Chronique Ecolo-Buissonière n°15 : « Bon souvenir de mes vacances sur Terre »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 13 septembre 2018

Voici une nouvelle Chronique, à écouter ICI ou à lire ci-dessous :

 

Je vais vous lire aujourd’hui la carte postale qu’un gentil extraterrestre a écrit cet été à sa famille. Je ne vous dis pas comment j’ai récupéré ce document rare, mais faites-moi confiance, c’est une fake news authentique ! [Je n’ai, sur le sujet, plus aucun scrupule depuis que j’ai entendu cet été Rudy Giuliani, l’avocat médiatique du Président américain dire “la vérité n’est pas la vérité »]. Donc, l’auteur de cette lettre vraie et fictionnelle à la fois, a passé ses vacances parmi nous cet été.

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« Bonjour les amis,

Je vous écris de la Terre, une toute petite planète située dans le système solaire, bien loin de notre galaxie. Cette année, j’ai en effet choisi pour mes vacances de sortir des planètes habituelles et m’éloigner un peu de Melmac. Je voulais éviter la foule des touristes et avoir un truc original à raconter à la rentrée.

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Un cousin m’avait recommandé la destination Terre et même si j’ai eu beaucoup de mal à la trouver, franchement, ça valait le déplacement ! Arriver de l’espace avec leur étoile centrale dans le dos (le soleil) et voir cette planète quasi toute bleue tant il y a d’eau à sa surface : c’est un spectacle unique. Cette planète est un vrai miracle, elle est juste située à bonne distance du soleil pour bénéficier de températures clémentes et stables. Elle a une atmosphère protectrice permettant au final de maintenir une température moyenne autour de 15°c et avec une composition gazeuse des plus accueillante. Incroyable. Je ne connais pas d’autres planètes disposant d’un contexte si favorable. Un bijou de poussière d’étoile [expression empruntée à H. Reeves].

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Et des paysages d’une variété époustouflante pour une si petite planète : des océans d’un bleu rafraichissant, des montagnes avec un peu de neige d’un blanc éclatant, des forêts d’un vert reposant. Cinq étoiles au Guide du Routard intergalactique.

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Avec des conditions pareilles la planète est habitée bien sûr. En nombre, la vie est surtout représentée par les micro-organismes présents partout, j’y reviendrai. Il y a aussi beaucoup de végétaux, d’insectes (plus de 5 millions d’espèces à vue de nez), d’arthropodes et de mollusques…. C’est extraordinaire de diversité. Je suis seulement un peu surpris qu’il y ait si peu de vie marine, les océans sont presque vides. Bizarre… En tout cas, sur toutes les formes de vie que j’ai observées, il m’est apparu que nous avons beaucoup à apprendre d’elles.

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Bon, tout n’est pas rose non plus sur Terre, elle est même par endroit souillée, voir inhabitable. Il faut dire que la domination, pour le moment, est celle d’une espèce un peu crade, les humains. Ce sont des bipèdes comme nous et ils disposent d’un niveau de technologies plutôt avancé. En fait, je crois que le niveau de savoir humain est même plutôt correct. Je l’évalue à 6 sur l’échelle de BAldo (qui compte 20 niveaux je vous le rappelle). Par exemple, ils savent se passer des énergies de combustion (ils ont compris qu’elles étaient nocives et trop rares), ils savent qu’ils dépendent des autres espèces vivantes, ils savent que pas mal de ressources sont limitées en disponibilité et c’est important pour eux car pour le moment ils sont bloqués sur leur caillou… Ce qui est étrange, c’est que pour des raisons incompréhensibles, ils ne traduisent pas leurs savoirs en actions. Au contraire, ils continuent d’utiliser massivement et sans précaution ni régulation les énergies fossiles dans des véhicules qui roulent pour on ne sait quoi et qui sont loin d’être sobres (leurs véhicules font jusqu’à 33 fois leur poids, cf dernier tank individuel de Mercedes). Ils détruisent massivement les autres formes de vie de leur écosystème comme pour bien montrer leur domination par leur pouvoir de nuisance. Ils s’organisent même semble-t-il pour mettre en place une sorte de grand gaspillage de ressources. Ils appellent ça l’Économie… mais là je dois avoir un problème de traduction car cette économie, n’est pas du tout économe en ressources…

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Bref, la logique en place me dépasse et j’avoue, elle a pu parfois gâcher quelques moments pendant mon séjour. J’étais en vacances et je n’ai donc pas approfondi la chose mais si je fais mon planétopsychologue de comptoir, je dirais qu’il y a une tendance à l’autodestruction chez cette espèce humaine. Je mets mon billet, que lorsque je reviendrai, dans 1000 ou 2000 ans (aux prochaines vacances), ils ne seront plus présents sur Terre, tant leur projet autodestructeur a de bonnes chances d’aboutir.

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Pour finir avec eux, car ils ne sont vraiment pas ce que j’ai préféré pendant mes vacances, je vais illustrer leurs défaillances cognitives par une anecdote croustillante. Une de leur tribu les plus puissante (les Etats-Unis je crois) est gouvernée par…  je vous le donne en mille : un extra-terrestre vaguement grimé en humain ! si, si, j’ai reconnu sans difficulté en leur chef un Oranginien ! Dingue ! Il semble prendre plaisir à passer son temps à se moquer des humains en prenant des décisions aberrantes. Rien que pendant que j’étais là, il a expliqué à son peuple (accrochez-vous) que pour lutter contre les incendies de forêt il fallait couper tous les arbres ! que dans un contexte de réchauffement climatique très fort sur Terre il fallait surtout développer la combustion de charbon ! il dit vraiment n’importe quoi et son peuple réagit à peine. Étonnant.

