouvernement français vise lui un objectif de 100 % de plastiques recyclés à l’horizon 2025. Est-ce possible alors que la France ne recycle actuellement que 21 % dans ce pays qu’Alexis de Tocqueville décrivait comme le pays « des règles dures et de l’application molle » ? (Lien)

Mais c’est un peu plus compliqué. Rappelons d’abord que le plastique constitua dans les années 1960 une formidable découverte de la chimie du pétrole. En 1963, deux co-prix Nobel sont attribués en chimie des plastiques. Le plastique est devenu depuis une source de richesse (27,5 milliards d’euros de contribution aux finances publiques dans les pays européens) et d’emplois (plus de 1,5 million d’emplois en Europe).

 

Moi, tout seul de mon côté, j’ai décidé en début d’année, fort modestement de ramasser les déchets que je trouverai pendant mes ballades et donc de partir me promener avec un sac poubelle. J’ai du coup découvert qu’une start-up nantaise avait mis en ligne une application Run Eco Team qui challenge ce concept.

 

Dorénavant jouer à nommer PÉTROLE ce que vous appeliez avant PLASTIQUE.

 

 

Pour aller plus loin :

 

et une vidéo sur le continent de plastique

 

Capture2

Publié dans CHRONIQUES ECOLO-BUISSONIERE, HUMOUR | Pas de Commentaire »

Chronique Ecolo-Buissonière : n°10

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 12 janvier 2018

Cette année, je suis paresseux et en retard (lire ci-dessous pour comprendre) et donc mes vœux sur ce blog se résumeront à cette retranscription de ma chronique de début d’année. Bientôt le lien sur le son ICI.

 

En ce début d’année 2018… je voulais vous dire … content de vous voir !

x

… Je sais…  

Il serait de bon ton que je vous souhaite à la volée une bonne et heureuse année…    mais voilà….  

… en préparant cette chronique je me suis demandé le pourquoi de ce rituel (un peu forcé au bout de la 120ème déclaration). C’est vrai quoi, pourquoi se souhaite-t-on la bonne année et pas le « bon mois », le « bon trimestre » ou la « bonne décennie » ?

x

J’ai donc lilosé sur mon ordinateur [Ah oui, « liloser », c’est googeliser quand on essaye d’être sociétalement intelligent]. Je reprends, j’ai donc « lilosé » « pourquoi se souhaiter une bonne année ? » … et j’ai trouvé un article d’HISTOIRE relayé par LE POINT qui m’a entre autre appris que le mot « janvier » venait du dieu romain Janus, du latin janua « portail » ou « découverte » que vous saurez placer pour briller en société. (lien).

x

Et j’ai aussi appris que pendant les douze coups de minuit, en cet instant fatidique où tout paraît possible, il convient de faire attention aux premières fois : on doit être de bonne humeur pour l’être toute l’année et surtout ne pas proférer de mauvaises paroles… Zut ! En ce qui me concerne mon année sera donc placée sous le signe du retard, puisque nous avons loupé les 12 coups de minuits… trop occupés que nous étions à batailler pour décider si le mot « bienveillance » était un mot « effet mode » de l’année écoulée. Et moi, je l’aime bien ce mot « bienveillance »…

x

Bref, il va être temps de commencer ma chronique…

Alors, si la surconsommation de fin d’année n’est pas très écolo, je ne vais pas pourrir le concept des « bonnes résolutions ».

Je vous propose donc 7 résolutions écolo-inspirantes éclairés sous l’angle des comportements.

C’est cadeau.

x

x

Commençons par une bonne nouvelle. Une excellente nouvelle. Sur le site (lien) d’ALTERNATIVES ECONOMIQUES, le biologiste Pablo Servigne argumente dans une jolie interview le fait que la loi du plus fort serait un mythe ou plutôt que l’entraide est une autre loi de la nature tout aussi importante.