Je crois qu’il veut seulement s’amuser un peu mais je trouve que c’est éthiquement son comportement est discutable. C’est pas terrible de manipuler un peuple faible et peu éduqué. Je veux pas être raciste mais on sait tous que les Oranginiens sont tous un peu secoué…oranginien !

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Revenons aux espèces non-nuisibles de la planète Terre. L’évolution a produit des collaborations inter-espèces tout à fait étonnantes. J’ai passé pas mal de temps à regarder de près leurs arbres et leurs animaux et j’ai constaté des interactions surprenantes. Par exemple, il y a un gros mammifère qui s’appelle « VACHE » (un animal aux allures de Boloches avec 4 pattes et sans trompe, pour vous faire une idée). Ces « vaches » passent le temps à brouter de l’herbe et à mâchouiller, tranquilles. Couchées par terre. Pas d’énergie dépenser à chasser, à rechercher de la nourriture. Peinarde la vache. Et là ou c’est fort, [alors même que la majorité des humains pensent que les vaches sont herbivores], ces dernières ne se nourrissent en fait que des micro-organismes qu’elles cultivent dans une sorte de réservoir interne (rumen) et qui eux se nourrissent d’herbes. Dingue. Le micro-organisme n’est pas viable hors du rumen de la vache et la vache ne sait pas se nourrir sans ses hôtes. Hallucinant comme collaboration !

Je pourrai vous raconter plein d’autres histoires de symbioses microorganismes-végétaux, microorganismes-humains… c’est passionnant ce qui se passe sur Terre. Je crois que les microorganismes sont les vrais dominateurs silencieux de ce monde. Je ramène un livre humain passionnant décrivant tout ça : JAMAIS SEUL, ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations écrit par un homme moins bête que la majorité rencontrée, Marc André Selosse. A lire (LIEN)!

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Voilà. Je ramène quelques photos sympas de mon voyage dans cette contrée reculée. Si je vous ai fait envie, je vous recommande d’y aller assez vite car il y a une probabilité assez forte de dégradation des conditions d’accueil touristique dans les siècles à venir.

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Une dernière chose. Si vous y allez, je vous recommande vivement d’essayer le « vélo », un moyen de déplacement rigolo et assez efficace. (C’est une sorte de Solifare avec deux roues alignées et sans propulseur). Je suis sûr que ce truc a de l’avenir. J’ai croisé une famille sympa qui faisait un petit parcours dans un endroit très agréable qui s’appelle la Vendée. Ils m’ont convaincu de faire moins de distance pour les prochaines vacances. Sobriété et plaisir pour les congés : tout un programme ! LIEN

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Amicales pensées molles, à très bientôt,

MalaK Folfolay de la planète Melmac »alf

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La meilleure réaction au départ de Nicolas Hulot…

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 août 2018

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Lu : Jamais seul (ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations) de Marc-André Selosse

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 26 août 2018

Au milieu des romans policiers et des ouvrages de sciences-fictions qui ont accompagné mon été 2018, un ouvrage m’a marqué pour son originalité, son expertise et son approche « décalée ». Je parle ici de JAMAIS SEUL- Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations de Marc-André SELOSSE.DkyQJzFWsAEL2Ex.jpg large

Voici donc un livre extrêmement riche en savoir qui vous fera considérer le monde des « microbes » sous un jour nouveau, ouvrant la porte à la compréhension du rôle de ce « petit » monde, bien au delà du regard « pathologique » que nous lui portons souvent exclusivement. « Lave toi les mains ! »

Voici un livre illustrant comment les partenariats au sein des organisations vivantes – symbioses et bien plus – nous ont construits et font ce que nous sommes, font ce que sont les arbres sont, font ce que les animaux sont, font ce que les fromages sont, font ce que les civilisations sont… Brefs, que nous l’acceptions ou pas, nous sommes liés à ce monde microscopique.

Voici un livre qui vous aidera à lire l’invisible au travers de nombreuses histoires micro et macro-biologiques qu’on a envie de raconter autour de soit. Pour briller en société, lisez cet ouvrage !

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Ceci étant dit, je me sens bien en difficulté de résumer l’ouvrage, tant il est riche et complet (parfois complexe pour le lecteur peu cultivé que je suis). Faute de le résumer donc, je vais partager, deux souvenirs anecdotiques de lecture en espérant que chacun ira y chercher sa propre inspiration.

  • la vache n’est pas herbivore !

Parmi les jolies histoires racontées ici, je suis heureux d’avoir appris que les vaches ne sont pas des herbivores. Mince ! Je suis ingénieur des industries alimentaires et personne ne m’avait appris ça ! Ces animaux placides qui passent leur temps à brouter et à mâchouiller; de manière fort sobre en énergie (pas de chasse ou de recherche de nourriture) ; et bien, ces animaux se nourrissent des micro-organismes qu’elles « élèvent » dans leur rumen (et qui eux se nourrissent de l’herbe ingérée par leur hôte). Le micro-organisme n’est pas viable hors du rumen de la vache et la vache ne sait pas se nourrir sans ses hôtes.

  • « la faim rassemble, tandis que l’abondance disloque la symbiose »

Les plus grandes réussites en matières de symbiose se produisent quand les milieux sont pauvres, quand on a besoin de mettre en commun ses spécificités pour l’intérêt commun. Quoi de mieux pour une plante de démultiplier le pouvoir d’absorption / captation de ses racines grâce aux filaments de champignons. Chaque centimètre cube de sol contiendrait entre 100 et 1000 mètres d’hyphes de champignons mycorhiziens connectés aux racines des plantes ! La recherche de nutriments est optimisée.

Par contre si comme dans l’agriculture « moderne », on enrichit le sol à l’extrême, les plantes peuvent survivre sans les mycorhizes ou nodosités de leurs vieux alliés. Toutes les « compétences » de collaboration plantes / champignon, acquises au cours des 400 millions d’années antérieures sont en partie détruites.

Extrapolons. Cette nécessité de la « crise des ressources » pour collaborer me permet une légère digression dans « mon » univers. Je me demande toujours pourquoi si peu d’entreprises actionnent le levier « écologie industrielle » / « partenariats de proximité ». La réponse est peut-être que dans notre monde, au moins économiquement, l’accès au ressources est encore trop facile. Les collaborations ne pourront se faire que dans un monde plus contraint. 

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Conclusion : « les microbes sont nos amis, il faut les aimer aussi…« 

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Le dilemne des vacances : sobriété ou plaisir, faut-il vraiment choisir ?

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 août 2018

Retour de vacances…

Le plaisir des vacances pour les riches occidentaux dont je fais partie (sans fierté, mais c’est un fait), c’est de se déconnecter des soucis du quotidien, de passer plus de temps avec nos proches dans un contexte non contraint, de prendre le temps de découvrir des choses que l’on ne regarde pas sous la pression du quotidien. Certains courants voient dans ce rituel une défaillance de notre système productif et de notre mode de vie [« Le tourisme est une compensation thérapeutique permettant aux travailleurs de tenir la distance et d’accéder aux mirages de la qualité de vie »] – et prônent l’immobilité.

Je comprends le raisonnement. Reste que pour moi, les vacances permettent de créer des souvenirs, de vivre des moments avec ceux qu’on aime le plus, de concevoir du positif en oubliant provisoirement (et lâchement) les petits et grands problèmes de notre monde. Voici donc une limite à mon tempérament anxiogène.

Ce besoin de vacances ne doit pas cacher cependant que, pour ne parler que d’un enjeu environnemental, le tourisme représente entre 5 et 8% des émissions de gaz à effet de serre mondiales (lien) et sa généralisation n’a rien de réjouissant pour nos écosystèmes. Bien-sur, le tourisme fait vivre beaucoup de gens sur Terre (1 emploi sur 11 selon cet article : lien), mais nous ne pouvons ignorer la pente catastrophique sur laquelle la planète est engagée en matière climatique, et les épisodes caniculaires de cet été n’en sont que des épiphénomènes visibles. Prendre l’avion trop fréquemment est un problème et ce n’est pas le prix du billet qui va inciter le vacancier à la sobriété, puisque, je le rappelle une nouvelle fois, le kérosène des avions est 100% free tax !

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Partir en vacances est donc dans un même temps plaisir et source de culpabilité croissante. Encore une raison de devenir schizophrène…

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Contrairement au journaliste anglais Leo McKinstry (lien), assumant humoristiquement son amour de la sédentarité et sa détestation des voyages, j’aime ces moments particuliers mais je ne souhaite pas – ou le moins possible – contribuer à la création de l’enfer que nous construisons petit à petit.

Cet été, j’ai donc tenté de jouer la carte de la sobriété et notre petite famille est partie de la maison à vélo, pour rejoindre la mer, en profitant du réseau de pistes cyclables vendéen (près de 2000 km je crois – lien). 160 km à parcourir avec une étape en camping, des squats de jardins d’amis et une soirée en gite.

Je n’étais pas sûr que mes jeunes enfants (8 et 10 ans) adhèrent au concept de rouler 30/40 km par jour ; pas sûr non plus que nous nous éclaterions au camping municipal situé à 30 km de la maison le premier soir ; pas sûr enfin que nous pourrions transporter notre maison avec nous (car il s’est avéré que nous ne sommes pas encore équipés / conditionnés aux voyages « légers »)… et pourtant, ça a marché !

Quelques éléments de retour d’expérience :

  • Contrairement aux idées reçues, les enfants ne sont pas le facteur limitant (c’était moi le maillon faible, avec ma remorque trop lourde, quel coup à l’orgueil du mâle !). Ils ont assuré ! Je reconnais que leur motivation était souvent proportionnelle à la taille de la piscine du lieu d’hébergement suivant… La contrepartie positive reste éducativement acceptable, non ?
  • La modeste réussite de notre challenge « on va à la plage à vélo » nous renvoie une petite fierté collective : we did it ! Nous ne sommes pas restés à « attendre » les vacances. Nous les avons vécues activement. Je crois sincèrement que tout le monde y a trouvé son compte.
  • Les petites galères font parties du projet, même si elles furent rares (beaucoup de ronces sur les pistes cyclables de Vendée). Quand on y est préparé, on les positive.
  • Économiquement, c’est imbattable des vacances à vélo, même avec des restos et des bières pour les grands…
  • Nous ne sommes ni de grands sportifs, ni de grands aventuriers et pourtant, des vacances sobres en carbone (sans avion et avec peu d’auto) sont accessibles avec beaucoup de plaisir et de souvenirs, grâce au vélo. C’est vraiment chouette la mobilité à bicyclette.
  • Enfin, que l’on ne me dise plus que la Vendée est un département plat !