Il nous explique avec plein d’exemples pertinents que la coopération est d’autant plus vitale dans le monde du vivant qu’il se trouve placé en situation de crise et de pénurie. Pour faire simple, quand on a tout, on est individualiste. Quand on est dans la merde, on partage.

x

- Bonne résolution n°1 –

tenter la coopération dans notre quotidien sans attendre la catastrophe qui nous l’imposera.

 x

x

 

La seconde bonne résolution m’a été inspirée par une étude (lien) parue en 2016 dans le Journal of Consumer Research et relayée dans « Madmoizelle » et qui nous apprend que dans l’imaginaire collectif de beaucoup d’hommes (avec un petit h le mot homme), l’écologie est une atteinte à la virilité. D’après cette publication, certains se sentiraient moins mâles lorsqu’on leur demande d’être un peu plus écolo.

« Par exemple, une personne munie d’un sac réutilisable pour y ranger ses courses est perçue comme « plus féminine ».

x

- Bonne résolution n°2 (au choix) -

« virilisez » les éco-actions ou féminisez ces c… de mâles.

 x26239693_952452514919443_8086900465722535122_n

Masculinité toujours. La voix du Nord a titré la semaine dernière sur « 2018, l’année de l’automobiliste vache à lait ». J’adore ce sens de la nuance, de la complexité… résumé en un titre…. #ironie

En ce début d’année on cause notamment beaucoup du passage possible de 400 000 km de route à la limite de 80 km/h. Et il se trouve que le 6 septembre 2012 (lien), j’avais écrit sur mon excellent blog un article titré « pourquoi ne pas changer les limitations de vitesses ? ».

x

Quelques calculs argumentés m’avaient permis d’estimer que baisser la vitesse à 110 km/h sur autoroute nous éviterait 1,5 millions de Tonnes de CO2 par an et accessoirement nous ferait économiser 740 millions d’euros.

x

- Bonne résolution n°3 -

Rouler moins vite (à défaut de ne plus rouler)

Je pratique et je suis à l’heure.

 x

  »Auto mon amour toujours ». Le joyeux anxiogène que je suis se sent obligé de vous citer ici un excellent post de Nicolas Meilhan dont le titre est « une vérité qui dérange » (lien) et nous rappelant quelques ordres de grandeurs que vous devriez avoir en tête en ce début d’année sur le sujet des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

x

Un public éclairé comme celui de l’Ecolo-Buissonière a conscience que les postes d’émission principaux de GES sont en France le logement et les transports; mais a-t-il conscience que nos émissions délocalisées pèsent, elles aussi lourds ?

Ce même auditeur éclairé sait peut-être aussi que les émissions françaises ont baissé entre 1995 et 2015… sur nos émissions directes…

Il ne sait peut-être pas que si on prend en compte les émissions cachées dans les produits que nous importons, nous sommes de très mauvais élèves en matière de lutte contre le réchauffement climatique : augmentation de 15% !

Ce qui est caché existe. Délocaliser les usines de fabrication de machins et trucs ne nous déresponsabilise pas des émissions carbone associées.

x

Bonne résolution n°4

Être moins bête, consommer local, résister à la tentation.

Que la force soit avec vous, petit Jedi.

 x

Plus fun (et européen), nos amis anglais qui ne manquent pas d’humour ont trouvé un nouveau mot pour la situation suivante : « exprimer le fait de quitter son copain ou sa copine sans explication et le regretter car on a vraiment été trop con ».

Une idée ?

x

 …………BREXITER !!

x

- Bonne résolution n°5 -

En 2018 ne brexitez pas à tout va.

 c

Comportement humain toujours. Prix nobel d’économie oblige, L’année 2017 est quand même à placer sous le joli petit mot peu explicite de « Nudge ».