Nous avons collectivement décidé de recommencer l’aventure l’année prochaine avec une vraie remorque de portage et sur un autre parcours. Qui a dit que les vacances étaient forcement énergivores ?

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Chronique Ecolo-Buissonnière n°14 : « On est dans le kaka de Yak… et en même temps… »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 27 juin 2018

Bientôt en ligne (lien), ma dernière chronique Ecolo-Buissonnière sur un sujet traité dans un post précédent : les rencontres internationales francophones – Transition Énergétique et Sociétale. En attendant, voici le texte et ses liens.

Spéciale dédicace à Bernard.

« Aujourd’hui, je viens vous chroniquer sur le thème de la GONALGIE.

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J’ai en effet assisté, il y a quelques jours à un colloque international de rhumato-sociologie passionnant. Le thème de ce symposium était l’amélioration de l’articulation du genou. Devant mon envie irrésistible de briller en société, m’en voilà parti pour vous conter ceci.

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Le constat au niveau mondial n’est pas brillant. L’articulation du genou n’est pas un sujet très vulgarisé et pourtant trouver remèdes aux maux de l’articulation du GENOU répondrait à bien des enjeux de notre temps. En aviez-vous conscience ?

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Notamment, saviez-vous que la mauvaise articulation du JE-NOUS est une des causes principales de notre individualisme ? de notre incapacité à nous approprier les enjeux globaux comme le réchauffement climatique ou l’extinction de la biodiversité ? non ?

Il faut dire que l’articulation JE-NOUS est soumise à bien des contraintes : l’obésité du poids des enjeux mortifères qu’il nous faut porter, la sédentarité d’un système privilégiant l’individu au collectif, les ondes négatives permanentes provenant des chaines d’infos continues qui nous poussent toujours plus à ignorer le NOUS au profit du JE.

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C’est un peu de cela dont il a été question lors des premières journées internationales francophones de la Transition énergétique et sociétale, puisqu’il s’agit bien de cela.

L’articulation du JE et du NOUS résume bien la question affichée en ouverture de session : « En quoi l’innovation sociale et les dynamiques collectives facilitent l’émergence et le développement des projets de transition sur les territoires locaux ? ».

Nos invités du CTS ne seront pas perdus lors de cette chronique, car je vais relater arbitrairement, maladroitement et subjectivement ce que je retiens de l’évènement pendant lequel leur promotion 2017-2018 a présenté son évènement de clôture.

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J’ai donc passé 2 journées et 2 soirées au milieu de chercheurs, de philosophes, de sociologues, d’acteurs associatifs, de gens de collectivités, de référents d’entreprises, de québequois chauves, d’helvétiques barbus… sans oublier les « collégiens de la transition ». Tout ce beau monde pour phosphorer sur le Faire Ensemble.

Le concept du FAIRE ENSEMBLE est vraiment intéressant… pour tout dire, si j’étais Monsanto, expert de l’appropriation du vivant, je brevèterais le principe ! c’est vrai quoi, le potentiel est énorme : si ça marche massiquement, on tient une pierre philosophale ! Y a vraiment du pognon à se faire ! En attendant de privatiser le concept, les présents à ces journées ont fait de la mise en pratique.

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La mise en pratique a commencé par une mise en abime lors de la conférence du philosophe suisse Dominique Bourg que je résume avec mes mots et une métaphore pleine de bon gout. L’Humanité toute entière est plongée dans une sorte de fosse à lisier de yak malade. Nous sommes dans ce truc malodorant. C’est même nous qui avons creuser la fosse et construit le système l’alimentant. Le niveau monte. Nous respirons difficilement avec une paille… mais nous nous sommes finalement bien habitués à la situation. Nous l’acceptons et n’envisageons pas de bouger des quelques mètres qui nous sortirait de la fosse. C’est tellement plus facile d’attendre que de bouger ! Le niveau de kaka de Yak monte encore.188540-004-9F52B89C

Ce kaka de Yak c’est le réchauffement climatique couplé à l’extinction de la biodiversité qui conditionnent pourtant notre vie de bipède dominateur et « en même temps » si fragile.

Le dispositif nous alimentant en excrément est le système marchand qui amplifie en permanence l’ampleur de nos soucis.

Pour nous sauver du Kaka de Yak, Dominique Bourg mise sur un changement de paradigme rendant notre modèle de vie compatible avec la fragilité des éco-systèmes. Comment ?  En devenant des humains plus spirituels, plus proches de la Nature. Trouver notre épanouissement dans un équilibre avec la Nature plutôt que de nous épanouir dans le mirage de la consommation.

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Parenthèse / télescopage d’actu sur notre rapport à la Nature : la philosophe Cynthia Fleury  vient de codiriger un ouvrage, L’Exigence de la réconciliation. Biodiversité et société. Elle dit que notre relation à la Nature ne fait que régresser (yc en termes de fréquence de confrontation). « La biodiversité a besoin d’être incarnée. Plutôt que trop la naturaliser, il faut en faire une affaire véritablement humaine ». Il y a urgence. Car si les sociétés humaines ont besoin que la biodiversité fonctionne bien pour garantir leur survie, leur bien-être et leur cadre de vie, elles ont oublié qu’elles en faisaient partie. Tout ce que dit Cynthia Fleury est du miel (bio…).

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Revenons-en à notre kaka de yak. Franchement, à la sortie de la conférence, je ne voyais pas quelle Arche de Noé pourrait nous sauver du péril du KakadYak. Un kayak peut-être ? Pas une Cadillac en tout cas (j’ai un peu honte là).

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Bien que plongé dans le doute, j’ai quand même brulé dans ma charrette des temps modernes 4 L d’essence E10 parfumée au sang d’orang outan pour donner une chance à l’Humanité de s’en sortir et suis revenu le lendemain pour suivre deux journées de réflexion actives.

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Pour la suite, je suis bien incapable de résumer le déroulement et la production de ces journées, mais ce qui m’en reste comme impressions, au-delà d’une ambiance joyeuse et constructive, tourne autour du verbatim emblématique des années 2017/2018 : « en même temps ». Je vous en propose une petite série, sans connotation politique :

  • EN MÊME TEMPS n°1 : Nous n’avons jamais autant détruit la vie sur Terre EN MÊME TEMPS aux quatre coins de la Terre des acteurs se bougent et proposent des solutions pertinentes. Je vous invite à parcourir le recueil de contributions réalisé l’occasion de ces premières rencontres internationales et qui a été mis en ligne en open-source pour partager 33 projets à l’initiatives de chercheurs, d’associations (…). En quelques lignes vous y trouverez expliqué par exemple le projet « Cowatt co-toiturage solaires en Pays-de-la Loire » ou une analyse de « la culture de la proximité et de la transition à Montréal »…
  • EN MÊME TEMPS n°2 : Nous n’avons pas de solutions immédiates et instantanées pour changer nos modes de vie, EN MÊME TEMPS les solutions passent par cette appropriation collective du « faire ensemble ». Le chemin de la réflexion est un bout de la solution. Accepter cet investissement temps et la frustration de n’avoir fait que parler. « Notre maison brule »… et nous discutons du plan d’intervention entre pompiers aux compétences et langues différentes
  • EN MÊME TEMPS n°3 : Acteurs du privé, des asso, des collectivités, chercheurs (…) en fonction de notre point de vue, nous avons souvent du mal à nous comprendre EN MEME TEMPS il n’y aura pas de changement d’échelle chacun dans notre coin. C’est de mon point de vu l’atout n°1 de ces journées de rencontres. Ce n’est pas si souvent que des militants discutent avec des entreprises et des chercheurs pour résoudre un problème commun !
  • EN MÊME TEMPS n°4 :  à la surprise des participants québecois, belges ou suisses, nous les français, nous demandons au « pouvoir public » plus de liberté et EN MÊME TEMPS plus de moyens et l’énergie du déclenchement. Nous sommes tellement jacobins…
  • EN MÊME TEMPS n°5 : Une partie de la société est prête à contribuer à ce « faire ensemble », EN MÊME TEMPS nous manquons de compétences pour réellement passer à l’action. La pratique de la Démocratie, ça s’apprend et l’éducation populaire a quasiment disparut. En voilà du concret pour agir vite !
  • EN MÊME TEMPS n°6 : Tous ces moments à promouvoir le FAIRE ENSEMBLE et l’intelligence collective et EN MÊME TEMPS se rendre compte lors des captivantes interventions de Damien Carême maire de Grande Synthe et de Jo Spiegel maire de Kingersheim, se rendre compte que le leadership permet l’action. sans leadership ???

Bref, ce n’est pas simple et EN MÊME TEMPS ce n’est pas une raison pour ne pas s’atteler à la tâche. Merci aux organisateurs, merci à Bernard et… pensez à soigner vos JE – NOUS. »

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Retour en images sur les rencontres internationales francophones – Transition Energétique et Sociétale

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 10 juin 2018

J’ai eu la chance de participer aux premières rencontres internationales francophones organisé par le programme TES (Transition Énergétique et Sociétale) qui se sont données pour objectifs de répondre à la question : « en quoi l’innovation sociale et les dynamiques collectives facilitent  l’émergence et le développement des projets de transition sur les territoires locaux ? »

Sur la base d’un recueil de contributions (accessible ICI), plus de 120 acteurs d’univers différents (chercheurs, associations, collectivités, entreprises…) ont contribué à la construction de réponses, sur la base des expériences acquises. Plus que les productions des différents ateliers, le chemin suivi pour réfléchir ensemble donne l’originalité de ce moment grave sur le fond et réjouissant sur la forme. Le Verbatim tant à la mode  « en même temps » a donc ici aussi trouvé sa place !

Pour en savoir plus sur le programme et les intervenants, c’est ICI.

Pour le compte-rendu des productions, c’est à suivre dans les semaines à venir.

De mon côté je vous propose « mon parcours » au travers de mes prises de notes dessinées ci-dessous. Tout a commencé par la conférence de Dominique Bourg (philosophe Suisse):

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Puis, la plénière d’ouverture :

ouverture

Des ateliers :

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La conférence du maire de Grande-Synthe, Damien Carême, dans le cadre de la soirée de clôture de la Promotion 2017/18 du Collège des Transitions Sociétales :

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Et enfin la conclusion de l’évènement par la conférence de Jo Spiegel, maire de Kingersheim :

Conf Jo Spiegel

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Chronique Ecolo-Buissonnière n°13 : « Auprès de mon arbre »

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 25 mai 2018

Déjà ma treizième chronique ! en podcast ICI et en texte (et sourcé) ci-dessous :

Je trouve le sujet de l’arbre très inspirant !