Je vous rappelle ce que c’est qu’un NUDGE. C’est un mot imagé qui désigne en anglais ce petit coup de coude adressé à quelqu’un pour attirer son attention et modifier son comportement. En modifiant volontairement l’environnement quotidien des individus on peut influer, à leur insu, sur leurs comportements : une mouche au fond des toilettes, des escaliers peints ou éclairés, des plats saints mis en évidence…

https://theconversation-com.cdn.ampproject.org/c/s/theconversation.com/amp/les-nudges-des-coups-de-pouce-pour-votre-sante-84744

x

- Bonne résolution n°6 -

Ne pas s’interdire d’être intelligent, inventif et joyeux pour changer le monde

x

Et pour finir je citerai la philosophe Cynthia Fleury « S’engager aujourd’hui c’est comme se brosser les dents. Et franchement… j’espère que vous vous brossez les dents« 

x

- Bonne résolution n°7 –

Engageons-nous !

 

 x

x

C’est cadeau !

Toutes les sources en lien sur mon blog.

Publié dans CHRONIQUES ECOLO-BUISSONIERE, HUMOUR | Pas de Commentaire »

Chronique Ecolo-Buissonnière : n°9

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 19 novembre 2017

Déjà ma neuvième chronique pour l’Ecolo-Buissonière (en LIEN ici). Voici les sources et liens de l’émission de novembre.

 

Bienvenue à bord de mon rutilant véhicule virtuel pour un nouveau tour d’horizon européen de la question écologique et environnementale.

Un voyage de quelques minutes entre Bruxelles, Londres, Paris, Nantes et « ma » Vendée d’adoption bien entendu. Ce voyage est certifié sans émission de CO2.

Prenez place. Attachez vos ceintures. C’est parti.

 

BOUGE DE LA !

x

Puisqu’il est question de mobilité aujourd’hui dans l’écolo-buissonnière, commençons notre voyage par un tir groupé au sein de 9 capitales européennes (lien) : en effet les maires de Paris, Rome, Amsterdam, Madrid, Copenhague, Bruxelles, Helsinki, Vienne et Sofia ont écrit aux instances européennes pour réclamer plus de volontarisme dans la lutte contre la pollution de l’air et les émissions de CO2 issues des transports publics et des véhicules particuliers. Ils rappellent que cette pollution de l’air serait responsable de 68 000 morts prématurées tous les ans.

Ces maires « volontaristes » [et non moins malmenés par les automobilistes de leurs territoires] font un certain nombre de demandes dont celle du verrouillage du dispositif d’approbation des déclarations d’émission. Si, vous savez, les déclarations foireuses d’émissions des véhicules sensées informer l’acheteur. #vwgate

J’ai une anecdote « amusante » sur ce sujet. On va se marrer. Elle est rapportée par le Conseil international pour des transports propres (ICCT) : les émissions moyennes de CO2 des voitures, mesurées en laboratoire, ont diminué de 30% depuis 2001… sur le papier……….mais mesurées sur route, elles ont augmenté de 42% ! Quand le mensonge devient système à ce point, nous atteignons le stade pathologique, car chez ces mêmes marques, on constate les mêmes exagérations sur les autonomies de véhicules électriques. Encore plus dingue, nous consommateurs, nous nous sommes habitués à l’idée que ce qui est écrit sur l’étiquette n’est pas la vérité.

Il faut repartir, on va être en retard. Partons direction Paris et l’Assemblée Nationale pour une « humeur ».

 

7,8

xxx

Mobilité toujours. Avant de passer à de l’information positive (je l’ai promis à Marie), je voulais profiter du crachoir pour exprimer un regret récurrent, source d’aigreurs digestives, de sommeil perturbé et d’incompréhension m’incitant parfois à préférer lire un bon thriller suédois plutôt que de bouger le petit doigt pour tenter de changer ce monde bancal.

Ce sujet, royalement ignoré lors des récentes discussions sur le budget national, c’est celui des subventions aux énergies fossiles.

Un chiffre.

En 2017, l’état français a décidé d’offrir 7,8 MILLIARDS d’euros de niches fiscales pour les énergies fossiles. (source : Réseau Action Climat).