Inspirant… Expirant… Inspirant… Expirant… Rien que de le dire, ça fait du bien.

Il y a plein de raisons à s’attacher à un arbre. Et je ne parle pas là de pratiques écolo-fétichistes ; je veux dire que l’arbre est remarquable en bien des points :

  • il est remarquable d’abord pour son talent de transformer du CO2 en O2 par le miracle de la photosynthèse. La forêt française capterait 15% des émissions de CO2 du pays selon le Ministère de l’Agriculture et de la forêt),

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  • il est remarquable ensuite pour sa prise en charge, gratuite et désintéressée, de l’hébergement du vivant, prenons en de la graine (73 mammifères, 120 oiseaux en France).

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  • L’arbre est remarquable enfin pour ses investissements extra-professionnels. Sur son temps libre ; l’arbre lutte contre l’érosion, dépollue notre l’eau, nous aide à lutter contre les ilots de chaleurs en ville (lien), il nous apaise aussi.  La pratique japonaise du « bain de forêt » (Shinrin-Yoku) aboutirait de manière prouvée à une baisse significative du stress et de l’épuisement, moins de troubles de l’attention, une amélioration des défenses naturelles et des effets positifs sur la tension artérielle.  (lien).

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  • Enfin l’arbre donne même de sa personne pour nous chauffer… y-a-pas à dire, ça buche un arbre !

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J’ai envie de dire, qu’il mérite bien plus que les produits laitiers d’être désigné comme notre « ami pour la vie ». Ça se chante moins bien, mais on peut essayer : « Les arbres non tronçonnés sont nos amis pour la vie ». ça marche !

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Je rajouterai qu’un arbre c’est beau. Je ne connais pas grand-chose de plus beau qu’un arbre en fait… A part une forêt d’arbres bien-sûr (c’est de l’humour de conifère, ça pique un peu…).

L’arbre m’inspire tellement, qu’arrivé au bout de cette première page, ma chronique n’a pas encore commencé (elle durera exceptionnellement 35 minutes. Désolé pour les invités) ;

Ma chronique parlera aujourd’hui d’un livre exceptionnel, d’un héros des temps modernes, d’une femme hors-norme qui ont tous trois pour points communs : racines, bois et feuillages. Dit autrement, des histoires d’arbres qui vont nous emmener dans les Alpes françaises, au Kenya et en Inde.

Encore un voyage au bout du monde à 0 émission carbone ! C’est cadeau. Allez, sans mauvais jeu de mot : au boulot !

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Et pour ne pas frustrer ceux qui ne pourrons pas rester jusqu’à la fin de ma chronique, je vais vous en livrer la conclusion : « Ces trois parcours individuels nous montrent des chemins accessibles pour changer le monde et notre relation au vivant. Et tous trois utilisent les arbres comme véhicule pour ce changement. »

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Pour ceux qui sont restés, commençons par le livre. Si quelqu’un avait la curiosité de me demander quel est mon livre préféré. Ce serait celui-là. Un jour j’en ai même commandé une quinzaine pour les offrir à ceux que j’aime. Depuis, je suis heureux de le retrouver dans les toilettes chez maman. Son apparente simplicité (au livre) est inversement proportionnelle à la quantité d’énergie positive transférée au lecteur.Capture

Il y est question du plus modeste et humble des hommes, isolé dans sa montagne et ignorant les deux guerres mondiales qui se déroulent aux pieds de ces dernières. Cet homme seul, observé ponctuellement par le touriste narrateur, bouge des montagnes ou plus précisément crée une forêt, à force de persévérance et de patience. Le livre c’est l’homme qui plantait des arbres de Jean Giono (que je recommande en version illustrée).

Médaille d’or au classement LLLPMP 2010 (Les Livres Lus Par Ma Pomme.)

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Acte 2 : L’étoffe boisée d’un héros. J’ai dû lire le livre de Giono pour la première fois en 2010 et voilà qu’en 2013, je tombe sur un article de courrier international décrivant un fait divers comme je les aime. Pas un fait divers déprimant que l’on retrouve toutes les 5 minutes sur BFM TV, mais un fait divers qui nous permet de deviner notre potentiel de grandeur.

Ce fait divers parlait d’un indien, Jadav Payeng, un homme ordinairement extraordinaire qui a tout simplement mis en application la fiction de l’homme qui plantait des arbres, probablement sans avoir jamais entendu parler de Giono. Il a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre.

C’est drôle comme nom de fleuve BRAMA-POUTRE pour une histoire d’arbre. Non ? continuons…

L’article racontait comment cet homme avait été choqué en 1979 de voir sur une île du fleuve des dizaines de serpents morts de chaud, faute d’ombre. Les autorités n’étant pas réceptive à ce micro problème, le bonhomme a décidé de s’y mettre. Seul. D’abord des bambous, ensuite des arbres, en prenant soin d’importer des fourmis de son village pour structurer le sol. Aujourd’hui sa forêt est un refuge pour la biodiversité locale (éléphants, rhinocéros…). C’est seulement depuis 2008 que son initiative est reconnue par les autorités indiennes.

Une vie de solitude il est vrai mais une partie de moi est jaloux de ce courage que je n’aurai jamais.

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Terminons par le cas de « Celle qui plante des arbres ». Connaissez-vous Wangari Maathai ?

Tout le monde devrait la connaitre cette femme, prix Nobel de la paix en 2004 et disparue en 2011.Capture

Wangari Maathai a eu l’enfance africaine de millions de petits africains : aux champs au contact quotidien de la terre, dans un Kenya gérant tant bien que mal sa transition post-coloniale, au sein d’une famille traditionnelle. Elle a eu plusieurs chances : la première, des parents qui envoient une de leurs filles à l’école, la seconde, l’opportunité de faire ses études aux USA dans le cadre d’un programme international. De retour au Kenya, elle aurait pu capitaliser ce coup de pouce du destin et devenir fonctionnaire, membre de l’élite d’un pays en reconstruction ; ce qui aurait déjà été remarquable.

Mais voilà, elle a choisi de se battre sur plusieurs fronts tout au long de sa vie : féminisme, corruption, pauvreté, écologie. Car pour elle tous les sujets étaient liés. Pas de bonne gouvernance sans prise en compte de l’éco-système… et réciproquement. Une pensée révolutionnaire qui lui valut de nombreux passages en prisons.

Son œuvre : le Mouvement de la Ceinture Verte, qui a permis de planter plus de 40 millions d’arbres en faisant participer les paysans (paysannes surtout) dans un processus de plantation de masse, au sein d’un réseau qu’elle a mis des années à construire. Le mouvement continue : www.greenbeltmovement.org  

Seconde recommandation de lecture : son autobiographie

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Il est temps de conclure.

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L’arbre est notre passé : savez-vous que le plus vieil arbre vivant du monde est un pin

californien dont l’âge est estimé à 4.842 ans !

L’arbre est notre futur car il porte les solutions à nos problèmes de croissance des adolescents idiots que nous sommes. Même le mot croissance, quand il s’agit d’arbre, prend une toute autre signification. L’arbre est une solution accessible. Les portugais nous l’on montré récemment en plantant en une demi-journée 60.000 arbres sur un espace dévasté par un incendie (lien).

Surtout, l’arbre est inspirant comme le démontre mes 3 héros du jour. Avec les arbres on ne peut pas se planter…

 

Bonus : Pour voir ça sous l’angle de l’humour « et tout le monde s’en fout » : LIEN

 

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Carbon’at fête ses 10 ans chez REMY-COINTREAU à ANGERS le 26 juin 2018

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 4 mai 2018

L’Association Carbon’at nous prépare un moment riche en contenu pour ses 10 ans !

Le nombre de place est limité et priorité est donnée aux adhérents. Pour s’inscrire, c’est ICI

Invitation anniversaire Carbon'at

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RUPTUR : un nouvel acteur pour promouvoir l’Economie Bleue

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 30 avril 2018

... et donc un second post pour parler d’une initiative locale (Vendée et Loire-Atlantique) que j’ai découvert cette semaine, à l’occasion d’une réunion de présentation à la CCI de Vendée : l’Association RUPTUR.

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Inspiré par Gunter Pauli (voir ci-dessous sa présentation), un groupe de chefs d’entreprise s’est regroupé  autour de l’objectif de « réinventer notre façon d’entreprendre, de se développer ou de se diversifier [...] notre mouvement vise à montrer que l’on peut rejeter 0 déchet, ne pas polluer et être aussi rentable qu’une entreprise lambda. S’inspirer par la nature, remettre en question les règles des affaires et des marchés, penser local et territorial, donner aux jeunes générations les clés de penser autrement, voici tout l’enjeu de notre mouvement.« 

Je retiens de cette présentation un volontarisme qui fait du bien, une promotion salutaire de l’expérimentation (et donc du droit à l’erreur) et une envie de « faire »…

L’idée est que les solutions existent un peu partout et qu’elles sont autant d’opportunités à saisir pour concilier activité économique et prise en compte des enjeux environnementaux.

La perspective « Zéro pollution » est affichée en étendard, ce qui m’évoque la lecture du (très bon) livre de Yannick Roudaut (lien).

[Mon avis reste celui de l'humilité sur le thème du "Zéro...". La simplification des enjeux expose au risque de la communication abusive involontaire sur des projets forcement imparfaits. Il n'existe pas selon moi de solutions miracles qui gagnent sur tous les tableaux.]

Les projets de RUPTUR sont nombreux, ambitieux et déjà très avancés au regard de la jeunesse de l’Association (moins d’un an !) :

  • 8 chantiers sont déjà ouverts. L’association veut valider les modèles, aider le lancement de projets innovants pertinents
  • le 17 mai : une matinée de travail à Nantes chez Keran
  • 25 et 26 septembre : 2 journées bleues aux Sables d’Olonnes (avec la présence de Gunter Pauli)
  • au premier semestre 2019 : début des expéditions Jules Vernes pour découvrir physiquement les initiatives africaines, asiatiques…

Impressionnant !

Arrivons-en à l’inspirateur de l’initiative : Gunter Pauli. De qui s’agit-il ?