Je n’ai qu’un mot pour qualifier mon état d’esprit sur le sujet : POURQUOI ? WHY ? WARUM ? (vous noterez mes efforts pour européenniser mes chroniques)

Ne nous attardons pas plus à Paris et partons à Londres

 

 

« Chérie, EXHALE-MOI la salle à manger »

x

Dans la famille « gadget à potentiel », je vous ai trouvé un chandelier “vivant” composé d’algues qui purifie l’air de votre maison (lien)

chandelier-vivant-algues-exhale-homeUn jeune designer et biotechnologiste a mis au point “Exhale”, un chandelier vivant qui purifierai l’intérieur des habitations. Cette création, visible au V&A Museum pendant le London Design Festival est composée de 70 feuilles de verre remplies d’algues vertes, qui ont pour fonction d’absorber le dioxyde de carbone de la pièce et relâcher de l’oxygène par le savant phénomène que l’homme n’arrive pas recréer : la photosynthèse.

Plus rationnellement le CO2 n’est pas toxique, l’intérêt serait de capter d’autres polluants mais je n’en ai pas trouvé trace de cette « nuance » dans l’article du site CREAPILLS. ²Info à prendre donc avec des pincettes… des palmes et un tuba.

Retournons en France

 

COMMOWN !

x

WE DEMAIN (lien), m’a fait découvrir COMMOWN.

COMMOWN est une association en création qui propose pour 19 euros par mois, un smartphone éthique ou pour 29€ par mois un PC réparable et garantie, revendiquant l’éco-conception et visant les 10 ans de durée de vie pour le matériel mis à disposition. Une sorte anti-obsolescence programmée ou une obsolescence déprogrammée selon votre humeur.

En passant à un modèle monétaire vendant de l’usage plutôt que du bien de consommation, COMMOWN se rapproche de ce qu’on appelle l’économie de la fonctionnalité.

A ce stade, je ne peux que vous recommander de podcaster l’excellente émission ECOLOBUISONNIERE de 2015 avec pour invité l’excellent et modeste moi-même qui échangea fort pertinemment avec Marie sur le concept d’économie de la fonctionnalité. [Qu’elle est bien construite cette chronique !]

Revenons à nos doudous pour remarquer que chez COMMOWN, l’offre de smartphones éco-responsables est le seul produit du marché connu sur le sujet : le Fair Phone hollandais (aussi proposé depuis cette année dans les contrats conventionnels d’ORANGE).

Le site internet revendique 150 Fairphone et 200 PC loués. Bonne chance à l’asso.

 Bon, je vous redépose ?

Retournons dans notre belle région des Pays de la Loire après une page de pub locale

 

Page de Pubs à haute valeur écologique

x

Avant de vous laisser, 2 initiatives qui méritent qu’on en parle.  Donc on en parle.

  • Je voulais absolument vous parler d’un programme génial porté par les associations ALISEE (44 et 49) et ELISE (85) à destination des établissements scolaires : le DEFI CLASS’ENERGIE. Le concept est de transcrire le principe des FAMILLES A ENERGIE POSITIVE à l’école :  accompagnement d’une équipe projet sur le thème de la maitrise des consommations d’énergie, surveillance des consommations et chiffrage des progrès sur la base des changements de comportements. Cerise sur le gâteau : le programme alimente le projet pédagogique. Enseignant, prenez contact avec les associations ELISE et ALISEE pour en savoir plus.

Tous les liens seront en ligne sur mon blog, accessible normalement via le site d’Euradionantes. Bonne journée.

Publié dans CHRONIQUES ECOLO-BUISSONIERE, HUMOUR | Pas de Commentaire »

Le Compte-rendu de la dernière rencontre Carbon’at chez Yves Rocher est en ligne

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 octobre 2017

Le 20 octobre dernier, une dizaine d’adhérents/es et sympathisants/es se sont retrouvé sur le site Yves Rocher de la Gacilly pour échanger autour de la coopération entreprise / association.

Une bien belle journée dans un superbe cadre.

C’est ici : LIEN

 

Capture

Publié dans A L'OUEST, CAS D'ENTREPRISES, INNOVATION, RSE | Pas de Commentaire »

12345...54
 

vagno |
Fin de séjour à Amnesia |
nkoloboudou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.motamotadomicile.fr
| TOUJOURS MASI MANIMBA
| Du lien social