Wikipedia présente Gunter Pauli ainsi : « GP est un industriel belge né en 1956 à Anvers. Dans les années 1990, il reprend la société Ecover et la transforme en modèle d’économie verte. Quand il s’aperçoit que la base de son entreprise repose sur l’exploitation de l’huile de palme qui détruit les forêts ainsi que l’habitat des orang-outans, il la vend et se consacre à un modèle plus durable qu’il nomme l’économie bleue. Il créé alors la fondation ZERI (Recherche et Initiatives pour Zéro Pollution).

Membre du Club de Rome, il milite pour la diffusion de solutions véritablement durables à dimension sociale, notamment à travers des livres, des conférences et l’éducation des jeunes. »

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Il a été nommé le Steeve Jobs du Développement Durable par le Huffigton Post en 2016 (lien). Il revendique « 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois! » . L’article cite une phrase souvent prononcée par Idriss Aberkan, autre TEDx man réputé sur le sujet (lien) : « Comme toute révolution l’abolition de l’esclavage est effectivement passée par trois étapes dans l’esprit humain: on l’a considérée comme ridicule, puis comme dangereuse, puis comme évidente.« 

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Gunter Pauli parle aux entrepreneurs car il vise les opportunités économiques ouvertes par l’assimilation de nos contraintes sociétales. Je n’y vois aucun problème… tant que l’on garde une vision globale et argumentée sur les bénéfices – coûts des solutions développées et sur leur contribution aux enjeux prioritaires, histoire de travailler sur le « macro » et pas le « micro ».

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Lien vers vidéo sur une intervention APM en 2017

Je suis enthousiaste par la volonté affichée par ce groupe de dirigeants de mon territoire.

Il me semble pertinent de faire lien avec les autres initiatives du territoire : associatives sur le champ éducatif (lien), universitaire sur la compréhension des comportements (lien), associative (lien)…

Publié dans A L'OUEST, INNOVATION, TRANSITION, VIDEOS | Pas de Commentaire »

DCE : un outil au service des établissements scolaires pour rendre la Transition Energétique concrète

Posté par Jean-Luc DOTHEE le 29 avril 2018

Il se passe des choses sur nos territoires et ce serait dommage de ne pas les valoriser. Si des médias nouveaux comme DEMAIN VENDEE s’attèlent (fort bien d’ailleurs) à cette tâche, je prends la plume numérique pour mettre en valeur, sur deux posts distincts, deux initiatives de mon territoire qui méritent une attention (voir plus si affinité).

Ce premier post est consacré à une opération nommée DÉFI CLASS’ÉNERGIE,logo_e3 mis en œuvre par l’association ELISE au sein de laquelle je suis bénévole. Je suis donc d’une certaine manière « intéressé » à la réussite de cette initiative mais je me sens surtout suffisamment informé pour revendiquer sa pertinence. De quoi s’agit-il ?

Pour ceux qui connaissent, c’est une opération inspirée du DÉFI DES FAMILLES A ÉNERGIE POSITIVES (lien post précédent).

Sur une période donnée (ici l’année scolaire), un établissement engage, en cohérence avec le projet pédagogique de l’année, une campagne de suivi des consommations énergétiques de ses infrastructures et met en œuvre un plan d’actions d’économie d’énergie. L’idée est d’utiliser les bâtiments comme support pédagogique.

Pour conduire le projet, l’établissement est accompagné par des techniciens / animateurs de l’Association ELISE (en Vendée, mais le dispositif existe partout en France) qui vont faire une première visite technique, animer des actions avec le corps enseignants en utilisant les outils d’éducation à l’énergie pertinents (balades thermographiques, affichages…) et aider en cours d’année à suivre les évolutions des consommation (saisies, analyses…).

L’objectif est de baisser globalement de 8% la consommation d’énergie des bâtiments. Si ça marche, les charges de l’établissement vont donc baisser sur la période.

Sur l’année scolaire 2017-2018, l‘école du Donjon à Sigournais (85) a engagé un projet DCE. C’est le premier établissement vendéen à avoir testé le dispositif ! Ci-dessous le reportage de DEMAIN VENDEE sur cette opération (lien) et une communication sur le sujet ICI.

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Au delà des actions menées avec et par les élèves tout au long de cette année scolaire : balade thermographique, journée sans cartable, livre d’or, classe « empreinte écologique », classe « électricité »…

Au delà des messages passés à ce jeune public pour sensibiliser et permettre les transitions dans les années à venir…

Au delà des économies réalisées par l’école, qui dépassent largement les 8% visés sur les 3 paramètres : consommation d’eau, consommation d’électricité, consommation de fuel…

Au delà de tout ça donc, je retiens les partenariats qui ont permis la réalisation de ce projet.

Une Association comme ELISE n’a pas de financement public pour mettre en œuvre ce type d’actions. Elle doit donc financer ces 6 à 10 moments d’intervention au sein de l’établissement scolaire par une facture. Les écoles n’ont pas toutes les moyens d’investir sur ce type de projet. C’est là que des partenaires externes peuvent intervenir dans le dispositif. Dans le cas de Sigournais, trois structures ont participé au financement de l’opération : le SyDEV (Syndicat Départemental d’Energie et d’Equipement de la Vendée), Garczyinsky Traploir Vendée (entreprise locale) et le Crédit Agricole. Grâce à leur participation, le projet a pu voir le jour, qu’ils en soient ici remerciés !

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 La Transition Énergétique implique aussi des transitions dans les modèles de financement des missions d’intérêt collectif.

Publié dans A L'OUEST, CAS D'ENTREPRISES, ENERGIE, TRANSITION | Pas de Commentaire »

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